• 2013 Jour 84

    Encore 4 semaines d’entraînement avant l’objectif principal de ma préparation printanière, les 24 heures de Rennes. J’ai pu vérifier ce soir que ma vitesse de footing avait bien augmenté depuis quelques semaines. J’ai pris un itinéraire que j’aime bien et sur lequel j’ai des repères. Ce soir, j’ai mis 1h21’ pour faire les 13,6km de ce parcours dont les trois quarts sont sur chemins. Cette allure il y a quelques temps encore m’était difficile à suivre tout en restant bas en fréquence cardiaque. Là, je sens que j’ai de la réserve derrière et que cette allure est celle où il n’y a ni peine, ni gêne, ni essoufflement, bref que du bien être. De plus, la météo était de la partie, ciel couvert certes, mais température pas encore en baisse. Le printemps ne s’est pas vraiment installé, les prochains jours vont voir la température à nouveau baisser. Les gants et bonnets ne sont pas encore à ranger au placard.

    Demain soir, séance sur piste avec de la VMA longue : 8x800 ou 6x1000, je verrai ça le moment venu.

     

    2013 Jour 85

    VMA Longue 8x800m récup 1’20s, voilà le menu de la séance sur piste de ce soir.

    Le temps était frais, renforcé par le vent soutenu, mais j’ai fractionné sans le coupe-vent. Les sensations ont été bonnes et je n’ai pas souffert. Je suis allé un peu plus vite que prévu, en faisant mes 800m entre 3’34 et 3’25 (moyenne 3’28s ; en détail ça a donné : 3'34"/3'31"/3'30"/3'26"/3'27"/3'25"/3'26"/3'25"). Le temps cible était compris entre 3’40 à 3’36, donc en moyenne j’ai gagné 10s. Je suis monté assez rapidement en fréquence cardiaque, 162, 164 et 168 de maximum pour les trois premières répétitions et par la suite, j’ai stagné entre 161 et 165 de maximum.

    Demain je dois réussir à caser une petite sortie de récupération le matin parce que le reste de la journée va être très dense, entre le travail et les entraînements des jeunes.

     

    2013 Jour 86

    Ce matin, je suis retourné courir dans un coin où il y avait un moment que j’avais mis mes running. La faute à des chemins plus qu’impraticables car inondés et boueux à souhait pour qui veut flinguer ses chaussures. Aujourd’hui, ces chemins n’étaient pas secs, mais il y avait la place pour passer sans trop souiller sa tenue. Je me suis donc risqué à les suivre et j’ai bien fait parce qu’après j’ai pu rejoindre une petite zone de campagne bien calme où j’ai déroulé tranquillement afin de récupérer de la séance d’hier sur piste. 1h12’ pour 12km et de bonnes sensations, ce genre de footing, je ne le raterais pour rien, c’est comme un bon film ou un bon repas, ça se déguste, et moi, il me faut ma dose quotidienne sinon ça ne va pas. De plus, la météo n’était pas mauvaise, 4°, pas ou peu de vent, malgré un ciel gris, cela ne ressemblait en rien aux prévisions alarmistes de ce week-end. D’ailleurs, la journée dans sa globalité ne fut pas si désagréable que ça, les 4 heures passées après le travail, cet après-midi et ce soir, en plein air pour l’entraînement de mes jeunes ne m’ont pas trop refroidi.

    Demain soir, piste, 4x1500m en 7’ maxi.

     

    2013 Jour 87 à Jour 94

    Quelle semaine de folie ! Je n’ai pas vraiment eu une minute à moi pour rédiger mon CR quotidien depuis jeudi dernier. J’ai été submergé de travail en raison d’un changement de poste et j’ai dû composer avec un nouvel emploi du temps qui ne me laissait que très peu de temps pour moi. J’ai réussi néanmoins à courir tous les jours, ça, c’est primordial, et entre deux footings, je devais assurer mon travail et le reste du temps était consacré à ma famille.

    La séance de piste du Jour 87 s’est transformée en séance de rythme sur route. J’ai conservé les « environ » 4x1500m et j’ai tenté de les faire à la même vitesse que si j’avais été sur la piste. Raté, les côtes et le vent ajoutés à la circulation automobile m’ont un peu perturbé d’autant plus que j’avais la tête plus au boulot qu’à l’entraînement. 1h09’ pour 12km avec des 1500m courus entre 11,9 et 12,7km/h. Pas de quoi être satisfait, mais le cardio n’a pas trop fumé, se contentant d’un petit 150 maxi.

    Le 88ème jour, j’ai casé ma séance de récupération entre midi et deux, sous la pluie, 6200m pour 35’ de footing. Cela m’a bien détendu et m’a offert une petite pause mentale bien agréable quand même.

    Le soir même, après le travail, départ pour la Sologne où il était prévu une réunion de famille. J’ai pu faire trois sorties.

    La première – Jour 89 – de 52’ et 9,1km le long du Beuvron. Bien sympa malgré l’humidité ambiante et le manque de luminosité des forêts environnantes : le soleil était caché par de lourds nuages.

    Le lendemain, Jour 90, au lieu d’aller ramasser les œufs de Pâques dans les environs, j’ai pris la direction du Château de Cheverny, là où le week-end suivant (après demain) aura lieu le marathon éponyme. Le soleil était là, le vent frais, froid même, était son invité. Les gants et tout le matos hivernal était de sortie, bonne idée d’y avoir pensé. Pas de soucis pour suivre la route, les pistes cyclables ou itinéraires pour les cyclistes étaient bien balisés. 1h15’ à peine et 12,8km pour cette découverte de la région. Un petit bonjour à la bâtisse qui a inspiré Hergé pour dessiner Moulinsart et je suis reparti vers le gîte où j’étais hébergé.

    Jour 91, toujours la Sologne, mais cette fois en direction du Château de Chambord que je suis pas allé rejoindre car trop lointain de mon lieu d’hébergement, mais j’ai pu en voir un autre, celui de Villesavin, à Tour en Sologne. 14,4km dont l’aller face au vent froid et le retour poussé par Eole. 1h23’30 sur du billard sans beaucoup de véhicules, lundi de Pâques oblige.

    De retour chez moi le 92ème jour, mardi, j’ai pu aller refaire de la piste, une petite séance de 3x2000m que j’ai bien appréciée malgré le temps encore et toujours hivernal : froid, vent, risques de pluie, j’ai couru 1h15’ pour 13,6km et mes 2000m ont été bouclés respectivement en 9’05, 8’55 et 8’51. Assez réguliers, avec une montée dans les tours jusqu’à 162, pour 85% de ma VMA.

    Jour 93, pas possible de courir le matin, travail oblige, ni l’après-midi pour les mêmes raisons, alors « séance du soir, bonsoir ». 1h20 et encore 13,6km, sur des chemins assez abrités du vent et donc du froid, ma petite séance que j’aime bien faire quand j’ai la tête pleine de trucs qui ne vont pas dans le bon sens. Je cours, je ferme le cerveau à toute tentative d’intrusion de mauvaises pensées et revis des épisodes de mes courses à étapes, je revois les paysages, retrouve les sensations de bien être.

    Jour 94, c’était hier, et j’ai souhaité « décalaminer le pot » sans risquer de pèter un joint de culasse : VMA courte sur 10x300m avec la récup calculée pour être au moment où le vent est de face. J’ai bien déroulé et j’ai enchaîné les séries entre 1’13 et 1’09. Bien sympa. Le cœur est monté à 162 au plus fort de la séance. C’est bon.

    Jour 95. Aujourd’hui, ce soir même, juste avant d’enfin trouver le temps de mettre à jour mes CR journaliers, je suis allé tester mes sensations dans la nuit autour de mon quartier : 46’ et 7,5km. Les 24h approchent et il faut que j’emmagasine de la fraîcheur et de la confiance en ce que je vais tenter de suivre comme tactique.

    Demain matin, normalement, 1h30 devraient suffire, avant que je n’aille passer tout l’après-midi à coacher mes benjamins sur leur triathlon : ça va cailler je le sens, on verra.

     

    2013 Jour 96

    Deux semaines, une éternité pour moi, que je n’avais pris ce chemin. Quel bonheur ! Je suis parti pour une balade de 90’ par un temps froid et venteux, mais je n’en ressentais pas les effets dès le début parce que vite réchauffé par un tempo de croisière soutenu après quelques hectomètres de mise en train. Le paysage n’a pas beaucoup évolué depuis 15 jours, mais on sent que les arbres fleurissent peu à peu et que les feuilles commencent à pousser malgré cet hiver qui n’en finit pas ou ce printemps qui tarde à venir.

    15,4km, du 10,3 de moyenne, 9,5 les premiers km puis progressivement 10, 10,5 et  sur le chemin qui longe la Sèvre, là où c’est tout plat avec le vent dans le dos en plus, donc sans aucun effort à produire que celui d’aligner les foulées. La musique en fond sonore avec mon MP3 m’a fait un peu rêver, surtout quand j’ai mis les morceaux de Muse. Cela change du rap que j’écoute habituellement.

    L’après-midi fut consacré à l’encadrement de mes jeunes sur une compétition d’athlé, un triathlon (une course, un lancer, un saut) et malgré la fraîcheur accentuée par le vent soutenu, on s’est bien régalés, certains découvrant ce qu’est une rencontre d’athlétisme sur piste, d’autre tentant d’améliorer leurs performances. Pour un entraîneur, c’est quelque chose d’extraordinaire de voir ses protégés se faire plaisir et progresser tout en mettant en pratique tout le travail fait à l’entraînement. Beaucoup de records personnels, quelques réglages à prévoir pour certains, quelques exercices de perfectionnement pour d’autres. Bref, du beau, du bon, du boulot à prévoir pour les prochaines séances d’entraînement. Pas inintéressant.

    Demain, sortie longue, la dernière sans doute avant les 24h, avec des gelées dès le matin d’après les prévisions météo. On verra.

     

    2013 Jour 97

    Trois options de parcours s’offraient à moi avant ma sortie longue : un peu de ville puis le long de la Loire et les îles de Saint Sébastien, un peu de ville et le parcours vallonné de la rocade tranquille de Vertou puis les chemins des lotissements environnants ou la campagne vers le lac de Grandlieu puis les abords de l’aéroport et sa zone industrielle déserte le dimanche. C’est cette dernière option que j’ai choisie. Je ne voulais rencontrer personne t me concentrer uniquement sur ma course. La musique m’aidant à « voyager » je partis donc vers 9h15 pour un long tour de plus de 20km. La nature s’éveille peu à peu, je le remarque de jour en jour, heureusement, car l’hiver est encore bien long et la température de ce matin, 2°, n’était pas pour rappeler que le printemps était déjà là depuis deux semaines.

    Dans le ciel, j’ai vu un vol en « V » d’un groupe de migrateurs, et je me suis arrêté pour contempler leur discipline. 13 hérons ou autre échassiers, organisés comme la patrouille de France, avec un chef en tête et les autres répartis à 6 de chaque côté. C’était beau. Un peu plus loin, j’ai dû faire peur à un lapin qui s’est mis à détaler juste au moment où j’arrivais à son niveau. Quelle course à travers les vignes ! Et adroit le bougre, il slalomait entre les ceps sans se cogner dans un pied de vigne.

    Après 2h03’ de footing à 10/10,5km/h et 20,7km, je suis rentré bien content de ma sortie.

    Cette semaine fut bonne en terme de course, j’ai réussi à faire de la qualité et du volume malgré un emploi du temps démoniaque, tout comme celui qui m’attend ces deux prochaines semaines. Heureusement que les 24h se profilent et que je vais baisser le nombre de kilomètres sans pour autant prendre de jour de repos, en tout cas je vais essayer de continuer mon strike qui en est maintenant à 119 jours et 1612,5km.

    9h23’ pour 96,3km en 7 séances dont une de VMA longue, une de VMA courte, 3 sorties moyennes en endurance, une courte  et une longue en endurance aussi. Tout est OK.

     

    2013 Jour 98

    Petite balade de fin de journée après le travail dans des chemins où la boue commence peu à peu à sécher et où il commence à faire bon de courir. La fraîcheur s’estompe, la végétation « explose », les arbres fleurissent, dans les champs ont commencé à pousser une multitude de petites fleurs blanches, bleues ou jaunes. Le vent est quand même présent, de secteur ouest, assez soutenu, les nuages empêchent le soleil de briller et peut-être que par-ci par-là une ondée vient mouiller les sols.

    1h10’ de détente et 11,8km, ça me suffit avant deux jours plus cool en raison du manque de temps libre pour aller courir. Je vais essayer de caser ma sortie entre midi et deux, demain, ou après le travail juste avant les deux réunions auxquelles je dois assister. Hors de question d’aller courir après 22h30, mon temps de sommeil s’en retrouverait trop réduit.

     

     

    2013 Jour 99

    Deux sorties courtes dans ma journée : une le midi de 39’ pour 6,7km et une en fin d’après-midi de 37’ pour 6,1km.

    Entre midi et deux, il a plu, il y avait du vent fort et j’ai suivi un parcours semi urbain, dans les belles petites rues d’un nouveau lotissement où de beaux trottoirs ont été aménagés. Le rythme était bon, un peu rapide, mais j’étais pressé et j’avais eu la bonne idée de déjeuner juste avant le départ, pendant que la pluie tombait assez vigoureusement. J’ai eu de l’eau, mais pas trop comparativement à ce qui était tombé entre 11h et 12h. Ma sortie de fin de journée, pressée elle aussi car deux réunions m’attendaient à partir de 18h30, fut moins rapide qu’à midi, mais la météo est restée au sec malgré un vent encore fort où des rafales pouvaient à tout moment me pousser ou me freiner. J’ai répété un circuit modèle du type de ceux qu’on rencontre sur les courses de 24h et j’ai pu faire des réglages d’allure.

    Pour une journée où je craignais de ne pas avoir le temps de courir, ça a été plutôt une journée sympa à deux sorties : les 99ème et 100ème depuis le 1er janvier.

     

    2013 Jour 100

    Centième jour de l’année, assez pourri au niveau météo. Travail le matin, pluie soutenue et vent violent. Travail à la maison jusqu’à 15h, pluie forte. Entraînement des jeunes de 15h30 à 17h : pluie encore et toujours. J’ai fait faire une séance de PPG et de renforcement musculaire en tribune avec quelques gammes de course là où on peut courir, tout en haut de la tribune. Des exercices de bondissements dans les escaliers, du lancer de medecine-ball, du gainage… Et la pluie en bruit de fond qui tombe continuellement sur le toit de la tribune. Une accalmie et on file vite fait sur la piste pour finir la séance par un jeu de course sous forme de relais. Séance de remplacement qui s’est donc avérée assez plaisante aux dires des jeunes. Pas d’entraînement sauts pour les minimes et les cadets, ainsi je me suis retrouvé « libre » pour aller à mon tour m’entraîner. Bien sûr, la pluie a redoublé d’intensité malgré quelques périodes de calme relatif. J’ai réussi à trottiner 1h ou un peu plus pour 10,3 km. Un peu difficiles les parties face au vent et en faux-plat montant, heureusement qu’il y en avait en descente et vent de dos pour rétablir l’équilibre. Ce soir, j’ai pu avoir un peu de temps pour finir de travailler avant de me poser devant le match Barcelone – Paris.

    Demain, si la météo ne me plombe pas la motivation, je dois faire du fractionné long, 2 ou 3 x 2000, sur piste.

     

    2013 Jour 101

    Séance d’EMA sur piste après une journée éreintante. J’ai eu des difficultés à me mettre dans le bain et quand j’ai commencé mes accélérations afin de compléter mon échauffement, ça n’a pas été facile. Il y avait du vent, fort, soutenu, malgré une température entre fraîcheur et douceur. Ma séance consistait à fractionner sur 4x1500m à vitesse semi-marathon (85% de ma VMA) sur piste. A chaque tour, un mur de vent me ralentissait ou m’obligeait à lutter pour ne pas perdre de vitesse. 6’51s pour le premier rush, fréquence cardiaque maximale 154. Seconde fraction après 2’ de récupération : 6’45s et fc max 156. Ensuite, j’étais de mieux en mieux, 6’44 (FC max 159) et enfin 6’42s (FC maxi 161) même si le dernier tour fut quand même assez laborieux. La régularité des temps de cette séance est une bonne surprise car en commençant sans grande énergie je suis peu à peu monté en régime et j’ai su lutter sans trop monter en fréquence cardiaque dans les portions exposées au vent. 15’ de trot pour rentrer, cette dernière grosse séance à 9 jours de mes 24h me rassure bien.au total j’ai couru 1h13’ pour 12,7km.

    Demain, je vais essayer de caser un petit footing de récupération, sans doute vers 21h après le repas et l’entraînement des jeunes.

    2013 Jour 102

    La Lune, comme un petit ongle dans le ciel, m’a accompagné lors de mon footing nocturne. Pour une fois que le ciel était dégagé, il fallait en profiter. Cela ne va sans doute pas durer. 52’ de footing tranquille, 8,3km, la nuit qui tombe doucement, la fraîcheur qui tarde à venir, seul un petit vent modéré est venu apporter quelque difficulté lorsqu’il a fallu rentrer vers mon domicile. Les sensations étaient bonnes au niveau physique, meilleures qu’hier en début de séance. Pourtant la journée de boulot fut pénible – pléonasme, serais-je tenté de dire, sans savoir si cela tient plus du trait d’humour que de la vérité  - et de se dépenser un peu apporte quelque réconfort psychique et physique.

    Ce week-end, pas de volume, seules deux sorties moyennes en endurance, avant la dernière ligne droite amenant aux 24h du week-end prochain. Je ne sais pas si la fatigue mentale va me jouer des tours, mais ces quatre dernières semaines ont été très éprouvantes depuis qu’on m’a confié le remplissage du tonneau des Danaïdes – métaphore concernant mon travail. A côté, les courses à étapes de plus de 60km quotidiens ou de plus de 6h me semblent tellement faciles. Je verrai si le mental sera à la hauteur afin d’atteindre mon objectif.

     

    2013 Jour 103

    Pluie de Printemps

    Pluie de Printemps tombe du ciel

    parfumée au Soleil qui vient pointer son nez

    Les plantes sourient à la lueur du jour

    Et viennent offrir leur cœur à ses gouttes semées

     

    Pluie de printemps plus belle que l’Automne

    Vient rafraîchir les cœurs, vient inonder les cours

    Et bientôt donne tout ce qu’attend la Nature

    L’Eau si précieuse et pure pour tout recommencer

    (Elodie Santos, 2009)

     

    Y a pas à dire, la poésie est quand même plus belle que la météo actuelle qui n’en finit pas de nous désorienter. C’est quand Noël déjà ? Ah non, avant il y a un été et un automne quand même !

    Donc tenue de rigueur ce matin pour le départ de mon footing d’1h30’. J’avais décidé de partir plein ouest afin de revenir poussé par le vent et quelques vallons devaient agrémenter mon itinéraire, histoire que je ne m’enferme pas dans un ronron trop monotone. La pluie s’est invitée, certes pas très forte, pas suffisante pour engorger les routes et chemins, mais tenace pour me contraindre à refermer le coupe-vent et remettre le bonnet. Quand elle s’arrêta, ce fut au moment où j’atteignis la mi-course et le retour me permit d’ouvrir les vêtements afin de ressentir la fraîcheur parce que malgré la pluie, la température était relativement agréable (10°) et au soleil, même pâle, elle montait jusqu’à 15°. Autant le week-end dernier j’étais tombé en admiration devant le vol d’oiseaux migrateurs, autant ce matin j’ai pu constater le trafic aérien intense au-dessus de ma commune et de ses voisines. Un avion toutes les deux ou trois minutes, parfois un pause de 10’ sans en entendre un seul et vu de dessous, c’est impressionnant quand ils atterrissent. Fallait pas que je choisisse ce parcours au près de l’aéroport, mais j’aime bien sa configuration… c’est pour cela que j’ai opté pour cette zone semi campagnarde.

    1h32’30 pour 15,2km et plein de bonnes sensations pour ce footing de récupération.

     

    2013 Jour 104

    Enfin du beau temps ! Plus de 10° au lever, un beau et éclatant soleil, un peu de vent mais pas trop soutenu, les conditions « normales » printanières semblent être réunies et cela va sans doute durer quelques jours. J’en ai profité aujourd’hui, on verra pour la suite. Ma tenue fut allégée, mais j’ai enfilé un sweat-shirt au cas où…

    J’ai fait un tour sur chemins tranquilles, mais ce matin très fréquentés par les joggeurs que je n’avais pas vus en si grand nombre depuis très longtemps.

    1h20’30s pour 13,6km, du 10 à l’heure environ, cette sortie est venue clore ma semaine 16 sur les 17 que comporte mon plan « 24h ». Normalement, je devrais pouvoir courir tous les jours jusqu’à vendredi où ça risque de ne pas être possible pour raisons professionnelles et parce que le soir je prends la direction de Rennes où sera donné le départ de la course le lendemain à 10h.

    8 séances cette semaine mais 3 de moins d’1h, une seule de plus d’1h30’. Une seule fut consacrée à de la « vitesse », sur des 1500m, le reste étant principalement de l’ « habillage » et de l’entretien.

    8h26’ et 84,7km. C’est peu par rapport à ma moyenne hebdomadaire, mais c’est ma façon de réduire l’entraînement avant les compétitions. La semaine prochaine, dès demain, je réduis encore le volume et seule une sortie de « qualité » et de réglages sera au menu, les autres séances seront simplement des sorties courtes en endurance et à allure 24h.

     

    2013 Jour 105 (strike = 128.  64x2 = 2 TransEurope (en durée, pas en longueur)

    Un petit tour du côté du complexe sportif afin de réviser le parcours de hamster qui ressemble à celui de Rennes où je vais courir ce week-end pendant 1440 minutes. Je me suis arrangé pour que la longueur du tour soit proche de celle du circuit rennais, à savoir 1800m. 11’ au tour, la cadence a été bonne et sera celle que je tenterai de tenir le plus longtemps possible avant la baisse inexorable de la vitesse au fil des heures.

    Ma sortie de ce soir n’a pas excédé 1h et j’ai à peine fait mes dix bornes (56’30 pour 9,3km), mais cela ne sert plus à grand-chose de faire des bornes, j’en aurai tout mon saoul dans 5 jours. Depuis deux jours, le cuissard est de sortie, ce qui change des collants. Plus de coupe-vent épais, simplement un T-shirt et une veste légère. Les gants et autres bonnets sont à remiser pour de bon j’espère, bien qu’on ne soit pas à l’abri d’un retour du froid ; on ne sait jamais avec le dérèglement climatique qui fait de la météo une science où l’on a presque autant de chance de gagner qu’au loto.

     

    2013 Jour 106

    Ce soir, j’ai fait une séance sur piste en endurance tranquille pendant laquelle j’ai accumulé les tours de piste sur un tempo de 2’25 à 2’30 avec des « pointes » à 2’15 et des tours plus lents en 2’35. J’ai déroulé et essayé de faire le vide dans ma tête, un peu comme je le ferai samedi lors de ma compétition. La réduction du kilométrage doit m’amener à être au top de ma forme physique, et pour moi qui ai enchaîné les bornes par centaines voire milliers depuis nombre d’années, c’est une démarche difficile mais peut-être bénéfique pour atteindre l’objectif fixé. L’inconnue de ces 24h résidera dans ma gestion des moments de fatigue, quand le sommeil vient troubler la concentration et quand il est plus facile de céder à la tentation d’aller dormir que de continuer à courir dans la nuit sur un circuit où les coureurs deviennent de plus en plus rares. Encore deux ou – j’espère – trois footings avant la course et le plein de sommeil si l’on peut dire, et ce, malgré un emploi du temps professionnel très prenant.

    Ce soir, 55’ et 8,8km. Demain, 45’, pas plus, juste pour la forme.

     

    2013 Jour 107

    C’est l’été ! C’est ce que m’ont dit mes Benjamins lors de l’entraînement de cet après-midi. Et c’est vrai qu’on en a bien profité, malgré un petit vent soutenu. Moi aussi, j’en ai profité après leur séance, car ce fut au tour de la mienne. 47’30 en pleine campagne avec le chant des oiseaux comme musique de fond : ça s’agite dans les haies, la nature en profite elle aussi. J’avais de mauvaises jambes pendant les 30 premières minutes et c’est quand ça commençait à aller mieux qu’il a fallu rentrer pour ne pas trop en faire. Juste une sortie pour transpirer et faire le plein de sensations. 7700m au final, du 9,7km/h, l’allure de croisière « basse » mais où j’ai de la réserve pour accélérer s’il le faut. Je n’avais pas pris le cardio pour courir aux sensations. Ma fréquence cardiaque au repos, au lever, était de 38 pulsations par minute, j’ai même eu une minute à 36 ! C’est que la forme est là, c’est bon signe avant la dure fin de semaine et les 24h qui suivent.

    Un bon sommeil par-dessus et demain ça roulera tout seul.

     

     

    2013 Jour 108

    Petit moment de bonheur quand je suis allé trottiner pendant un peu plus d’une demie heure. Pas trop en faire, telle était ma cible pour cette sortie dans mon quartier histoire de répéter le début de course de samedi prochain. 32’ pour 5,2km, c’est vraiment du light pour moi, mais je n’ai pas envie de regretter un trop plein de bornes juste avant mon objectif number one of this year.

    Demain, soit je casse mon strike (je traduis : j’abandonne ma série de jours consécutifs sans repos) soit j’arrive aux aurores à placer un petit tour de 30’ comme celui de ce soir.

    je vais me coucher et vous dis ça demain.

     

    2013 Jour 109

    Pas pu rédiger un CR de ma sortie matinale, effectuée à 6h juste avant mon inspection. 33’ de promenade dans mon quartier à 9,5km/h juste pour me dégourdir les jambes et parce que je n’arrivais plus à dormir depuis quelques longues minutes. 5km ou un petit peu plus m’ont suffi pour démarrer ce vendredi sur de bonnes bases.

    La journée a été longue puisqu’après le travail il a fallu que je finisse de faire mes sacs et charge la voiture pour prendre la direction de Rennes où le lendemain j’avais mes 24h.

    Soirée en famille à discuter et surtout à se détendre. Coucher pas plus tôt qu’à l’habitude, de toute façon je n’aurais pas réussi à trouver le sommeil plus vite que si je m’étais couché à 21h.

     

    2013 Jours 110 et 111

    Samedi 20 avril

    Voilà le jour J, celui qui doit valider ma préparation. Celle-ci a été quand même bien perturbée par le changement d’affectation depuis un mois, l'inspection de vendredi juste avant les vacances ce qui a fait que je n’ai pas réussi à suivre le plan prévu parce que la surcharge soudaine de travail m’a empêché de profiter de temps d’entraînements conséquents. De plus un gros stress et venu s’ajouter à ce sous-entraînement. Comment vais-je gérer les événements ? C’est la question que je me pose avant le départ. J'ai passé de très mauvaises nuits ce dernier mois, tracassé par tout ce changement. Le retour sur Terre après la TransEurope est plus violent que prévu, surtout qu'il se fait à retardement. Mais quand on a survécu à 2009 et ses galères suédoises et quand on a connu tout le bonheur de finir une transcontinentale trois ans après, on se dit que c'est la vie et qu'il y a des hauts et des bas comme lors d'une course d'ultra.

     

    Heureusement, la météo est au grand beau, avec néanmoins un vent soutenu de secteur nord-nord-ouest. On l’aura de face dans la portion montante du circuit. Pas de chance ! Mais c'est mieux que celle de l'année dernière.

    Le départ est donné à 10h du matin et de suite je sens que les jambes sont bonnes, le rythme tranquille, et la tenue un peu trop consistante : à la fin du premier tour je me débarrasse de mon coupe-vent pour ne conserver que le sweat-shirt et le t-shirt au-dessous. Mon cuissard est idéal, il m'avait servi du Danemark à Gibraltar tout comme mon t-shirt et je ne regrette pas en voyant ceux qui ont mis un collant et qui vont avoir un peu chaud. Je cours beaucoup avec Jean Gabriel, un copain nantais, et nous discutons de longues minutes avant de rentrer progressivement chacun dans notre course ; je bavarde aussi beaucoup avec les autres coureurs. Sur 24h, on est amenés à se voir fréquemment et donc de temps en temps on tape la discute ; ça fait passer le temps et les kilomètres.

    Les quatre premières heures passent donc assez bien, j’engrange les bornes au rythme de plus de 5 tours à l’heure soit environ du 9,5km/h. Je souhaite tenir ce tempo pendant encore quatre autres heures, mais petit à petit je commence à ressentir des lourdeurs aux jambes qui me font ralentir peu à peu. 1h54 aux 10 tours (18,3km), 3h50 aux 20 tours (36,6km), je passe en 6h05 aux 30 tours (54,8km) puis en 8h27 aux 40 tours (73,0km). J’ai donc beaucoup ralenti, perdant 1 tour à l’heure en gros. Par rapport aux temps de passage fixés, ceux de l'an dernier, je prends du retard ou tout au moins je ne prends plus d’avance. Je n’avais pas prévu cette baisse de régime si tôt dans la course. A la 10ème heure, 84km de faits, 8,4km/h (c’est facile à calculer) soit deux marathons (en 2012 j'avais couru 2 tours de plus, soit 87,8km). Peu importe, je serai peut-être moins chronophage cette nuit lors des changements de tenue.

    Le premier marathon ne m’a pris que 4h30, le second une heure de plus. J’espère ne pas mettre beaucoup plus de 6h pour faire le troisième. Les 100km sont dépassés après 12h24’ de course (1 heure de retard par rapport à l'an dernier) et je me décide à faire une pause afin de changer une partie de ma tenue et de remettre de la pommade de protection et aussi de prendre le temps de manger une soupe tiédasse et une purée au jambon tout aussi froide et fade. De 8,1km/h ma moyenne a chuté à 7,8 quand je reprends le circuit. L’objectif de battre mon record avait déjà du plomb dans l’aile avant mon arrêt, il ne me reste comme objectif de secours que de faire un bon total. C’est là que je ressens le manque de kilomètres surtout ceux des sorties longues de 3h que je n’ai pas pu faire.

    Dimanche 21 avril

    Minuit passé, 14h de course, enfin plus de la marche que de la course ou un mélange amer entre les deux. Un peu de marche athlétique pour préparer le 5000m des interclubs, comme ça je n'aurai pas l'impression d'avoir perdu mon temps. Enfin, façon de parler, la perte de temps sur ce 24h est considérable : presque 10 bornes de gaspillées (107,7km contre 117,1 soit 5 tours) et l'envie de m'accrocher aux branches qui fond de plus en plus.

    La nuit devient de plus en plus fraîche et de ne plus vraiment courir régulièrement me fait prendre froid. Plusieurs coureurs d’ailleurs se sentent mal parce que refroidis par le vent de face et certains sont pris de nausées, maux de ventre ou vomissements. Je m'arrête une première fois (peu après le passage du troisième marathon en 17h, soit 7h pour les 42 derniers km) pour essayer de dormir un peu sur une chaise, les bras croisés sur une table la tête posée dessus, tout près dus ravitaillement mais je ne réussis pas à trouver le sommeil. Je repars et après une heure de marche, je tente à nouveau de dormir. Mon arrêt dure 70 minutes et quand je veux repartir, je suis frigorifié. Il est plus de 6h du matin, le petit jour arrive et le givre recouvre les voitures. Je dois courir pour me réchauffer. Ma motivation n’est plus très grande et je termine ces 24h en essayant de sauver les meubles en dépassant les 150km.

    Au final, 157,049km pour cette course où je n’avais pas le niveau pour faire mieux. Dommage que le dernier mois m’ait gâché tout l’entraînement hivernal.

     

    2013 Jour 112

    Lendemain de 24h : cassé ? Non, un peu de douleurs musculaires et quelques sensibilités aux pieds, mais rien de bien méchant pouvant me contraindre à rester chez moi. J’ai donc rechaussé les runnings et suis allé faire une petite sortie de décrassage de 7,2km en 48’ en fin de journée. Les deux premiers kilomètres ont été très laborieux, je claudiquais mais une fois les muscles réchauffés, je pus enfin courir sans trop de douleurs. Le rythme était bien lent, mais le principal a été de me dégourdir les jambes. le temps était beau, frais et un peu venteux, mais je conservais quand même le coupe-vent.

     

    2013 Jour 113

    Ce matin, encore quelques courbatures au lever puis une fois parti sur mes chemins en trottinant, j’ai pu décider d’allonger le parcours. Ma sortie de 9,6km en 1h05’ presque ne fut certes pas d’une rapidité extrême, mais je récupère mieux comme ça que de rester chez moi. Il faut faire tourner les jambes, ça élimine les courbatures, enfin, c’est mon principe et je suis habitué à ne jamais couper après une compétition.

    Demain, une autre séance, cette fois sur piste avec cardio et enregistrement de la FC à différentes allures. Bien sûr, je ne vais pas faire de VMA, je vais simplement accélérer progressivement jusqu’au moment où je ne serai plus « à l’aise ». Le pouls du matin, hier comme aujourd’hui était de 41. La fatigue ne s’est pas installée.

     

     

    2013 Jour 114

    Séance sur piste ce matin par un temps presque estival. J’avais programmé un petit test d’allures sur 2000m en 5x400m à vitesse progressive pour recueillir des données cardio puis de la Marche Athlétique en vue de me préparer aux Interclubs du 5 mai où je m’alignerai sur le 5000m Marche.

    14’ d’endurance afin de me rendre sur la piste puis j’enchaîne avec mes tours de piste :

    -          premier 400m 2’36 et la FC à 127 maxi

    -          second en 2’27 FC 131 sans récupération

    -          suivant en 2’16 FC 138

    -          l’avant dernier 2’02 FC 149

    -          cinquième 400m en 1’56 FC 154 maxi.

    100m de récupération à la marche « normale » puis j’enchaîne sur mes 10x300m en Marche Athlétique. Réglage du geste, des appuis au sol, du déhanchement, du travail des bras – une athlète aguerrie en marche viendra même me donner quelques conseils concernant la position de mes bras afin d’économiser le coût énergétique de ma marche – j’ai mis quelques fractions avant d’atteindre une cadence « raisonnable ». Si je veux viser les 31’20 comme l’an dernier, il me reste du travail car au mieux de mes séries, j’ai tourné en 2’09 aux 300m soit 43 secondes aux 100m et 7’10 au km (35’50 aux 5km si je ne vais pas plus vite).

    Pour finir, je suis rentré par des chemins avec 30’ d’endurance.

    Au total, ma séance a duré 1h27’ et je n’ai fait que 12,3km (dont la séance de marche athlétique). Mais les courbatures se dissipent progressivement. Demain, sortie mixte endurance-marche athlétique (20’/45’/20’) sur route.

     

    2013 Jour 115

    Endurance + Marche Athlétique au programme ce matin. Grand soleil, les plantes exhalaient leurs parfums en ce début de matinée plutôt estival que printanier. J’ai tourné sur un circuit de 3km et après 20’ de footing, j’ai commencé la première de mes quatre séries de 1000m en marche athlétique. Sur route, ça ne rend pas pareil que sur la piste, les aspérités du bitume, les petits creux et petites bosses, font gratter les semelles par moment. J’ai été un peu plus « efficace » que lors de la séance sur piste, tournant mes kilomètres en 7’/7’10 et il va falloir descendre un peu plus vers les 6’40 voire 6’20 pour retrouver le niveau de l’an dernier. J’ai encore 10 jours avant les interclubs. La récupération entre deux séries de 1000m était courue, à 10km/h environ et j’ai terminé ma séance par 30’ en endurance en courant.

    Aujourd’hui, j’ai appris que j’avais réussi mon examen d’entraîneur 1er degré spécialité sauts ; j’ai reçu par la poste mon diplôme. C’est mon second certificat après le 1er degré « moins de 12 ans ». La saison prochaine, je vais peut-être tenter de passer un 2ème degré, mais le niveau est un peu plus élevé et demandera que j’aie des athlètes capables d’aller aux France. On en a, mais il en faudra d’autres. De plus, il me faudra proposer des séances d’entraînements supplémentaires et spécifiques dans le domaine que j’aurai choisi, sans doute saut pour continuer à parfaire ma formation. Reste plus qu’une bonne note à mon inspection et ma mésaventure des 24h sera oubliée.

    Elle l’est d’ailleurs un peu, et aujourd’hui je me suis inscrit sur deux compétitions : le marathon de Chavagnes en Paillers (samedi 11 mai), d’habitude je fais les 100km du même nom, et le raid du Golfe (87km) le samedi 29 juin. Cela me fait deux objectifs à préparer même si pour le premier je ne vais pas avoir le temps de faire grand-chose, sinon courir. D’ici-là ; il y a le 5000m Marche des interclubs.  

     

    2013 Jour 116

    J’ai récupéré mes jambes et j’en ai profité pour aller faire une sortie longue avec une partie à 70/75% de VMA afin de reprendre un peu de vitesse en vue du marathon qui n’est plus qu’à deux semaines d’aujourd’hui. J’ai suivi mon itinéraire vallonné tantôt sur route tantôt sur chemins qui peu de temps avant mon passage avaient été inondés par la Sèvre en crue. Les grandes marées se font sentir jusqu’ici. Le temps était frais mais sec et un vent modéré que j’ai eu de face au retour m’a un peu ennuyé lors de mon travail à allure « presque marathon ». 1h52’ pour 18,8km dont 8km de 10,6 à 11,2 km/h.

    L’après-midi, j’avais une séance de travail technique de marche athlétique sur piste et j’ai fractionné aussi sur 10x150m puis j’ai enchaîné avec un 2000m. Difficile en raison du vent violent qui soufflait et en marche, on a vite fait de baisser l’allure dès qu’un obstacle aussi fort vient s’inviter sur la piste. 50’ presque pour seulement 5,6km, il faut dire que les gammes de marche prennent du temps et n’engrangent pas beaucoup de km.

     

    2013 Jour 117

    Une nouvelle sortie longue ce matin, 1h46’ pour 16,6km, à une allure correspondant à de la récupération. Il faisait frais, le vent était fort, le soleil ne réchauffait pas avec ses pâles rayons. J’ai choisi un itinéraire vallonné encore une fois afin de reprendre un peu l’habitude de changer de foulée. Parfois sur bitume, souvent sur chemins, quelque fois sur herbe, la grande variété de revêtements n’était pas pour me déplaire. Après la double séance de la veille, j’ai ressenti une certaine fatigue après une heure de course et ça m’a fait travailler le mental et la technique: relancer malgré les jambes lourdes, monter les genoux dans les côtes, me décontracter sur les portions planes ou descendantes… Le tout avec de la musique dans mon MP3, c’était au final une bonne petite sortie.

    Demain, dimanche, une nouvelle longue sortie, avec un peu de Marche Athlétique si j’en ai envie. Mais de trop en faire commence à générer quelques raideurs et même quelques courbatures. Alors, méfiance.

     

    2013 Jour 118

    Pas de marche Athlétique ce matin lors de ma sortie en nature. 1h23’30 pour 13,6km, de bonnes sensations, sur un sol tendre mis à part les premier et dernier kilomètres ainsi qu’une portion de route de 1500m vers la mi-parcours. 5° au départ, un peu de vent, mais aussi du soleil. Le bonnet enfilé lors de la première partie m’amenant sur les chemins est vite devenu trop chaud et je sentais que l’atmosphère se réchauffait peu à peu. Arrivé chez moi il faisait 11°.

    Pendant cette semaine de récupération –si l’on peut dire – j’ai effectué 8 sorties pour un volume horaire de 10h30’ et un kilométrage de 95,7km. Sur ces 8 séances, 2 courtes en endurance, 3 de durée moyenne avec variation d’allures ou du travail de Marche Athlétique ou de l’endurance fondamentale, 1 séance spécifique de marche et 2 sorties longues.

    La semaine qui arrive sera la première de ma préparation au Raid du Golfe, mais il y a les interclubs de marche dimanche prochain et le marathon le samedi d’après. Donc cette préparation va être un peu « tronquée ».

     

    2013 Jour 119

    J’ai renoué avec les séances de VMA sur piste avec, ce matin, une série de 10x100m à 100%VMA. Mon temps cible était de 22,5 secondes et j’ai effectué mes 100m entre 23,2 et 22,0s. J’ai réussi sans trop forcer à courir à la vitesse prévue. La récupération, pas plus de 25 à 30 secondes, me permettait de repartir comme il fallait pour la série suivante.

    Une fois ce travail de VMA passé, j’ai récupéré au trop puis en Marche athlétique pendant 6’ et j’ai fait mes séries de Marche 10x300m avec 100m de récupération en trottinant. Là encore, j’ai tenu la cadence prévue, passant de 2’10 sur les 6 premières à 2’05 sur les 7 et 8èmes et enfin j’ai marché à 9km/h sur les deux dernières. Ce week-end, il faudra tenir le 9,5 km/h pendant 5000m afin de réaliser le même score que l’an passé (31’20) : ça ne va pas être facile et je risque d’être souvent à la limite de la faute technique. On verra bien.

    Je suis rentré par le chemin calme habituel : 25’ d’endurance pour récupérer. Total de la journée : 1h32’ pour 13,3km.

    Demain, sortie moyenne et un peu vallonnée.

     

    2013 Jour 120

    Quatre mois sont passés depuis le Jour de l’An et je n’ai toujours pas connu un jour de repos dans mon petit challenge qui a débuté un peu avant, le 11 décembre 2012, au surlendemain des 24h du Téléthon à Ploeren. 120 + 21 = 141 jours et 2016,4km.

    Aujourd’hui, je suis allé faire du moyennement long en nature sur un terrain un peu vallonné. Cela a été et j’ai eu de la chance qu’il ne pleuve pas comme il a plu cet après-midi. Cette sortie en endurance, la dernière du mois d’avril a marqué le franchissement des 500km pour ce mois, les 157km des 24h ayant bien fait monter – même incomplètement – le kilométrage. Cette séance a duré 1h45’ et j’ai parcouru 17,1km. Les bonnet et gants étaient à nouveau de sortie tout comme le coupe-vent et le sweat-shirt. Comme en hiver. C’est fou comme cette année on a vraiment pas une météo très stable, souvent maussade. Demain, le 1er mai, risque d’être du même acabit, hélas, mais il faut se faire une raison. Il faut prendre les choses comme elles viennent.

    J’ai prévu une séance de VMA courte  (2x(12x30/30)) sur piste suivie d’éducatifs de marche athlétique.

     

    2013 Jour 121

    Que d’eau ! J’ai surnagé pendant ma séance sur piste où les couloirs 1, 2 et 3 ont été vite inondés par l’eau qui tombait avec force. Le début de ma séance sous une pluie faible ne me faisait nullement penser qu’une fois mon échauffement terminé, après 25‘, la suite allait être très arrosée. Cela a empiré quand j’avais déjà fait trois ou quatre de mes 12 fois 140m, longueur de fraction calculée pour que ça fasse 30 secondes, sachant que je n’ai pas encore le niveau pour faire 150m sur la demi-minute. La récupération sur 60m, en 30 secondes, était prévue en trottinant lentement. Quand la pluie a redoublé, les couloirs 1 et 2 se sont vite retrouvés engorgés d’eau qui n’arrivait pas à s’écouler et comme je ne voulais pas courir dans les couloirs extérieurs pour ne pas faire plus de distance que prévu, j’ai opté pour continuer la course dans l’eau, ce qui me faisait travailler la foulée. Une fois la première série de 12x140m passée, j’ai fait un tour de récupération en marchant puis trottinant et j’ai entamé ma seconde série de 12x140m. Il pleuvait toujours et peu à peu l’inondation s’est étendue aux couloirs 3, 4, etc.

    Le positif dans l’histoire, c’est que malgré les éléments contraires (pluie, vent et froid ainsi que la tenue devenue plus lourde avec les chaussures gorgées d’eau et le coupe-vent trempé ainsi que ce qu’il y avait dessous) j’ai néanmoins réussi à être régulier : j’ai couru mes fractions entre 32 secondes et 30,5 secondes (31,5s de moyenne), soit un peu moins vite que prévu (j’avais calculé que pour une VMA de 16 ça faisait 133,33m/30 secondes, pour une VMA de 16,5 je devais courir 137,50m en 30 s et pour une VMA de 16,8 les 140m en 30 s). Grosso modo, ma VMA ayant un peu baissé et sans doute aujourd’hui de l’ordre de 16km/h, je suis content d’avoir tenu les 100% dans ces conditions. Nous étions 4 coureurs courageux à courir sur la piste, mais les 3 autres n’ont pas fait de vitesse, simplement de l’endurance plus ou moins active.

    Ma séance a duré 1h12’ et j’ai fait 11,6km. Quand je suis arrivé chez moi, je me suis déshabillé dans le hall d’entrée, laissant dehors mes affaires trempées et dégoulinantes. Je suis allé me réchauffer directement sous la douche et ce n’est qu’après que je suis retourné tout ramasser et mettre à laver ou à sécher.

    Souhaitons que ce fichu temps repasse au beau, demain je récupère en endurance pendant 45’ avant de me faire un 4x1000m en Marche Athlétique.

     

    2013 Jour 122

    Après le rinçage de la veille, la piste était en train de subir un petit lifting quand j’y suis arrivé. Les agents d’entretien du stade passaient la souffleuse afin d’éliminer tous les petits branchages, les granulés synthétiques, le sable et les autres objets indésirables qui régnaient sur le tartan depuis plusieurs semaines déjà. Samedi se déroulera une compétition de jeunes sur cette piste et il fallait qu’elle soit un peu nettoyée afin de ne pas rendre glissantes les aires de sauts tout comme les couloirs de course.

    J’ai attendu que le balayage soit terminé pour commencer ma séance de Marche Athlétique. 30’ d’échauffement préalable, autour du complexe sportif en « attente » puis je pus commencer. 6’48 le premier kilomètre, allure de réglage, puis après la récupération, 6’37 pour la seconde fraction puis 6’27 et enfin 6’10, allure proche de 10km/h que j’aimerais pouvoir tenir dimanche. Cela sera difficile, je me contenterai d’un 6’20/km, surtout qu’après, je dois lancer le poids. Aux interclubs, c’est comme ça, tous les athlètes depuis les cadets jusqu’aux vétérans donnent un coup de main pour essayer de faire monter le score. Nous, cette année, on vise les 20000 points. Le poids de 7,250kg est très lourd pour qui ne l’a pas lancé depuis belle lurette (ça remonte à près de 35 ans pour moi) et les essais d’aujourd’hui me donnent bon espoir de marquer quelques points utiles.

    La séance de piste au total  m’a pris 1h27’, échauffement et récupération incluses et j’ai fait 12,4km. La séance de poids de ce soir pendant laquelle j’ai à nouveau fait un peu de marche a duré moins longtemps et je n’ai pas totalisé le temps et la distance d’entraînement.

     

    2013 Jour 123

    Ce matin, c’était une séance d’EMA à 80% qui était prévue : 5x1000m en 4’45 à 5’00. En réalité, j’ai couru un peu plus vite : 4’44 puis 4’37, 4’32, 4’33 et enfin 4’26. Mais les sensations étaient bonnes et la récupération en trottinant me permettait de repartir assez facilement pour la série suivante. Il faudra que je coure un peu moins vite en tout cas au début des 42km samedi prochain car je ne sais pas si j’aurai les jambes pour faire un chrono de 3h30. Je partirai sans doute sur un rythme de l’ordre de 5’ à 5’15/km et aviserai à la mi-temps ou au début du dernier tour (km 25). Chavagnes, je connais parce que j’y ai couru nombre de cent kilomètres et ce sera la première fois que je n’y courrai qu’un marathon. Notons qu’en 1996, j’avais abandonné peu après le marathon, aux Brouzils, au km 45, suite à un petit malaise. Mes temps de passage d’alors étaient de 3h31’ (en 1995, année de mon 100km record) et 3h34’ juste avant mon abandon en 1996, ce qui me conviendrait aujourd’hui.

    Mes 5 séries de 1000m avalées, je me suis entraîné à la marche sur des courtes fractions : 10x100m en relâchant bien et en accélérant à la limite de la faute technique par moments. Au final, ma séance a duré 1h18’ pour 13km. Je ne suis monté en FC qu’à 163 au plus fort de mon dernier 1000m, sinon, j’étais resté entre 157 et 159 lors des autres séries.

    Demain, petite sortie en nature d’1h30’ puis l’après-midi sera consacré à l’arbitrage des courses de la compétition des benjamins et minimes que nous organisons avec mon club : les Jeux de l’Atlantique.

     

    2013 Jour 124

    Endurance de durée moyenne d’1h15’ à peine, avec 3km à allure marathon. Bonnes sensations, temps estival, paysage agréable et ombragé. 12,8km au final.

    L’après-midi, les Jeux de l’Atlantique Benjamins et Minimes se sont déroulés de belle manière pour mon club qui glane les titres en Minimes filles et garçons ainsi que quelques podiums dont un pour une de mes benjamines. Beaucoup de mes jeunes ont battu leurs records, tant en sprint (50m et 100m) qu’en saut (longueur et triple saut) ou lancer (poids et javelot). Le côté un peu frustrant de l’entraîneur qui est aussi juge arbitre c’est que je n’ai pas pu assister et aider mes poulains.

     

    2013 Jour 125

    Les Interclubs ! Notre équipe gagne sa poule et bat son record de points. J’y ai participé en battant mon record sur 5000m marche (31’14) et en lançant le poids (de 7,257kg). Les « anciens » comme moi et les jeunes, cadets,  juniors, espoirs et seniors étaient réunis dans la même équipe et l’ambiance était très sympathique, chacun ayant donné le meilleur de lui-même pour le club. J’ai été réquisitionné comme juge arbitre à la perche : intéressant de voir de jeunes athlètes dans leur progression.

    Au total j’ai couru et marché un peu plus d’une heure pour à peine 10km, échauffement et compétition compris.

     

    2013 Jour 126

    1h en fin de journée, sous un grand soleil et une bonne chaleur. J’ai couru le long d’un cours d’eau en essayant de prendre le plus d’ombre possible et de trouver la fraîcheur. 10 bornes pile poil. De bonnes jambes au lendemain de la marche.

    à+Fab******€


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  • 2013 Jour 42

    Petite sortie de début de semaine en fin de journée sous un temps de moins en moins pluvieux – je verrai même le coucher du soleil. Pas question d’aller dans les chemins, trop humides et je n’ai plus de place pour faire sécher mes chaussures ; il y a déjà deux paires en attente, celles d’hier, toutes boueuses que j’ai brossées et remplies de vieux journaux afin d’accélérer le processus de séchage.

    Donc je suis parti sous une petite pluie et après quelques minutes elle cessa. Les nombreuses flaques sur les trottoirs et sur les routes me faisaient effectuer des sauts en longueur ou latéraux : distrayant.

    Les fossés sont toujours pleins d’eau, les zones inondables … inondées, les cours d’eau débordent. Cet hiver est très pluvieux. On ne pourra pas dire que les nappes phréatiques sont à sec. J’aimerais quand même bien que le beau temps revienne, c’est mille fois mieux de faire une sortie le soir par beau temps sur des chemins secs.

    Bilan de la soirée : 1h16’ pour 12,2km dont deux périodes de marche de 30 secondes chacune environ.

    Demain soir, sur la piste, séance de rythme à allure « entre marathon et semi » avec 2x3000m ou 3x2000 ou 1000/2000/3000/2000/1000. J’aviserai sur place selon l’humeur et l’envie.

     

    2013 Jour 43

    Grosse  séance de piste ce soir : 3x3000m à 85% de VMA avec une récupération de 2’ au trot. J’ai ajouté une fraction par rapport aux prévisions afin de faire du volume.

    Vent faible, pas de pluie, pas de mur aux 250m, je pouvais donc courir sans obstacle sinon les gosses du tennis venus faire leur footing d’échauffement sur la piste, sans respecter les couloirs ni même le sens de rotation anti horaire habituel : les boulets ! Comme si j’allais faire mon footing sur leurs courts de tennis. Après deux ou trois remontrances, ils ont enfin compris qu’ils devaient laisser aux athlètes du club d’athlétisme la piste ou tout au moins le couloir 1.

     Après une première série assez régulière (en 14’01, passages aux 1000m en 4’39, 4’42 et 4’40, FC 149 à 155) suivie de 2’ de récupération, j’embrayais sur la seconde série un peu plus rapide et moins régulière (13’29, passages aux 1000m en 4’31, 4’33 et 4’25, FC 151 à 167). La dernière ne fut pas facile, certainement parce que la précédente avait été trop rapide et j’eus du mal à me trouver une allure régulière : 13’38 avec des 1000m en 4’34, 4’38 et 4’26, FC 157 à 167. Un gros quart d’heure de récupération pour rentrer tranquillement chez moi en trottinant (FC entre 114 et 131) et voilà ma petite séance terminée.

    Au total j’ai couru 1h28’30 pour 15,9km.

     

    2013 Jour 44

    Sortie nature d’1h23’ pour 13,1km. D’abord dans des chemins boueux et très humides puis le long de la Loire avant de rentrer chez moi par des rues tranquilles parce que la nuit commençait à tomber. La journée avait été assez agréable et il s’est mis à pleuvoir dans l’après-midi jusqu’à mon footing où j’ai eu de la chance car il ne pleuvait plus. J’avais conservé des séquelles de ma séance d’hier sur la piste et donc j’ai couru à une allure de récupération afin de ne pas trop solliciter les muscles des jambes qui avaient bien donné et je n’oubliais pas de faire quelques pauses à la marche pour récupérer, boire et faire redescendre la FC.

    Les fossés et les petits cours d’eau étaient encore saturés. Ainsi, au détour d’un virage sur le chemin principal je me retrouvais face à une zone submergée par l’eau. Obligé de faire demi-tour et de passer par la route, je pouvais ensuite rejoindre la suite du chemin. Les ornières creusées par les roues des véhicules ayant emprunté ce sentier étaient aussi gorgées d’eau. Je devais effectuer de véritables sauts pour éviter de mettre les pieds dans l’eau. Une fois le long de la Loire, la route puis le chemin pas trop abimé me redonnèrent du rythme et j’optais pour un itinéraire bis via les rues peu fréquentées, mais éclairées de ma commune. Vivement les sorties du matin sous un beau soleil ! J’espère que ce week-end sera sec. En attendant il y a la séance de demain soir sur la piste, de la VMA courte normalement.

     

    2013 Jour 45

    J’ai profité d’une petite fenêtre de tir d’une heure pour caler ma séance de VMA courte, entre la fin de la journée de travail et le repas du soir en famille. De plus, j’ai eu de la chance car le temps est resté sec et le vent modéré ne fut gênant que dans l’habituel virage que je prenais une fois sur deux.

    J’ai été relativement régulier et les variations de temps entre deux séries sont la résultante de l’alternance vent favorable/vent défavorable. 45,0s pour les plus lentes et 43,1s pour la plus rapide, la moyenne des 10 étant de 44,5s : j’ai respecté mon allure à 100% de ma VMA. La FC n’est pas monté très haut, sans doute en raison d’un temps de récupération un peu long (100m en 50s environ). Elle est restée entre 158 et 164, sauf à la fin de la 1ère série après laquelle elle n’était montée qu’à 151.

    1h03’40s pour 10,3km et ma p’tite séance elle était finie. Une douche et un repas plus tard, j’ai fait le bilan de la séance, ai enregistré les données sur mon PC, et je rédige ces quelques lignes. Après, j’ai du travail pour préparer la journée de demain. Alors à+.

     

     2013 Jour 46

    Petite sortie entre midi et deux pour me dégourdir les jambes avant la seconde partie de la journée de travail. Il y avait un beau soleil et je souhaitais passer par des chemins dont je connaissais la beauté par temps clair. Des mimosas commencent à faner, les autres arbres sont encore nus mais on sent que la nature ne demande que quelques petites journées douces pour démarrer. C’est le temps qui est prévu pour les quelques jours à venir, si l’on peut se fier à la météo annoncée. 

    Seul le sol était boueux et de nombreuses mares d’eau persistaient. Mais la plus grande partie était praticable sans trop de gêne.

    Ce furent donc 42’ de plaisir et ces 7km me parurent bien courts, mais il fallait que je déjeune après une douche rapide pour retourner au travail.

    Ce soir, j’aurais pu refaire une nouvelle sortie de durée équivalente, mais je préférais en garder sous la semelle pour demain : sortie longue de 2h environ, avec le même temps j’espère.

     

    2013 Jour 47

    Enfin une journée qui s’annonce belle, c’est ce que je me dis au réveil en voyant le ciel dégagé et le soleil en train de se lever. La température était peut-être relativement basse (1°), mais je savais que je n’allais pas avoir froid, surtout que je pars fréquemment « suréquipé ».

    Le petit déjeuner avalé, je me mis en tenue et sortis de chez moi, me représentant déjà l’itinéraire que j’avais prévu de suivre. Il fallait qu’il « tienne » deux heures au moins. Donc 20km environ.

    Les premiers instants, de calage comme je les nomme souvent c'est-à-dire pendant lesquels l’organisme se met en route, m’indiquèrent que les jambes allaient bien, que la tenue était idéale et que je pouvais donc suivre la route prévue.

    Toutes les 15’ je marchais pour boire – c’est la répétition de ma gestion de course sur les distances dépassant le marathon et sur mes sorties longues – et progressivement je trouvais mon allure de croisière, environ 10,5km/h. Sur les routes bitumées, il n’y avait presque pas de véhicules et le revêtement était sec. Par contre, une fois dans les chemins, ce fut une autre histoire, celle du mec qui joue à saute mare et à l’équilibriste dans les zones boueuses bien labourées par les VTT.

    J’avais mis le MP3 et la musique me distrayait tout comme le paysage de bord de rivière que je longeais pendant plus de 7km. La marée ajoutée aux eaux des récentes pluies faisait que le niveau de la rivière était haut, presque assez haut pour submerger une partie du chemin la longeant.

    Bilan des courses : 2h05’ et 20,7km.

    Demain, sortie longue N° 2 avec un peu de vitesse « entre VS Marathon et VS 100km ».

     

    2013 Jour 48

    Le démarrage fut laborieux ce matin aux alentours de 9h30 quand j’ai commencé à trottiner. J’avais mal aux jambes et je ne me sentais pas la capacité à accélérer au bout de 25/30 minutes de trot lent. Pourtant, peu à peu je retrouvais des sensations et me rassurais. Par contre je me rendis vite compte que j’avais fait un mauvais choix de parcours commençant par courir avec le vent favorable et que par conséquent je me le prendrai dans le nez dans la partie finale de ma fraction à allure « longue distance entre 100km et marathon». Tant pis, je n’allais pas faire demi tour et devoir allonger la sortie indéfiniment.

    Après 4km vraiment tranquilles, faits en 27’ pauses marchées incluses, je passais à la seconde partie de ma séance : 7200m à 11km/h environ et j’ai bien tenu car j’ai tourné sur les bases de 5’25/km tout en restant dans une fourchette modérée de ma FC (Moyenne 136, de 130 mini à 146 maxi) et sachant que les 2500 derniers mètres étaient face au vent, j’ai su résister sans me cramer.

    1’40 de récupération en marchant et trottinant à peine plus vite qu’à la marche, je repris mon rythme de 11km/h à peine et j’effectuais 8km en 44’ (soit à 5’30/km). La FC moyenne est passée à 138 (de 135 à 152). La fin fut moins agréable car il fallait traverser une route où juste au moment où j’arrivais il y avait des voitures alors qu’il n’avait pas dû en passer beaucoup jusqu’alors. Le dernier quart d’heure pour rentrer en trottinant lentement me permit de bien récupérer et d’arriver assez frais chez moi.

    Total : 2h05’30s pour 21,7km dont 7,2 + 8 = 15,2 à 11km/h environ.

    Cette séance vient ponctuer la semaine N°8 de mon plan de préparation à l’enchaînement 24h de Rennes/100km de Chavagnes en Paillers.

    Cette semaine, j’aurai donc fait encore une fois 7 sorties pour un total de 10h03’30s et 101km. (1 de VMA Courte, 1 d’EMA (anciennement appelé séance au seuil), 1 sortie longue en résistance douce, 4 sorties en endurance, 1 courte 2 moyennes et 1 longue).

     

    2013 Jour 49

    Quelle belle journée ! et quelle impatience de pouvoir aller en profiter rapidement juste après être rentré du travail. Le soleil brillait encore bien haut dans le ciel. J’avais presque une heure devant moi pour faire ma sortie avant que la nuit ne tombe. Donc direction face au vent cette fois-ci pour pouvoir rentrer en roue libre une fois le tour de ma ville terminé. Les chemins ont bien séché, persistent encore quelques flaques et zones boueuses, mais de moindre importance par rapport aux jours précédents. L’air était certes un peu frais car les rayons du soleil descendaient progressivement au fil de mon footing, mais je n’avais pas froid.

    J’ai dû croiser deux coureurs pendant cette heure et demie. La faible fréquentation des chemins un lundi en fin de journée par des coureurs ne m’étonne pas. Par contre il y avait plusieurs promeneurs avec des chiens pour leur faire profiter de cette belle luminosité dans les sous bois.

    Au final, j’ai couru 14,5km en presque 90’ et après mon week-end avec un marathon en deux jours, je n’avais pas conservé de séquelles physiques importantes.

    Demain, VMA Longue avec 8x600m, sur piste bien évidemment.

    2013 Jour 50

    Séance de VMA moyennement longue 8x600m avec 200m de récupération en footing lent (1’30s environ).

    Temps cible : 2’30s

    Mon échauffement classique passé, je débute mes 600m en me rendant compte qu’un petit vent souffle et sur ce premier jet, je me le prends 2 fois, aux 100m et aux 500m. La seconde fraction je la ferai en partant du côté opposé de la piste ce qui impose une récupération en aller retour sur 100m.

    2’31s6 pour le 1er, 2’30s3 pour le 2ème, couru un peu plus vite, les suivants seront faits en 2’32s6, 2’31s4, 2’30s9, 2’32s6, 2’32s1 et 2’31s7.

    J’ai poursuivi ma séance avec 25’ de footing.

    Au final, 1h24’ pour 14,1km.

    Demain matin, théoriquement, sortie longue de 2h environ. La météo décidera. Les jambes s’adapteront.

    2013 Jour 51

    Sortie longue faite comme prévu.

    Je suis parti sous un beau soleil et une température assez basse, mais néanmoins positive à l’heure où je commençais à trottiner. Les pare-brise des voitures étaient encore recouverts de givre, les trottoirs blancs par endroits, mais ceux que j’empruntais ne glissaient pas.

    Le MP3 sur les oreilles, je débutais mon voyage sur des morceaux qui m’ont accompagné sur les routes européennes de la fin août à la fin octobre derniers. Je me remémorais certains instants « magiques » de cette aventure et les 6 premiers kilomètres passèrent assez rapidement même si j’avançais face au vent. J’arrivais sur l’une des îles de Saint Sébastien sur Loire où j’effectuais un grand tour de 6500m d’abord face au vent puis vent arrière. Le chemin était en meilleur état que la dernière fois où j’avais un peu zigzagué pour éviter et l’eau et la boue. Seules quelques petites zones peu étendues nécessitaient qu’on fasse un petit détour, mais rien de bien gênant.

    Les oiseaux de bord de fleuve se disputaient le terrain de golf ou les terrains de football avec le personnel d’entretien qui passait la tondeuse ou arrosait.

    Sur ce parcours, un balisage a été installé avec des bornes tous les 250m. Il y a aussi des balises d’orientation fixes avec des pinces crocodiles pour le marquage des cartes.

    Avec le soleil, la température était devenue très agréable et le footing était un véritable moment de bonheur. Je serais bien resté faire deux ou trois autres tours, mais j’avais plus de 6km pour rentrer, puis me doucher, faire les courses (c’est à mon tour cette semaine) puis faire à manger (j’ai touché le gros lot) : il était presque 11h. J’avais aussi le linge à étendre, la vaisselle à faire, préparer la séance d’entraînement de mes jeunes et aller les entraîner, voilà ma journée de repos bien occupée quand même. Heureusement je retourne bosser demain (lol).

    Bilan : 1h54’ pour 19km : pile poil du 10 de moyenne.

    Demain, VMA longue avec des répétitions de 1200m ou un truc dans le genre. Volume global de fractionné : 6000m environ.

    2013 Jour 52

    Il faisait assez froid et le vent renforçait cette impression. Je maintenais néanmoins mon objectif de faire cette séance de VMA Longue : 5x1200m avec comme temps cible 5’24s et 200m de récup entre chaque répétition.

    L’échauffement me réchauffa assez pour être en bonne condition afin de démarrer la première série directement au bon régime. J’avais eu le temps de repérer les portions face au vent : aux 50m, 450m et 850m il y avait comme un mur. Celui peu après le départ se négociait bien, celui à l’entame du second tour aussi et c’est à l’amorce du dernier tour qu’il fallait serrer les dents et s’accrocher afin de ne pas ralentir.

    5’17s, 5’18s, 5’19s, 5’17s et 5’20s : j’ai été régulier et un peu plus véloce que prévu. Au niveau cardiaque, je suis monté jusqu’à 164.

    Bonne séance. Au final j’ai couru 1h21’40 pour 14km.

    Demain, petite sortie de récupération de 45’ maximum, soir entre midi et deux soit le soir après l’entraînement des jeunes, vers 21h. On verra.

    2013 Jour 53

    J’y vais ou j’y vais pas ? Telle était la question que je me posais après être rentré de l’entraînement des jeunes qui s’est déroulé en plein vent froid. 1H45 à se peler, ça refroidit un peu. Mais une fois rentré à la maison et le repas rapidement avalé, je me décidais sans trop cogiter : j’y vais ! J’enfilais un collant plus un pantalon de survêtement, un t-shirt, un sweat-shirt léger, un autre plus épais et deux coupe-vent ! Rien que ça mais je n’avais pas envie de transformer cette petite ballade en galère.

    47’ et 7,5km plus tard, même pas frigorifié – et pour cause - après un tour élargi du centre de ma commune, je rentrais prendre ma douche.

    Maintenant, c’est l’heure du repos avant la sortie (longue ?  ) de demain matin sous la froidure sans doute encore une fois. Mais c’est vrai que nous sommes encore en hiver.

    2013 Jour 54

    Bien vu pour le froid du matin. Je suis parti pour une séance sur chemins sachant que les haies allaient m’abriter même si elles ne sont pas très fournies à cette époque de l’année. Mais elles ont quand même bien coupé le vent qui ne soufflait pas aussi fort qu’hier il faut le reconnaître.

    -2° au départ, avec un ressenti de -5°, j’étais habillé en conséquence, mais pas autant que la veille au soir. Un seul collant suffirait, un seul sweat-shirt et deux coupe-vent enfilés l’un sur l’autre aussi. Des gants, le MP3 bien protégé par un buff et un bonnet, deux bouteilles d’eau + grenadine, et me voilà en route.

    Premier objectif, trouver rapidement le sens de rotation pour ma sortie. Vite confronté au vent latéral, je choisis le tour dans le sens anti horaire.

    J’avais 5km de chemins abrités ou avec vent latéral puis 2km face au vent suivis de 4,5km avec le vent favorable. Encore 1,5km face au vent et je reprenais mon chemin du début pour les 5 derniers km.

    L’idéal quand il fait froid, c’est que la boue est sèche, les flaques résiduelles sont de petites zones verglacées faciles à éviter et les promeneurs ne sont pas nombreux donc les chemins sont quasi désertiques et rien que pour moi tout seul.

    Sur la partie longeant la Loire (4,5km) je pus me rendre compte qu’elle était peuplées de nombreux oiseaux, cormorans et autres oiseaux marins, sans doute remontés au confluent d’avec la Sèvre pour attraper quelques poissons imprudents. La couleur de l’eau tirant sur le gris, le fleuve continuait de charrier le reste des fortes précipitations de ces dernières semaines. Pas encore prévue la fonte des neiges !

    Le ruisseau que je dois longer pour retourner dans mon quartier s’est calmé lui aussi. Il coule, mais est rentré dans son lit. Les prairies le bordant s’assèchent peu à peu, souvent recouvertes de glace qui fondra dès que le soleil aura réchauffé l’atmosphère.

    1h48’ de footing, un seul arrêt « technique » pour retirer les gravillons intrus de mes chaussures et 17,6km. Ce fut un bon petit footing comme je les aime. Demain, sortie longue à nouveau avec un peu de rythme, c’est normal, on sera dimanche.

    2013 Jour 55

    La neige tombait doucement mais les flocons ne restaient pas au sol mis à part dans des coins abrités du vent du jardin. Cela signifiait qu’un léger radoucissement était arrivé et que la sortie de ce matin n’allait pas être trop froide. Le vent était très faible. Je me mis en tenue juste après le petit déjeuner et pris la direction des Îles de St Sébastien que j’avais reconnues mercredi dernier et où je savais que j’allais être tranquille pour ma séance de rythme.

    Une fois en tenue, prêt à partir et la neige avait cessé de tomber. Tant mieux, ça ne piquera pas les yeux.

    Je démarrais tranquillement, comme d’habitude, parce que la machine est longue à mettre en route, et après 3km à 9km/h, je passais la seconde et commençais mes 1h à 11/11,5km/h.

    D’abord le long de la Loire, sur 2,350km de piste « cyclabopiétonne », vent de face – il s’était relevé un peu depuis la fin de l’épisode neigeux – puis sur la première île, toujours face à Eole pendant encore 2500m et ensuite une fois la courbe du bout de l’île passée je me retrouvais avec le vent comme allié. Les petites bornes distantes de 250m environ (mesurage à la louche des personnes les ayant installées avec une précision de plus ou moins 5m) me servaient de métronome et je les passais en 1’20/1’25 au début puis en 1’15/1’20 par la suite. 6,5km d’île puis retour sur la piste cyclable du début (2,350km). Au total ma partie de rythme dura 59’15 (pour 11,2km).

    Je rentrais en trottinant lentement et finis ma séance après 1h41’ et 17,5km.

    Au niveau FC, je suis resté calé à moins de 150 pendant le premier tiers de la partie rythme, je suis passé entre 150 et 155 lors du second tiers et j’ai fini entre 155 et 160. Je trouve que c’est un peu haut, mais c’est sans doute dû au fait que je n’avais pas mangé de glucides la veille et que seul mon petit déjeuner constituait mes réserves.

    Cet après-midi, promenade de récupération en marchant à l’abri du vent qui ne s’est pas réchauffé.

    Bilan de la semaine :

    10h25' pour 104,3km en 7 séances :

    1 de VMA moyenne

    1 de VMA Longue

    1 de rythme (Vitesse entre 100km et Marathon)

    4 sorties en endurance (2 longues, 1 moyenne et une courte).

     

     

    2013 Jour 56

    Une neige légère et fine finissait de tomber pendant que je finissais de prendre mon petit déjeuner.

    Quand tous deux nous eûmes fini je me mis en route pour une sortie nature sur chemins. J’étais seul à y courir en ce lundi matin frisquet et gris, mais j’ai quand même croisé des personnes promenant leurs chiens.

    Autant les chemins d’hier étaient relativement secs, autant ce matin j’en ai trouvé des bien boueux et, à un endroit où je me refusais de faire demi tour, je me suis retrouvé dans la gadoue jusqu’aux chevilles. Il restait encore une grosse demi-douzaine de bornes pour rentrer, mais tant pis, je me suis dit que j’allais tester quel plaisir on peut avoir à courir avec les running pleines de « merdasse ». Et oui, il y en a qui en raffolent ! Et bien pas moi. Mais je suis quand même rentré au bout d’1h32’ et 14,7km un peu chargé en poids aux pieds.

    Les running ? Je les ai mises à sécher, je les brosserai quand j’aurai le temps. De toute façon, j’en ai une bonne dizaine de rechange dans mes placards. Par contre, les chaussettes sont bien tachées et je doute que le linge avec qui je vais les mettre à laver soit d’accord. Mais bon, une fois la porte de la machine fermée, il pourra toujours se plaindre, je ne l’entendrai pas.

    Demain, je vais sur la piste, c’est promis et ce sera plus propre. Le rythme sera aussi plus rapide avec une séance du style A X B000m (avec A et B compris entre 2 et 5). L’allure ? Vitesse spécifique du Semi marathon. Le volume ? Environ 10 km.

    On verra demain, dès l’aube comme disait Victor Hugo :

    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,

    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

     

    Je courrai (marcherai) les yeux fixés sur mes pensées,

    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit…

     

    2013 Jour 57

    C’est drôle comme la même séance faite à deux moments différents de la journée peut donner deux résultats différents.

    Ce matin j’ai fait 3x3000m sur piste tout comme j’avais déjà fait ces mêmes 3x3000m le mardi soir, il y a deux semaines (cf Jour 43).

    La météo était différente, sans vent la dernière fois, froid et venteux ce matin.

    J’avais fait mes 3000m en 14’01/13’29/13’38 avec 2’ de récupération entre chaque, et apparaissait alors un grand manque de régularité mais néanmoins j’avais eu une bonne allure lors des deux dernières séries. Ce matin, ce fut le contraire : une régularité du diable (13’58/14’00/13’58) avec des temps de récupération irréguliers (4’15 et 2’35) et un dernier 3000m assez difficile. Au niveau cardiaque, j’étais passé de 151/155 (fc moyenne/fc maxi) à 158/167 puis à 160/167 il y a quinze jours et aujourd’hui j’étais à 154/160 pour les deux premières et 159/163 lors du dernier 3000m. La fois précédente le 1000m le plus rapide ne m’avait pris que 4’25 et le plus lent 4’42 ; aujourd’hui avec 4’35 et 4’43 : il y a eu moins de différence, surtout que les deux premières séries ont été encore plus régulières (4’41/4’37/4’40 et 4’39/4’41/4’40).

    Des explications possibles :

    1/ entre le matin et le soir l’organisme ne réagit pas de la même façon, je l’avais remarqué au niveau de la FC en sortie en endurance où le soir pour une même allure la FC est moins haute que le matin ;

    2/ je sortais de « petites » semaines d’entraînement, et depuis peu j’ai augmenté le kilométrage (j’ai couru 50km les trois jours précédents) ;

    3/ le froid m’a peut-être un peu anesthésié et m’a empêché de chercher à aller plus vite ;

    4/ peut-être y a-t-il un peu de fatigue accumulée aussi.

    Demain, je ferai une petite sortie de régénération.

     

    2013 Jour 58

    Ce matin, 1h30’ de footing sur des chemins bien entretenus et 15km au total. La fréquence cardiaque moyenne de 131 avec un pic à 144, sans doute au détour d’une petite bosse que j’ai franchie à l’aller puis au retour, m’a indiqué que j’étais à une allure vraiment tranquille. Pourtant il n’y a pas si longtemps – deux ans maximum – à la même vitesse sur le même parcours je ne serais monté qu’à 125 de moyenne et au grand maximum à 135. Donc il y a encore du travail afin de redescendre encore en pulsations pour une vitesse identique.

    Je pense que je ne suis plus bridé comme je le fus dans le cadre de ma préparation à la TransEurope et de ses 4200km. Je monte plus haut en FC lors des séances de VMA et la moyenne générale de ma FC lors de mes sorties en endurance est supérieure elle aussi. Ma FC de repos qui était de 37 est un peu moins basse, de l’ordre de 42/44. Mais je conserve de grosses séquelles des 9 semaines passées à arpenter les routes d’Europe.

    Un autre indicateur de niveau consiste à comparer les temps des séries de VMA ou d’EMA : et je suis au-dessus, en temps, par rapport à l’an dernier. D’environ 1 seconde à 1,5 seconde pour les 200m, de l’ordre de 8 secondes pour un 800m, d’une dizaine de secondes pour un 1000m…

    En fin de semaine prochaine, je fais un semi-marathon et j’ai le choix de le faire comme une sortie longue améliorée ou de le faire pour « faire un temps » qui vu mon niveau actuel devrait être supérieur à 1h40’. Je me laisse 10 jours pour me décider. On verra.

    Demain, séance de piste : VMA Longue 8x800m avec une récupération de 1’20. Temps cible : 3’28.

     

    2013 Jour 59

    Salons de coiffure vs Boulangeries.

    Ce matin, un truc m'a turlupiné pendant que je me rendais en trottinant sur la piste : dans mon quartier, dans un rayon de 1000m il y a 4 salons de coiffure contre une seule boulangerie (deux si je compte la superette mais elle ne fait pas salon de coiffure et le pain y est moins bon). Je vais acheter du pain pratiquement tous les jours, sauf quand on fait des galettes ou des croque monsieur, et je me déplace à pied ; le mercredi, jour de fermeture de la boulangerie, je dois aller à celle qui est ouverte et qui devient par la même occasion la plus proche, toutefois à une distance de près de 1500m. Je ne vais pas souvent chez le coiffeur, d’ailleurs je n’y vais plus, c’est ma fille qui me coupe les cheveux, à la tondeuse, ce qui n’exige pas de CAP.

     Mais la présence de 4 fois plus de salons de coiffure que de boulangeries traduit-il le fait que les gens vont se faire coiffer 4 fois plus souvent qu’ils n’achètent du pain ?

    Et si j’étends mon périmètre jusqu’à la seconde boulangerie la plus proche, on peut ajouter aussi bon nombre d’autres salons de coiffure dans le même rapport de 1 pour 4.

    Bon, voilà tout ça m’a bien occupé l’esprit jusqu’au stade et je pus commencer l’échauffement précédant ma séance de VMA Longue.

    Il faisait frais, il y avait du vent, mes 8x800m s’annonçaient assez délicats, surtout aux 100m et 500m quand on se prend le zef en plein dans le pif. J’ai néanmoins été régulier, mon temps cible a été respecté tout comme les temps de récupération.

    J’ai tourné entre 3’29s8 et 3’26s7, la moyenne des 8 étant de 3’28s. La récupération entre chaque fut comprise entre 1’15 et 1’25, le temps d’effectuer 150m en un aller-retour sur 75m. Je suis monté progressivement en fréquence cardiaque jusqu’à la septième répétition (maxi 154/156/158/160/161/163/165/162).

    C’est le genre de séance qui « décoiffe » et ça tombait bien, pour rentrer je devais passer devant 2 des 4 salons de coiffure de mon quartier, mais pas devant la boulangerie.

    1h22’ pour 14,4km, le mois de février est terminé, sauf si ce soir je retourne sur la piste faire un entraînement de marche athlétique. A voir.

    Pour l’instant je suis à 38h38’30s pour 385,8km en 28 séances.

     

    2013 Jour 60

    Pas de dernière séance hier soir, pas le temps d’aller m’entraîner en Marche Athlétique, je ferai ça un autre jour.

    Sortie longue au menu ce matin. Temps encore et toujours gris et frais (2° au lever, 4° à l’arrivée) avec un petit vent que je choisis de prendre de face pour le début de ma séance. Espérons que mars apporte un peu de soleil et de chaleur.

    En tout cas, la sortie que j’ai faite ce matin, encore le long de la Sèvre Nantaise, était bien tranquille. Un petit quart d’heure pour trouver le rythme, face au vent, un autre plus vallonné pour être bien chaud et ensuite j’ai pu dérouler à 10,5 pendant une heure le long de la rivière avant de finir en ralentissant un peu à cause de la remontée sur le coteau (+36m) et afin de ne pas stopper trop brutalement ce footing.

    1h51’30s pour 18,4km, pas de musique pour m’accompagner, seuls les bruits de la nature parfois camouflés par le grondement lointain de la rocade. Aux odeurs matinales habituelles de bord de cours d’eau se sont ajoutées celles provenant de l’usine BN de Vertou éloignée d’à peine quelques kilomètres de mon parcours et lorsque les délicieuses senteurs nous parviennent c’est signe que le vent vient bien du nord-nord-est, d’où sa fraîcheur.

    Demain, nouvelle sortie longue, dans une autre direction avec de nouvelles sensations.

     

    2013 Jour 61

    J’ai profité de la voiture de ma sœur qui avait rendez-vous dans les quartiers nord de Nantes pour lui demander de me déposer là-bas afin que je rentre chez moi en courant.

    Départ : Rond point de Paris et ensuite direction Pont de la Tortière puis les facs par le Boulevard Eugène Orieux puis le Boulevard Michelet, le Petit Port où je pris alors le chemin qui longe la rivière le Cens et le camping situé tout près de l’hippodrome. Une petite remontée vers mon ancien quartier des Collines du Cens, là où j’ai vécu une partie de mon adolescence, puis un passage à Beauséjour où j’ai aussi habité très longtemps auparavant, quand j’étais à la Maternelle, suivi de la descente vers les Dervallières pour rejoindre le val de Chézine. Je pris la direction du Parc de Procé, longeais la Chézine jusqu’au moment où elle est canalisée sous la ville et où aucun chemin ne la suit plus. Il me fallait rejoindre le Pont Anne de Bretagne afin de franchir un premier bras de Loire et prendre le bout de l’Île de Nantes, celle où se trouvent les grues Titan, la jaune d’abord, récemment sous les feux de l’actualité en raison de son occupation par des papas désespérés, puis la grise qui marque le bout de l’île. Après un passage par le pont des 3 Continents puis par le Corbusier (pas celui de Marseille, celui de Rezé) et je terminais ma sortie longue en rentrant chez moi après 1h42’ de course à 10 de moyenne, soit 17km ou un peu plus.

    Le temps toujours gris et frais ne m’a pas gêné, les chemins s’assèchent peu à peu, la végétation est au ralenti et ne demande qu’un petit signal pour exploser et libérer ses couleurs et arômes. Les animaux aussi semblent impatients à l’image des cygnes et canards aperçus au Parc de Procé. Quand je suis passé sur le pont au-dessus de la Loire, j’ai failli appeler les pompiers car un cormoran avait plongé pour pêcher quelque poisson imprudent et je ne le voyais pas remonter : s’était-il fait manger par le poisson ? S’était-il noyé ? Avait-il dérivé si loin que je ne l’avais pas vu ressortir de l’eau ? Autant de questions qui m’ont fait ralentir et ça tombait bien car le pont présente une bonne côte et une aussi belle descente que ceux qui ont fait le Marathon de Nantes connaissent (km 11 puis km 15). Je me suis renseigné depuis : le cormoran peut rester en apnée plus de 2’ et descendre à plus de 10m de profondeur. Si ça se trouve, il a plongé jusqu’à St Nazaire… Je plaisante bien sûr, St Naz est à plus de 60km de là !

     

    2013 Jour 62

    Après les deux sorties longues effectuées en partie le long de 3 des rivières nantaises, la Sèvre, le Cens et la Chézine, il ne me restait qu’à courir le long de la dernière : l’Erdre, qui n’est pas la moins importante.

    Il faisait encore froid, 2° avec un ressenti de -2° à cause du vent d’est et je suis parti face au vent afin de l’avoir favorablement à mon retour. Rezé, les Nouvelles Cliniques, le petit pont SNCF nommé Pont de Pornic sans doute pour indiquer que cette ligne de train va vers Pornic et la côte de Jade, le Bras de la Madeleine, le CHU, l’ancienne île Kervégan et enfin le Cours des 50 otages, en passant au pied de la Tour de Bretagne, lieu bien connu de ceux qui participent aux Foulées du Tram (dans un sens), course gratuite de la mi-octobre drainant environ 5000 coureurs, ou de ceux qui courent le Marathon de Nantes (dans l’autre sens)et enfin l’Erdre au niveau de la Préfecture.

    Jusqu’alors j’avais trottiné tranquillement, 6km en 37’20 c’est vraiment une allure cool – mon allure 24 heures – et je commençais alors ma séance.

    Aller jusqu’au Pont de la Tortière, 2km environ en accélérant et en trouvant mon allure marathon, constituait la première étape de cette séance. Arrivé au pont, le verdict tombe : je suis allé à 12,3km/h, en partie face au vent. 1’40 de récupération pour passer sur l’autre rive, la droite, et je démarrais ma seconde fraction de même longueur à 25m près. J’ai couru un peu plus vite si bien qu’au final, j’ai vu que j’avais tourné à 13km/h. Allure semi marathon ou presque. J’étais revenu au départ de la piste cyclable qui longe la rivière. Je ressentais le besoin de récupérer un peu plus longuement afin d’enchaîner sur la troisième série, moins amusante car de retour sur les boulevards avec quelques rues passagères à franchir aussi. 12,2km/h donc un peu moins rapide que la seconde fraction mais avec de nombreux passages « délicats », trottoirs, ligne de tramway, barrières de signalisation, piétons, pont au-dessus de la Loire et enfin un petit square à traverser.

    1 km de trot afin de bien récupérer et j’enchaînais ma demie heure à 11km/h pratiquement entièrement courue sur chemin tranquille et sans obstacles notables.

    Il me restait 1200m à la fin de ce dernier morceau et j’en profitais pour bien récupérer en trottinant tout doucement.

    Au final, j’ai couru 1h56’ et fait 20,2km.

    Cette séance venait de ponctuer une grosse semaine à 7 entraînements et à gros volume : 11h22’ et 115,3km, 1 séance de VMA Longue, 2 de rythme à vitesse spécifique semi-marathon à marathon, 4 en endurance toutes entre 1h30’ et 1h50’.

    La semaine prochaine sera du même calibre mais un semi-marathon est prévu le dimanche : alors je vais gérer mon planning d’entraînement et aviserai si je cours le semi en dedans ou pas.

     

     

    2013 Jour 63

    Grand soleil et température frisant le zéro degré au lever ce matin. Mais je savais qu’après le petit déjeuner ça allait remonter un peu et que le footing que je me préparais allait se dérouler dans de meilleures conditions que ceux de ces dernières semaines.

    Bonnet et gants étaient de sortie quand même, tout comme le coupe-vent par-dessus mon sweat-shirt et le collant.

    Départ à 9h25, direction la verdure à toute allure. Non, quand même je n’allais pas foncer comme un malade à froid : cela aurait été des coups à se claquer et à avoir l’air malin. Allure de sénateur jusqu’à mon chemin préféré où toutes les fois que j’y passe je suis heureux comme un gamin. Point de repère N°1 à 1200m du départ : 8’18, je ne suis pas encore à 9km/h mais le diesel nécessite de longues minutes avant d’atteindre sa température et sa vitesse de croisière. Second point de repère à 2350m : 15’33, c’est déjà mieux, je suis passé au-dessus des 9km/h. Suit un petit kilomètre en 6’04 et bifurcation vers l’aéroport. La course sur chemin, c’est agréable, mais il y a des jours où tous les petits cailloux ont décidé de grimper dans vos chaussures, et ce matin ils ont été nombreux. Sur 3 ou 400m dans une seule chaussure, ça peut aller, mais là je fus contraint d’effectuer deux arrêts pour vider les deux chaussures : ça, ça fait bien baisser la moyenne, mais je n’étais pas sorti pour battre le record du monde de ce parcours, que je dois être le seul à suivre, d’ailleurs. La suite du parcours me fit passer en bout de piste de l’aéroport, mais aucun avion ne décolla à ce moment. Dommage, j’adore les voir au décollage puis passer au-dessus de ma tête. J’aime moins le bruit et ce matin il y a eu une palanquée de gros engins à s’envoler dans le vacarme habituel et à survoler ma ville (38 000 habitants quand même, sans compter les 400 000 autres de l’agglo).

    Point de repère N°7 au km10 : 1h03’35 pour une moyenne cumulée de 9,4 arrêts, pauses marchées et côtes compris.

    Une portion de 1300m le long d’une route à grande circulation puis je rejoignis mon chemin pour rentrer dans mon quartier. Là je passais à plus de 10km/h en déroulant sans plus d’efforts qu’avant.

    Je finissais mon footing après 1h42’ et 16,3km. La température était passée à 7° et ça faisait du bien de voir qu’enfin l’atmosphère se réchauffait.

    Demain, séance test d’allures sur piste puis EMA 4x1500m à vitesse entre Marathon et semi-marathon… sous le soleil et sans froidure j’espère.

     

    2013 Jour 64

    De temps en temps je me livre à des petits tests de forme que j’appelle des tests d’allure. Je ne souhaitais pas faire le VAMEVAL avec le placement des plots tous les 20m sur la piste, ça aurait été trop contraignant d’aller les chercher dans le local du club, de les placer puis de les remettre en place une fois la séance terminée. Je ne voulais pas non plus mettre le MP3 avec le protocole à suivre afin de déterminer ma VMA. Je n’ai pas besoin de l’évaluer de nouveau sachant qu’elle peut fluctuer selon le moment de la journée ou la météo. Ce matin, il y avait un peu de vent mais ça ne m’a pas gêné. Je souhaitais étudier l’augmentation de la fréquence cardiaque en fonction de l’augmentation de la vitesse.

    Mon test consistait à partir sur une allure de 1’20 aux 200m puis d’accélérer de 2 secondes aux 200 suivants et ainsi de suite jusqu’à 46 secondes voire 44 si j’en avais l’envie et les moyens. Mais après ce test je devais enchaîner sur une séance d’EMA de 4x1500 à allure semi-marathon maximum donc il était inutile de tout donner. Je vais utiliser les résultats surtout afin de mettre en face une allure et un rythme cardiaque et je vais pouvoir comparer avec ce même type de tests déjà effectués entièrement ou en partie.

    Après une douzaine de minutes de trot lent afin de me rendre sur la piste, je commençais mon test :

     1'20" (fréquence cardiaque moyenne 115/ fréquence cardiaque maximale 122), 1'18" (122/125), 1'16" (123/125), 1'14" (125/127), 1'12" (127/131), 1'10" (129/131), 1'08" (131/135), 1'06" (134/137), 1'04" (135/140), 1'02" (141/147), 1'00" (143/147), 58" (145/147), 56" (148/151), 54" (150/152), 52" (152/154), 50" (156/159), 48" (162/164) et 46" (163/164) --> fin du test : pas envie d'aller jusqu'au maxi car la séance d’EMA suivait).

    4 petites minutes de trot lent pour récupérer (sur 500m avec une fréquence cardiaque redescendue à 124) et j’enchaînais sur mes séries de 1500m.

    La première, celle qui détermine souvent ce que sera la suite de l’entraînement, s’est bien passée et je l’ai courue en 6’55 avec une fréquence cardiaque moyenne de 151 avec un maxi à 157. A peine 2’ de récupération (la fréquence cardiaque est redescendue à 124) et c’est déjà la seconde fraction : 6’49 (fréquence cardiaque moyenne 151, maxi 160), je continue après moins de 2’ de trot lent (fréquence cardiaque en fin de récupération = 126) et mets 6’50 (fréquence cardiaque moyenne 152, maxi 158). Dernière récupération (fréquence cardiaque 123) et je prends le départ de mes derniers 1500m effectués en 6’48 (fréquence cardiaque moyenne 152, maxi 160). Je trottine un peu pour récupérer (fréquence cardiaque 123 après 2’) et je rentre chez moi toujours en courant tranquillement avec une fréquence cardiaque de 122 de moyenne et un pic à 133.

    Ma séance aura duré 1h22’ et j’aurai parcouru 14,4km.

    Je suis satisfait d’avoir réussi à enchaîner le test et la séance. J’ai plein de données à traiter maintenant. Ma fréquence cardiaque maximale étant de 172 (au 15 janvier) je vais modifier mon tableau de correspondance entre le pourcentage de VMA et le  pourcentage de fréquence cardiaque maximale et celui qui met en parallèle la vitesse et la fréquence cardiaque instantanée. A quoi ça me sert ? A m’amuser, à mieux me connaître et à ne pas chercher à faire des chronos irréalistes.

    Demain, sortie moyennement longue de régénération.

     

    2013 Jour 65

    Que c’est agréable de ne plus porter de bonnet quand on court. J’avais quand même gardé les gants, enfilé un coupe-vent léger par-dessus un sweat-shirt et mis le collant. Les cuissards ou autres shorts attendront encore un peu, ce week-end pourquoi pas.

    L’air était presque doux, 10° c’est agréable quand on sort d’une période pluvio-venteuse de plusieurs semaines avec des températures plus proches du zéro que du 10.

    Mon itinéraire commence à s’embellir avec les haies où fleurissent les plantes, les arbustes et les arbres. Les maisons s’ouvrent aussi, les fenêtres grandes ouvertes laissant passer les draps et couettes ainsi que le bon air frais mais pas froid du petit matin. Le soleil a quelques difficultés à se lever, un voile nuageux qui annonce un après midi pluvieux semble lui servir de couette sous laquelle il a envie de flemmarder encore un peu. « Allez, Soleil il est l’heure de se lever ! » ai-je envie de lui crier.

    Ma balade s’est bien passée, moitié sur route, moitié sur des chemins, l’ensemble loin des voitures dont je ne percevais que le bruit de fond lorsqu’il y avait une pause entre deux morceaux de musique que j’écoutais sur mon MP3, en plus, c’est même pas un MP3, c’est un MP4, oh le nul ! ça c’est ma fille qui me chambre, mais moi, je ne perçois pas la différence quand j’écoute ma play list. Cette liste de titres que j’ai placée sur mon « baladeur » me rappelle des tonnes de souvenirs, souvent des souvenirs de courses que j’ai faites, la plupart du temps des étapes des courses à travers la France ou l’Europe, ou des 24 heures quand la nuit il faut bien résister au sommeil et faire passer le temps, parfois des souvenirs de jeunesse quand je ne courais pas encore, ou alors c’était après un ballon, et après je faisais souvent de grosses troisièmes mi-temps style en boîte de nuit. Certains morceaux me replongent aussi dans mon adolescence, les années collège et lycée, c’est là que je vois que ces titres ne se démodent pas…

    Les kilomètres défilent, en tout j’en ferai un peu plus de 15 pour un peu plus d’1h30’, soit encore une sortie à 10 de moyenne mais avec un démarrage à 9 et une fin à 10 et des portions à presque 11km/h.

    Demain, séance de piste avec de l’allure semi-marathon fractionnée en courtes séries de 400m à 1200m avec de très courts moments de récupération. Peut-être une petite pyramide, on verra. J’aime bien me décider au dernier moment en fonction des sensations du lever.

     

    2013 Jour 66

    Option pyramide ce matin. Il pleuvait légèrement quand je me suis réveillé et au fur et à mesure que je me préparais ça a cessé. La température assez douce, 9°, avec un vent léger, préfiguraient une belle séance sur la piste d’autant plus que les nuages au loin laissaient apparaitre des coins de ciel bleu.

    Je me rendis sur le stade en choisissant le trajet le plus court afin de ne pas trop charger l’échauffement. Comme je devais courir ma pyramide (400m/600m/800m/1000m/1200m/1000m/800m/600m/400m) à 80% de ma VMA, je n’avais pas besoin de trop mettre de charbon dans la chaudière.

    Après 18’ au lieu des 25 habituelles d’échauffement, je prenais le départ de mon 400m. Bien sûr, je le courus un peu trop vite, mais j’étais bien : 1’48 au lieu de 1’52. La fréquence cardiaque est montée un peu haut si tôt dans la séance (163) mais peu importait. 100m de récupération en courant lentement (fc redescendue à 135 en 40 secondes) et je commençais mon 600m. Lui aussi démarra un peu vite, mais je sus ralentir pour conserver des forces pour le reste de la séance. 2’46 au lieu de 2’48, c’était plus prudent. La fc est montée à 162 mais elle est retombée à 127 à la suite de mes 100m de récupération en 50 secondes. Le 800m en 3’40 (pour 3’44) puis le 1000m en 4’34 (au lieu de 4’40) me firent monter en puissance. Mais la fc ne montait plus aussi haut qu’en début de pyramide : 160 en fin de 800 et 153 en fin de 1000m avec à chaque fois le cœur qui retrouvait un rythme bas avant de repartir (126 et 125). Au lieu de jouer sur le temps de récupération, je décidais de mettre un peu plus de gaz dans mes séries. Ainsi je courais les 1200m en 5’29 puis les 1000m en 4’31, les 800m en 3’34, les 600m en 2’40 et enfin les derniers 400m en 1’42. Du coup je suis remonté en fc et progressivement le maxi est passé de 154 à 159. La fc de fin de récupération aussi est remontée, passant de 125 à 137. Cerise sur le gâteau, je me fis un dernier 100m en déroulant en 21,3s.

    Pour rentrer je repris mon plus court trajet et mis une quinzaine de minutes en trottinant très lentement.

    Bilan de la séance : 1h11’30 pour 12,7km et des allures largement tenues malgré une récupération relativement courte (100m entre 40 et 55 secondes).

    Maintenant place à de petites séances d’endurance afin de prendre le départ du semi-marathon en forme et pas trop entamé, même s’il ne fait pas partie de mes objectifs principaux. Mais j’ai envie de le maîtriser plutôt que de le subir.

     

    2013 Jour 67

    Prémices du printemps, douceur matinale, vent léger et pas désagréable, petit soleil qui entretient l’impression d’aller vers les beaux jours. Le sentier suivi pour cette nouvelle sortie matinale est bordé de haies dont les arbustes les composant commencent à bourgeonner voire pour certains à fleurir. Le sol est très humide par contre. Il a dû beaucoup pleuvoir cette nuit car de nombreuses flaques étaient encore présentes et le flot de la rivière que j’ai suivie était vif. Par habitude, j’avais encore enfilé un t-shirt, un sweat-shirt et un coupe-vent en haut et mon collant. Vite échauffé, j’avais même un peu chaud. J’ai ouvert toutes les fermetures éclair, mais ça n’a pas diminué de beaucoup l’impression de chaleur.

    Rendu à Trentemoult, je longeais une ancienne voie ferrée pour rejoindre le bord de la Loire, côté rive droite. Là, le fleuve et le vent devenaient bien agréables, rafraîchissants. La vue sur Nantes, comme toujours, était belle, avec la forte luminosité renvoyée par les rayons du soleil sur la ville et ses bâtiments aux façades claires.

    Retour dans mon petit chemin qui me fait rentrer dans mon quartier, les flaques sont toujours là, le plaisir de courir aussi.

    1h24’ pour 13,6km, comme récupération suite à ma séance de la veille, c’était pas mal. Demain, je devrais courir un peu moins longtemps, semi-marathon dominical oblige… quoique.

     

    2013 Jour 68

    Les lotissements à la périphérie des grandes agglomérations poussent comme du chiendent. Au premier abord, ce n’est pas gênant en soi sauf que les promoteurs ne considèrent que très rarement les effets secondaires de l’aménagement de ces nouvelles zones habitables.

    D’une part, ils ne tiennent pas compte de la future circulation automobile que cela génèrera et de la gêne occasionnée dans un rayon plus ou moins élargi. Les automobilistes qui partent travailler en voiture me font souvent penser à des souris prises de panique dans un labyrinthe et c’est à celle qui trouvera la sortie le plus vite. Dans mon quartier, on ressent de plus en plus ce genre de comportement.

    D’autre part, il n’est jamais envisagé que la construction de nouvelles zones résidentielles et des nouvelles voies de circulation permettant aux futurs habitants d’y accéder pouvait contraindre un organisateur de course sur route à modifier tout ou partie de son parcours.

    Si je parle de ça, c’est que ma sortie de footing de ce matin avait pour but de repérer le futur nouveau tracé du semi-marathon que mon club organise à la mi-septembre. Pas pour la prochaine édition parce que les lotissements en question ne seront pas encore tous en service, mais lors de l’édition de l’automne 2014, nous allons devoir sérieusement penser à modifier ce qui va devenir une zone « délicate » en matière de gestion de la course et de la sécurité des coureurs. Même le dimanche, les gens utilisent leur voiture pour aller chercher le pain, amener le petit au basket ou déjeuner chez mamie…

    Le parcours actuel emprunte des rues qui contournent cette zone de lotissements et de nombreux accès aux rues du lotissement sont en train de voir le jour. Au lieu d’avoir à sécuriser deux carrefours, nous allons devoir nous préoccuper de quatre nouveaux endroits d’où pourront déboucher les automobilistes sortant de leurs lotissements. Quand on sait combien il est difficile d’avoir des bénévoles je n’ose pas imaginer comment on va s’y prendre dans deux ans.

    Donc, je suis allé en repérage et j’ai essayé de trouver un itinéraire permettant de restreindre au maximum les zones qui nécessitent un ou plusieurs commissaires. Cela m’a fait passer à l’intérieur des lotissements en question afin de mesurer au GPS le peut-être nouvel itinéraire (la course étant officielle, le parcours devra être mesuré par des mesureurs officiels, mais mon estimation donnera de bonnes bases pour se décider) et d’évaluer le nombre de points chauds nous obligeant à positionner quelqu’un.

    J’ai trouvé trois variantes que je proposerai aux membres de mon club. Il reste une seconde zone bientôt en construction qui devrait elle aussi nous contraindre à modifier notre itinéraire. Pour l’instant elle est inaccessible car en cours de terrassement, mais quand les tracés des futures voies de circulation seront faits, je ne manquerai pas d’aller effectuer un second repérage.

    Avec un peu de chance, au printemps 2014 nous pourrons avoir une idée plus précise de ce que donnera l’ensemble du parcours du semi-marathon qu’on souhaite définitif, ou au moins pour cinq ans, durée d’un certificat de mesurage.

    Ce matin, ma petite sortie d’investigation m’aura baladé pendant près d’une heure et quart pour une douzaine de kilomètres. Comme il faisait beau, c’était bien agréable et ça m’a bien détendu avant le semi de demain matin.

     

    2013 Jour 69

    Semi-Marathon d’Orvault au menu d’aujourd’hui. J’ai fait cette course pour la 17ème  fois depuis 1994, elle me servait d’habitude de semi préparatoire au marathon de Nantes. Mais cette année, il n’est pas dans mes objectifs de courir le marathon de Nantes parce que le même jour je serai aux 24 heures de Rennes. Donc je ne me suis pas préparé en conséquence et je ne me suis pas fixé un temps record, loin de là, sauf si l’on considère que je pouvais battre mon record du semi-marathon le plus lent.

    C’est chose faite si je retire de la liste de mes 30 semis celui que j’avais couru afin d’aider un copain à passer sous les 2h pour son premier (nous avions mis 1h58’40). Aujourd’hui, j’ai pulvérisé mon ancien PW (personal worst) avec un chrono de 1h45’17s l’allongeant de presque 6’ (1h39’19 en 2010), ce qui n’était pas un objectif en soi, mais un résultat plus que probable. Le parcours avait été modifié afin, paraît-il, de le rendre moins difficile. Tu parles ! Je n’ai pas senti la différence, il y a juste les côtes qui n’étaient pas aux mêmes endroits que d’habitude et quelques nouvelles portions courues dans des sentiers pédestres assez agréables.

    Mais j’ai aimé.

    Après un échauffement de reconnaissance du début du parcours, en tout 5km en 36’, je me dirigeais vers le départ où de nombreux coureurs étaient déjà en attente. Situé à 50m de la ligne de départ je guettais le starter afin de démarrer mon chrono et mon GPS. Le signal donné, je suis parti, enfin pas tout de suite, ne commençant à bouger qu’après une vingtaine de secondes et franchissant la banderole avec au moins une quarantaine de secondes de décalage. Par la suite, j’ai été coincé dans les embouteillages, dus en partie à la présence de 2000 participants, à la présence d’îlots centraux et de nombreux giratoires et autres virages serrés sur le parcours et aussi, mais on ne peut rien y faire, à la présence de coureurs très (trop) lents positionnés devant, ce qui est gênant et oblige à ralentir, à réaccélérer, à slalomer pour certains ce qui pouvait être dangereux . J’ai effectué une lente et patiente remontée pour me retrouver dans un groupe de coureurs dont l’allure me convenait. 1er km en 6’10, passage au 5ème en 25’42, mais le parcours était assez vallonné au début ce qui explique cette vitesse modérée.

    Une fois dans la campagne, je pensais pouvoir me lâcher un peu, mais mon allure me convenait et je préférais attendre un peu plus tard pour augmenter la cadence, si j’en avais les moyens.

    Quand on fait une course fréquemment, on se retrouve un peu déphasé quand le parcours change et j’avais perdu mes repères, d’autant que le placement de certaines bornes kilométriques était très approximatif, parfois deux km successifs étaient distants de … 1200m et deux autres de 850m. Bon, tous les 5km, le bornage était correct, heureusement, mais je me demande comment on peut arriver à se planter d’autant quand on place les panneaux ou les clous de géomètres. Passe encore une erreur de 20m, mais au-delà de 50m c’est du gros pifomètre.

    Mon temps aux 10km fut de 50’16 puis de 1h15’14 aux 15km. (49’32 pour les 10km entre le 5ème et le 15ème). Il y avait eu quelques reliefs encore, certains faciles à franchir et d’autres un peu moins. De retour vers le site du départ et de l’arrivée, d’autres petites bosses ou longs faux-plats montants puis descendants nous attendaient si bien que je n’ai plus cherché vraiment à me lâcher, préférant ne pas finir à l’agonie. Je me suis tellement bridé avec mes charges d’entraînement et les deux dernières semaines à plus de 100km. Passage au km 20 en 1h40’05 avec une forte mais heureusement courte montée ; il restait les derniers 1100m avec du plat et en consultant mon chrono je voyais que je n’étais pas loin de pouvoir faire moins d’1h45’. J’ai un peu accéléré, trop tard et donc sans pouvoir combler mon retard.

    1h45’17 je m’en contente et ça m’a fait une belle sortie longue.

    La semaine a été assez intense :

    7 sorties dont :

    une compétition ;

    deux séances de rythme à allure semi (en réalité elles ont été faites à l’allure semi que j’aurais aimé suivre mais la réalité du terrain m’a montré que j’étais allé plus vite que ce que j’ai pu tenir sur le semi) ;

    quatre sorties en endurance (entre 1h15’ et 1h45’)

    10h47’ pour 110,5km.

    La semaine qui vient sera sans doute moins fournie, pour récupérer des dernières semaines chargées et parce que la météo qui est annoncée n’est pas très engageante : vent, froid, pluie et peut-être neige.

     

     

    2013 Jour 70

    Une petite sortie de récupération en fin de journée entre deux averses ou parfois sous un gros grain. Mais ça faisait du bien de se dégourdir les jambes quitte à rentrer tout trempé et il m’en aurait fallu plus pour me laisser scotché à la maison. Les rues de mon quartier m’ont servi de décor et j’ai apprécié de le parcourir dans tous les sens. Je peux ainsi observer l’avancement des nouveaux aménagements, des rénovations, des travaux divers…

    Un lendemain de course assez facile contrairement aux autres années, mais même si je n’aurais pas pu aller beaucoup plus vite hier lors de mon semi-marathon, je n’ai pas tapé dans mes réserves. Pas de courbatures ce matin, aucune séquelle, comme s’il s’était agit d’une simple sortie longue – ce qui fut en quelque sorte le cas d’ailleurs.

    1h12’ pour 11,7km, je n’ai pas osé aller m’aventurer dans les chemins, préférant rester sur le bitume des rues, afin de ne pas me retrouver à patauger dans les immenses flaques d’eau et de boue qu’inévitablement les pluies de la journée ont provoquées.

    Demain, sortie en endurance encore car la météo ne sera pas favorable pour faire une séance efficace sur piste. Je la ferai jeudi.

     

    2013 Jour 71

    Et bien ce soir il a fait assez froid et comme le vent en renforçait le ressenti, les 2° devaient correspondre à un bon -5°. Je me suis bien couvert et je n’ai pas souffert lors de la première partie de ce footing, choisie exprès face au vent afin de profiter dans la seconde partie de la poussée qu’il me ferait.

    J’ai suivi mon parcours du tour de la ville par les routes et chemins extérieurs, constatant avec étonnement que certains cours d’eau étaient en crue mais que les chemins s’étaient bien asséchés alors qu’il avait bien plu hier. Mais les agents d’entretien étaient passés par-là et avaient récuré certains endroits afin de faciliter l’écoulement des flaques : il y a une randonnée à la marche, le Tour de Rezé, le week-end  dans une semaine et demie et il faut penser à rendre accessible l’itinéraire dans son ensemble.

    J’ai trottiné 1h25’ à 10km/h de moyenne ce qui me fait une sortie d’un peu plus de 14km.

    Demain matin, je devrais normalement faire une sortie un peu plus longue. S’il ne neige pas ou si la pluie ne s’invite pas, je la ferai, sinon je raccourcirai la séance et me rattraperai une autre fois.

     

    2013 Jour 72

    Quand j’ai débouché dans un cul de sac parce que le chemin que j’avais commencé à suivre était inondé je me suis dit que décidément la nature était capricieuse. Hier, ça passait, ce matin c’était bouché ! Et entre-temps il n’a pas plu. Ce sont les eaux des champs et des fossés avoisinants qui se sont progressivement écoulées jusque-là. Certaines flaques étaient encore gelées car il faisait froid au lever du jour.

    Je décidais donc de changer mon itinéraire et bien m’en a pris car j’ai redécouvert des routes que je n’avais pas fréquentées depuis un moment. Je pris la direction de la campagne.

    La température s’est peu à peu élevée et la sensation de froid a disparu au fil des kilomètres. Seul le vent pouvait parfois être un adversaire contre lequel il fallait lutter, mais sa force était beaucoup moindre que la veille, réduite par la présence de haies bocagères le long des routes et chemins.

    Cette accalmie météorologique a été la bienvenue parce que j’avais craint la pluie et même la neige qui avaient été annoncées par les médias.

    1h46’ de roue libre, avec quelques portions à allure « 100km » et quelques arrêts compris, et 17,8km au total. Un paysage rural dont je ne me lasse pas et comme j’ai une multitude de parcours, j’essaie de me surprendre parfois en en testant des nouveaux, comme celui de ce matin, involontairement.

    Demain, reprise de séances un peu plus orientées vers l’entretien de ma VMA avec un petit travail sur piste dont je déterminerai le contenu selon la forme et la météo.

     

    2013 Jour 73

    Je suis allé faire ma séance de piste juste après le travail, quand le soleil brillait encore et que le vent modéré ne donnait pas encore la sensation de froid qui allait petit à petit s’amorcer au fur et à mesure que le jour allait décroître.

    3 fois 2000m à une allure entre celles, théoriques, du semi-marathon et du 10km soit entre 4’40 et 4’25 au kilomètre. La première série fut engloutie en 9’23 (4’43 et 4’40 pour chacun des deux 1000m). Une récupération réduite à 200m, en 1’40 et je repris la piste pour déguster la seconde série : 4’37 et 4’34 soit 9’11. Un peu plus rapide que la 1ère mais une fréquence cardiaque qui monte moins haut : 146 contre 151. La dernière série, après encore une courte récupération au trot, fut savourée en 8’55 (4’30 + 4’25) et ma FC a réussi à monter un peu pour atteindre 154.

    J’ai trottiné encore une vingtaine de minutes pour finir ma séance de manière tranquille.

    1h17’ pour 13,6km au final. Bonne petite séance de fin de journée.

    Demain, il faut que je trouve une fenêtre de tir afin de placer ma petite séance de récupération de 35 à 45 minutes. Entre midi et deux ? Le soir après l’entraînement des benjamins vers 19h ? Après le repas vers 21h ? On verra, mais l’option de la mi-journée me tente.

     

    2013 Jour 74

    Option midi dans cette journée tirée au cordeau. Bon, le matin avant le travail, par un froid sec, pas encore envie. Donc réveil à l’heure normale pour aller travailler. Fin de matinée, je sors du boulot et monte dans ma voiture, direction la maison et mise en tenue en moins de deux. Départ de mon footing à midi quinze, itinéraire composé essentiellement de chemins, aujourd’hui bien asséchés, un peu de vent frais mais les sensations sont bonnes. Après 40’ et 7km je rentre, me douche, me change et déjeune. Le temps aussi quand même de prendre un petit café pour éviter une velléité d’endormissement et me voilà reparti en voiture vers le travail. L’après-midi passé, je retourne chez moi me rechange pour enfiler ma tenue d’entraîneur et file du côté du stade où mes benjamins vont arriver. Il est 18h, l’entraînement va commencer pour se terminer à 19h30. Ensuite, le temps de ranger le matériel et de rentrer, il est presque 20h. Ouf ! J’avais peur de ne pas avoir assez de temps pour écrire ce 74ème CR de l’année.

    Demain, j’aurai un peu plus de temps, pour courir bien sûr mais aussi pour rédiger quelques lignes de ma sortie matinale.

     

    2013 Jour 75

    Le week-end et l’espoir de pouvoir faire plein de choses, notamment de placer deux sorties longues le matin et des balades en ville puis en nature l’après-midi. C’était sans compter sur ce printemps qui n’arrive toujours pas ou qui nous a tiré sa couverture grise empêchant le soleil de donner un peu de tiédeur au temps.

    J’ai eu de la chance pendant ma sortie de presque deux heures de ce matin : il n’a pas plu, mais il n’a pas fait chaud, ni froid d’ailleurs car j’étais encore bien couvert avec le bonnet et les gants. 5° et du vent, tout pour gâcher la sortie, mais je me suis quand même fait plaisir surtout dans la seconde partie parce que j’ai pu aller à une allure un peu plus consistante que celle, face au vent et vallonnée, de la première partie.

    9,5km pour la première heure et 9,7 pour les 56’ dernières minutes. Au total, 1h56’ et 19,2km, soit du presque 10 à l’heure de moyenne.

    A une heure près, je crois que je n’aurais pu emprunter intégralement le chemin qui longe la Sèvre. Quand j’y suis passé il y avait encore les traces de son retrait ainsi que les laisses de la rivière, branchages, feuilles et autres objets flottants plus ou moins naturels. Le revêtement étant partiellement bitumé, il n’y avait pas de boue sauf à quelques endroits mais rien qui ne m’ait stoppé dans mon footing.

    Une fois la douche prise, la pluie s’est mise à tomber et il y avait aussi de l’orage. J’avais décidément réussi à trouver le bon créneau pour placer ma séance longue. Cet après-midi, la virée en ville se fera avec parapluie ou alors dans un des grands centres commerciaux qui poussent à la périphérie de l’agglomération.

    Demain matin, nouvelle sortie longue avec un peu plus de rythme… sous le soleil ? Sous la pluie ? Dans le vent ? En tout cas, j’y serai et m’adapterai.

     

    2013 Jour 76

    En cette saison d’entre-fin-d’hiver-et-début-de-printemps la grande question quotidienne concerne la météo. J’étais resté hier soir sur l’interrogation quant à la présence de soleil, de pluie ou de vent, voire des trois simultanément.

    Au lever, par les fenêtres du côté Est, le ciel était bleu. La chaussée était humide comme si une averse venait de tomber. Chouette, il va faire beau. Courte joie en contemplant le ciel du côté Ouest. Au loin de gros nuages « giboulesques » pointaient leur panache et vu que le vent semblait assez soutenu je ne prenais pas de risque à prévoir qu’on allait se les prendre sur le coin du nez.

    Bref, je verrais ça après le petit-déjeuner, quand même.

    La lecture du journal concomitante à la prise du premier repas de la journée me permit de laisser passer l’orage ou ce qui ressemblait à de l’orage vu ce qui dégringolait des nuages.

    J’aime bien lire la page des sports le dimanche matin car je suis à l’affût des résultats des équipes et athlètes locaux dans tous les sports. Ainsi, j’ai appris qu’un ancien athlète du club, Yassine, s’était qualifié en cadet pour la finale du championnat de France (3ème meilleur temps) du 400m en salle, à Lyon (je viens même d’apprendre par un SMS au moment où j’écris ces lignes qu’il est devenu champion de France Cadet sur 400m indoor). J’ai lu avec regrets que l’équipe première du club de basket où joue mon fils (il est en équipe 2) avait perdu son match et par la même occasion la première place qui était synonyme de montée en Nationale 2. J’ai dégusté les victoires en volley des équipes de Saint-Nazaire et de Nantes-Rezé qui occupent le haut du tableau dans leurs championnats respectifs et vont peut-être se retrouver en Ligue A la saison prochaine… Petit tour d’horizon comme un rituel immuable avant d’aller à mon tour faire du sport.

    L’averse étant passée, le petit-déjeuner terminé, je me suis mis en tenue pour ma sortie longue avec des fractions à un rythme entre allure marathon et allure 100km.

    Direction plein ouest afin d’avoir le vent dans le nez à l’échauffement et lors de la première fraction de 2000m qui suivra. De plus j’avais un œil sur les nuages à l’horizon et j’estimais que si j’étais chanceux, ils éviteront ma région.

    Une petite demie heure entre 9 et 9,5km/h puis 2000m à 11, suivis de 30 secondes de marche et 2’30 de reprise d’allure pour recommencer une seconde fois 2000m effectués à 11,5km/h puis encore 30 secondes de marche et 2’30 de ré accélération et de nouveau 2000m à 11,7. Une grosse récupération de 8’ effectuée à la marche avec des arrêts pour boire, retirer les graviers de mes chaussures et faire quelques assouplissements – les jambes étaient devenues soudainement lourdes -  et je suis reparti pour 4000m un peu moins rapides car le vent était revenu en partie défavorable ; moyenne : 11km/h. La fin du footing se profilait, à 10km/h, face au vent puis bien abrité, le tout en déroulant tranquillement et en me décontractant peu à peu.

    Ma sortie longue a duré 1h58’, j’aurais pu faire l’effort et passer les 20 km, mais je ne souhaitais pas faire un tour de pâté de maisons pour ça. Donc, 19,7km me suffiront pour aujourd’hui.

     

    Cette semaine fut tout de même assez intense, avec toujours 7 séances, plus de 10h15’ passées à m’entraîner pour un kilométrage de 103km au total. 5 séances d’endurance, dont 1 très courte, 2 moyennes et 2 longues, et 2 séances de rythme avec fractions longues à des allures modérées.

    La semaine qui arrive sera difficile à gérer : travail + réunions de travail + examens d’entraîneur (un en situation et un écrit) + les entraînements des Benjamins (2) et des minimes et cadets (1) + mes propres entraînements et la vie de famille. Je vais devoir jongler avec mes horaires. Mais ça va mettre un peu de piment, ce n’est pas pour me déplaire.

     

     

    2013 Jour 77

    Le temps n’a pas encore eu raison de moi et j’ai réussi à caser une nouvelle sortie en endurance juste au retour du travail qui s’est pourtant terminé une heure plus tard que prévu. 1h03’ et un peu plus de 10km, sous une météo assez agitée, venteuse, avec des giboulées et un relatif froid. J’ai parcouru de long en large un quartier récent, sans pour autant passer deux fois au même endroit, courant principalement sur les pistes cyclables et les voies piétonnes aménagées afin que les nouveaux résidents soient en sécurité. Il était hors de question d’aller tenter de trottiner sur les chemins habituels, sans doute très humides, gorgés d’eau, boueux, en raison des récentes pluies abondantes. C’était une simple petite balade de récupération au début d’une semaine qui sera sans doute allégée en raison du fait que les jours ne durent que 24 heures et qu’il va m’être difficile de trouver de gros créneaux pour m’entraîner, sauf si je venais à raccourcir mon temps de sommeil. Mais comme je ne le souhaite pas car cela serait risquer de me fatiguer à 5 semaines de mon objectif (les 24h de Rennes) je considère que ça sera ma semaine de régénération. Il en faut bien de temps en temps, ce que j’ai tendance à oublier.

     

    2013 Jour 78

    100ème jour de course consécutif et 1347,7km de parcourus. Mon strike prend forme mais peut cesser à tout moment en cas d’emploi du temps trop lourd : par exemple demain j’ai une réunion professionnelle le matin (irai-je courir avant ?) puis en début d’après-midi j’entraîne mes benjamins et me fais évaluer pour l’obtention du 1er degré sauts puis je prends les minimes et cadets pour une séance spécifique de saut en hauteur. Cela devrait m’amener vers les 19h, heure à laquelle je dînerai afin de pouvoir aller courir juste après le repas (si je n’y suis pas allé le matin) ; ça me fera une répétition pour mes 24h (et pourquoi pas faire deux séances ?).

     

    La séance de ce jour a été faite en début de soirée sur la piste par un temps agité mais sec, les averses étant tombées juste avant et juste après. Le vent sur la piste n’est pas un véritable allié mais je sais comment gérer sa présence.

    Ce soir, j’avais prévu de refaire un peu de développement - ou plutôt d’entretien - de ma VMA avec 10 séries de 140m avec 60m de récupération, ce qui grosso modo devait me donner des séquences de 30 secondes de course pour autant de récupération. Je n’ai pas voulu faire des 150/50, la récupération aurait été trop courte, 5 secondes ce n’est pas négligeable. Sur piste, ce genre de séance est assez facile à mettre en place, seule contrainte, le vent que j’avais de face une série sur deux, mais je m’étais arrangé pour qu’il soit le moins favorable seulement au début des 140m, dans le virage où il était le plus fort. La ligne droite qui suivait était un peu abritée par la tribune. J’ai été relativement régulier sur ces 140m, le chrono allant de 31 secondes pour le plus lent à 29 secondes pour le plus rapide. Après un long footing de récupération, 7’, le temps de saluer les autres athlètes du club qui étaient arrivés ainsi que mes collègues entraîneurs, je poursuivis ma séance par 5 fois 300m en « vite-lent-vite » avec 100m de trot lent entre chaque répétition. 100 mètres courus à VMA ou plus, puis 100m à allure soutenue mais moins rapide tout en veillant à bien être relâché et enfin 100m à VMA ou plus. En gros, ça donnait 21 à 22s + 26 à 28s + 21 à 22s pour des fractions courues entre 1’13s et 1’10s mise à part la première où j’eus du mal à trouver la bonne allure (1’19s : 24s/31s/24s).

    Je mis à peine un quart d’heure pour rentrer et éviter de me prendre la saucée qui commençait à déferler juste au moment où j’entrais dans mon lotissement. Ouf ! Pas trop trempé.

     

    2013 Jour 79

    Cela faisait un moment que je n’étais pas allé courir dès le réveil, après avoir quand même pris un café avec deux crêpes au sucre. Je me suis souvenu du temps où je me levais encore plus tôt – 5h30 ou 6h – et que je m’entraînais, parfois sur la piste, à la lampe torche, souvent dans les rues de ma ville, quelquefois dans les chemins quand il faisait assez jour. Il n’y a pas beaucoup de circulation, mais on sent peu à peu que les gens partent travailler et au fil du footing, le flot d’automobiles augmente vraiment très fort. Quand je suis rentré, après 1h03’ de footing tranquille, les gens étaient tous réveillés et le brouhaha de la ville avait remplacé le doux bruit de la nature qui s’éveille.

    10,4km m’ont suffi, surtout que j’avais quelques séquelles de la séance sur piste d’hier.

    J’ai pu ensuite gérer ma journée de travail puis mon examen d’entraîneur en situation. Comme prévu je ne suis rentré chez moi qu’à 19h, mais là, je n’ai pas envie d’en remettre une couche, et je ne ressortirai pas courir une seconde fois, trop fatigué.

    Demain, séance sur piste avec un temps de m… paraît-il. On mettra les bottes et on écopera la piste si nécessaire.

     

    2013 Jour 80

    La pluie qui a rendu cette journée de jeudi assez tristounette s’est plus ou moins calmée en fin d’après-midi et j’ai eu de la chance de n’avoir que quelques gouttes pendant ma séance de rythme sur piste. J’ai choisi au dernier moment d’effectuer une pyramide à 85% de ma VMA sur les distances suivantes : 600m, 800m, 1000m, 1200m, 1000m, 800m, 600m avec une récupération de 200m au trot.

    Le rituel pour m’échauffer passé, je démarrais sur une cadence de 27 à 28 secondes aux 100m et je terminais mes 600m en 2’43s (FC maxi 152). Récup d’1’25s puis le 800m en 3’39s (FC maxi 150) suivis, après la récup (1’35s) du 1000m en 4’32s (FC maxi 152). J’étais plus proche des 27s/100m que des 28s et je sentais que j’avais encore de l’énergie mais je ne souhaitais pas accélérer de trop au risque de ne pouvoir continuer à être régulier. Le 1200m qui marquait la moitié de la pyramide fut couru néanmoins en 5’28s (FC maxi 157) puis le 1000m en 4’26s (FC maxi 156). Il ne restait que le 800m (3’32s FC maxi 157) et le 600m (2’37s FC maxi 158).

    15’ d’endurance pour terminer et je pouvais rentrer me doucher, dîner et … me remettre au travail afin de préparer ma journée de vendredi.

    Total de la sortie : 1h17’ pour 13,3km.

     

    2013 Jour 81

    Journée de fou, au taquet, avec seulement ce soir (il est 23h presque et la France termine son match à la télé sur une victoire 3 à 1) un moment pour rédiger et mettre en ligne la sortie de ce soir.

    J’ai fini mon dîner à 20h45 et suis parti aussitôt pour une petite balade de décrassage de 47’ et 7,7km effectuée le long des grands boulevards ceinturant le cœur de ma ville.

    Il faisait bon, 11°, un peu de vent rafraîchissait l’atmosphère, plus de pluie qui était pourtant tombée dès 17h mais qui a stoppé quand elle m’a vu me mettre en tenue, un peu comme hier. A ce niveau, j’ai eu du bol.

    Demain matin, sortie d’1h30 en endurance puis je file au centre d’examen passer mon écrit d’entraîneur de spécialité sauts, après avoir été, mercredi dernier, observé en situation avec mes benjamins. Après seulement je pourrai penser que c’est le week-end.

    2013 Jour 82

    Ce matin, j’avais un peu plus de temps qu’hier pour placer ma sortie longue d’1h45’ et j’ai eu le plaisir d’avoir enfin du temps printanier, même si la température n’est pas montée au-dessus de 10°. Plus de bonnet, plus de gants, simplement le coupe-vent-on-ne-sait-jamais et un petit sweat-shirt par-dessus le t-shirt. Bon, j’avoue avoir aussi mis le collant. La direction choisie fut inverse à celle de d’habitude concernant ce parcours. Aujourd’hui je voulais mettre le plat d’abord et le relief dans la seconde partie.

    Donc j’ai rejoint les bords de Sèvre en trottinant tranquillement et profitant de la descente qui y menait. Une fois sur le chemin de halage qui n’en est pas un au début, j’ai trouvé mon allure : 10 à 10,5km/h. Je me suis amusé à compter le nombre de foulées que je faisais pendant 1’, drôle de jeu vont dire certains, et à 9,5km/h j’en ai fait en moyenne 168 (longueur 0,94m), puis à 10km/h j’en ai compté 164 (longueur 1,01m), soit très peu de variations de la fréquence. L’amplitude a donc bougé un petit peu et quand j’ai fait ce test sur la piste, jeudi soir, à 13,5km/h, j’étais à 160 foulées par minute (longueur = 1,40m). Cela me donne quelques pistes exploratoires pour des exercices de foulée, mais je veux quand même conserver la foulée la plus « naturelle » possible, la plus économique plus précisément, ce qui est une composante importante de la course de longue distance.

     Sur la partie vallonnée, je n’ai pas refait le comptage de la foulée, mais je le ferai certainement afin de tester plusieurs façons de monter les côtes : fréquence supérieure et amplitude moindre, ou mêmes amplitude et fréquence ou amplitude supérieure et fréquence moindre. Je prendrai le cardio fréquencemètre pour évaluer les modifications du rythme cardiaque selon les situations.

    Au retour de ma sortie, 17,6km en 1h45’, je me suis dépêché de manger puis je suis allé passer la partie écrite de mon examen d’entraîneur spécialité sauts. Ce n’était pas facile, on verra les résultats.

     

    2013 Jour 83

    Ce matin il y avait du monde sur les sites dédiés à la course à pied ou à la marche. Ma ville organisait, comme tous les ans, son « tour » à la marche sur les chemins que j’ai l’habitude de suivre en proposant deux circuits, l’un d’une dizaine de kilomètres et l’autre faisant le double. J’ai préféré éviter d’y faire ma séance car je pense que j’aurais été gêné par les nombreux groupes qui se sont formés et qui prennent toute la largeur des voies de circulation pour randonner en discutant.

    Le plan de secours consistait à faire ma séance le long de la Loire sur une piste mixte cyclistes-piétons, voire triple car de nombreux athlètes en rollers s’y entraînent aussi, jusqu’au pont de Bellevue à Basse Goulaine où je devais faire demi tour et reprendre le chemin inverse pour rentrer.

    Mes 3 premiers kilomètres pour quitter ma commune ont été courus à un rythme tranquille d’échauffement, environ 9,5 à 10km/h puis je démarrais mes 14km non stop (7 aller jusqu’au pont puis autant au retour) à environ 70% soit entre 11 et 11,5km/h. J’en profitais pour calculer comme hier ma fréquence gestuelle : 90 foulées pour 100m (longueur = 1,11m), cadence 168 à 172/minute.

    Je pourrais presque me créer un théorème personnel : 10 foulées (en mètres)= vitesse en km/h. Il y a une forte corrélation pour mon cas personnel, même si la piste a tendance à « allonger » un peu la foulée, en raison de son coefficient important de rebond si on peut nommer ainsi la souplesse du tartan.

    Je n’ai pas eu de difficultés à maintenir l’allure sur ces 14km qui m’ont pris 1h14’ (passage à mi-parcours en 37’30s) et la maigre différence est due au vent faible que j’avais de face à l’aller et de dos au retour. Je ne suis pas monté en FC, restant dans la fourchette 130/140 avec quelques pics jusqu’à 147 maximum. Sur cet itinéraire il y avait beaucoup d’autres coureurs, le marathon de Nantes étant dans 4 semaines, on s’active pour faire des sorties longues, souvent en groupe, d’autres étaient à VTT ou avec leur vélo de course et sur une belle portion bitumée de plus de 2000m de long, il y avait les rollers.

    Tout le monde cohabite sans gêner les autres et c’est très sympa.

    Ma sortie a duré 1h53’ et j’ai fait 20,4km dont 14km en 1h14’ (à 11,35km/h).

    Cette semaine ne fut pas facile à négocier en raison d’un emploi du temps assez débridé, mais j’ai réussi à faire mon programme pratiquement sans modifier beaucoup de choses :

    7 séances dont 4 en endurance (3 courtes et 1 longue), 1 de VMA Courte, 1 de VMA longue et une d’allure (à 70%) entre marathon et 100 km.

    8h55’ pour 90,4km. Cela me suffit.

    La semaine prochaine sera du même style je crois et les séances seront du même genre. 

    à+Fab******€


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  • ... ou "Le journal de bord de l'année 2013 d'un coureur d'ultra"

    2013 Jour 1

    Pour cette première sortie de l'année, j'ai fait le tour de ma ville en répérage des boulangeries ouvertes. Vu que je m'étais couché tard la veille, après le réveillon passé à la maison, je suis sorti en fin de matinée pour aller me dégourdir les cannes et sachant que pour le déjeuner nous avions des invités que je devais aller chercher à l'aéroport - pas celui de Notre Dame des Landes, mais l'autre, celui qui fait passer des milliers d'avions au-dessus de chez moi - il fallait que je sois efficace et que mon parcours puisse me laisser le temps de me doucher puis d'aller acheter le pain et enfin de faire le taxi une fois l'avion arrivé, atterrissage prévu pour 13h.

    Une grosse équation que j'ai résolue assez facilement, rencontrant pas moins de 9 boulangeries dont 5 ouvertes en cette fin de matinée de 2013. Et encore, je n'ai pas sillonné la ville entière car j'en aurais trouvé encore d'autres, mais j'aurais raté l'avion. D'ailleurs, ça me fait penser qu'il faudrait que je me fasse une sortie spéciale "la tournée des pains" ou un truc dans le genre. Certaines boulangeries, plus réputées que les autres, avaient une longue file d'attente sur leur trottoir. Je me demandais s'il y allait avoir encore quelque chose à acheter si je ne me dépéchais pas.

    Lors de cette première sortie de l'année, d'une heure pour un peu plus de 10km (pour les amateurs de chiffres : 1h00'15" pour 10,240km), je ne ressentais plus aucune des douleurs qui m'avaient gâché un peu la fin de 2012. Certes, je n'ai pas non plus appuyé sur le champignon, je suis juste resté en endurance. Ma FC, sorte de compte-tours n'est pas montée au-dessus de 144, et encore, ce fut en début de sortie, quand l'organisme se demande encore pourquoi il est sollicité un jour férié. Mais une fois dompté, tout est rentré dans l'ordre et la moyenne de la cavale fut de 132 bpm, ce qui est un peu haut mais, vu le surpoids actuel du coureur, totalement justifié. Perdre 3 à 4kg d'ici fin janvier me paraît un objectif difficile mais pas irréalisable : donc comme j'aime la difficulté, voilà ma première résolution de l'année, enfin la seconde puisque la première fut d'aller courir par ce beau dimanche matin. En fait, ça ressemblait à un dimanche matin sauf que c'était un mardi.

    La douche prise, j'enfilai rapidement ma tenue du dim... du mardi puis je fonçai à la boulangerie la plus proche, où il y avait la queue quand j'étais passé devant en footing mais où il n'y avait plus de queue et ... plus de pain non plus. Argggh ! Vite, direction la suivante ! Oui, mais le pain n'y est pas terrible, alors je déboulai à la troisième, grattai au sprint, une fois la voiture garée, deux petites dames qui s'y dirigeaient en papotant. Ouf ! Il restait assez de pain sauf si un des clients de devant achetait tout le stock, ce qui a bien failli arriver quand deux jeunes s'emparèrent des 10 "pains de deux" qui dormaient dans la banette du boulanger. Mais à côté il y avait des baguettes "tradition", une coûtant deux "pains de deux", ce qui les avait dissuadés. Tout en faisant la queue, je reçus un texto qui m'indiqua que l'avion avait atterri et je me dis qu'en 10 minutes je serais à l'aéroport, même sans me presser. Et oui, c'est qu'il est tout à côté de chez moi le bougre, si près que les avions passent parfois dans ma chambre la nuit !

    Quel timing ! Je suiis arrivé à l'aéroport, me suis garé, ai rejoint le hall des arrivées et je récupérai mes invités en provenance de Barcelone qui venaient tout juste de descendre de l'appareil.

    En tout cas, cette sortie longue de 2h, footing compris, m'a réveillé totalement et mis sur de bons rails pour cette année nouvelle 2013.

    Et demain ? Demain deviendra bien assez vite aujourd'hui alors, à chaque jour sa peine, son pain et son plaisir... (*)

    (*) Conclusion piquée à Pierre Delye, La Grosse Faim de P'tit Bonhomme (éditions Didier Jeunesse)

    Bonne année à tous.

    à+Fab******€

     

    2013, Jour 2.

    Au lendemain du « jour du pain » j’ai effectué ma première séance sur piste de 2013 hier matin sous un beau soleil malgré une température assez fraîche au réveil (2°). Le ruban rouge du couloir 1 de la piste à 6 couloirs rien que pour moi, j’allais pouvoir faire mes 12 fois 200m à VMA sans être gêné par d’éventuels autres coureurs.

    L’échauffement d’une durée d’environ 25’ consistait dans un premier temps à rallier le stade depuis chez moi, 2km à allure tranquille sur les larges trottoirs de mon quartier puis dans un second temps à effectuer sur la piste quelques déboulés sur 100m, accélérations progressives en mode relâché qui devaient  m’amener au départ de mon premier 200m assez chaud et pas trop entamé. J’avais prévu une récupération un peu plus longue que nécessaire, 100m en une cinquantaine de secondes de trot, mais comme je n’en suis qu’à la phase de reprise du travail de développement de la VMA je ne voulais pas me cramer. Ça viendra bien assez tôt. J’ai été régulier, tournant entre 44,2 et 45,3 secondes et récupérant environ 55s. La douleur à mon ischio gauche s’est peu à peu réveillée ne me ralentissant pas mais m’obligeant à ne pas chercher à aller plus vite. En comparant avec la même séance effectuée l’an dernier j’ai vu que mon allure a été moins rapide d’une seconde en moyenne (44,7s contre 43,7s). Mais au niveau poids je dois avoir 2 à 3kg de plus qu’en janvier 2012 ce qui explique cette allure moindre. Les deux kilomètres de récupération sur la piste avant les 2 autres pour rejoindre mon domicile me permirent de dompter la douleur et de finir en mode tranquille comme j’avais commencé. Au total, j’ai couru 1h12 pour une distance de 11,6km. J’avais mis mon cardio et quand j’ai relu la séance une fois rentré et douché, j’ai vu que j’étais monté jusqu’à 168 pulsations ce qui n’est pas trop mal, ma FC maxi actuelle étant de 174, et ce n’est pas facile de l’atteindre sur des séries de 200m, trop courtes. J’avais perdu l’habitude de « monter dans les tours » (pas les immeubles bien sûr) et ce genre de séance ça débride un peu le diésel que je suis devenu.

     

    2013 Jour 3

    Ce matin, sortie de durée moyenne (pour moi) d’1h37 pour un peu plus de 15km. Allure de sénateur, toujours diésélisé, sur les routes et chemins des environs, choisis spécialement pour leur faible fréquentation et pour la variété des paysages rencontrés. Il faisait gris et entre frais et doux. Ma tenue, prudente, composée d’un collant, d’un T-shirt, d’un sweat shirt, d’un coupe vent léger et d’un bonnet s’est avérée être un peu trop chaude mais tant pis, j’ouvrirai les fermetures éclair quand je serai échauffé. Les Mizuno que j’avais choisies aujourd’hui, datant de mai 2011 avec plus de 1200km au compteur et que je remettais après un long moment de placard, semblaient avoir une bonne tenue et je ne ressentais presque plus les séquelles de l’entraînement sur piste de la veille qui s’était terminé par un réveil des douleurs à un ischio. Certes, j’étais prudent et en sous allure, prenant soin de bien dérouler le pied afin de ne pas subir le sol mais de l’utiliser. J’ai choisi un itinéraire que je prends souvent, comme ça j’y ai des points de repère et aussi de petites côtes que j’apprécie car elles m’obligent à monter les genoux pour bien attaquer la montée.

    J’ai pu apprécier la décrue de la Sèvre qui m’a permis de suivre le chemin qui la longe sans avoir à mettre les pieds dans l’eau et j’ai aussi évité de prendre l’itinéraire bis le long de la route principale.

    En tout cas, belle petite sortie avant la séance de fractionné de demain.

     

    2013 Jour 4

    Comme annoncé hier, aujourd’hui c’était ma séance de piste, la même piste qu’avant-hier, celle où je m’entraîne et où j’entraîne mes benjamins ! Je suis parti de chez moi comme d’habitude pour rejoindre le tartan (2km) où j’ai commencé à faire des accélérations sur 50m afin d’enchaîner sur ma séance assez bien échauffé. J’avais prévu un travail de développement de la VMA en pyramide : 100m puis 150m, 200,  250, 300, 250, 200, 150 et 100 pour finir, avec une récupération encore assez longue de 100m effectuée au trot. Mes temps déterminés sur la base de 22,5s/100m (soit à VMA) ont été tenus et j’ai donc adoré cet entraînement de fin de matinée alors que le temps était la copie de celui d’hier, tout gris mais pas froid ni venteux. Quand j’ai fini ma pyramide, j’ « avais encore faim » et je me suis rajouté 5x100m relâché (entre 21,8 et 20,7s) que j’ai hésité à faire sur pelouse et cela me rassura quant aux douleurs ressenties lors de la précédente séance de piste. Je suis monté jusqu’à 170 au niveau cardiaque, même pas atteint les 100% (174 actuellement). J’ai même pris du plaisir à rentrer en allongeant le parcours et en faisant une reconnaissance d’une partie de celui que j’emprunterai demain.

    Ce week-end, deux sorties en endurance, une moyennement longue et une autre relativement longue. On verra selon les sensations et la météo.

     

    2013 Jour 5

    Aujourd’hui, le footing que j’aurais aimé faire ce matin a été programmé en fin d’après midi parce que je devais coacher mes benjamins lors de leur compétition en salle, le premier tour des Equip’Athlé. Aujourd’hui, c’étaient les sauts. Et je ne suis pas déçu parce que l’un d’eux a terminé 7ème du concours de longueur et 2ème au triple saut ce qui fait qu’il est vice champion départemental. Un autre jeune athlète du club faisait ses premiers pas en compétition et un peu intimidé, pas encore habitué aux prises de marques ni aux planches d’appel  à 2m du sautoir,  ni à gérer sa course d’élan et sa prise d’appel, ni sa réception dans le sable, il a sauté sans être relâché mais il a été classé ce qui compte le plus pour lui. Il pourra participer au second tour dans deux semaines où il y aura du sprint sur 50m et du lancer du poids.

    Ravi de leurs performances, je pouvais rentrer chez moi et me préparer à faire mon petit tour en endurance. Le parcours est celui que je fais le plus souvent et j’y ai de nombreux points de repère pour évaluer mon allure. Après 800 de route, je pars sur du sentier bien entretenu même s’il persiste des endroits boueux qui m’obligent à … sauter en longueur pour ne pas mouiller mes runnings. Après les 4km de ce chemin, je longe une voie ferrée quasi désaffectée puis je reviens en longeant la Loire (au niveau de Trentemoult, petit port de l’estuaire nantais situé sur ma commune, Rezé). Après un contournement d’un centre commercial, je reprends en sens inverse le chemin qui me ramène vers chez moi. J’ai fait un peu de rab car j’avais de bonnes jambes et j’ai stoppé mon footing après un peu plus de 1h30 pour 15km à peine. Le temps gris m’a encore accompagné, mais il ne faisait pas froid ce qui a fait que j’ai croisé de nombreux chiens qui promenaient leurs maîtres, heureusement bien tenus en laisse. Quelques enfants apprenaient à faire du vélo pendant que papa ou maman poussaient le landau du petit frère ou de la petite sœur. Ambiance bien sympathique d’un samedi après midi de fin de congés scolaires.

    Demain, dimanche, je ne fais pas les départementaux de cross, pas envie de me salir (lol), mais sortie longue à la place.

     

    2013 Jour 6

    La sortie longue programmée s’est bien passée, je me suis même permis (ça , ce n’était pas prévu) de faire deux fractions de 4km puis 5km à un rythme plus soutenu d’environ 70 à 75% de ma VMA après 25 minutes de course tranquille. Je pus profiter de la route peu fréquentée en milieu de matinée dans la campagne environnante. Les haies clairsemées, les fossés gorgés d’eau, quelques animaux paissant dans les prés, les petites forêts et leurs teintes tirant vers le marron composèrent mon paysage malgré la grisaille, sonorisé parfois par des coups de fusils des chasseurs et les aboiements des chiens. Ce sont tous ces éléments qui m’ont donné envie d’allonger un peu la foulée. Puis ce fut la traversée de quelques hameaux et nouveaux lotissements aux abords d’un village avant de reprendre la direction de mon domicile. Je croisai quelques vététistes profitant eux aussi de la grosse gadoue submergeant les chemins et empruntant parfois la même portion de route bitumée que moi quand les chemins étaient trop inondés. Lorsque j’atteignis la zone industrielle de l’aéroport, déserte ce dimanche matin, ce fut le moment où je décidais de ralentir pour finir tranquillement dans les faubourgs de ma ville et enfin sur le chemin où j’avais fait du rab hier.

    Au total, ma sortie dépassa les 18km pour un peu plus d’1h45 de course. Pas de douleurs, le cardio qui n’est monté qu’à 155 au plus fort de mon allure marathon, la semaine se finissait bien.

    7 sorties, 93km en un peu plus de 9h30, dont 2 séances de développement de la VMA, 1 d’entretien et 4 d’assimilation. Voilà, c’est bien reparti pour cette année 2013 où mes objectifs restent les 100km, les 24h et la Transe Gaule que je ferai pour la 7ème fois.

    Après la TransEurope, ce menu sera tout à fait digeste pour peu que je me tienne aux plans prévus.

    A suivre …

     

     

    2013 Jour 7

    Temps gris et frais (5°), ce matin, petit footing-promenade d’1h20 rien que pour le plaisir et aussi pour digérer la séance de la veille et préparer celle de demain (12x300m à VMA). Allure tranquille, chemins pas trop boueux, personne d’autre que moi. Le premier jour de la seconde semaine de l’année, celle de la rentrée des congés d’hiver, a rendu mon parcours désertique. Mes 12,8km ont passé comme un bon film, pas eu le temps de m’ennuyer. Le décor bucolique, champêtre, où la végétation encore en sommeil n’attend qu’un signal pour se réveiller, comme les mimosas par exemple, mais attention, un coup de gel et tous les bourgeons pourraient dépérir. Mes seuls compagnons, les oiseaux que je fais fuir quand ils entendent les craquements des branchages sous mes pas.

    Encore une journée qui a bien commencé, une fois la douche prise.

    Demain, séance de développement de la VMA sur la piste.

     

    2013 Jour 8

    Toujours le même temps gris et la température aussi fraîche que la veille pour m’accompagner lors de ma séance de piste en ce milieu de matinée. 12x300m entre 95% et 100% de ma VMA étaient prévus avec une récup de 100m, bien commode quand on fait sa séance sur piste : toujours le même point de départ, les repères aux 100, 200 et 300m pour la fin de la fraction. Quand on sait lire les lignes d’une piste d’athlétisme c’est facile de s’y retrouver. La récupération en trottinant et rebelote, on repart pour la seconde fraction et ainsi de suite. Ma petite bouteille d’eau était placée quelques mètres après l’arrivée au cas où j’aurais eu envie de boire ce que j’avais prévu de faire toutes les trois répétitions.

    Parti prudemment, 1’13 pour la première, j’ai augmenté légèrement la cadence au fil des 300m pour tourner sur les plus rapides en 1’10. Je suis encore loin des 1’06/1’07 mais ce n’est pas l’objectif à court terme. Je pense que sur les 100 premiers mètres je suis un peu trop rapide (22 à 23 secondes) et ensuite je dois gérer pour finir relâché. Je préfère ça à la gestion inverse où je ne maîtrise pas mon allure finale et où je ne suis plus assez bien coordonné avec  beaucoup de gestes parasites qui font monter la FC. Lors de cette séance, je suis monté à 167 (96% FCM) et qu’à partir de la 9ème répétition.

    Le bilan global de cet entraînement est positif.

    Maintenant place à l’assimilation avec une sortie en endurance programmée demain.

     

    2013 Jour 9

    Pile je pars vers la gauche, face vers la droite, à moins que ce ne soit le contraire, peu importe, je suis parti par la gauche, c'est-à-dire à gauche en sortant de mon domicile. Le parcours, défini au feeling, m’a mené dans les chemins qui longent la Sèvre, cours d’eau se jetant dans la Loire, sur un revêtement très propre, pas boueux, quasiment désert mis à part des groupes de marcheurs profitant de l’atmosphère de ce mercredi matin frais et gris, ainsi je pouvais alors ne me concentrer que sur mes pensées. De temps à autres je jetais un coup d’œil sur le chrono, geste presque inutile tant je me connais et que j’arrive à deviner depuis combien de temps je cours et quelle distance j’ai parcourue. Le seul truc imposé : ne pas attendre d’avoir soif pour boire et donc j’ai un rituel qui fait que je prends une gorgée de ma bouteille tous les quarts d’heure.

    Mes pensées donc étaient orientées sur le programme que j’allais proposer aux benjamins que j’entraînerai l’après-midi : footing de mise en train où l’on en profite aussi pour papoter afin de ne plus avoir à le faire pendant la séance ; un petit jeu avec ballons pour chauffer encore un peu plus l’organisme ; les gammes, obligatoires pour leur apprendre les gestes corrects de l’athlétisme notamment le travail du pied et celui de la foulée (talons fesses, montées de genoux, jambes tendues, foulées de sioux (cloche pied alterné), foulées bondissantes, pas chassés, pas croisés latéraux, etc… ). Le plus dur là dedans, c’est de donner des consignes claires et de savoir joindre le geste à la parole. Or, comme modèle, je ne suis pas au top de la technique ! Après ces gammes, je leur proposerai des petits jeux de sprint sur 20m maximum. Suivront deux ateliers techniques, l’un de lancer du poids, l’autre de réglage et d’utilisation des starting-blocks avec quelques départs « sous les ordres » comme en compétition. En fin de séance des relais longs afin de leur rappeler que dimanche prochain il y aura les départementaux de cross jeunes. On finira par quelques étirements basiques et normalement ce sera l’heure de les rendre à leurs parents.

    Le temps d’échafauder tout ce petit programme, que j’avais décidé de noter sur un « aide-mémoire » à mon retour, et les kilomètres ont défilé, ainsi je me retrouvais sur une route que je savais tranquille et je me laissais guider par mon pilote automatique jusqu’à chez moi. Un peu plus d’1h30 pour un peu moins de 15km, ma sortie de récupération était déjà finie, mais comme j’avais du boulot après, je suis allé prendre ma douche et je me suis dépêché de préparer mon aide mémoire ainsi que la liste du matériel dont nous allions avoir besoin.

    Encore une sortie pleine de plaisir avant celle de demain, qui sera sans doute tout aussi plaisante, au choix entre sortie longue et séance de variations d’allures : 4 ou 5 x (1000m à vitesse marathon + 200m à 90/95% VMA), sans récupération entre chaque série. Cette séance s’effectuera sur piste, plus facile pour faire les réglages d’allures.

    A+

     

    2013 Jour 10

    Vu la météo du matin, ciel gris mais clair et pas ou peu de pluie – juste un léger crachin qui va vite cesser – température plus douce que les jours précédents, j’ai décidé de suivre le plan B, celui de la séance de variations d’allures. Je gardais la sortie longue pour le lendemain.

    Je me suis fait plaisir et j’ai tenu les chronos fixés (bien sûr pas fixés au pifomètre, il y a quand même une logique dans leur détermination).

    La séance a débuté par 25 minutes de footing lent agrémenté de quelques accélérations au feeling une fois que je suis arrivé sur la piste, en suivant toujours le même rituel. Par la suite, je devais enchaîner 5 fois consécutivement, sans repos intermédiaire, 1000m courus à 80% de ma VMA et 200m courus à 90% de cette même VMA. Mon aide mémoire indiquait entre 5’ et 4’50 pour les 1000m et entre 50 et 48s pour les 200m. J’ai été régulier sauf lors du premier enchaînement où je suis allé un peu plus vite, sans doute parce que j’étais frais et pas encore calé sur la bonne allure :

     4’40 / 47s / 4’50 / 49s / 4’50 / 49s / 4’51 / 49s / 4’49 / 48s.

    Ma fréquence cardiaque n’est pas montée très haut lors des 4 premiers enchaînements, se stabilisant aux alentours de 155/157 pulsations par minute sur les 1000m et 163/164 à la fin des 200m. C’est quand, la fatigue aidant, j’ai dû piocher un peu qu’elle a légèrement augmenté pour passer à 160 sur le dernier mille puis 166 et 170 au maximum sur le dernier 200m.

    Une fois le travail accompli, je suis resté quelques temps sur la piste pour récupérer en trottinant puis j’ai repris le chemin pour rentrer me doucher.

    Au total, j’ai couru 1h15 et j’ai fait 13km.

     

    2013 Jour 11

    Tiens, enfin le soleil ! Ce matin pour la première fois de l’année le soleil a daigné percer les nuages et ça tombe juste le jour où j’ai prévu une sortie longue de 20km ! Le pied quoi. Malgré la température un peu moins élevée que la veille, 4° au lieu de 10°, ma sortie se présentait bien. J’avais comme bagage deux bouteilles d’eau sucrée à l’orangeade pour l’une et à la grenadine pour l’autre, mon MP4, une barre de céréales en cas de fringale et un gel énergétique de secours.

    La petite brume résiduelle du milieu de matinée donnait des allures de film fantastique à mon footing quand je longeais la Sèvre : des silhouettes noires en contre jour – j’étais face au soleil – qui au fur et à mesure que je m’en rapprochais se précisaient et me laissaient découvrir tantôt un homme et son chien tantôt une femme poussant un landau ou encore un petit groupe de randonneurs. Quand je quittai le chemin de halage pour rejoindre la route, celle-ci en légère montée et encore humide reflétait le soleil et pendant quelques dizaines de mètres je regrettais de n’avoir pas pris les lunettes de soleil. Cet intermède éblouissant passé, je continuais sur mon rythme d’environ 10km/h et empruntais une partie de la rocade me menant sur un autre chemin un peu plus technique celui-là car ayant conservé quelques parties spongieuses.

    Je dus rentrer pour me doucher alors que j’aurais pu continuer à courir encore une heure au moins, mais j’avais du travail qui m’attendait après le déjeuner… et il fallait en garder un peu pour le lendemain.

    Bilan : 2h05’ pour 20,6km, hydratation toutes les 15 minutes en marchant 30 secondes.

     

    2013 Jour 12

    Le temps de ce matin est très différent de celui d’hier et quand je me lève je me dis que ma séance allait être arrosée si par malchance je me payais une de ces averses à caractère « giboulesque ». La température fraîche, 4°, m’obligea à enfiler un coupe-vent imperméable par-dessus mon sweat-shirt.

    J’ai attendu avant de m’élancer que les dernières gouttes de la précédente averse aient fini de tomber puis je commençais mon footing. 3km ou un peu plus pour rejoindre un parcours de 3km en une boucle que j’aurais à faire deux fois à allure marathon avec une courte récupération entre les deux tours.

    Les sensations étaient bonnes au lendemain de ma sortie longue de deux heures et  le cardio ne montait pas beaucoup, entre 120 et 128, sauf lorsque je décidais de faire deux ou trois accélérations légères en côte.

    Le premier tour à vitesse marathon, calculé pour durer un peu plus de 15’ (cadence prévue 5‘10/km), est passé de la meilleure façon qui soit, les sensations étaient bonnes, le temps restant sec et la circulation automobile très faible – j’ai croisé trois voitures au grand maximum et autant ont dû me dépasser. Bilan à la fin de la première série : 15’16s avec la Fc qui n’est montée que jusqu’à 149 et qui est restée calée entre 143 et 149 durant les 3000m. un peu de récupération afin de prendre le départ de la seconde répétition qui elle aussi s’est bien passée, à une vitesse un peu supérieure à la première : 14’46s soit un tempo de 4’55/km et une FC montant au grand maximum à 154, oscillant entre 144 et 154 sur le tour. Les averses ont attendu que je sois sur le chemin du retour pour se réveiller mais peu m’importait, la séance avait été menée à bien dans de bonnes conditions.

    Au final, ma séance aura duré 1h13’ pour 12,7km.

    Demain, place à la récupération avec uniquement un petit footing de 45’ à 1h.

     

    2013 Jour 13

     La panoplie météorologique de la semaine fut complète avec l’épais brouillard qui a enveloppé mon parcours de ce matin. Les chemins étaient un peu plus humides que ces derniers jours et par endroits il fallait effectuer un bond afin de ne pas mettre les runnings dans l’eau et la boue. De la récupération, de la régénération, du plaisir, tels étaient mes objectifs de la sortie de ce dimanche matin. 1h pour à peine 10km, la séance fut agréable, je n’ai même pas ressenti le froid malgré le brouillard et les 1° de température.

    De toute façon, je ne pouvais pas trottiner trop longtemps parce qu’à midi je devais accompagner mes jeunes athlètes aux départementaux de cross. J’eus la surprise de voir que le brouillard se levait au fur et à mesure que je me rapprochais du site du cross situé à Paimboeuf à l’embouchure de la Loire et un beau soleil nous y attendait. J’ai fait faire à mes jeunes un tour de reconnaissance en marchant afin de repérer tous les éventuels pièges et difficultés et aussi afin de voir si les pointes étaient vraiment obligatoires. Ensuite je les ai échauffés en trottinant avec les benjamines d’abord puis avec les benjamins. Cette année, les deux groupes sont homogènes – je n’ai plus la petite athlète de l’an dernier qui avait gagné les titres départementaux puis régionaux mais j’ai pu présenter deux équipes complètes - et ils s’en sont sortis honorablement, se qualifiant pour les régionaux.

    Voilà encore une belle journée d’athlétisme qui conclut une non moins belle semaine d’entraînement :

    7 séances, 9h50’ d’entraînement et 96,4km.

     

    2013 Jour 14

    Programme prévu : sortie en endurance d’1h15’ à 1h30’ principalement sur terrain souple avec comme objectif de courir relâché et le plus régulièrement possible, donc sans accélération ou changement de rythme. J’ai respecté mon plan de marche et comme j’avais mis le cardio, j’ai pu enregistrer mon rythme cardiaque. C’est un parcours que je fais régulièrement, ainsi j’aurai des éléments de comparaison et pourrai vérifier la portée positive ou négative de mon entraînement en consultant les données déjà enregistrées sur ce parcours ou celles que je ferai plus tard dans la saison.

    Aujourd’hui, sur les 13,6km de mon parcours qui comporte quelques courtes côtes j’ai mis 1h21’ et j’ai tourné à 126 pulsations de moyenne avec un « pic » à 140, sans doute lors d’un des petits raidillons qui truffent mon itinéraire.

     Demain, une séance de VMA Courte, sans doute 16x150m sur piste, est prévue. J’espère que la météo sera au moins aussi belle qu’aujourd’hui, c'est-à-dire ciel gris et fraîcheur (2°).

     

    Cet après-midi, je suis retourné voir mes anciens élèves et je leur ai fait une mini conférence sur la TransEurope que j’ai terminée il y a déjà deux mois et demi. Les enfants m’avaient envoyé beaucoup de messages d’encouragement et aujourd’hui je leur ai présenté un diaporama suivi d’un long échange sous forme de questions-réponses. Ils ont été impressionnés de savoir que leur ancien prof avait fait la traversée de l’Europe, surtout quand ils ont vu ce que ça donnait sur le planisphère.

    J’ai peut-être suscité des vocations, certains me demandant à partir de quel âge on pouvait faire cette course. Ils ont été assez surpris de constater que le plus jeune des coureurs avait 37 ans et que plus des trois-quarts avait dépassé la cinquantaine (certains avaient 70 ans et plus).

     

    2013 Jour 15

    Ciel bleu, vent léger mais frais, de bonnes jambes au réveil, une grosse envie d’en découdre une fois de plus avec la piste : séance de VMA Courte 16x150m avec une récupération « normale » cette fois-ci de 50m en 30s et non plus 100m, trop longue. Les 150m ont été faits entre 33,3s et 31,3s (la moyenne des 16 étant de 32,5s) et au niveau cardiaque je suis monté à 169 au maximum avec une redescente jusqu’à 149 au plus bas. Donc pendant 16’ environ je suis resté dans cette fourchette.

    Au total, j’ai couru 1h15’ pour 12km, échauffement et footing de récupération compris.

    Demain, c’est mercredi folle journée où après ma sortie du matin (1h30’ environ) je serai à nouveau sur la piste mais en tant qu’entraîneur cette fois avec deux groupes à gérer, d’abord mes benjamins puis ensuite des minimes et cadets que j’entraînerai en sauts (longueur et hauteur). Passionnant, mais prenant car la préparation de ces séances, collective pour la première et individualisée pour la seconde, nécessite beaucoup de temps. Après, viendra le moment du bilan pour préparer les séances suivantes et continuer de progresser vers les objectifs déterminés en début de saison.

     

    2013 Jour 16

    Ciel gris, pluie froide, vent modéré, la sortie en endurance ne s’annonçait pas très facile, mais il m’en faudrait plus pour que je reste enfermé. Donc après le petit déjeuner, vite fait l’enfilage de la tenue avec deux coupe-vent l’un sur l’autre, un bonnet et des gants pour la température proche du zéro et sans hésitation j’ai pris la route où les flaques d’eau étaient omniprésentes. Au bout de quelques hectomètres, j’étais chaud et mon rythme tranquille ne m’empêchait pas de jouer à saute-flaques, il suffisait que j’anticipe la zone à franchir et après un bon appel j’esquivais l’eau. Parfois, ça ressemblait à du multi bonds un peu comme ce que je fais faire à mes jeunes athlètes. Dans les portions en côte ou en descente, plus de flaques mais des rigoles voire même presque des petits torrents, formés par l’écoulement canalisé par les bordures de trottoirs, qui avaient envie de traverser la route. Les parties chemin de mon parcours étaient très difficiles à négocier et je décidais donc de rester sur le bitume. Ça change de se concentrer sur la foulée et les sauts d’obstacles par rapport aux autres sorties où j’ai le temps de regarder le paysage et de penser à tout un tas de choses.

    Quand je suis rentré, après 1h30 de footing et 14,6km, j’étais quand même bien heureux de savoir qu’une bonne douche m’attendait.

    J’aurais pu aller courir ce soir, après l’entraînement des jeunes, mais je ne savais pas que le temps allait s’améliorer et rester sec tout l’après-midi.

    Avec les jeunes athlètes, on a eu de la chance et j’ai pu installer le sautoir de hauteur afin de consacrer une partie de la séance à la technique : prise d’élan, appel, réception et tous les éducatifs qui vont avec. Un peu de lancer de poids pour leur compétition de samedi puis nous avons fini par des relais histoire de travailler la vitesse de manière ludique et le passage du témoin ce qui n’est pas une mince affaire.

    Demain, des températures négatives sont annoncées et selon l’humeur et l’envie je ferai soit ma séance de fractionné long soit une sortie longue. 

     

    2013 Jour 17

    Comme prévu, le thermomètre est donc descendu sous les 0°. Il faisait -3° quand je pris la direction de la piste où j’avais décidé de faire ma séance de VMA Longue sous forme de pyramide 600m, 800m, 1000m, 1200m, 1000m, 800m et 600m, chaque fraction étant séparée de la suivante par une récupération effectuée au trot sur 200m (un demi tour de piste).

    Après deux kilomètres de footing tranquille afin de me rendre sur les lieux de ma future séance, je m’aperçus que le froid n’était pas si mordant que ça. Il fallait néanmoins rester vigilant car des plaques de glace recouvraient les rues par endroits et quand je suis arrivé sur la piste, les premières foulées m’indiquèrent que ça glissait surtout entre le 100 et le 200m, sur la partie opposée de la piste. Quelques accélérations pour vérifier si je ne me mettais pas en danger et si j’étais capable d’enchaîner mes 7 travaux du jour à une allure raisonnablement calculée sur la base de 85% de ma VMA. Du 13,8 à l’heure, ça devait passer.

    En effet, la séance s’est bien déroulée, j’ai simplement joué un peu avec les temps de récupération qui oscillaient entre 1’30 et 1’45, sauf quand je prenais quelques secondes supplémentaires pour me réhydrater. Le froid nécessite quand même qu’on fasse attention à boire, même si le contenu de ma bouteille était très frais.

    Mes temps furent les suivants : 2’38, 3’28, 4’23, 5’14, 4’22, 3’28, 2’36. Mon allure a été respectée et je suis bien monté en FC (maxi 169).

    Demain, sortie longue. Neige ou pas neige ? On verra, de toute façon, ça ne va pas m’empêcher de sortir, seul l’itinéraire se tracera en fonction des éléments météorologiques.

     

    2013 Jour 18

    Au réveil ce matin, un grand silence, pas de bruit de fond de circulation automobile, une légère clarté filtrait par les volets, autant d’indices m’indiquant que la neige avait dû tomber cette nuit. En effet quand j’ouvris les volets, un tapis blanc avait pris la place de ma pelouse, les arbres et les toits des maisons eux aussi étaient recouverts de neige. Du côté rue, c’était aussi tout blanc.

    Bon, le footing prévu se déroula en mode « sports d’hiver », avec les chaussures de trail afin de prévenir les éventuelles glissades sur les trottoirs verglacés qui menaient jusqu’au chemin que j’avais prévu de prendre en cas de neige. L’allure n’était pas très rapide avant d’arriver en terrain sûr où je pus accélérer un peu en toute sécurité. Le paysage me rappelait les parcours de ski de fond en montagne. La neige croustillait à chaque foulée, c’était un pur moment de bonheur que j’ai fait durer 1h45’ au total. Je n’ai fait que 16km, certes, mais la course dans la neige ralentit l’allure habituelle car à chaque foulée il faut lever un peu plus les jambes et ça fait monter un peu plus la fréquence cardiaque ce qui n’était pas l’objectif de cette sortie longue.

    Demain, la sortie sera fonction des restes de neige ou de la présence de verglas au sol : endurance prudente ou fractionné long. On verra.

     

    2013 Jour 19

    Chaussé de mes chaussures de trail, avec les chaussettes de ski dedans, vêtu d’un collant chaud et de deux coupe-vent par-dessus mon maillot et sweet-shirt je suis parti pour une sortie de moyenne durée dont la plus grande partie se déroula sur des chemins assez boueux où il ne restait pratiquement plus de neige ce matin. Les trottoirs pour y accéder n’étaient pas verglacés, la température positive (1°) et le vent soutenu ayant fait fondre la neige et séché les rues.

    Pas beaucoup de promeneurs toutefois, j’avais donc les sentiers rien que pour moi et je pouvais jouer à saute flaques ou à zigzaguer entre les zones de bourbier. Sur les portions de route, je courais sur les bas côtés plus moelleux et moins traumatisants.

    Durée de la balade : 1h23 pour 13,5km.

    Cet après-midi, encore de l’athlétisme, mais en tant qu’entraîneur des benjamins, avec mon collègue entraîneur des minimes, pour accompagner nos jeunes à leur compétition en salle de sprint et de lancer (poids). Le club est encore revenu avec 2 titres départementaux (50m sprint et 50m Haies minimes filles) et 3 podiums (50m haies minimes masculins et triathlon minimes filles et garçons). D’autres jeunes n’étaient pas loin des champions et ont fini parmi les 10 premiers. De quoi satisfaire les entraîneurs passionnés que nous sommes.

    Demain, séance de rythme pour moi, à allure marathon voire semi.

     

    2013 Jour 20

    SDF : repères sous les ponts.

    Drôle de titre pour mon entraînement. Je traduis : SDF signifie Séance De Fractionné (à allure marathon ou à 75% de ma VMA), « repères sous les ponts » est une façon de dire qu’en dehors de la piste, sur le parcours que j’ai emprunté ce matin, j’ai des repères kilométriques au niveau des ponts sous lesquels ou sur lesquels je devais passer.

    La longueur de chaque fraction, 2300m pour la première et la quatrième et 2200m pour la seconde et la troisième,  correspond à la distance qui sépare mes points de repères que je sais fixes contrairement aux marques à 1000, 1500, 2000 et 2500 qui s’effacent avec le temps. Le parcours suit une rivière sur près de 5km donc j’ai enchaîné deux fractions dans un sens et les deux suivantes dans l’autre. A la fin de chaque exercice, je récupérais en trottinant pendant 2’ en effectuant un aller d’1’ dans un sens puis un retour afin de revenir au repère et de prendre le départ de la fraction suivante. Je n’oubliais pas de m’hydrater entre chaque répétition. La séance s’est très bien passée.

    Et quand je suis rentré chez moi après la séance et que j’ai consulté mes temps enregistrés ainsi que le relevé de ma FC, j’ai constaté après un rapide calcul que j’avais été très régulier : 4’54/km lors des 4 répétitions. Seule la FC est progressivement montée, jusqu’à 155 lors du 1er exercice, 158 lors du 2ème, 161 lors du 3ème et 162 lors du dernier. La FC de récupération est descendue jusqu’à 130/135, pas au-dessous.

    La météo a été convenable, 3°, pas ou peu de vent, ciel couvert, les routes et chemins étaient en bon état et pas trop encombrés par les promeneurs, joggers ou vététistes. J’ai croisé beaucoup de personnes que je connais et à qui je disais bonjour, n’ayant pas le temps de m’arrêter pour discuter à leur grand dam car étant en pleine séance.

    Il y en a qui ne comprennent pas trop, comme certains automobilistes qui veulent vous arrêter pour demander leur chemin alors que vous en êtes à votre Xème  répétition lancé à pleine vitesse ou comme ceux qui vous hèlent quand vous faites votre entraînement sur piste pour demander à quelle heure est l’entraînement de foot. Allez demander à un footeux en plein match s’il sait à quelle heure passe le prochain bus ou à quel endroit il a acheté ses chaussures ! C’est comme ceux qui me demandent si j’ai du feu tandis que je suis en train de courir !!! Ça m’éclate bien.

    Allez, à +. Demain normalement endurance de moyenne durée le matin.

     

    2013 Jour 21

    Le 21 janvier, 3 mois déjà que la TransEurope est terminée et j’essaie de tout faire afin que ce ne soit pas un lointain souvenir. Je relis les CR que j’ai écrits, je consulte les classements quotidiens, j’essaie de me souvenir des étapes, aidé en cela par les photos que je trouve par-ci par-là.

    Je pense avoir retrouvé le niveau de l’an dernier, mais celui de l’automne, pas encore celui de janvier, j’ai deux mois de retard dans ma préparation, d’ailleurs le kilométrage n’est pas encore optimal et la vitesse pas encore à 100% de celle de janvier 2012. J’ai prévu de faire l’impasse sur toutes les compétitions intermédiaires afin de ne courir que les 24 heures de Rennes où j’aimerais améliorer ma marque.

    Ce matin, j’ai débuté ma 5ème semaine de préparation aux 24h par un long footing d’1h41’ (16,7km) que j’ai effectué en partie le long de la Loire et sur les îles de St Sébastien sur Loire. Quelques averses m’ont accompagné, un peu de vent au retour, de face, mais de belles images : la Loire, grise et tourmentée, sur laquelle glissaient quelques cormorans, les prairies vertes et humides, peuplées de nombreux hérons à la recherche de quelque nourriture aidés en cela par une multitude d’autres oiseaux dont beaucoup de mouettes, regroupées parce que le vent allait souffler un peu plus fort dans la journée. Des vaches, des chevaux, mais pas de golfeurs en ce lundi matin, aucun autre coureur que moi, quelques promeneurs et en bruit de fond la circulation automobile de la rocade proche. Parfois quelques clameurs provenant de la cour de récréation d’une école voisine venaient rompre le ronronnement des moteurs, quelques coups de cloches de l’église signalant le quart d’heure, la demie et les trois quarts apportaient une note mélodieuse et quelques sirènes de véhicules de secours s’ajoutaient pour décorer la bande sonore de ce footing matinal.

    Cette séance de pur plaisir devait bien s’achever à un moment et c’est avec regrets que je dus rentrer chez moi. Mais comme demain il y a une autre sortie de prévue, sur piste celle-là, je me contente de celle d’aujourd’hui.

     

    2013 Jour 22

    Coup de chance ce matin : je me réveille, il pleut des cordes, j’avale mon petit déjeuner, je m’habille et vais conduire mon chat chez le vétérinaire pour qu’il y subisse une petite intervention – je le reprendrai à son réveil en fin d’après-midi - et ensuite j’ai prévu d’aller courir pour faire ma séance de VMA sur la piste. Mais il pleut toujours de manière continue, le ciel est chargé et au fur et à mesure que le jour se lève je ne vois pas d’amélioration possible. Je me mets quand même en tenue et quand je pointe le nez dehors, j’aperçois vers l’ouest le gris moins foncé de la couverture nuageuse. Je commence à m’élancer et après quelques hectomètres la pluie cesse. Une petite fenêtre de tir exprès pour moi alors quand j’arrive sur la piste après une douzaine de minutes de trot, je peux faire quelques accélérations afin de me préparer aux 15x300m à VMA prévus dans mon plan.

    Le vent sensible mais pas violent, la température relativement fraîche (6°) et les quelques petites flaques résiduelles qui jonchent la piste à la corde ne vont pas me perturber.

    Je m’élance pour le premier de mes quinze 300m et le fais en moins d’1’10s alors que j’avais prévu de commencer en 1’12 et progressivement d’accélérer pour finir en 1’09. Le second puis tous les autres seront avalés entre 1’10s 3/10 pour le moins rapide et 1’07s 4/10 pour le plus rapide. La moyenne des 15 a été de 1’09s 5/10. Les temps de récupération ont toujours tenu dans une fourchette de 55s plus ou moins 5s selon que je prenais ou pas un temps pour m’hydrater.

    Progressivement, je me rapproche des temps de l’an dernier – je suis à peu près le même programme d’entraînement et je peux comparer les séances identiques. Seule peut-être ma vitesse de footing en endurance n’est pas encore au même stade que l’an dernier, mais on n’efface pas 4200km sur les routes européennes comme ça.

    Au niveau cardiaque aussi je sens que ça colle bien : je suis monté jusqu’à 169, de manière progressive, je l’ai atteint lors de la 12ème répétition.

    Une fois douché, la pluie recommença à tomber.

    Bref, jour de chance.

    Demain, endurance.

     

    2013 Jour 23

    Petite sortie en endurance sur routes et trottoirs un peu glissants ce matin. Une fois habitué et les sens en éveil pour éviter les dérapages, mon allure de croisière était atteinte : 10km/h. 1h13’ pour 12km en pleine campagne, sauf les quelques hectomètres me faisant sortir de l’agglomération et prendre des routes tranquilles. La verdure dominante, les fossés débordant d’eau, les oiseaux qui commencent à chanter au lever du jour, la voiture du facteur, celle du boulanger ravitaillant les hameaux environnants … pourtant la métropole nantaise n’est qu’à quelques encablures d’ici  et seul le bruit de fond de la circulation sur la rocade me le rappelle ainsi que les quelques décollages d’avions de l’aéroport tout  proche.

    Régénération, plaisir total, encore du bonheur emmagasiné pour la journée.

     

    2013 Jour 24

    La séance d’EMA (certains appellent ça du seuil) entre 80 et 85% de ma VMA se constituait de 4 fois 1500m et j’ai décidé de la faire sur la piste, au revêtement moins traumatisant que le bitume et surtout à la précision infaillible contrairement aux extrapolations à la louche faites avec du matériel – GPS ou accéléromètre – trop imprécis pour être fiable sur la piste.

    Mes 25’ de mise en train passées, je m’élançais donc pour cet enchaînement entrecoupé de 300m de récupération. Objectif minimal : 6’45s. En réalité j’ai fait mes 4 répétitions en 6’42s, 6’37s, 6’38s et 6’39s avec à chaque fois les derniers 500m chronométrés en 2’13s, 2’14s, 2’12s et 2’15s. La dernière fut difficile sur la fin et j’ai dû serrer un peu les dents pour la finir dans les délais. Je ne suis pas monté trop haut en pulsations pendant mes 4 x1500m : 159 pour le 1er, 160 pour le 2ème, 163 pour le 3ème et le 4ème.

    Je suis resté sur la piste pour récupérer en trottinant accompagné des gendarmes venus s’entraîner eux-aussi et des lycéens qui allaient commencer leur séance d’EPS.

    J’avais eu le bon goût de venir assez tôt pour ne pas me retrouver gêné lors de mes séries.

    Au total, cette petite séance à allure entre marathon et semi-marathon s’est bien passée et en comparant avec l’an dernier, je vois que j’y suis presque (6’57/6’42/6’33/6’34) en tout cas je suis plus régulier.

    Demain, la sortie longue prévue va m’emmener sur les bords de Sèvre et devrait faire une vingtaine de kilomètres. La météo sera un peu plus fraîche qu’aujourd’hui mais peut-être y aura-t-il du soleil.

     

     2013 Jour 25

     

    Moins 3 degrés au lever du jour, BRRRRR ! Je vais devoir me couvrir un peu plus pour ma sortie longue et je devrai faire attention à ne pas glisser sur les portions verglacées de mon parcours qui doit longer la rivière La Sèvre. Ce furent mes premières pensées.

    Le petit déjeuner avalé, je me mis en tenue. Le soleil s’était levé et le thermomètre avait commencé à remonter : -1° au départ de ma sortie. Je suis parti à une allure lente afin de tester le comportement des pneumatiques – mes chaussures - surtout dans les courbes sur les trottoirs : ça ne glissait pas, c’était déjà ça de gagné. De plus, le froid n’était pas aussi vif que ce que j’avais craint. Mon parcours après deux kilomètres me fit retrouver la campagne afin de rejoindre la rive gauche de la rivière, suivie sur une route un peu à l’écart puis sur des chemins très peu fréquentés au bord desquels de très belles propriétés avec piscines ont été bâties. Quand je passais sur le pont qui franchissait ce cours d’eau, je vis que le barrage était submergé et que l’eau s’écoulait à gros bouillons. Tout en revenant vers ma commune par la rive droite, je sentis rapidement une différence : le sol, plus humide était aussi encore verglacé par endroits. Je n’avais pas froid mais sentais bien que cette partie de mon itinéraire n’avait pas eu le temps de se réchauffer. La rivière proposait un agréable paysage avec toute la verdure environnante et les prés souvent gorgés d’eau sinon inondés. Le chant des oiseaux venait interrompre la monotonie du bruit de fond de la circulation automobile de la rocade pas très éloignée sous laquelle passait mon chemin. Arrivé à la confluence avec la Loire, je bifurquais pour continuer ma promenade bucolique en direction du Corbusier, passant devant une vaste zone de fouilles archéologiques aux abords ressemblant plus à un champ de bataille qu’à des prairies humides : des bulldozers avaient dû essayer d’y installer leurs nids ou alors un match de rugby avait récemment eu lieu ici. En tout cas, j’ai dû m’employer pour ne pas rester collé dans ce bourbier. La suite de ma balade se fit sur des chemins plus faciles à suivre même si persistaient de courtes portions boueuses que j’enjambais facilement.

    Sur les 22km de ma sortie, une quinzaine s’est déroulée hors bitume et sans circulation autre que piétonne et cycliste.

    J’ai couru à une moyenne globale de 10km/h soit 2h12’ environ et si au début la vitesse était plutôt plus proche des 9,5 elle s’est approchée des 10,5 sur la dernière heure.

    Ce week-end, deux sorties sont au programme : une très courte demain en raison d’une réunion de famille et sans doute une belle séance de rythme long (à 70/75%VMA) dimanche. On verra selon la météo, l’envie, les sensations…

     

    2013 Jour 26

     

     Petite sortie de récupération dans les rues de mon quartier par une météo fraîche mais agréable.  D’une durée de 50’ dont un petit arrêt de 2’ pour discuter avec un copain rencontré sur la route, je n’ai couru que 8km. Cela m’a fait du bien et après la douche, j’étais en pleine forme pour toute la journée.

    Régénération  avant la séance de demain où je risque fort de me retrouver dans des conditions météorologiques assez humides et venteuses. Une séance que je pourrais très bien transformer en sortie longue en endurance pour reporter à lundi celle prévue.

     

    2013 Jour 27

    Dimanche, jour de chance.

    La pluie de la nuit et du petit matin s’est arrêtée le temps que je me lève, prenne mon petit-déjeuner et me mette en tenue. Donc la séance prévue pouvait être faite.

    4 km de footing lent de mise en condition puis un enchaînement de 2000, 2700 et 4000m à vitesse marathon (ou à peu près) entrecoupés de récupération trottinée de 3’ à 3’30s. Les routes empruntées étaient humides et les fossés gorgés d’eau. Parfois ils ressemblaient à des petits torrents tant le courant y était important. A quelques endroits même ils débordaient pour traverser la route. Cela montre à quel point il avait plu les heures précédentes et à quel point j’étais chanceux d’avoir pu bénéficier d’une belle fenêtre de tir pour placer ma séance.

    Les 4 km pour rentrer chez moi en récupérant ont par contre été un peu plus difficiles, j’avais les jambes un peu lourdes, conséquence sans doute de l’humidité ambiante et du vent qui s’était relevé et que je reprenais de face. Mais le principal objectif avait été atteint, celui de faire mes fractions entre 11,8 et 12,2 km/h.

    Cette semaine, la 5ème sur les 17 de mon plan, j’ai couru 10h18’ et fait 103,6km en 7 séances :

    1 de VMA courte

    2 d’EMA (1 à 80/85% VMA et 1 à 70/75% VMA)

    4 d’endurance (1 courte, 1 moyenne, 2 longues).

    La semaine prochaine et la suivante seront un peu allégées afin de pouvoir passer ensuite à la vitesse supérieure (phase 2 du plan).

     

    2013 Jour 28

    Le soleil commençait à s’élever au-dessus des maisons du quartier quand je suis parti pour mes 1h30’ de promenade à un rythme de récupération. Les rues étaient encore trempées par la pluie qui avait dû tomber en fin de nuit et comme je ne courais pas de face je ne fus pas ébloui sauf quand au détour d’une courbe je me retrouvais face au soleil. Dans les chemins puis dans la campagne, une légère brume s’élevait et avec les arbres qui étaient décorés de gouttelettes et les champs très humides, le paysage se laissait admirer avec plaisir. Il ne faisait pas froid, juste frais (5°), les rayons du soleil n’étant pas assez forts pour faire beaucoup augmenter la température ambiante, et il pouvait rester quelques endroits verglacés, surtout sur les ponts à l’ombre. J’avais choisi un parcours légèrement vallonné mais les côtes ne me gênèrent pas du tout quand je les gravissais et dans les descentes je me laissais porter par la gravité.

    14,2km pour 1h29’, ça fait du 9,5km/h, j’ai vraiment pris tout mon temps même si toutes les 15’ je marchais un peu le temps de boire une ou deux gorgées de ma boisson.

    Demain, je devrais en principe faire une séance de VMA sur piste, la dernière en pleine journée car à partir de jeudi je change d’horaires de travail et donc d’entraînement.

     

    2013 Jour 29

     

    Pile 100 jours aujourd’hui que la TransEurope est terminée : que ça passe vite ! Comment faire pour arrêter le cours du temps ? J’ai tant de souvenirs de cette épreuve que je m’y replonge fréquemment et si je veux me rafraîchir la mémoire encore un peu plus, je me tourne vers toutes les photos qui ont été prises pendant ces 64 jours européens.

    Aujourd’hui, je devais aller faire ma séance de piste ce matin, mais vu la pluie qui tombait, j’ai décidé d’inverser sport et travail puisque j’en avais encore la possibilité (et c’est la dernière fois que je le pourrai cette année). Et j’ai eu le nez car cet après midi il ne pleuvait plus.

    En revanche la piste était occupée par les lycéens et un vent assez fort soufflait de telle façon que ma séance prévue de 10x400m à 95% VMA s’est transformée en 10x300 à 95% VMA.

    C’est là que le « métier » a joué, quand il a fallu que je me débrouille avec le couloir 6 parce que la corde et les deux ou trois autres couloirs (2 à 4) étaient encombrés. D’où partir sachant qu’il fallait considérer le vent et la précision des fractions. Facile : mon point « zéro » était celui du départ du 400m plat dans le couloir 6 et mon arrivée après 300m de course était en sortie du dernier virage au niveau de la ligne de départ du 100m. La récupération, au lieu d’être de 100m pour rejoindre mon point « zéro » était de 100m + 37,70m de décalage soit 137,70m, donc un petit peu plus longue que l’habituelle.

    Les fractions n’ont pas été faciles à réaliser d’autant plus que dans le dernier virage je prenais le vent en pleine face ce qui me freinait systématiquement au moment où la fatigue aidant je n’avais plus les ressources pour relancer ou maintenir mon allure des 200 premiers mètres. J’ai tourné mes 300m entre 1’11s5 et 1’07s2 (moyenne des 10 : 1’09s8) les écarts provenant de ma faculté à lutter ou non contre le vent. Quand j’ai analysé ma séance une fois rentré et douché, j’ai vu que les écarts n’avaient pas eu d’influence sur la FC qui est peu à peu montée de 162 au maxi de la 1ère répétition à 168 pour la 9ème. Lors de la dernière fraction, la plus lente aussi, le cœur n’est monté qu’à 165.

    Le retour à la maison n’a pas été aussi aisé qu’à l’habitude ce qui m’a fait penser que cet entraînement avait été très difficile au final.

    La pluie s’est remise à tomber une fois que j’étais rentré : la chance ne me fuit pas de ce côté-là.

    Demain matin, footing de récupération que j’espère «au sec ».

    Total de la séance : 1h14’ pour 11,8km.

     

    2013 Jour 30

    Alex Thompson, le navigateur qui termine 3ème du Vendée Globe,  venait d’arriver aux Sables-d’Olonne quand je partais faire mon footing. J’étais comme un marin dans la pluie et le vent sur une mer houleuse – la route un peu vallonnée – et j’avais entrepris de suivre un itinéraire me limitant au maximum les longues portions avec vent de face : il fallait donc que je tire des bords en quelque sorte. J’ai d’abord pris une rue dos au vent puis une suivante avec vent latéral puis un tronçon court avec vent de face pour rattraper une autre voie avec encore le vent soufflant latéralement. Je me suis bien amusé à chercher le meilleur itinéraire afin de ne pas trop souffrir de la puissance de ce vent tempétueux.

    De zig en zag j’ai sillonné ma ville empruntant des rues où je n’étais pas passé depuis longtemps.

    Bien trempé après cette sortie de 12,2km effectuée à un rythme de sénateur – au fait, ça court un sénateur ? – j’ai mis un peu plus d’1h15’, je me réchauffais ensuite avec une bonne douche.

    Cet après-midi il y avait un grand beau soleil et pour une fois je n’avais pas eu le bon feeling pour caler ma séance.

    Demain soir, pour le dernier jour de janvier, séance de piste, 6x1000m, sans vent ni pluie j’espère.

     

    2013 Jour 31

    En fin d’après-midi, la séance de piste programmée s’est déroulée comme il faut, sous la grisaille mais sans la pluie, avec un vent moins violent que ces derniers jours. Un peu mal aux jambes lors de l’échauffement, ces douleurs ont disparu peu à peu une fois l’échauffement bien poussé. 25’ pour arriver en pleine forme.

    J’avais prévu de courir mes 6x1000m entre 4’30 et 4’25. J’ai été régulier en tournant sur la piste en 4’27/4’25/4’24/4’24/4’24/4’21 sachant qu’à chaque tour je prenais le vent de face en milieu de virage, aux 250m et aux 650m, ce qui m’obligeait à lutter voire à relancer en fin de zone de vent défavorable, aux 400 et 800m. Je relâchais légèrement l’effort une fois le vent redevenu favorable sans ralentir pour autant. La récupération sur 200m calculée pour avoir le vent de face a duré à chaque fois environ 1’40 en trottinant et même en buvant un peu toutes les deux répétitions. J’ai atteint les 166 pulsations par minute lors des 3 derniers 1000, surtout au niveau du 800m en fin de partie avec vent défavorable et comme je relançais pour le dernier demi tour, je me maintenais à ce rythme cardiaque assez élevé mais pas maximal (qui est de 174).

    Pour les deux derniers mille la nuit commençait à tomber et les lampadaires du pourtour du stade me permettaient néanmoins de pouvoir contrôler mes temps de passage tous les 200m afin d’équilibrer mon effort.

    On sent bien que les jours rallongent, même quand le soleil est caché ou voilé par les nuages.

    De la pluie est annoncée pour les prochains jours. Demain, vendredi, je finis tard puis file entraîner mes jeunes, donc la séance d’entraînement s’effectuera en nocturne ou … pas du tout. Je verrai à ce moment si le courage est encore présent. Mais c’est un des aspects de mon entraînement : ne pas céder à la facilité de rester au chaud et au sec parce qu’est-ce que je ferai le jour où mes compétitions se dérouleront en pleine période pluvieuse ? C’est la partie « travail psychologique » ou « renforcement du mental » qui est l’objectif de cette future petite sortie nocturne en prévision des 24h où je souhaite ne pas m’arrêter du tout en dehors des arrêts pour me ravitailler bien sûr.

     

    2013 Jour 32

    Premier jour de février, où il a plu toute la journée sauf au moment où je suis parti courir, vers 21h après la journée de travail puis l’entraînement de mes benjamins. J’ai couru dans les rues de mon quartier et ça change d’y passer en pleine nuit sous la lueur des lampadaires. Il restait aussi de nombreuses flaques que je m’appliquais à dribbler afin de ne pas tremper mes runnings.

    47’ pour 7,4km à une allure entre aisance et plaisir, pour marquer le début du week-end.

    Je m’entraîne demain matin puis dimanche matin pour un total approximatif de 3h de course et 30km.

     

    2013 Jour 33

    Pour changer de mes itinéraires habituels, j’ai profité du beau soleil pour aller courir sur l’île de Nantes, partie ouest. J’ai d’ailleurs suivi une partie du parcours du Marathon de Nantes qui se déroulera le 21 avril prochain.

    De chez moi, je suis parti en direction du Corbusier, j’ai suivi la Loire vers l’amont à partir de Trentemoult pour franchir un premier bras de ce fleuve et atteindre l’île de Nantes.

    Pour les touristes, mais pas seulement pour eux, les nantais redécouvrent leur ville et ce nouveau pôle d’animation, les sources d’attractions les plus connues sont l’Eléphant et les autres Machines de l’île, (http://www.lesmachines-nantes.fr/ )l’ensemble appelé « le Hangar à bananes » où cohabitent cafés, cafés-concerts, bars, restaurants,  discothèques et salles d’expositions,  http://www.hangarabananes.com/ , les grues Titan (la grise et la jaune), le Carrousel  des Mondes Marins, et mille et autres lieux intéressants à visiter ou à (re)découvrir.

     «  Le concept « Île de Nantes » est né en 1995, de la volonté politique d'unifier un territoire dénué de véritable identité commune.

    À l'origine, il s'agit d'un archipel d'îles qui, à partir du Moyen Âge, sert de point d'appui pour la première ligne de ponts qui traverse la Loire. Au fur et à mesure que les activités portuaires se développent et que la taille des navires augmente, les pouvoirs publics ont comme principal souci d'assurer la navigabilité de la Loire. Des passages d'eau entre les îles sont comblés et des digues sont construites au XVIIIe siècle.

    L'industrialisation de la pointe ouest, la Prairie-au-Duc, prend son essor à partir du XIXe siècle, lorsque les chantiers navals s'y installent en 1842. Des canaux facilitent le transport des marchandises, avant de devenir obsolètes avec l'arrivée du chemin de fer. Leur comblement, à partir de 1916, achève la transformation de l'archipel d'îles en île unique.

    L'urbanisation de la partie est de l'île est entamée après la Seconde Guerre mondiale. Cette zone commerciale et de services est en contraste avec le caractère industriel de la partie ouest, jusqu'à ce que la fermeture des chantiers amorce la transformation profonde qui est en cours aujourd'hui. »

    (Source : http://mht-nantes.pagesperso-orange.fr/histoire_ile_de_nantes.htm )

     « L’ouest de l’île de Nantes (…) a hérité de nombreuses friches dont les hall(e)s dites « Alstom » du nom de son dernier occupant. Aujourd’hui, une page se tourne pour les halles.

     

    De quelques entreprises et artistes arrivés en 2004, la dynamique engagée fait aujourd’hui des halles le centre névralgique du Quartier de la création. Leur transformation permettra d’y installer - entre autres - la future école des beaux-arts, mais aussi un pôle de recherche et d’enseignement supérieur, un pôle économique et espace de médiation culturelle, scientifique et technique. »

     (source : http://www.iledenantes.com/files/documents/pdf/presse/histoiredeshalles-dpresse-web.pdf )

    Pour en revenir à mon footing, je pris du plaisir à passer dans cette partie et à en admirer la vue. Je franchissais le second bras de Loire sur la passerelle qui fait face au nouveau Palais de Justice puis je suis revenu sur mes pas par le Pont Anne de Bretagne. J’ai à nouveau suivi les quais de l’île de Nantes, pour revenir à Rezé, ma commune de résidence, par le pont des 3 Continents. J’ai prolongé ma sortie en ne rentrant pas directement : je suis allé jusqu’à Trentemoult, un ancien village de pêcheurs et de marins situé sur la rive gauche de la Loire intégré à la commune de Rezé, je suis ensuite remonté via les Couëts, quartier de Bouguenais, ville limitrophe, pour arriver chez moi après 1h42’ de course et 16,8km.

    Belle petite promenade où j’ai croisé plusieurs coureurs qui ont aussi apprécié de venir dans ce quartier de la métropole nantaise un peu délaissé il y a quelques années encore.

     

    2013 Jour 34

    Objectif : Séance de rythme en continu, de 70 à 75% VMA sur 10000m soit entre 11,5 et 12km/h.

    Lieu : bords de Sèvre en aller-retour principalement sur revêtement bitumé (5km aller + 5km retour).

    Echauffement : 30’ en endurance avec quelques accélérations sur 20 ou 30 secondes.

    Récupération : 15’ en endurance avec quelques périodes de marche en côte.

    Le temps était ensoleillé malgré la température proche de 0° qui se traduisait par du givre sur les pare-brises des voitures et les toits des habitations. Les trottoirs étant secs, pas de risque de glissade.

    Le choix de mon itinéraire s’est fait tout seul sachant que j’ai étalonné une longue portion de mon parcours le long de la rivière, 5000m aller et autant au retour. La seule inconnue concernait l’inondation éventuelle de certaines portions de ce parcours en bord de Sèvre qui aurait modifié quelque peu mon itinéraire, le faisant passer par la route – parcours étalonné aussi - sans en changer le contenu. Il a beaucoup plu ces derniers temps et les cours d’eau débordent.

    L’échauffement de 5km à peine m’a conforté dans mon choix de courir le long de la rivière car j’ai pu apercevoir le chemin et me rendre compte qu’il n’était pas recouvert d’eau et les autres coureurs qui en revenaient ne semblaient pas avoir les chaussures trop mouillées.

    Donc je me suis mis en route pour mes 10km comme prévu. Je vérifiais tout au long du 1er km que j’étais dans le bon tempo. 5’10, c’était un bon début, le chemin n’était pas trop sale, puis 5’02 pour le second et 4’58 pour le 3ème et autant pour le 4ème avec par endroits de longues flaques d’eau à franchir obligatoirement en se trempant une des deux chaussures voire les deux en cas de bond de longueur insuffisante. Je virais à la mi-parcours en 25’15 et reprenais le chemin en sens inverse. 4’53, 4’53 avec du multi bond, 4’55, 5’03 (là je commençais à avoir un peu de mal et 5’01 à l’arrache pour faire pile poil 50’00s. Je finis à 161 pulsations (avec une montée à 163 maxi) et ma moyenne a été de 154 pour l’ensemble des 10km (150 de moyenne sur les 5 premiers et 158 sur les 5 derniers).

    La récupération fut assez difficile car en côte sur les 400 premiers mètres puis une fois arrivé en haut je pus vraiment recommencer à trottiner.

    Au final, j’ai couru 1h35’ pour 16,8km dont 10 à 12km/h.

     

    2013 Jour 35

    J’ai donc repris mes anciennes habitudes d’entraînement, pas si lointaines que ça, mais datant de la fin du printemps dernier, d’aller courir le soir après le travail. L’agréable toutefois est de voir le jour se coucher de plus en plus tard et de pouvoir encore aller sur les routes et chemins non éclairés et donc de posséder une grande variété de parcours. C’est toujours mieux que se cantonner sur les mêmes trottoirs en ville à la lumière des lampadaires.

    Ce soir, j’ai pu aussi vérifier que la pluie tombée ces derniers temps continuait de gorger les fossés et certaines parties des chemins empruntés étaient encore boueuses.

    Durée totale 1h12’40s pour 11,6km.

    Bonne petite séance de récupération après ma séance d’hier matin assez éprouvante quand même.

    Demain, au choix : test VMA et comme c’est moi qui doit aller placer les plots tous les 20m sur la piste je resterai peut-être pour me « tester » ou séance de VMA courte du style 15x150m. On verra selon la météo et si le vent ne rend pas le test caduc.

     

    2013 Jour 36

    Le mauvais temps annoncé pour la journée s’est calmé juste pour ma séance de VMA sur piste. Les nombreuses averses et les coups de vent associés qui se sont succédé dans la journée ont fait place en fin d’après-midi à un temps dégagé. Certes il restait un vent soutenu qui allait s’avérer un peu ennuyeux quand je me trouvais en plein virage lors de mes séries de 150m.

    Le départ de la maison pour rejoindre la piste s’est comme d’habitude fait sans soucis, à une allure tranquille, afin de pouvoir enchaîner quelques accélérations et me préparer à encaisser mes 16 fois 150m. La récupération devait être très réduite par rapport aux dernières séances de VMA : 50m (en 25 secondes environ) au lieu des 100m des séances précédentes. Il a donc fallu être prudent dès les premiers déboulés afin de ne pas se cramer trop tôt.

    Pourtant, j’ai attaqué fort le début de séance (32s pour chacun des 3 premiers 150m) puis le vent ayant commencé son travail de sape, je dus ralentir quelque peu, sans le chercher vraiment, mais ce fut un mal pour un bien car j’ai ensuite été régulier entre 33 et 35, selon que le vent était avec ou contre moi.

    Au final, j’ai fait mes 150m en 33s5 de moyenne, 31s8 pour le plus rapide et 34s8 pour le plus lent.

    30 minutes de footing à faible allure pour terminer et rentrer chez moi et le sentiment d’avoir réalisé une belle séance prédominait.

    Total 1h14’ pour 11,7km.

     

    2013 Jour 37

    Mercredi après-midi sur le stade en plein froid, en plein courant d’air, à jongler avec les averses, pour entraîner mes jeunes. En soirée, l’heure du footing quotidien. Du mal à démarrer, pas réussi à me réchauffer, il faudra plusieurs longues et laborieuses minutes avant de trouver le bien être. Il y a des jours où on doit prendre son mal en patience, mais ce travail « mental » et « physique »  paiera plus tard quand il faudra se « rentrer » dedans au moment où ça va moins bien. Les douleurs, les difficultés, le manque d’envie, tout ça il faut réussir à le mettre de côté. Bon, la météo est restée sèche, alors c’était déjà une bonne chose.

    J’ai rencontré un copain sur mon parcours et nous avons discuté quelques minutes avant que je reparte. Cet arrêt fut bénéfique et quand je pris le chemin du retour, j’avais retrouvé mes jambes. Mais il était l’heure de rentrer. Alors, 1h18’ pour seulement 11,5km : je m’en contentais pour aujourd’hui…

     

    2013 Jour 38

    J’ai gardé des séquelles de la séance de VMA courte de mardi soir et de la sortie d’hier où j’ai eu quelques difficultés à retrouver de bonnes sensations. J’ai débuté ma sortie par 25’ de footing avec quelques accélérations – le rituel – puis j’ai commencé mon premier 800m effectué en 3’31 pour un objectif de 3’28. Récupération sur 200m en trottinant puis j’entamais le second pendant lequel j’ai commencé à ressentir quelques douleurs aux ishios et j’ai dû lutter un peu plus difficilement contre le chrono : 3’33. Le suivant effectué en 3’31  me redonna de meilleures sensations puis les trois derniers se passèrent de mieux en mieux : 3’30/3’27/3’30. Je n’eus quand même pas le courage – ni le temps à cause d’une réunion d’entraîneurs des clubs de mon secteur - d’en faire deux autres et je préférais ne pas prendre de risques. Je suis rentré me doucher, j’ai dîné puis je suis reparti.

    Au total, 1h13’ de course pour 12,3km.

     

    2013 Jour 39

    A nouvel emploi du temps, nouveaux créneaux d’entraînement : j’ai pu apprécier de faire un petit footing de récupération entre midi et deux heures d’autant plus que le soleil était de la partie. Ces 45’ dans les rues d’un nouveau quartier de ma ville me permirent de découvrir de nouveaux terrains de jeu.  Sillonnant à travers ces lotissements récents où les promoteurs ont pensé à construire des pistes cyclables et à entretenir des petits chemins tranquilles sur lesquels on peut courir en toute sécurité je prenais un certain plaisir à me dégourdir les jambes. La seconde partie de la journée de travail pouvait commencer, j’étais prêt à l’affronter. Un peu de rab ce soir avec l’entraînement des jeunes, le dernier avant leur cross régional de dimanche en Mayenne.

     

    2013 Jour 40

    Quarantième jour de l’année, 40ème sortie d’entraînement. Si on ajoute les 22 depuis les 24h du téléthon, j’en suis à 62 jours sans repos. Mais je ne cherche pas à établir de record, c’est simplement mon entraînement qui est structuré de cette façon : toujours trouver un moment pour aller courir.

    Ce matin, sortie « longue » d’1h43’30 pour 17,4km avec une période de 50’ courue à vitesse « 100km », enfin, celle que j’aimerais pouvoir tenir pendant 100km, c'est-à-dire entre 10,5 et 11km/h, ce que j’ai quand même déjà fait plusieurs fois, même si ça remonte à longtemps.

    La grisaille et le frais ne m’ont pas perturbé, les routes et chemins goudronnés ou non étaient en bon état malgré quelques passages boueux. Les jambes répondaient bien. La fréquence cardiaque est restée dans la fourchette espérée avec un maxi à 156 sans doute lors d’un passage au-dessus d’un pont qui oblige pendant une centaine de mètres à tirer un peu plus sur les bras pour conserver la vitesse. Les quelques moments pour boire effectués à la marche ont constitué une répétition de ce que ferai en course – sur 24h ou sur 100km.

    Demain, déplacement toute la journée sur le terrain de cross des jeunes : je courrai avec eux lors de leur échauffement et je ferai ma sortie en nocturne en rentrant le soir, en espérant que ce ne soit pas trop tard car lundi le travail reprend tôt.

     

    2013 Jour 41

    Journée pluvieuse, venteuse et froide.

    Les championnats régionaux de cross, où mes benjamins étaient engagés ainsi que les poussins et minimes du club, ont constitué un véritable morceau de bravoure de la part de tous les jeunes athlètes courageux qui en ont pris le départ. Après trois heures de route en minibus, ils ont pataugé dans la boue, certains d’entre eux n’ayant pas voulu mettre de pointes l’ont regretté et se sont rendu la tâche encore plus difficile.

    A 20km du site, il neigeait ; nous étions proches des Monts des Avaloirs (416m, point culminant du Massif Armoricain, en Mayenne, pour ceux qui ont oublié leurs bases de géographie). Malgré l’effort, même de courte durée, ils sont arrivés en ayant froid et certains n’avaient pas prévu de rechange. 1° au thermomètre et une pluie battante qui tombait du ciel, tout était réuni pour les écœurer : et bien non ! Ils n’ont pas regretté d’avoir vécu cette expérience. Certes ils convenaient tous que des conditions moins extrêmes auraient été préférables, mais le bonheur du devoir accompli une fois ragaillardis après avoir été se réchauffer auprès des stands de grillades (et oui, on se débrouille comme on peut surtout quand la tente du club est inondée) leur a redonné le sourire.

    Pour couronner sa présence, le club est revenu avec un titre de champion régional individuel en minimes filles, et l’équipe s’est qualifiée pour les pré-France du week-end prochain tout comme celle des minimes garçons. Les benjamins n’ayant pas de compétitions supérieures à ce régional vont pouvoir maintenant tout donner pour se faire plaisir et être performants sur la piste.

    Trois heures de route pour rentrer, toujours sous la pluie battante, le matériel à ranger dans le local du club, je suis rentré chez moi, j’ai changé une partie de ma tenue et je suis illico reparti pour mon footing, sous la pluie (il n’y a pas de raison que les jeunes courent sous la pluie et que les coaches restent au chaud !). 45’ pour 7,7km, ça me suffisait. On m’attendait à la maison.

    Cette semaine de régénération prenait fin : 8h13’ pour 80km en 7 séances (1 VMA Courte, 1 VMA Longue, 2 sorties courtes, 2 moyennes et une longue en endurance).

    à+Fab******€


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    CR 24h de Ploeren (Téléthon 2012)

     

    Pas le courage ni la force mentale de me concentrer pour écrire un CR hier après-midi quand je suis rentré de Ploeren (prononcez Plérin pour ne pas avoir l'air d'un touriste égaré) je profite de mes "vacances-forcées-après-la-TransEurope" pour essayer de relater brièvement mes 24h du Téléthon.

    D'abord, je m'étais inscrit incognito, mais "y a du avoir des fuites". J'ai attendu jusqu'au dernier moment pour me décider à venir, la liste des mauvaises excuses pour me faire porter pâle étant la suivante :

    - la météo-qui-aurait-pu-être-pourrie-mais-qui-ne-le-fut-pas;

    -  "j'ai encore mal aux genoux suite à mon stage d'entraîneur "Sauts" du début de semaine" (mais comme les trois footings qui ont suivi m'ont montré que je pouvais courir, alors...);

    - "ma voiture est en panne" (c'est vrai en plus, mais les garagistes ont tout donné pour me la remettre à disposition pour partir à temps pour la région vannetaise);

    - je n'ai pas vu ma famille pendant 10 semaines et me v'la encore barré;

    - faudrait quand même penser à récupérer;

    -etc (qui sera complété ultérieurement)

     

    Après avoir tout pesé, le pour, le contre et le "je m'abstiens", à la grande majorité fut adopté un voyage pour Ploeren.

    Il y avait de l'argumentaire sur le second plateau de la balance :

    - le Téléthon, comme l'an dernier où j'avais fait mon 24h solo, avec une équipe de relayeur pour me distraire, réveiller ou m'accompagner (c'est selon) à chaque fois qu'elle me doublait);

    - le plaisir de revoir beaucoup de Transe Gaulois et "assimilés" : Gwen**, Patrick DG* et Patrick R* et sa femme, Sam*, Bruno* et Anne So, Stéphane M*, François F* entre autres;

    - le même plaisir de revoir des ADDM : la famille Tot (juste les adultes), Bérurier, Francky le funambule (qui sait aussi bien jongler avec les horaires SNCF qu'avec le calendrier des ultras et que je refélicite pour sa belle NFL), Hervé B (le spartathlète) ...

    - le plaisir tout aussi grand de serrer la main de beaucoup de personnes qui m'avaient envoyé des messages d'encouragement pendant la Grande Traversée dano-germano-franco-espagnole;

    - le toujours aussi grand bonheur de revoir des coureurs ou anciens coureurs croisés sur différentes autres courses : Paskal LN, Hubert G le kéké du Bocage, ...

    - la joie d'être à nouveau dans la course afin de tester s'il me restait un peu d'"élixir de bagarreur" quand serait venu le moment des douleurs ou celui qui détermine si cela vaut le coup d'accélérer pour chercher une marque ou une place;

    - l'envie de limiter la casse dans la course organisée sur le forum par JB parti en Inde et qui courra plus de 1000 bornes d'ici la Saint Sylvestre et qui va sans doute la gagner;

    - etc... (qui sera complété ultérieurement)

     

    La course (enfin les quelques minutes juste avant):

    Comme à mon habitude, rien ne fut laissé au hasard sinon l'emplacement où j'aurais à entreposer mon ravitaillement personnel. Mes petites bouteilles de grenadine (24x33cl) et leurs recharges (3x1,5l), mes petites canettes de coca, mes compotes, mes KitKat (pas la bouffe pour chat), mes BN à la vanille (ceux avec le petit bonhomme qui fait des clins d'œil dessus et qui sont fabriqués à côté de chez moi), mes quatre sacs de tenues de rechange, tous organisés selon l'évolution de la météo, mon sac à pharmacie avec les crèmes, pansements etc...

    Bref, l'emplacement était légèrement juste, mais comme mes voisins ne s'étaient pas étalés, j'ai réussi à tout placer sur et sous la table. Seul petit bémol, pour y accéder et prendre mes bouteilles au vol, j'avais un crochet en épingle à cheveux à effectuer ce qui n'allait pas être évident à certains moments. Mais comme les organisateurs m'avaient attribué un dossard comme celui des cadors, je n'allais pas me plaindre. Dans mon quartier des VIP , Hervé B (TG 2013), Jimmy Boubakeur, Christian Dilmi (le champion de France et parrain de cette édition) et d'autres encore à plus de 200km.

    Le petit déjeuner pris chez moi sur les coups de 8h était loin et une fois préparé, j'avais faim, très faim même mais je n'avais pas prévu ça. Que faire ? J'ai pris ma petite foulée et suis allé à la boulangerie du bourg pour m'acheter un sandwich et du far que j'ai dévorés juste avant le départ prévu à midi.

     

    La course

    80 personnes au départ, relayeurs inclus (5 équipes) et la première traversée de la salle pour ensuite entamer la boucle de 1000m qu'on aurait à effectuer le plus grand nombre de fois. Pas de problème de comptage : X x 1000m = X000m, en espérant que X soit le plus important possible. Objectif inavoué d'avant course : X>ou+ 200 (mais j'avais dû rêver qu'on m'avait greffé de nouvelles jambes avec des genoux qui plient plus qu'à 90° et qui ne font pas mal au bout de 20 bornes), objectif plus réaliste X compris entre 175 et 190 si l'appel du sommeil n'était pas trop fort, sinon, X= quelque chose d'acceptable en respectant la notion de plaisir : je n'avais pas trop envie de me faire mal.

     

    Les trois premières heures se passèrent au-delà de mes espérances et j'avais bien avancé : 29km en bavardant avec plein de coureurs qui me félicitèrent pour ma TEFR, qui me demandaient comment je récupérais et à qui je répondais qu'on verrait ça demain à midi selon le déroulement de ces 24h. Mais vraiment j'ai encore senti l'admiration qu'avait suscitée ma TransEurope. La météo jusqu'en ce milieu d'après-midi avait été belle, ensoleillée et presque douce.

    Les trois heures qui suivirent, où le ciel se couvrit un peu rafraîchissant l'atmosphère progressivement, me virent ralentir la cadence : 52km à la 6ème heure, j'avais bien baissé le rythme, les douleurs aux jambes avaient réapparu, le bassin lui aussi se faisant plus lourd me courbant un peu plus qu'à la normale. J'avais l'impression que j'étais rentré dans la partie galère de ces 24h, avec 6h d'avance. Le froid n'était pas encore arrivé malgré la fraîcheur, et j'attendis le plus longtemps possible avant de changer totalement de tenue et me mettre en configuration "nuit froide voire nuit polaire". J'attendis les 10h de course où j’effectuais mon 85ème tour. Verdict : 8,5km/h de moyenne, jusque-là, j'étais dans mes prévisions.

    Changement presque total de tenue, sauf les chaussures (qui avaient fait 7 étapes de la TEFR, soit 450km), je repris la course mais ce n'était plus comme avant : difficultés à courir sur toutes les portions du circuit qui comportait deux ou trois endroits en légère montée (qui de légère passe progressivement à forte selon l'état de fatigue de chacun), une portion face au vent frais à froid, je me retrouvais à me demander si j'allais aller me reposer ou pas. Je n'avais pourtant pas envie de dormir, et il fallut que je lutte contre le choix facile d'aller m'allonger et celui plus difficile de continuer à raboter mes semelles sur le bitume de plus en plus froid de Ploeren.

    Je réussis à me motiver en me disant que j'allais au moins attendre le départ des 12h et que cette arrivée soudaine de bolides pouvait me permettre de reprendre de l'allure et de l'envie.

    Passage aux 12h avec 96km, ce n'était pas si mal même si cela ne faisait que 44km pour les 6 dernières heures (52+44=96).

    Les deux heures qui suivirent furent longues, très longues et je les ai faites pratiquement à la marche ce qui m'empêcha de pouvoir me remettre à courir quand j'avais trop froid. Je décidais alors d'aller m'allonger, j'en étais au 113ème tour et je ne voulais pas que ces 24h deviennent trop une galère. Je n'étais même plus en sueur. Les lits mis à notre disposition dans une salle chauffée me rappelèrent certaines étapes de la TEFR où les conditions spartiates d'hébergement nous mettaient "les uns sur les autres", mais là, il n'y avait pas grand monde à les occuper.

    Je restais à somnoler puis à dormir jusqu'à 5h30, heure à laquelle je me décidai à me lever, au moins pour manger et boire un café. Ensuite j'aviserais.

    Je repris la course juste au moment du départ des 6h et après un calcul rapide, je me dis que "6x8=48km, alors avec un peu de tempérament je pourrais très bien aller chercher un petit 160km". Les jambes allaient mieux et je me surpris à courir comme si je n'avais pas fait déjà les 113 km de ma première partie de course. Le froid avait disparu, mais il faisait encore frais, pas comme vers 2h où le givre commençait à recouvrir les pare-brises des voitures.

    Il y avait de plus en plus de monde sur le circuit et plus l'heure de la fin de ces 24h approchait, plus certaines portions étroites étaient encombrées. Ce n'était pas gênant pour moi, mais les relayeurs qui tournaient chacun une heure depuis la veille à midi, à près de 15km/h pour certains, ont dû être perturbés parfois dans leurs trajectoires. Même ceux qui étaient en tête du 6h ou du 12h devaient être un peu gênés. Mais c'était le Téléthon, la fête de la course à pied, et la performance recherchée était plus pour "les petits malades" que pour soi-même.

    L'ambiance autour de cet évènement fut chaleureuse, j'avais oublié de le préciser avant et j'en profite avant la fin de la course, et les nombreux bénévoles ainsi que toutes les personnes qui sont intervenues lors de ce Téléthon (chanteurs, démonstrations de différents sports...) lui ont donné des allures de fête.

    A 5 minutes de la fin, on nous stoppa à quelques dizaines de mètres du tapis de pointage afin que nous puissions tous entrer dans la salle ensemble.

    Au total, j'ai fait 156 tours, soit autant de kilomètres. Cela me convient vu les circonstances générales de cette journée et de ces derniers mois. J'ai encore "la fibre" et ça, c'est positif. Pour les douleurs, on verra avec le temps.

     

    Lors de ce Téléthon, beaucoup de coureurs ont réalisé leur meilleur kilométrage que ce soit sur 24h, sur 12h ou sur 6h ce qui montre que course officielle ou pas, tout le monde a essayé de faire son maximum.

    Bérurier bat son PB sur 12h avec 101km, Gwen Q** aussi avec 116 et une belle 2ème place, le vainqueur des 24h aussi améliore son record tout comme Ronan L sur 12h (et qui le gagne avec 121km), les femmes de la famille Tot aussi ont brillé : Stéphanie 63km sur 6h (1ère féminine et 3ème au scratch) et Alex 179km (nouveau record et 1ère femme du 24h)...

     

    L'après course avec les copains devant une petite mousse bien méritée puis le repas que j'ai dû abandonner pour rentrer chez moi avant que le sommeil ne me rattrape, et voilà un grand week-end de course à pied qui se termine.

    Ce matin, un peu (beaucoup même) mal aux cannes, peut-être irai-je courir cet après midi pour récupérer, mais en attendant je vous laisse.

    à+Fab******€


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  • Chanceux !

    21 Novembre 2012, un mois jour pour jour s’est écoulé depuis l’arrivée de la TransEurope. Le 21 octobre, nous étions en été ou presque, aujourd’hui nous sommes en hiver ou pas loin. Le temps a passé à une vitesse…

    La réadaptation à la vie « normale » s’est progressivement faite, non sans mal et maintenant je peux dire que je n’ai pas eu d’émotions particulières d’avoir « fait le travail ». J’aurais pensé, craint même, avoir un rude contrecoup émotionnel, mais comme une éponge absorbe l’eau, le temps a absorbé mes émotions.

    Je n’ai pas beaucoup de temps pour faire les choses, mais il m’arrive quand même de trouver le temps long. Paradoxe lié à un certain manque de courage de me lancer dans de trop fastidieuses tâches. Je m’y suis pourtant mis et comme je dispose – malgré moi - d’un gros volume de liberté, je me hâte avec lenteur… Je commence seulement à retrouver le goût de mener les choses à leur terme. Le plus difficile est de trouver mes priorités. Travaux ménagers, bricolage, tri et rangement d’un côté, rédaction d’une synthèse de ma (mes) course (s) à étapes, sous forme de livre ou de DVD, la création d’un diaporama afin de proposer une conférence –excusez le mot un peu pompeux pour désigner une projection de photos commentée à des proches, de l’autre.

    Je continue quand même de m'entraîner, ou plutôt je devrais dire que j'essaie de me réentraîner tant la machine est bridée et ne parvient pas à passer la vitesse supérieure.

    Je suis revenu plusieurs fois sur mon aventure et après ce mois de « digestion » je ne réalise que maintenant que j’ai (ou que nous avons, les finishers) été très chanceux. Des évènements récents m’ont fait prendre conscience de ça : l’épisode Sandy et l’annulation du Marathon de New-York, le Vendée Globe et sa succession d’abandons dus à des accidents de « circulation »…

    De longs mois, de longues années de préparation – pour moi ce furent trois ans, ou 148 semaines ou 1036 jours depuis le 18 octobre 2009 (1) – tout cela pouvait à tout moment être remis en question à cause de problèmes de santé, familiaux ou professionnels, d’une éventuelle annulation de la course… avec tout un tas de conséquences matérielles et psychologiques (les nombreux frais engagés pour la course, la nouvelle organisation du travail, le grand vide ressenti avec la disparition de cet objectif faramineux…)

    Quelqu’un m’avait dit un jour alors que je me préparais à faire ma première Transe Gaule que l’exploit consistait déjà à s’y inscrire, plus qu’à réussir à en prendre le départ. Il avait raison et quand il parlait d’exploit il considérait celui d’avoir franchi tous les obstacles matériels préalables (libération d’un laps de temps assez grand pour pouvoir faire la course, accord avec ses proches, sa famille, pour qui cela n’allait pas être facile, financement de l’épreuve et des à-côtés (coût de l’inscription, de l’achat du matériel, des transports, du manque à gagner professionnellement parlant en cas de congés sans solde…). Ceci se traduit concrètement par l’âge avancé de la majorité des participants : plus de cinquante ans dont un bon nombre a dépassé la soixantaine.

    Tout cela explique pourquoi la première étape est souvent une des plus difficiles : avec tout le stress accumulé depuis de longs mois chacun se libère. L’émotion est forte au petit matin de la première étape, comme lors des quelques minutes qui précèdent les autres courses en général.

    Sur la TransEurope, tous les jours nous étions à la merci d’un évènement qui aurait fait tout stopper comme cela est malheureusement arrivé à nombre de skippers du Vendée Globe. D’abord au niveau personnel chacun pouvait craindre la survenue d’une blessure, d’une maladie, ou qu’à tout instant un accident survienne, lors de la course ou hors course, anéantissant l’espoir de voir son rêve se réaliser. Ensuite, un drame pouvait toucher un autre coureur ou un des membres de l’organisation, tel qu’un accident de la circulation, ce à quoi nous étions le plus exposés, et faire que l’organisateur décide de tout arrêter. Cette épée de Damoclès nous l’avions tous au-dessus de nos têtes et c’est fréquemment arrivé que l’on fasse la remarque à des coureurs que leur conduite était dangereuse pour eux-mêmes et pour les autres.

     

    Ainsi, d’avoir pris le départ et d’être parvenu à atteindre l’arrivée ne se résumerait qu’à un gros coup de chance ? Non, bien évidemment que les autres facteurs ont joué à fond leur rôle : l’entraînement, la capacité physique et mentale à enchaîner les étapes, la récupération, l’expérience…Mais le facteur chance existe.

    à+Fab******€

    ( 1 ) J’avais écrit ces quelques lignes à l’époque :

    « TransEurope 2012 : l’avant course à partir de J-1036 (18/10/2009) ou S-148.

    129 jours après mon abandon à l’issue de la 54ème étape de la TransEurope 2009, je suis déjà mentalement tourné vers la revanche : la TransEurope 2012 dont je viens tout juste d’apprendre la programmation.

    Le départ sera donné le Dimanche 19 août 2012 de John O’Groots au nord des îles britanniques (*)  et le parcours nous emmènera à Gibraltar pour le 21 octobre 2012 après quelques plus de 4200km à courir en 64 étapes. »

    (*) Quelques semaines plus tard, l’organisateur modifiait son itinéraire et le départ fut fixé du Danemark, de Skagen plus précisément.


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