• CR étape 11 : Bourganeuf – Peyrelevade (49km)

    La plus courte étape de la Transe Gaule, si l’on excepte l’ultime qui mènera les coureurs sur la plage de Gruissan, pouvait s’avérer piégeuse. Quelle stratégie adopter ? Se réserver en vue de la suivante de plus de 75km ? Y aller à fond et advienne que pourra ? Se faire plaisir ?

    J’ai choisi mon option : me faire plaisir et comme le plaisir de faire une belle étape rapide n’a pas d’équivalent, j’ai opté pour un petit peu de la deuxième option.

    Départ poussif dans Bourganeuf et surtout à la sortie de la ville quand sur 1500m le pourcentage avoisine les 10 voire les 15% par endroits. Donc j’eus du mal et je me retrouvai bientôt lâché par des coureurs qui sont le plus souvent derrière : René, Alain, Angel, Stephano, JP et Philippe… Quand le profil est devenu plus correct, je me trouvais un petit rythme en aisance musculaire et respiratoire et remontais peu à peu sur ces coureurs sauf Alain et Stephano qui avaient des jambes. Le profil n’était plus à la montée, beaucoup de portions descendantes, de faux-plats montants ou descendants, cela permettais de faire remonter la moyenne : j’étais encore à moins de 9.

    Passage au Compeix km 7 en 46’, puis passage au ravito N°1 km14 en 1h25’. la moyenne allait mieux et moi aussi. Je venais de dépasser Hervé qui ne pouvait plus vraiment courir sans ressentir ses douleurs au genou et à la hanche je crois. La suite du parcours soi-disant en côte vers Royère de Vassivière était bien sympa : des côtes, il n’y en avait pas vraiment et je me disais qu’elles seraient beaucoup plus difficiles vers Faux la Montagne et même vers l’arrivée.

    Passage à Royère km22 en 2h13, j’avais presque retrouvé ma moyenne « objectif du jour » (le 10 à l’heure. A ce moment, j’étais 5ème, j’avais dépassé mes compagnons de la montée dans le dernier raidillon vers ce village. Dans la descente je déroulais et atteignais le ravito N°2 en 2h34’ pour 26km. Pile poil du 10 de moyenne ! J’étais content et connaissant la suite jusqu’à Faux la Montagne, je repartais du ravito en maintenant la cadence. Le long du lac de Vassivière, je me remémorais les vacances passées ici il y a quelques années. L’ombre qui était pratiquement présente tout du long depuis le départ maintenait une bonne fraîcheur : temps idéal pour courir, mais je savais qu’après le lac il y avait une partie un peu découverte où le soleil allait peut-être chauffer un peu. Je mis de l’écran total pour protéger mes tatouages, les nouveaux, comme je le fais tous les jours depuis Roscoff. Souvent, Etienne l’accompagnateur d’Alain me rattrapait en voiture pour me demander si ça allait et pour trouver un endroit où se garer pour attende Alain. Il était avec Mathieu qui a abandonné suite aux blessures aux releveurs de la première semaine. Ils sont sympas et on se marre bien. Ils m’ont pris en photo peu avant Faux là où se trouve un banc baptisé le banc des Gaulois par JB.

    Arrivé à Faux, 3h27’ pour 34,2km, nous avons eu droit au comité d’accueil de la ville au niveau du 3ème ravitaillement. Speaker, musique, applaudissements… de quoi en repartir boosté. Un petit coup d’œil en passant vers l’étoile gravée en creux dans un bloc de granite au niveau du camping (je ne sais pas si beaucoup savent qu’il y a ça ici) et dans la descente au loin j’aperçu un coureur non identifié, mais en jaune fluo quand même. Qui était-ce ? Curieux comme tout, je me dis que je n’allais pas tarder à le savoir. J’ai mis 7km pour le rattraper : c’était un Taïwanais, le plus petit des deux de tête, et je pensais qu’il était cuit – ce qu’il était sûrement avant qu’il ne s’aperçoive que je lui revenais dessus. Après le ravitaillement N°4 au km42,3 en 4h13, au bord d’un lac, le Taïwanais repartit et dans la montée il s’arrêta pour prendre des photos. Je le dépassais en pensant qu’il ne suivrait pas. Il y a beaucoup de coureurs, surtout chez les asiatiques, qui détestent se faire dépasser en courant, alors ils s’arrêtent, font semblant de faire quelque chose ou nous applaudissent. Lui, il s’est arrêté prendre des photos et je ne pensais pas que 10’ après il allait me déposer sur place et me distancer d’1’30 sur la ligne d’arrivée. Mais je reconnais qu’il est quand même beaucoup plus rapide que moi.

    Je finis en 4h55’51s à la 5ème place, loin derrière Stéphane vainqueur de sa 3ème étape, mais pas si loin de Carmen, seconde, et de l’autre Taïwanais. Derrière moi, Stephano et Alain ont fini ensemble, à 9’, puis suit Angel, René, Jean Michel… dans l’ordre « habituel » du classement. Seul Hervé était porté manquant dans la tête de course. Il est arrivé beaucoup plus tard, avec des coureurs à qui il prenait souvent 2 ou 3h. Mais quand on est blessé et qu’on est contraint de marcher pour ne pas avoir trop mal, il faut savoir l’accepter, ce qu’il a fait. J’espère pour lui que les jours prochains vont s’avérer meilleurs afin qu’il fasse une seconde partie de TG pleine de plaisir.

    Demain, 2 départs : 6h et 6h30. Je ferai partie du second groupe. L’étape est longue : Peyrelevade – Mauriac 75km au moins ; beaucoup n’arriveront qu’après 18h voire même plus tard.

    à+Fab******€*


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  • CR étape 10

    Qu’il a fait froid ce matin au réveil. Les 6° au lever prévu par JB n’étaient pas une blague. Le gymnase en proie aux courants d’air dès l’allumage des projecteurs était une véritable glacière.

    Bon, je me suis préparé en me couvrant bien et le trajet à pied pour rallier le départ me permit de voir que ça allait le faire. Pas de douleurs, pas de muscles raidis, pas de sensation de froid…

    Je pris un départ rapide, pourquoi pas, et me retrouvais derrière un groupe d’habituels et peu à peu la « hiérarchie » se mit en place. Angel pris quand même les devants (du groupe de poursuivants car les 5 leaders étaient déjà loin) et je ne le revis que plus loin au gré d’un de ses fréquents arrêts techniques.

    Je consultais ma montre et remarquais que les 9,7/9,8km/h me convenaient. Je suis arrivé au premier ravitaillement en 1h32’ pour 15km et on me demanda si j’avais vu Angel. Il s’était trompé de chemin dans la ville et quand je suis reparti du ravitaillement, je l’aperçus qui revenait dans le sens inverse de la course. Il me reprit rapidement et je ne le revis plus avant un moment, et quand je le revis c’était de loin. Je récupérais et dépassais Stephano et Patrick.

    Au second ravitaillement, km28 en 2h52, je pris un peu mon temps pour bien refaire le plein et d’anticiper sur les 12km ou plus qui me séparaient du ravitaillement N°3. Nous courions sur des routes tranquilles, ombragées, fraîches, la température était idéale, mais je transpirais abondamment.

    La dernière fois que j’aperçus Angel, ce fut quand j’arrivais au ravitaillement N°3, celui des M&M’s (Marcel et Marie qui nous ont offert un apéritif hier soir pour leurs 50ans de mariage) et comme à mon habitude j’y restais un peu plus longtemps afin de prendre une soupe, quelques rondelles de saucisson, un peu de melon, des morceaux de pêche et d’ananas (pas étonnant que je sois un des seuls à prendre du poids sur la Transe Gaule). Le temps aussi d’échanger mes bouteilles contre des pleines, et je me retrouvais à nouveau avec Stephano et Patrick à mes trousses. Comme je suis un relativement bon grimpeur, pas aux arbres vous aurez compris, je distançais de nouveau le coureur Italien et ne vis plus non plus Patrick. A l’avant dernier ravito, km50 en 5h18 (passage au marathon en 4h28’, soit moins vite qu’hier) j’étais tout seul et je me disais que les 12km qui restaient allaient être longs. Seule interrogation : une course cycliste devait emprunter la fin de notre étape (le tour du Limousin) et je n’avais pas d’informations sur le parcours de la fin de l’étape. Allait-il être modifié ? Je verrai en temps voulu.

    A peine sorti de ces pensées, Patrick déboula de derrière comme à son habitude et après avoir discuté quelques secondes, me laissa scotché au bitume. Je n’avais pas le niveau pour le suivre.

    Au dernier ravitaillement, il n’était plus en vue depuis longtemps et j’appris que la course passerait un peu plus tard et que je ne devrais pas être gêné.

    Je terminais péniblement car une très forte montée précède les 500 derniers mètres. Le chrono : 6h31’40s soit mon meilleur temps sur cette étape lors d’une Transe Gaule, le vrai record date de la TransEurope où j’avais mis 4’ de moins pour exactement le même itinéraire.

    Voilà pour aujourd’hui. Maintenant il est tard, je poste et j’éteins.

    à+Fab******€*


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  • CR étape N°9 : Angles sur l’Anglins – Saint Sulpice les Feuilles (69km)

    La nuit fut bonne malgré de nombreux réveils et quand je décidai de me lever, la lumière n’était pas encore allumée. Je me suis préparé tranquillement, suis allé manger et j’ai rangé tout mon barda. Cette année, je suis mieux organisé que les années précédentes et je ne suis plus en retard aux briefings. J’anticipe le soir et prépare tout ce dont j’aurai besoin le lendemain matin sans avoir à le chercher partout et à mettre sens dessus-dessous mes affaires pour me rendre compte que ce que je cherchais était juste là, devant mon nez. (Oui, vous aussi ça vous arrive.).

    Le départ fut donné de l’endroit où nous finîmes la veille et donc la rampe descendante devint la rampe ascendante : sans doute pas loin de 15% sur 100m, ça échauffe vite les jambes ! Une fois là-haut, je me trouvais en compagnie des 5 premiers, enfin, juste derrière et je me décidais alors à continuer sur le même rythme. Je fus largué rapidement et rejoint par Angel et Stephano. Nous avons couru de concert pendant un certain temps et je dus faire remarquer à Angel qu’il allait peut-être un petit peu trop vite. Il me dit que j’avais raison et que ses parents lui avaient conseillé de toujours rester derrière moi, de ne jamais être devant. Mais il ne les a pas beaucoup écoutés et s’est détaché malgré tout. Je refaisais la jonction à chacune de ses pauses « buissons » et il profitait de mes portions de marche pour m’alimenter pour reprendre le large.

    J’étais quand même sur du plus de 10km/h de moyenne et quand je voyais que je passais les km en 5’45 à 5’55 et qu’il me lâchait, je me dis qu’il filait à 11 au moins. Au premier ravitaillement, j’avais repris les devant, non pas pour chercher à le distancer, mais parce que j’avais juste échangé mes bouteilles vides contre des pleines préparée ce matin avant le départ.

    J’ai tenu le 10 de moyenne jusqu’au 40ème km environ, mais au ravitaillement N°3 je pris 2’ pour m’alimenter – soupe, coca et gâteaux – et quand j’en suis reparti, ma moyenne avait baissé. Elle ne repassera plus au-dessus des 10, bien au contraire, donc j’ai vu que je n’ai pas encore le gabarit pour tourner à cette allure sur une étape. Passage au marathon en 4h18’ puis aux 50km en 5h08’, je maintenais donc quand même une cadence intéressante. Mes deux compères (Angel et Stephano) étaient toujours dans les parages, mais ça ne me gênait pas du tout, ça mettait un peu de piment dans l’étape. Derrière, les poursuivants étaient loin.

    Au ravitaillement de chez Nicole et Françoise, j’ai commencé à vraiment sentir la fatigue me tomber dessus. Je m’accrochais en courant dans les côtes le plus possible – il faut s’habituer aux prochaines étapes montagneuses – et dans les descentes je déroulais difficilement. A 7km de la fin, au dernier ravitaillement, Angel dit qu’il m’attendrait mais je lui ai dit qu’il devait filer, qu’il était en train de faire une belle étape et que je le rattraperai si j’étais assez costaud pour ça. Je ne le fus pas et il fila vers une belle 6ème place bien méritée. Je terminais avec Patrick revenu du diable vauvert en battant quand même mon record sur cette étape (de 40 secondes environ).

    7ème ex-aequo en 7h13’30s je n’en demandais pas tant.

    Voilà mon petit CR il est terminé, c’est l’heure de dormir. J’essaie de le poster sinon ça sera demain à Bourganeuf.

    à+Fab******€*


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  • CR étapes 7 et 8

    Etape 7 : Doué la Fontaine – Monts-sur-Guesnes (58km)

    Deuxième semaine, encore 43 rescapés. Pas trop de dégâts dans le peloton, mais des releveurs qui sifflent et des tendinopathies qui apparaissent en plus des sempiternelles ampoules ou coups de soleil. Veinard, je le suis quand je constate qu’en ce début de deuxième partie je n’ai rien, mis à part mes petits problèmes d’arythmie cardiaque que je ne sais pas dans quelle catégorie placer.

    Le départ de Doué la Fontaine au sortir de la nuit se fit dans une bonne ambiance, sans doute la moins grande longueur d’étape de la veille et de celle d’aujourd’hui ont-elles remonté le moral des troupes. C’est vrai que la traversée de la Bretagne avec l’allongement des distances des étapes précédent la Loire ont pesé sur les organismes.

    J’ai couru les 3 premiers kilomètres avec Rudy, venu faire son footing matinal avec nous, mais je dus le laisser continuer avec les copains au bout de quelques temps en raison d’une nouvelle tachycardie. 30 secondes de pause pour bien respirer et me calmer et je suis reparti. Trois autres arrêts du même type vont venir perturber ma bonne marche mais je n’ai pas cédé pas à la panique et me suis reconcentré pour continuer ma route. Sur mon tableau de marche, j’accusais alors un débours de plusieurs minutes et plusieurs coureurs avaient pris la poudre d’escampette. Je me mis en tête de les reprendre un à un si plus aucun arrêt imprévu ne surgissait.

    A Montreuil-Bellay, je comptais 5’ de retard sur mes plus belles étapes et au loin j’apercevais des coureurs (Jean Michel, une Taïwanaise, Patrick) alors que je venais de repasser devant Angel. Le vallonnement me convenait et après le second ravitaillement, je dépassais et laissais sur place mes prédécesseurs. Au ravitaillement de Loudun, Patrick me reprit et nous avons traversé la ville ensemble, ensuite il profita de sa bonne vitesse de base et d’une partie plus roulante pour s’éloigner progressivement. Il me prendra 8’ en 14km. J’ai bien fini cette étape, mais n’ai pas réussi à atteindre mon objectif (5h48’ option gourmande, moins de 6h option tentée et réussie l’an dernier, plus de 9,5km/h soit mettre moins de 6h06’) : je termine en 6h08’39 mais content quand même car j’ai repoussé encore un peu plus les coureurs situés juste derrière moi au général.

    A Monts sur Guesnes, on a enfin pu occuper le gymnase terminé depuis 4 ans mais qui comportait des malfaçons interdisant toute occupation humaine. Bon, il fallait laisser les chaussures à l’entrée et porter les valises, mêmes celles à roulettes, mais c’était un luxe par rapport à la salle exigüe des autres années.

    Le pot à la Mairie suivi du repas au restaurant ont été des moments sympathiques, resserrant les liens entre les coureurs surtout ceux qu’on ne voit pas souvent car arrivant plus tard.

    Seul bémol à cette belle journée – sans compter la pluie qui s’est invitée en fin d’étape – c’est l’abandon de Mathieu Fréville, trop handicapé par ses releveurs et qui ne pouvait assurer un tempo suffisant pour atteindre Monts dans les délais. A noter aussi les 2,5km de rab d’Hervé, le vainqueur de l’étape qui a été trop vite et qui a suivi un fléchage erroné de la part du flècheur. Le fléchage ça ne doit pas être évident à faire même pour quelqu’un d’aguerri, je ne sais pas si je serais capable de l’assurer sans moi-aussi me tromper.

    Etape 8 : Monts-sur-Guesnes – Angles-sur-l’Anglins (63km)

    On nous pose souvent la question : « Qu’est-ce qui vous fait courir ? ». Il aurait fallu venir courir la première heure de cette étape pour comprendre. Nous sommes partis à 42 coureurs peu après 6h30 sous un ciel complètement dégagé, il faisait donc frais un peu aussi. C’est encore une fois parti vite, même moi, mais j’ai su me contrôler pour revenir à un rythme moins soutenu. Mais je piaffais d’impatience de voir si j’allais une nouvelle fois avoir mes ennuis. Et bien, pendant plus d’une heure, je n’ai rien eu, j’ai anticipé les extrasystoles et n’ai pas déclenché de tachycardie. 6 coureurs se sont vite détachés, un mini groupe de 6 s’est formé derrière, dont je faisais partie, puis derrière, la file des autres coureurs s’étalait sur la route légèrement vallonnée menant à Châtellerault. Je restais en retrait de ce mini paquet car je trouvais que le rythme adopté était un peu trop rapide et je voulais rester à l’écoute de mes sensations. J’avais quand même mis la musique pour penser à autre chose et pour profiter du paysage d’une autre façon.

    9,7km/h de moyenne pour la première heure, j’étais sur de bonnes bases et quelques côtes un peu plus pentues ont commencé à venir perturber ma cadence. J’en profitais pour tester ma capacité à monter sans alterner course et marche et sans faire augmenter trop le rythme cardiaque. En haut d’une côte, j’ai eu une petite alerte, je me suis arrêté pour récupérer, moins de 30 secondes, et je suis reparti en me demandant s’il y allait en avoir d’autres. Au premier ravitaillement, je ne me suis arrêté que le temps d’échanger mes bouteilles et de prendre une banane et deux biscuits, 50 secondes au total, et j’ai donc remonté et dépassé peu à peu tous les coureurs du groupe de poursuivants. Seuls Jean Michel et Patrick sont restés devant, mais à moins de 200m. L’arrivée à Châtellerault puis sa traversée se sont bien déroulées, je suis passé au ravitaillement N°2 en 3h06’ et j’en suis reparti juste avant mes deux compères. Seul Patrick arrivera à me suivre et me dépassera au ravito N°3, juste au début de la longue route menant à Pleumartin. 4h03’ au km 39,5 me convenaient. Sur cette longue portion sinueuse et vallonnée située entre Châtellerault et ce troisième ravitaillement, j’avais pris du plaisir à constater que plus aucun ennui n’était venu me perturber, ainsi au début de la D14 que naguère j’avais appris à détester j’avais encore plein d’énergie et la volonté de ne pas mollir, au contraire, j’avais envie d’en remettre une seconde couche. Patrick étant trop rapide sur le plat n’eut pas de mal à me distancer alors je me fixai un nouveau challenge : essayer de revenir le plus possible sur Stephano, le coureur Italien, parti avec les 5 premiers du général.

    A Pleumartin, après 10km fait en 1h01’ (passage du marathon en 4h20 et du 50ème km en 5h09’) j’ai appris qu’il avait une dizaine de minutes d’avance sur moi, et que Patrick était intercalé entre nous deux. Beau challenge en perspective. L’objectif devenait faire moins de 6h30’ mais ma marge était ténue, il ne fallait pas flâner et trop regarder les papillons ou autres bestioles. C’était redevenu vallonné et sinueux, avec quelques portions ombragées bienvenues.

    Je vais atteindre mon objectif chronométrique mais Stephano va conserver 5’ d’avance sur moi à l’arrivée. J’avais limité les dégâts et en fin de compte m’étais rassuré quant à ma faculté de pouvoir accélérer dans la seconde partie d’étape.

    Je finis 8ème en 6h29’47 et reste 7ème au général.

    Maintenant, c’est l’heure de l’apéro pour l’anniversaire de Nicole, puis restaurant à 19h30 avant une nouvelle nuit que j’espère bonne. Demain, ce sera un autre jour et 69km au total (étape entre Angles et Saint Sulpice les Feuilles que j’ai surnommée « étape érotique » en souvenir de Serge G. (Gainsbourg bien sûr).

    Allez, à+Fab*******€* 


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  • CR étapes 5 et 6.

    Etape 5 :

    Je suis parti à nouveau dans le groupe des rapides et au moment du départ, nous avons appris que Jean-Jacques Moros, alors en tête du classement général, ne prendrait pas le départ : coup dur, encore une fois sur la TG.

    Tous les 7, nous sommes partis sous un temps clair et frais à souhait : tout laissait penser que cette longue étape allait bien se dérouler. Bien sûr, c’est quand on s’y attend le moins qu’il se passe quelque chose et à peine 1500m de parcourus que je fais une extrasystole qui déclenche une petite tachycardie. Je m’arrête, m’accroupis comme je sais le faire, respire tranquillement et le cœur revient à un rythme normal. Bon, va falloir être vigilent pensai-je alors et 10’ après, ça recommence. Je m’arrête à nouveau, surtout ne pas paniquer ce qui entretiendrait le phénomène. Cela se passe encore en 30 secondes et je reprends la route, pas très fier et surtout je commence à me faire des scénarios catastrophe. Ma femme qui me rejoint en voiture me demande si ça va et je lui explique en me mettant à pleurer plus de crainte d’avoir à tout stopper que d’avoir du retard sur mes prévisions. Elle me rassure et je continue en me disant que mon allure de course n’était pas si lente que ça. D’ailleurs je commençais peu à peu à doubler les coureurs du groupe parti 30’ avant. Suivront deux autres petites arythmies que je calmerai de le même façon. Journée de merde qui s’annonçait.

    Je passais à Erbray, km 10,4 en 1h05’, donc je n’avais pas trop perdu de temps dans l’histoire et j’atteignis le 1er ravito à Petit-Auverné en 1h42 pour 16,4km. Je remontais tranquillement le peloton et je me rassurais progressivement quant à mon état de forme : de bonnes jambes, une bonne allure, un mental regonflé car les problèmes de rythme cardiaque semblaient avoir disparu. Je n’ai pas vraiment pu apprécier le paysage, assez monotone et sans doute car mon esprit était quand même orienté vers les sensations afin d’anticiper tout nouveau soucis.

    J’avançais relativement bien, passais les ravitos en ne gaspillant pas de temps 50s pour le 1er, 45s pour le 2ème, 2’40 pour le 3ème où j’ai quand même pris le temps de bien m’alimenter, 40s pour le 4ème. J’avais remonté presque tout le groupe des « 6h30 » et passais le marathon en 4h25, les 50km en 5h13, soit dans les mêmes eaux que les étapes précédentes. J’ai fini avec Gwen Quéant qui venait courir sa seconde étape et qui m’avait battu de 44 secondes la veille. Il tenait à finir avec moi, mais comme il était parti une demi-heure avant moi, je lui ai « mis » 30’, mais notre petit jeu a été sympa et a fait passer le temps et surtout oublier mes soucis de début d’étape.

    6ème de l’étape, 7ème au général, avec un record d’étape battu de plus de 5’. La journée avait mal commencé, elle s’est mieux terminée.

    A noter qu’il ne faisait pas bon d’être multi étoilé ce samedi, car non seulement, JJ Moros a stoppé, mais Marie-Jeanne n’a pu rallier l’arrivée pour de gros problèmes de dos, tandis que les deux plus étoilés, Don et Daniel ont terminé aux deux dernières places. Alors, moi aussi je me dis que j’ai eu chaud.

    Etape 6

    Départ tous ensemble du gymnase pour rejoindre en groupe et en marchant le château de St Georges pour un départ à 6h45. Petite étape, plate sur les 7 premiers km puis bosselée à souhait sur les 25km suivants, la fin étant sur une longue route fréquentée.

    Je suis parti vite (trop ? je ne sais pas) et j’ai été pourtant rapidement lâché par un groupe de 7 coureurs dont Hervé Rozec avait pris la tête. Je me sentais bien, mais tout comme hier, je dus stopper deux fois dans les 4 premiers km pour les mêmes raisons qu’hier. Pénible à la fin, mais je n’ai pas stressé et me suis contenté de repartir après m’être fait dépasser par beaucoup de coureurs. Le passage à Chalonnes au km6 en 38’ me montra que je n’avais pas perdu tant de temps que ça et une fois la ville passée je me mis en tête une stratégie alternant course et marche en montée et course sur le reste. le ravito N°1 atteint en 1h31 pour 14,8km, où je ne m’attardais que 40 secondes, le temps d’échanger mes bouteilles contre des pleines préparée le matin avant la course, je repartis à l’assaut des coureurs de devant. J’en rattrapais progressivement quelques uns et quand je me suis porté à la hauteur de mes potes Philou Gallou et JP Richard, je décidais de rester un peu avec eux.

    Le temps passe vite quand on court à plusieurs et qu’on bavarde, et malgré une dernière arythmie cardiaque qui me força à les laisser reprendre un peu d’avance, je remis les gaz et les laissais continuer ensemble. Mon objectif était, au départ de l’étape, de mettre 5h18’ (10km/h pour 53km) mais je me suis rabattu sur le plan B (moins de 5h30’, alors il ne fallait pas traîner surtout qu’il me restait deux coureurs à reprendre : une Taïwanaise et Jean Michel Fremery qui semblait avoir des ailes. Je n’ai pas molli mais eux non plus alors quand je suis arrivé à Doué, je ne rattrapai que la Taïwanaise, à 300m du but, pour terminer avec elle. JM était arrivé plus d’une minute avant nous.

    Le bilan de la journée n’est donc pas négatif, je n’échoue que de 58 secondes pour mon plan B et ne bats pas mon record de près de 3’, record établi l’an dernier alors que nous avions eu un parcours moins vallonné avec une longue portion de voie verte que Jean-Benoît a supprimée car certains coureurs l’avaient trouvée monotone. C’est vrai qu’au niveau paysages, on a été une nouvelle fois servis. Les coteaux du Layon et auparavant le passage sur la Loire constituent des sites agréable à traverser.

    Demain, maintenant qu’on a franchi la Loire, on attaque la seconde semaine et ses plaines et plateaux à grandes cultures. C’est un autre paysage, mais c’est joli aussi.

    à+Fab******€*


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