• Via Iberica 2018

     

    Voici le récit de ma seconde Via Iberica :

    La Via Iberica a commencé pour moi par le trajet pour me rendre de chez moi à Urdos, lieu de départ de la course. Ces longues aventures pédestres n'auraient pas autant de saveur s'il n'y avait pas les longs voyages "avant" et "après".
    Mon voyage a débuté par un petit déplacement de chez moi qui réside dans une commune au sud de Nantes jusqu’au nord de Nantes pour prendre mon Ouibus de 0h15. Ce fut un long voyage peu confortable quand on a de grandes jambes ! J'ai somnolé à plusieurs reprises jusqu'à l'arrivée à 5h à côté de la gare de Bordeaux. Là, direction le hall de gare en slalomant parmi les pochtrons et autres tas de viande alcoolisés. Une fois à la gare, je réussis à trouver un banc pour me reposer et je somnolai à nouveau malgré le bruit ambiant. C'était fou, la nuit, la faune qui grouillait par-là ! Je pris mon TGV à 9h où il fallut cravacher pour ranger mes deux sacs. Et enfin je pus me détendre - sans dormir réellement. Je descendis à la gare de Pau où je dus attendre de longues minutes mon TER qui m’achemina à Oloron-Sainte-Marie d'où je rejoignis Urdos en car. Ensuite, j'essayai de me reposer mais avec la bande de joyeux drilles que j’avais retrouvée avec plaisir, je me dis que le repos ce serait pour le lendemain, après la première étape.

     
    1ère étape de la Via Iberica : Urdos - Jaca, 45,1km et plus de 1000m de dénivelé positif.
    Cette année nous sommes partis sous un beau ciel dégagé, il ne manquait que le soleil encore aux prises avec son escalade du versant est de la montagne.
    Après un petit tour de ville faisant augmenter la longueur de l'étape d’un demi kilomètre (pour qu’elle entre en compte sur le site allemand DUV qui tient à jour les courses d’ultra) nous avons pris la route menant au col du Somport. 14,5km de montée pour passer de 750m à 1650m d'altitude.
    Je négociai bien cette première partie mettant trois minutes de moins que l'an dernier (avec 500m de plus) tout en prenant le temps d'admirer les montagnes et vallées environnantes. Je basculai du côté espagnol en dixième position et entamai prudemment la longue descente vers Jaca. Je ne descendis pas aussi vite que l'année précédente pour éviter de me blesser mais je courus quand même à bonne allure si bien que je mis le même temps à quelques secondes près qu'en 2017 (4h40'35" pour 45,1km). Je finis huitième à presque 1h du premier mais pas très loin des quatre coureurs et coureuses me précédant.
    Pas de bobos, pas de douleurs spéciales, j’étais satisfait de cette entrée en matière.

    Le lendemain nous attendait une petite étape de 45km environ elle aussi, où j'espérais être aussi bien que lors de la première.

    2ème étape, Jaca - Fiscal, 45,6km et plus de 900m de dénivelé positif.
    Le départ fut donné à 8h30 pour le peloton entier, seul Alain Simon blessé avec une belle entorse à la cheville a dû renoncer à poursuivre l’aventure ibérique. Le temps frais rendit nécessaire le port de quelques vêtements spéciaux afin de bien se protéger le temps de voir le soleil apparaître une fois la première bosse digérée. Cette première partie de course nous proposa une alternance de montées et de descentes jusqu'au premier ravitaillement. Arrivé à ce point, 16,6 kilomètres, en 1h38, j'étais à plus de 10km/h. Les autres coureurs de devant avaient pris un peu d'avance et je continuais d'en apercevoir de temps à autres quand la route était rectiligne. Jusqu'au kilomètre 25 j'étais bien, mais je commençais à ressentir une petite baisse de régime. Gwen Quéant avait fait la jonction et nous avons couru de concert jusqu'après le tunnel non sans s'être arrêtés au second ravitaillement (km 31,2). Notre moyenne était passée de 10,1 à 9,1 en l'espace de 10km et je comptais sur la descente finale pour me refaire "une santé". Gwen encore gêné dans les descentes trop fortes se laissa décrocher. Je rattrapai Édith Doyen avec qui je finis cette étape à la 7ème place ex-æquo en 4h53'39" (soit 8' de moins qu’en 2017 : objectif atteint).
    Nous avions eu du très beau temps, relativement frais sauf en l'absence de vent où il faisait alors carrément chaud. Un autre abandon eut lieu aujourd'hui, celui de Jean-Michel Sotgi. Nous étions encore 25 en piste et certains se permirent même d’effectuer quelques kilomètres supplémentaires en s'égarant dans la "pampa".
    3 groupes de départ seraient constitués pour la 3ème étape avec des départs à 6h, 6h30 et 7h pour le mien. Presque 77km au menu avec plus de 1500m de dénivelé positif. Rien que d'y penser, ça calmait. Mais la récompense serait à l'arrivée : à Alquezar on pourrait admirer ce joli village typique de la région.

    3ème étape, Fiscal - Alquezar, 76,5km et plus de 1500m de dénivelé positif.
    À 7h, nous prîmes le départ à dix en comptant Gérard Denis sa trottinette. Il faisait nuit, la route étant étroite sans réel bas-côté, avec les quelques voitures que nous risquions de croiser, nous devions porter le gilet de sécurité, une frontale et une lampe rouge clignotante derrière. Il faisait frais mais le ciel était découvert. La longue descente d'une vingtaine de kilomètres environ se passa bien, mais nous n'avions pas pu profiter du paysage car au lever du jour nous nous étions retrouvés dans la grisaille des nuages bas. Nous avions rattrapé peu à peu certains coureurs des groupes des départs de 6h et 6h30. J'étais calé entre la 4ème et la 8ème place et notre petit "peloton" avalait goulûment ces beaux kilomètres sans effort. Arrivés à Sabananigo on quitta la route principale pour emprunter une route plus tranquille mais qui allait bientôt monter.
    Le groupe se disloqua rapidement et je me retrouvai lâché loin derrière, c'est du moins l'impression que j'avais. J'étais quand même bien et la succession de côtes puis de descentes ne me gênait pas du tout.
    Ainsi au fil des heures j'engrangeais les bornes. Dommage que nous n'ayons pas pu apprécier le paysage en nous retournant : cette année, point de chaîne des Pyrénées. En guise de consolation, pas de torticolis non plus.
    Une longue partie "montagneuse" se présenta, de celles où l'on aperçoit les coureurs de devant dans les lacets plus haut et quand on y passe, il s'est écoulé un bon gros quart d'heure. Même chose quand ou regarde en bas, une fois qu’on est en haut, et qu'on se dit que les copains sont loin derrière.
    Ça eut le mérite de faire passer le temps avant d'entamer la longue descente de 17 kilomètres environ qui nous conduisait au pied de la montée vers Alquezar.
    J'avais rejoint Tristan Lacherest avec qui je terminai ce long périple de 76,5km. Nous étions 5èmes ex-æquo et satisfaits de notre journée. Nous avions mis 8h27' (soit presque 30' de moins que lors de l’édition passée pour moi). Et cerise sur le gâteau, le soleil décida juste à ce moment-là d'apparaître de derrière les nuages.
    Quel beau village, Alquezar ! Surtout vu depuis l’endroit où nous étions arrivés.

     

    4ème étape, Alquezar – Sariñena 68,8km et plus de 500m de dénivelé positif.

    Devant une seconde "Clara" (bière mélangée avec du soda au citron) je me remémorai mon étape du jour.
    Départ d'Alquezar comme la veille à 7h, dans le noir, équipé de la même manière, nous avons emprunté les ruelles "pavées" ou "cailloutées" traversant le village avant de rejoindre la vraie route, puis celle de Huesca avec une belle pleine lune en guise d'éclairage.
    Les premiers kilomètres ne parurent pas passer rapidement, mais la nuit a tendance à déformer les sensations (le GPS étant une sorte de juge de paix quand il ne connaît pas d’interférences). Avec Édith, on fut souvent ensemble, comme d'habitude elle courait devant en descente et c’était moi dans les montées qui prenais les devants. Le 1er ravitaillement était loin du départ, 15 kilomètres et en sommet de côte, je m'y fis remplir ma bouteille et repartis aussitôt avec une banane à la main que j'avais prévu de manger plus tard. Les villages aux alentours se découpèrent peu à peu dans la lumière en contre-jour de l’aube naissante, mais le soleil restait camouflé derrière les hauteurs à l'horizon.
    Le second poste de ravitaillement se fit désirer car nous avions alors quitté cette belle petite route pour en rejoindre une autre non sans avoir transité sous une autoroute par une autre route fréquentée.
    La succession des ravitaillement était une manière de structurer le temps sur cette étape peu vallonnée mais comportant quand même quelques belles côtes. Après le ravitaillement n°3, un long passage sur une route de campagne où les odeurs d'épandage de lisier nous mena au pied d'une côte dans laquelle il ne fallait pas rater le début d'un chemin caillouteux de quatre kilomètres. Ce ne fut pas simple car la foulée n'était pas naturelle et il fallait éviter de trébucher sur une quelconque caillasse vicieuse.
    Au sortir de ce chemin, j’effectuai un petit arrêt technique pour enlever les intrus voulant voyager gratis dans mes chaussures et je repartis vers le ravitaillement suivant, celui d'où on apercevait un splendide paysage de western. Kilomètre 49, encore 20 autres à faire mais dont beaucoup en descente. Tristan était de nouveau avec moi, Édith pas très loin derrière, les quatre de devant à au moins 25'. Nous sommes restés ensemble pendant tout le western puis peu à peu nous nous sommes séparés, surtout Édith qui avait plus de jus que Tristan et moi. Popol (Philippe P.) nous rattrapa et il finit avec Édith.
    Au final, Tristan et moi avions couru 7h43'22" (j’avais mis 42" de plus que l'année précédente).
    Il avait fait beau et pas trop chaud, parfois le vent était venu apporter un peu de fraîcheur bienvenue.
    Sur la 5ème étape nous attendait une longue chevauchée de près de 78 kilomètres pour rallier Caspe.


    5ème étape : Sariñena – Caspe, 78km et 600m de dénivelé positif.
    Au menu, 78 kilomètres dont un nouveau tronçon de 30 kilomètres au moins nous évitant de longer la "route aux cochons" et ses ribambelles de camions, ses champs fortement odorants, ses fossés jonchés de nombreux détritus jetés des camions et cette longue ligne droite bosselée où un camion aperçu au loin mettait un quart d'heure pour arriver jusqu'à nous (15' j'exagère peut-être un peu).
    Bref, il était 7h quand notre 3ème vague fut lancée, dans la nuit encore profonde. La route était un peu éclairée par la lune et après quelques hectomètres de zone industrielle nous pûmes nous guider à la lumière de nos frontales devenues indispensables plus dans un objectif de sécurité que d'éclairage. Il fallait être vu par les conducteurs se rendant à leur travail pour la plupart.
    Notre groupe s'étala vite, avec cinq échappés dont je n'aperçus bientôt plus que le clignotement de leur lampe dorsale, obligatoire ou fortement recommandée. Derrière, je pensais être suivi de près par Édith et Tristan mais au détour d'une courbe je ne les vis pas. Je courus à 9,3 de moyenne jusqu'au ravitaillement 1 où je rattrapai des coureurs partis 30' avant moi. Peu après j'en dépassai certains partis 1h avant. La route montait pour nous faire accéder au plateau que nous allions traverser pendant plusieurs dizaines de kilomètres.
    Au second poste de ravitaillement je vis avec stupeur que Tristan avait abandonné et je mis quelques minutes pour le digérer non sans avoir tenté de lui faire changer d'avis.
    Je repartis à l'assaut du ravitaillement 3 (kilomètre 40,5) en étrennant la nouvelle voie, un beau chemin bien large et peu caillouteux. Là, il fallait avoir quelques idées pour faire passer le temps car j'étais seul et la route longue, longue, longue... J'allais revenir sur Pascal Perrotin et Christian Perchoc partis 30' avant moi quand je me mis comme la veille à saigner du nez. Je ne m'arrêtai pas mais dus néanmoins stopper cette petite hémorragie. Avec un bout de mouchoir dans le nez je continuai d'avancer mais les deux compères avaient repris de l'avance.
    Au ravitaillement 4 on sortit d'une longue ligne droite pour en reprendre une autre de cinq kilomètres avec à gauche et à droite des champs et à l'horizon des reliefs. Il commençait à faire chaud même si le vent parvenait à apporter une légère fraîcheur. Le ravitaillement 5, isolé dans un paysage ressemblant à ceux de l'Ardèche, se situait dans une belle longue descente sinueuse. A la fin de cette partie très agréable pour les yeux mais moins pour des organismes fatigués on débouchait sur l'ancien parcours avec de la circulation que nous avions évitée depuis le lever du jour. Courir sur les bas-côtés de cette route large mais avec encore plus de quinze kilomètres à faire fut un moment assez peu agréable à passer. Au dernier ravitaillement je pris des nouvelles des écarts et me rendis compte que je ne pouvais plus rattraper personne et que j'allais finir l'étape en solo. Mise à part une dernière hémorragie nasale à cinq kilomètres du but je terminai enfin cette très longue aventure. 7ème place en 8h54' pour 78km soit à une moyenne supérieure à celle de l'an dernier alors qu'on avait cette année cinq kilomètres de plus. J'espérais ne pas conserver trop de séquelles de cette étape pour passer une belle journée sur une belle étape avec du fort dénivelé.

     

    6ème étape : Caspe – El Pinell de Brai. 68,4km et environ 1100m de dénivelé positif.
    Mon étape du jour s'était encore bien passée, malgré une chute de la moyenne mais il y avait eu quelques circonstances de course qui avaient provoqué cette baisse d'allure. Le profil de l'étape d'abord avec plus de 1000m de dénivelé positif, et ensuite une partie de l'étape empruntant une partie du parcours du Rallye de Catalogne. De ce fait certains postes de ravitaillement durent être déplacés de plusieurs kilomètres.
    Au petit matin nous avions quitté Caspe encore sous un ciel partiellement dégagé avec la lumière de la lune qui nous servait parfois d'éclairage. Le groupe des sept dont je faisais partie s'étira, me laissant seul sixième suivi par Gwen Quéant. J'arrivai au ravitaillement après avoir monté une longue côte puis je basculai vers Maëlla. Là, je retrouvai Sylvain Ethore en proie avec des douleurs aux quadriceps qui l'empêchaient d'avancer comme il l'aurait souhaité. Après l'avoir encouragé je filai.
    Au second ravitaillement au kilomètre 31 je repartais quand Sylvain arrivait et j'aperçus au loin, devant, quelques silhouettes non identifiées que je remontai tranquillement à mon allure de croisière.
    Rendu au kilomètre 47 on devait prendre une petite route sinueuse pendant plus de cinq kilomètres. Mais ce fut à ce moment-là que nous nous retrouvâmes sur la route du circuit de Catalogne dont c'étaient les épreuves sur des routes ouvertes à la circulation. J'avais rattrapé Édith et nous avons alors effectué la descente ensemble, sur le côté droit de la chaussée pour raisons de sécurité : cinq kilomètres où les bolides rugissants nous croisaient tandis que d'autres véhicules nous dépassaient. Il y avait aussi beaucoup de piétons recherchant le meilleur endroit pour assister aux épreuves du jour. Nous avons rejoint Bot où nous avons marché pour nous frayer un passage dans la foule et retrouver la voie verte aux onze tunnels. Une fois sur cette piste tranquille, nous avons pu de nouveau courir et cheminer ensemble quelques kilomètres avant que je laisse Édith poursuivre à son rythme, plus lent que le mien, et que je file devant. Une fois sorti de la voie verte, j’entamai la dernière partie qui était en côte sur trois kilomètres avant de redescendre sur la ville que j'atteignis en 7h52'12" à la 5ème place.

    J’espérais encore mettre moins de 8 heures sur la dernière étape : je gardais de l'édition 2017 un souvenir mitigé de cette journée à cause d'une blessure aux releveurs. Là, je n'avais pas de bobos particuliers. C'était déjà ça pour apprécier encore plus ma 333ème étape depuis 2005.
    On allait devoir s’attendre quand même à une difficile et longue journée si en plus la météo annoncée était confirmée : de la pluie à tous les étages à partir de 9h ! Je devais partir à 7h car j'avais de nouveau fini dans les 6 premiers (5ème même), l'autre groupe démarrant à 6h.

    Septième et dernière étape : El Pinell de Brai – Riumar, 69,7km et plus de 700m de dénivelé positif.
    J’ai terminé 5ème en 7h56'50" et au classement général final j’étais 6ème.
    Cette ultime étape ne fut pas si simple car il a plu une grande partie de l'étape. Il y avait aussi deux grosses difficultés à franchir et, une fois dans le delta de l'Ebre, le vent s'est renforcé. Heureusement on l'a plus eu favorablement que contraire à notre avancée.
    Je suis parti à allure "normale" et me retrouvai vite dans les derniers du peloton des plus rapides. Une montée peu forte suivie d'une belle descente avaient créé rapidement des écarts qui me semblèrent insurmontables à ce moment de l'étape. Une fois dans la vallée de l'Ebre, je m'accrochai aux lampes arrières des coureurs de devant pour ne pas me faire irrémédiablement distancer. Au kilomètre 10 environ, une longue montée de cinq kilomètres se présenta : enfin un peu de sel ! Je commençai à trouver mon rythme et effectuai une belle remontée jusqu'à Popol (Philippe P.). Devant, Rémy, Gwen Quéant et Jean-louis Valderrama accompagnés Tristan revenu en "journey runner" batifolaient sur le bitume et écrasaient la concurrence.
    Suite à une erreur de calcul de ma part (je n'avais pas bien regardé le classement général) je pensais que Gwen allait être en mesure de me reprendre les 1h15' que je croyais avoir comme avance sur lui. Donc je poursuivis mon effort et me retrouvai provisoirement quatrième de l'étape. Au second ravitaillement je consultai les écarts et pronostiquais un débours supérieur à 1h20’ au final. Je maintins mon effort non sans difficultés et entamai la fameuse montée située du kilomètre 31 jusqu’au ravitaillement du kilomètre 36,5 à Tortosa.
    Je gérai la montée en marchant le moins possible sauf quand les pourcentages étaient supérieurs à 15%. Au col, après m’être ravitaillé, je basculai avec 28' de retard sur le caribou costarmoricain et comme j’étais un peu mal à l'aise en forte descente je prévis le pire.
    Au bas de la descente, mes jambes étaient assez douloureuses mais tournaient. Au ravitaillement 4, Christian Perchoc me rattrapa et nous avons couru ensemble jusqu'à l'arrivée. Heureusement que nous étions deux car cette partie de 22 kilomètres se serait avérée encore plus difficile à travers les rizières et autres marais sous un vent renforcé le plus souvent soufflant en notre faveur.
    Avec le passage au dernier ravitaillement j'appris que je perdais plus de 50' et donc je me relâchai car j'avais aussi constaté que je m'étais trompé dans l'estimation de l'écart avec Gwen qui était d’1h40' en réalité au départ de cette étape. Avec Christian on a néanmoins poursuivi notre effort pour rester sous les 8 heures au final. L'arrivée sur le ponton puis sur la plage quasi déserte sous un fort vent pour kitesurfers fut une délivrance et après quelques embrassades et congratulations nous sommes rapidement retournés nous abriter et nous réchauffer à l'hôtel.


    Voilà ma 14ème course à étapes était terminée, chiffre encore plus symbolique j'avais fini ma 333ème étape. Encore 32 et j'aurais une année de courses multidays dans les pattes.
    à+Fab

     


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