• TransEurope 2009 : J-14 et quelques heures.

    Aujourd'hui, samedi 4 avril, nous ne sommes plus qu'à deux semaines et une nuit du départ tant attendu de Bari pour rejoindre le Cap-Nord : en courant, en marchant, à cloche pied, en rampant... peu importe le style du moment qu'on arrive chaque soir avant le cut-off et qu'on soit au Cercle Polaire après les 64 étapes.

    Les longs mois qui ont précédé cette course se sont écoulés lentement, de manière interminable, puis depuis quelques semaines, tout s'est accéléré. On se surprend à penser qu'il ne reste plus que 2 mois, puis 1 mois puis maintenant 15 jours et moins...
    C'est à ce moment, où mentalement on s'est enfoncé encore plus profondément dans l'aventure qui nous attend car elle se rapproche à grands pas, que certains petits détails viennent perturber l'équilibre qu'on avait réussi à trouver. Certes, ce ne sont pas des détails qui vont beaucoup bouleverser la bonne marche de notre TransEurope, mais ils peuvent contribuer à en rendre le début plus fatigant ou moins serein qu'il n'aurait dû l'être.

    D'abord, les lieux d'arrivée des premières étapes viennent tout juste d'être remis à jour, après plusieurs modifications ces dernières semaines. Il y a eu un gros décalage entre les "promesses" faites par les Italiens quant aux lieux d'hébergement il y a plusieurs mois déjà et la réalité de ces dernières semaines qui ont vu les 15 premières étapes être plus ou moins modifiées : plus les mêmes sites d'arrivée, plus les mêmes lieux d'hébergement, plus les mêmes itinéraires...
    Les conséquences sont multiples. La longueur des étapes est différente de ce qui était prévu il y a plus d'un an. Cela ne changera pas grand chose au total kilométrique final, près de 4500km, mais le relatif équilibre qui existait entre ces premières étapes (25km d'écart entre la plus courte et la plus longue étape) n'est plus respecté. On va avoir des étapes entre 50 et 85km (soit 35km de différence). Ce n'est pas important car de toute façon il faudra bien les courir ces 4500km, mais le soir de l'étape de 85km, il faudra être bien physiquement et dans sa tête.
    Ensuite, le fait d'être hébergé dans des campings au moins 5 soirs lors des 8 premières étapes, et peut-être encore plusieurs autres fois lors des suivantes, va certainement jouer sur le bien-être et la récupération. Il faudra monter chaque soir sa tente, s'intaller et penser à l'étape suivante, sans le "petit confort" d'une salle en dur. Il y aura moins de place à l'intérieur de la tente que dans un gymnase. Il faudra cohabiter, non pas avec les autres coureurs, mais avec les bagages : une valise et un gros sac, ça prend de la place, même si ça n'a pas l'inconvénient de ronfler. La plus ou moins bonne gestion de ces moments importants d'après étapes (installation, douche, lessive, alimentation, repos, connexion pour envoyer un CR et des photos...) et de préparation à l'étape suivante (démontage de la tente, mise en tenue, alimentation, rangement du barda...) fera qu'on sera parfois plus stressés.
    Mais tout le monde sera à la même enseigne, alors...

    Il n'y a pas eu de changement uniquement dans l'organisation de la course, il y en a eu aussi concernant mon voyage aller : c'est la quatrième fois au moins en six mois que l'agence de voyage me communique de nouveaux horaires d'avions. J'espère que la dernière sera la bonne.
    J'y gagne un peu car mon vol ne compte plus qu'une escale, à Milan, au lieu de transiter par Francfort. Aussi je pars de Roissy 2 et non plus de Roissy 1, ce qui est plus commode pour la navette que je devais prendre pour rejoindre l'aéroport depuis mon hôtel.

    Dernières mises au point de ces semaines passées : le pesage de mes affaires afin de ne pas dépasser les 15kg de bagages en soute, les 5kg de bagages à main et les 30kg de poids total maximal accepté par l'organisation de la TransEurope si l'on ne veut pas payer de taxe supplémentaire. J'ai fait une liste des affaires que je pourrai être amené à laisser ici.

    L'entraînement se poursuit, moins long, moins intensif, mais avec toujours autant de plaisir. Je suis allé passer ma visite médicale conseillée avant le départ, avec électrocardiogramme et prise de la tension artérielle : "pas de contre-indication à la pratique de la course à pied en compétition".

    Les deux dernières semaines vont passer vite, je le sens, et je vais arriver au stade des "dernières fois" : dernière fois que je ferai ceci, ou cela, que je verrai telle ou telle personne... et progressivement je vais rentrer dans "ma bulle" (n'y suis-je pas déjà un peu ?  ). J'espère profiter de ma famille un maximum avant de devoir les laisser "à quai" pendant 2 mois et demi presque. C'est peut-être ce qui sera le plus difficile à gérer quand dans la course j'aurai des coups de blues.
    Mais la formidable entraide existant parmi les coureurs d'ultra, notamment parmi les Transe Gaulois (j'en connais plus de 30 qui seront au départ à Bari) et en particulier dans le groupe de Français (nous serons 8 si l'on compte JBJ et même plus en ajoutant les accompagnateurs, femmes et enfants de coureurs) fera que bien vite le moral reviendra.

    à+Fab****
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