• Transe Gaule 2014 : étape 12

    CR Etape 12 : Peyrelevade – Mauriac (76km)

    Il faisait froid quand on s’est réveillés dans la salle. Dehors aussi, mais pas autant qu’on le craignait la veille. Deux départs, le 1er à 6h00 et le 2ème à 6h30 ; c’est ce dernier que je devais prendre avec les 4 autres plus rapides de l’étape précédente.

    On est partis relativement groupés si l’on peut parler de groupe quand on est 5 et je me suis rendu compte que je n’avais pas trop de mal à suivre. Carmen se détacha progressivement puis Stéphane l’imita peu après. Les deux Taïwanais étaient devant moi mais à moins de 100m. Il faisait encore sombre et on commençait à apercevoir les hauteurs environnantes, les petits reliefs boisés et les prairies. La route montait mais c’était facile à ce moment de la course. On a commencé à dépasser la queue du groupe parti avant nous, c’est là qu’on se dit que lorsqu’on les reverra, on sera entrain de dîner. Au km7, on a rejoint la route de Millevaches une longue ligne droite ondulée sur laquelle on distinguait les autres coureurs tous équipés de tenues fluo, jaune ou orange, très visibles de loin.

    Je suis passé devant un des deux Taïwanais et j’ai atteint Millevaches en 54’ pour 9,250km. je me sentais des ailes et commençais à me dire que j’étais bien parti pour titiller mon record sur cette étape (7h30 pour 75km en 2007, 3ème place avec Jochen Höchele). Aujourd’hui, il y avait un km de plus mais l’objectif restait le même. La partie après le village était vallonnée, le ravitaillement N°1 s’y trouvait au km 14,3 (1h24’) puis une longue descente menait à Meymac. Là, j’ai accéléré un peu afin de tenter de reprendre le second Taïwanais. Nous sommes arrivés tous les trois ensemble, son collègue nous ayant rattrapés, à Meymac en 2h05’ pour 21,8km.

    Après Meymac, les deux ont accéléré un peu et j’ai été lâché. Je les voyais disparaître à chaque virage, mais je me rassurais en constatant qu’ils ne me reprenaient plus beaucoup au fil des km et des successions de montées et descentes. Le ravitaillement N°2 me permit de rattraper Hervé qui était encore gêné par sa tendinite du TFL, km 28,7 en 2h45, mais à ce moment-là, il est reparti et s’est mis à accélérer sa cadence et il me distança de manière progressive et irrémédiable en l’espace de quelques km. J’eus à cet instant de la course un petit souci de rythme cardiaque et j’en profitai pour m’arrêter et récupérer assis sur une murette, vidant à l’occasion une de mes chaussures d’un caillou sans doute imaginaire. Mon cœur reprit sa cadence normale et je repartis. Cet arrêt marqua le début d’une baisse de régime générale. Plus de Taïwanais à l’horizon, ma moyenne redevenue « normale », passage au ravitaillement N°3 en 3h59’ pour 40,3km puis arrivée à Neuvic en 4h58’ pour 49,2km.

    J’espérais beaucoup faire remonter ma moyenne avec la descente vers la Garonne, mais sur les 15km, il n’y en avait que 8 de franche descente. Au ravitaillement N°4 à la sortie de Neuvic, je refis le plein de mes bouteilles et engloutis des bout de melon, d’ananas et de saucisson. J’ai dû manger trop vite et sans tout mâcher, alors je fus indisposé quelques km plus tard car les boissons ne passaient plus, « bloquées » avant l’estomac. J’essayai de vomir sans y parvenir et je dus ralentir. Une fois ce petit moment désagréable passé, j’eus du mal à retrouver un rythme de course intéressant et j’ai donc effectué la descente sans pouvoir me relâcher. Les passages au ravitaillement N°5, km 60 atteint en 6h04 puis au pont sur la Garonne (km 64 en 6h30) me confirmèrent que mon objectif était mort car il restait alors 12km dont au moins 6 de bonne montée. Je dépassais un des deux Taïwanais, restais à moins de 50m de l’autre – je les avais rattrapés en fin de descente – et j’espérais encore finir devant eux. Je me disais que j’allais peut-être finir 3ème, mais c’était sans compter sur les bonnes courses réalisées par Angel et Patrick, partis 30’ avant moi et que je n’avais pu « contrôler ».

    Au final, dans la douleur, je franchis la ligne en 7h53’38, quand même à la 6ème place, juste derrière le Taïwanais que je n’avais pu rattraper.

    Stéphane gagne devant Angel puis Carmen, Patrick, le Taïwanais et moi.

    Globalement, je suis content quand même malgré une très mauvaise gestion de mon étape. J’ai voulu tenter quelque chose mais n’en avais pas les moyens.

    Demain, étape de montagne qui se terminera à Jussac après 4 cols et la traversée de Salers. Dénivelé prévu : 1064m. Aujourd’hui il y en avait quand même plus de 1000 !

    à+Fab******€* 

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