• Transe Gaule 2011 étape 7

    étape7

    Étape 7 → Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire) - Monts-sur-Guesnes (Vienne) - 58.6 km

    Après une belle soirée passée en compagnie de Rudy et de sa femme, où nous avons goulûment dégusté des pizzas Vincent et moi, pendant que Jean-Pierre préférait partager le pâté et les légumes frais achetés par Guy, le sommeil réparateur de la nuit me permit d’aborder la 7ème journée en pleine forme.
    Pas de blessures, juste quelques légères courbatures témoignant des 3 étapes longues qu’on venait de passer et de ma petite « attaque » de la veille (attaque contre moi-même je précise et non pas pour mettre des vents à mes copains), le petit train-train du matin de mieux en mieux organisé, je me plaçai sur la ligne de départ en totale confiance. Je mis la musique juste avant le départ, les Doors, et quand Rudy abaissa le Gwenn Ha Du (le drapeau breton) je pris tout de suite un rythme de croisière cool. J’étais accompagné de JP, Vincent, Nadine… et laissais filer les comètes de devant que je n’atteindrai jamais, même pas en rêve, sauf grosse catastrophe d’un d’entre-eux. Au bout d’un nombre décent d’hectomètres, je passai la seconde et me mis en vitesse de croisière (10km/h) en souhaitant pouvoir tenir jusqu’au moins le km 31, où l’on repasse sur une route un peu plus fréquentée. En attendant, il y avait la voie Bonnot à faire, voie qui mène à Montreuil Bellay dont le château semble sortir de terre brusquement une fois trois petits sapins passés au sortir de la forêt. Dans la ville, comme je n’avais pas écouté entièrement concentré le briefing, je fus surpris de voir que l’itinéraire avait changé, en mieux, pour nous faire éviter de traverser le marché et de prendre intégralement la première côte de l’étape. J’accélérai encore un peu pour faire remonter la moyenne à 10 ; elle avait baissé le temps d’un arrêt pour retirer les cailloux souvenirs qui s’étaient invités lors du passage sur la voie Bonnot. Au ravitaillement, je pris du sirop de menthe pour changer de l’eau sucrée, une banane entière et deux bouts de saucisson pour le sel qu’il contenait. Je continuai ma chevauchée, porté par la musique, Noir Désir ayant succédé aux Doors suivi par Supertramp dont certains morceaux me rappelaient les concerts auxquels j’avais assisté et me faisaient frissonner de plaisir cumulé à la douce euphorie de courir en mode « bonheur ». Je ne préoccupais pas des autres coureurs, d’ailleurs, plus personne n’était en vue devant et je n’aime pas me retourner, même si je savais les deux Vincent prêts à me passer devant. D’ailleurs, c’est ce qui se produisit au second ravitaillement (km28) où les deux V me mirent un vent. Hélas pour Gouzy, il fut de courte durée, je le repassai et pensant qu’il allait s’accrocher, il aime bien avoir quelqu’un en point de mire et c’est vrai que quelque part ça aide à tenir une cadence, je continuai et quand le km31 survint, le virage à 90° me permit de constater qu’il n’était plus là. Je savais qu’il ne voulait pas trop « taper dedans » alors je me dis qu’il arrivera bien à me reprendre un peu plus tard. Je continuai donc ma cavale solitaire de « poor lonesome runner ». Jusqu’à Loudun, ce fut un peu plus dur ; je ne vais pas dire moins facile, ce serait laisser penser que je ne souffrais pas encore. Le ravito du km 41 passé en 4h12 et les 2’ de pause pour remettre de la menthe dans les bouteilles et reprendre banane et saucisson après avoir englouti quelques bouts de melon et de pêche, je repris ma route sachant que je devais être patient jusqu’au km44 et la dernière grosse intersection pour retrouver mon amie la D14 (si vous vous rappelez, j’avais appris à conjuguer à tous les temps et par tous les temps « haïr la D14 » à la première personne du singulier).
    Et bien, quelle surprise de me retrouver sur cette bande d’asphalte tant redoutée avec une pêche d’enfer ! Je remis les gaz et tournais à presque 10 à l’heure attendant le km52 et la voie verte précédant l’arrivée. Au dernier ravitaillement, je rattrapais presque Vincent Perrault qui repartait quand j’arrivai. Le temps de remplir mes bouteilles, cette fois de grenadine, il avait pris deux cents mètres d’avance et se remit à bien courir. Je restai sur mon tempo, ne cherchant pas à le reprendre, cela aurait été prendre des risques. Le seul objectif qu’il me restait était de faire moins de 6h et pour cela, je devais tracer à plus de 10 ! je pensais que les 5500m restants (cf mon GPS) étaient peut-être faux et que je n’en avais que 5000 à faire.
    A la sortie du chemin, il restait 1400m, ça j’en étais certain et j’ai vu que ce n’était plus la peine de s’accrocher à l’objectif de moins de 6h. Je finis en roue libre mais me fis un dernier plaisir à gravir la dernière côte en accélérant pour voir si les jambes « en avaient encore ». Oui, j’avais encore du jus ! A garder pour le lendemain, ça pourrait toujours être utile. J’arrivais seulement 3’ après Vincent P et Guy qui avait eu un peu de mal à terminer, s’inquiétant pour sa cuisse je crois.
    Le temps de prendre un rafraîchissement, les copains n’arrivant toujours pas, je décidai d’aller à la salle nous réserver un emplacement correct, sachant que la salle n’était pas vaste. J’allai prendre ma douche quand j’entendis au loin qu’ils arrivaient, d’abord JP puis Vincent G à quelques minutes derrière.
    On passa l’après-midi ensemble, tantôt nous reposant, tantôt allant boire un coup ou allant faire quelques courses pour les jours à venir… Et on en profita pour se payer quelques bons fous rires faisant oublier la journée et ses relatives difficultés.


    A+Fab*****

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