• Transe Gaule 2011 étape 5

    Étape 5 --> Châteaubriant (Loire-Atlantique) - St-Georges-sur-Loire (Maine-et-Loire) - 71 km

    Ce devait être une étape galère, une étape où on se dit « tant pis, il va flotter, la moyenne va en prendre un coup mais on sera plus en forme le lendemain », une étape où le poncho et le bruit incessant de son frottement à chaque foulée empêche d’écouter les autres bruits de la nature. De plus l’eau de l’extérieur ajoutée à celle de l’intérieur, de dessous le poncho, les godasses trempées, le linge qui ne séchera jamais … en fait, je m’étais préparé psychologiquement, matériellement et techniquement à une journée pourrie.
    De plus, au réveil, la surprise, mauvaise cette fois, fut de retrouver mon PC baignant dans une mini marre de flotte passée par un interstice. Je n’ai pas voulu faire un test le matin, pas trop le temps, alors je le rangeai dans sa housse et me dis que ce soir on verrait ça et que je n’allais pas me prendre la tête pour l’étape déjà bien assez difficile à gérer. Mon téléphone portable qui s’était retrouvé juste à côté a eu un peu plus de chance, simplement un peu humide et le test rapide d’allumage fut concluant. Ouf.
    Le réveil et les formalités d’usage passées - petit déjeuner, préparation des pieds et de la tenue, brossage des dents, bouclage des énooormes bagages (énorme ne prend pas 3 o, je sais, mais j’ai 3 bagages), et tout le rituel d’avant course - je me dirigeai vers l’extérieur et m’aperçus que le temps était « sec » pour le moment. Mais le poncho et le gilet fluo étaient dans mon sac à dos quand même par prudence.
    On partit, avantage d’être lent, en premier. En tant que connaisseur et aussi en raison de ma bonne forme, je me retrouvai devant, mais pas tout seul car le marquage à la culotte a commencé de par mes deux copains, JP et 20 100, avec, en plus, Jean Michel, adepte des démarrages rapides suivis des explosions en vol. Bref, on ne se retrouva qu’à 4 à la sortie de Châteaubriant et avec les deux sudistes, on se marra bien, racontant blague sur blague ou se chambrant gentiment, surtout quand ils me surnommaient « Jean Paul Olivier » à chaque fois que je leur donnais une anecdote sur telle ou telle partie de l’étape.. Les hectomètres étant goulûment avalés, le temps aussi était passé rapidement et au fil des virages, nous avions atteint le premier village, Erbray puis un second, Petit Auverné. Le ciel était couvert, mais il ne pleuvait toujours pas : c’était déjà ça de gagné. Je n’étais plus qu’avec Jean-Pierre à ce moment et nous cheminions chacun à notre rythme mais toutefois toujours ensemble. Vincent était quelques dizaines de mètres devant, évitant d’avoir à parler, ce qu’il n’aime guère le matin (mais il se rattrape le soir). On avait distancé Jean Mi sans doute un peu fatigué d’avoir démarré à plus de 9,5km/h. La suite de l’étape fut un peu plus technique, mais la météo sèche la fit passer moins difficilement que prévu. On était quand même à la 5ème étape, dont la 3ème de celles qui sont réputées pour « casser » les coureurs imprudents.
    Le premier, Jean Jacques, nous reprit son heure de décalage au km38, suivi de loin par Titi et René qui nous ont dépassés vers le km42. Là, ça a commencé à être dur pour nous, le parcours commençant à redevenir vallonné, mais après une série de lignes droites monotones, quel est le moins pire ?
    La partie du parcours menant à St Augustin des Bois, empruntant celui des 100km du Loire Béconnais, fut bien pénible mais avec les deux copains, on s’est dit que la moyenne avait été assurée et qu’on pouvait finir sans trop s’user à 9km/h de moyenne sur l’étape qui faisait en réalité 71km en raison d’un aménagement de dernière minute qui nous faisait arriver au gymnase. Nous avons terminé ensemble, Vincent, JP et moi, en se marrant, comme d’habitude mais en même temps soulagés d’avoir passé une journée pas trop moche en comparaison avec ce que nous aurions pu connaître. Nous n’avons pas pris une seulE goutte (ou alors j’ai la mémoire courte). Voilà une étape qui venait en conclusion de cette première partie de la TG, celle qui correspondait à l’adage « qui voit la Loire peut sentir la Méditerranée ».
    En ce qui concerne les chiffres, j’établis ma seconde MP sur cette étape : 7h53’35’’. Nous avons terminé 11èmes ex-æquo et au général Vincent était 11, moi 12 et JP 13. Quel trio !

    étape5(2)
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