• Transe Gaule 2011 étape 17

    Étape 17 --> St-Sernin-sur-Rance (Aveyron) - St-Pons-de-Thomières (Hérault) - 69.4 km

    L’étape où l'anglais et moi nous sommes réconciliés.
    Le départ de l’avant dernière étape fut donné après la traditionnelle photographie où tous les coureurs sont assis sur les marches des escaliers, devant la statue de Victor, l’enfant sauvage. Les premiers 400m avaient été neutralisés en partie afin d’éviter qu’il ne se produise la même mésaventure que celle arrivée l’an dernier à Michel Robert, un coureur belge qui était tombé dans les escaliers et s’était tordu la cheville, heureusement sans gravité car il avait fini dans les 5 premiers de la TG 2010. Une fois ce trail urbain passé, JB lâcha ses grognards pour le début de l’ascension du premier col, comme ça, à froid dès le matin ! Bien entendu, qui dit « montée » dit « Fab attacks » et je croquai à pleines dents dans la côte. Délicieuse à souhait quoiqu’un peu tiède pour l’heure matinale, mais je savourais chaque virage, chaque relance. Et dire que d’habitude, hors Transe Gaule, je n’appréciais guère les pentes. Là, c’était différent, l’organisme s’était habitué et la côte me permettait de ne pas trop me diéséliser. Au premier col, de Peyronnenc, au km 15,5, j’avais bien avancé (1h42’) et quand je repartis du ravitaillement installé à cet endroit, j’aperçus un coureur qui y arrivait, seul. Le trou était fait, je pouvais me dégourdir les pattes dans la partie descendante qui précédait la nouvelle montée vers le second col, le col de Sié, qui fut toutefois un peu moins facile à négocier. La circulation s’était densifiée et les automobiles et les camions venaient troubler la quiétude de ce cadre pourtant très champêtre et forestier. Peu après le col de Sié, une forte descente de 2km nous amenait à Lacaune où se trouvait installé le second ravitaillement. Je n’y traînais pas, personne en vue ni derrière ni devant je continuai ma progression solitaire. Même pas besoin de mettre la musique, je ne m’ennuyais pas et je m’amusais à calculer ma vitesse en chronométrant le temps passé entre deux bornes kilométriques. Cette partie, en montée, était plus rude que les précédentes, mais elle finit vite et laissa place à une longue descente une fois atteint le col du Picotalen. La descente vers la Salvetat me permit de dérouler, 1h31’ pour 15,3km, sachant que j’avais effectué un arrêt au ravito N°3 et fait quelques pauses en marchant. Le poste de ravitaillement passé, km48, un raidillon de quelques hectomètres nous attendait ; je l’effectuai en marchant avant de reprendre la course une fois la route rejointe. Ça commençait à être dur et je dus m’armer de patience pour atteindre le col N°4 (col de la Baraque, km54) puis le suivant (col du Cabaretou, km59) où le ravito N°5 était positionné. A partir de là, il ne restait que 10km environ, en descente sur une belle route avec un peu de circulation, camions, autos et camping-cars. Je dévalais à 11km/h environ, avec des pointes à 11,5. A 500m de l’arrivée, en fin de descente, je me retournai et fus surpris d’apercevoir arrivant comme une bombe et comme hier, Ian, mon fameux copain qui m’avait grillé sans même un regard. Trop vexé et un peu rancunier, je décidai de placer une mine et je me mis à accélérer pour passer à 15km/h, ce qui aurait été de la folie en temps normal, mais pas sur l’avant dernière étape, et j’arrivai 2 secondes avant l’anglais, levant le poing de rage devant les yeux éberlués de JB, Christian et Charles charger d’officier aux arrivées. Je me gardai bien de faire le premier pas pour féliciter Ian, mais au bout d’un certain temps nous nous sommes serrés la main en s’expliquant cordialement sur le pourquoi des deux arrivées, celle d’hier et celle d’aujourd’hui. Et pour ne pas rester sur un malentendu, nous nous sommes réconciliés, l’un comprenant l’autre et chacun s’excusant de sa conduite assez peu cavalière en la circonstance. Nous avons partagé le verre de l’amitié, que le syndicat d’initiative de St Pons nous avait préparé et avons attendu que d’autres coureurs arrivent avant d’aller au gymnase avec la navette.
    Ce soir-, tout le monde était bien arrivé, avec plus ou moins de bonheur et de souffrance, certains ayant même eu droit en prime à de la pluie et au froid. La nuit allait être courte, un premier départ ayant lieu à 5h pour les blessés et les moins rapides, un second à 6h pour la majorité des coureurs.

    à+Fab*****

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