• Transe Gaule 2011 étape 14

    Seconde étape de la descente kilométrique (après 68 hier, 61 ce jour et 58 puis 54 pour les deux jours suivants) qui devrait permettre à tous les coureurs de gagner du temps de course et donc de récupération avant les deux « septagénaires » de la fin de semaine devant se terminer par un grand plouf dans la Méditerranée.
    Pas trop de pression, mon prédécesseur au général est trop loin (6h d’avance) et celui qui me suit est à plus de 5h. Guy est encore devant moi, mais vu les blessures dont il souffre, je pense qu’aujourd’hui il devrait mettre plus de 2h de plus que moi, sauf bonne surprise et une totale rémission de ses bobos.
    Je prends le départ un peu moins rapidement que d’habitude, laissant un groupe d’une douzaine de coureurs prendre la poudre d’escampette. Je les verrai s’éloigner de moi de plus en plus au gré des grandes lignes droites. Mais mon objectif du jour, était de faire du jus et de ne pas me mettre dans le dur. Je sais qu’avec 5 TG déjà courues, il y a une grosse confiance et une bonne maîtrise des situations de course, il n’empêche qu’on n’est jamais à l’abri d’un coup dur.
    Qu’aurais-je eu à gagner d’aller chercher Jean-Michel ou Vincent ou même un des 8 premiers ? Rien sinon des blessures. C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai fait mon étape, me faisant charrier par les accompagnateurs de Titi qui me disaient que puisque j’avais fait 11ème, puis 10ème et hier 9ème, aujourd’hui je devais faire 8ème. Ce challenge aurait pu m’intéresser si je ne ressentais pas des signes de fatigue depuis deux jours, et comme j’ai envie de faire les deux dernières pour le plaisir (donc de pousser un peu la machine) j’avais envie de récupérer.
    La longue descente vers le Lot, qui un temps aurait pu m’amuser, fut un moment totalement déplaisant : d’abord, ça ne descendais pas vraiment au début, puis au moment où ça commençait à descendre, il y avait des travaux et des graviers plus ou moins gros sur la route, sans parler des voitures entraînant avec elles des nuages de poussière, et quand enfin le revêtement redevint plus lisse, le soleil tapait car la route n’était plus à l’ombre. J’ajouterai qu’avant la descente, le parcours était assez vallonné malgré la beauté des paysages traversés. Là je m’étais peu à peu usé et n’avais plus les ressources pour lever les genoux et relancer une fois la route penchant dans le bon sens.
    La fin fut longue et je commis une erreur de débutant en oubliant mon bidon d’arrosage au dernier ravitaillement. Heureusement qu’il y avait deux points d’eau sur les 10 derniers km !
    Quand j’arrivais, Vincent, Thierry et Jean Michel avaient déjà fini depuis quelques minutes et ma 11ème place me convenait. Je n’aurai pas réussi à refaire le retard qui s’était accumulé depuis Aurillac.
    L’après-midi me permit de me restaurer d’une grosse salade composée suivie d’un steak frites, le tout arrosé de panachés bien frais. Et au dessert, la glace ne me suffisant pas, j’en reprenais une autre.
    Pendant la course, nous avions appris que le gymnase ne serait pas disponible et que quelqu’un essayait de trouver une solution. Nous avons emménagé dans des Algeco, servant d’école provisoire pour les enfants du village. Il faisait chaud, nous sommes allés sur l’herbe du parc voisin pour nous reposer à l’ombre.

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