• Les quatre premières heures de cette étape auront constitué une de mes meilleures tranches de vie sur toutes mes Transe Gaule, rejoignant l’état de plénitude absolue connu lors de certaines des grandes étapes de 2007.
    La musique qui m’a accompagné n’est pas pour rien dans cette partie riche en émotions.
    Tout d’abord, le départ, donné à 6h30 de Monts sur Guesnes, la sortie du village par de petites ruelles inconnues, sous un ciel clair où la lune pas encore couchée nous accompagna quelques kilomètres et surtout l’état de fraîcheur de mon organisme. Pas de tensions, pas de restes de quelque épopée inconsidérée, pas de maux de ventre ou de digestion difficile, rien, sinon toujours dans un coin de mon cerveau pour rester lucide ma petite épée de Damoclès (concernant le cœur).
    J’avais mis le lecteur de musique sur la fonction « albums » et le premier qui sortit fut Zazie. Et bien tant mieux, un petit Zazie sur la route et pas dans le métro, ça me convenait. J’ai rapidement trouvé un rythme de croisière me faisant courir à 9,5 puis progressivement à un peu plus de 10km/h ce qui, d’après le GPS, me faisait une moyenne depuis le départ de 10km/h (ah oui, les chiffres, toujours les chiffres, sacré Fab !).
    90 minutes de Zazie pour m’amener au premier ravito en 1h30 environ. Les paysages traversés, grands champs de maïs, de colza ou autre plantes constituant un joli damier polychrome dans l’aube où le soleil levant rougeoyait et colorait quelques nuages d’altitude. La journée s’était annoncée belle et chaude, pour le moment elle était belle et juste à point au niveau température. On verrait plus tard.
    Après Zazie, le groupe Il Divo (des italiens) prit le relais et là, j’avais l’impression d’être à bord d’une grosse cylindrée sur une quelconque autoroute italienne de bord de mer. L’asphalte était lisse, la foulée dégoulinait et moi j’avalais les kilomètres avec avidité. Parfois j’avais l’impression d’être dans une salle de spectacle et les tournesols étaient autant de petites têtes de spectateurs (là, j’ai repris à mon compte une remarque faite hier par Angela qui nous avait fait bien rire mes deux potes sudistes et moi). Mais pour ne pas rompre la poésie de cet instant, je chassais de ma tête ce souvenir pour ne pas me prendre un gros fou rire tout seul. En tout cas j’avais une grosse pensée pour ma sœur et son ami qui m’ont fait découvrir ce groupe (quoique le mot groupe dévalue un peu cet ensemble de chanteurs) et j’avais un millier de souvenirs de la semaine passée à Belle Île en juillet qui ressurgissaient, les larmes m’en montant un peu aux yeux, pour me calmer et ne pas sombrer dans le « nostalgisme » j’en remettais une couche et passais à une cadence encore plus rapide.
    Il Divo m’amena aux portes de Châtellerault et ce fut au tour de Christophe Willem de m’accompagner : sympa le mec, il a une belle voix et en plus il n’arrêtait pas de me chanter « Jacques a dit cours, Jacques a dit vole », et c’est vrai que je volais toujours, je planais, mais je restais néanmoins attentif car la traversée de la ville, comme dans toutes les grandes villes, pouvait s’avérer dangereuse et le risque de se tromper d’itinéraire était plus grand, même si je commence à le maîtriser.
    A la sortie de Châtellerault, Christophe me laissa continuer ma route après le ravitaillement où la grenadine a coulé à flots dans ma gorge assoiffée et dans mes deux bouteilles afin de tenir la soif en respect jusqu’au prochain poste situé 10 bornes plus loin.
    Amy Winehouse avait pris le relais et par une coïncidence comme seules les coïncidences peuvent le faire, le titre qui passait était « Back to Black » au moment même où un convoi de véhicules funéraires nous dépassa (pour ceux qui ne réussissent pas à voir le rapport, allez sur Youtube ou dailymotion et regardez le clip d’Amy correspondant à ce titre et vous comprendrez). La sortie de cette grande ville, grande en comparaison avec les dizaines de communes rencontrées depuis Roscoff, marqua chez moi les premiers symptômes d’un ralentissement. Déjà, la moyenne avait baissé en raison de mon arrêt aux stands un peu plus long qu’à l’habitude, mais elle n’allait plus progresser parce que le parcours allait commencer à devenir houleux. Un premier coup de cul au km 33 pour arriver à Targé puis une succession de creux et de bosses jusqu’à la route de Pleumartin. Comme par un grand hasard, le ciel avait commencé à tourner du beau fixe à une couverture orageuse : on voyait les nuages bouillonner dans le ciel et je me demandais quand j’allais tout prendre sur le museau et pendant combien de temps.
    Le ciel me laissa tranquille pendant une quinzaine de bornes, dont plus de 10 effectués sur une route longue et monotone où j’essayais de garder dans ma ligne de mire Guy et Thierry qui m’avaient repris au ravito du km40. Ils m’avaient déposé sur place profitant de mon extrême lenteur à me ravitailler, mais chez les M et M’s (Marcel et Marie) j’aime bien lire le proverbe du jour et en inventer un aussi. Là, j’en ai repris un que j’avais déjà inventé il y a quelques TG et que je ressors à chaque fois : « il pleut, il pleut Martin » (sur l’air de la bergère faisant allusion à Pleumartin, prochaine ville où se situait le ravito suivant). La longue route face au vent qui s’était levé fut pénible, j’étais incapable de relancer et je stagnais à 9,5km/h, m’octroyant quelques pauses marchées à la « Müller » ou quelques décamètres façon « mémé qui cherche ses lunettes » (ceux qui se demandent encore ce que c’est n’ont qu’à venir me voir sur les 24 heures ou autres courses de longues distances.
    Pleumartin, km 50, où miss grenadine recoula à flots, j’en repartis encore plus fatigué, mes deux coureurs-repères ayant disparu depuis belle lurette, j’étais tout seul et abordais la dernière partie de l’étape en me disant que j’étais dans les temps pour faire un truc correct de l’ordre de 9,5 de moyenne sur l’étape. Mais pour cela, il ne fallait pas non plus commencer à cueillir des mûres pourtant nombreuses et appétissantes.
    L’orage me rattrapa et me doucha peu après la sortie de Vicq sur Gartempe à 3 kilomètres du but. Ça faisait un bien énorme mais j’ai pensé à ceux qui étaient blessés avec les pieds endoloris et je me dis que ça n’allait pas être évident pour eux. Je terminais mon étape par la petite mais très pentue descente vers le château en ruine d’Angles sur l’Anglins, non sans un grand soulagement mais avec aussi le souvenir des 4 premières heures passées à planer au-dessus de la route.
    Au final, j’ai consulté mes archives et ai constaté que c’était ma seconde meilleure 8ème étape de toutes mes TG, à 1’07’’ de ma MP de 2008, et à la 11ème place encore une fois.
    Les copains du forum ADDM n’ont pas tous passé l’étape de la même façon : Titi fait second à 17’ de Jean Jacques Moros, vainqueur une nouvelle fois de l’étape (mais hier il était arrivé main dans la main avec Titi), Guy termine 9ème en 6h20’55’’ et me colle un bon quart d’heure en 23 bornes, Jean-Pierre 13ème en 6h56 suivi à 1’30’’ de Nadine, puis viennent Vincent handicapé par une tendinite d’Achille (côté droit) de compensation suite à une légère inflammation de son releveur gauche en partie résorbée (il a dû marcher deux heures et finit en 21ème position en 7h49) et enfin Bruno Manitas, 26ème en 8h21.
    A cette heure, Nicole, la femme de Gérard, nous paie un coup à boire pour son anniversaire... et après on va dîner en ville :trinque:

    A+Fab*****

    étape8

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  • étape7

    Après une belle soirée passée en compagnie de Rudy et de sa femme, où nous avons goulûment dégusté des pizzas Vincent et moi, pendant que Jean-Pierre préférait partager le pâté et les légumes frais achetés par Guy, le sommeil réparateur de la nuit me permit d’aborder la 7ème journée en pleine forme.
    Pas de blessures, juste quelques légères courbatures témoignant des 3 étapes longues qu’on venait de passer et de ma petite « attaque » de la veille (attaque contre moi-même je précise et non pas pour mettre des vents à mes copains), le petit train-train du matin de mieux en mieux organisé, je me plaçais sur la ligne de départ en totale confiance. Je mis la musique juste avant le départ, les Doors, et quand Rudy abaissa le Gwenhadu (le drapeau breton) je pris tout de suite un rythme de croisière cool. J’étais accompagné de JP, Vincent, Nadine… et laissais filer les comètes de devant que je n’atteindrais jamais, même pas en rêve, sauf grosse katastrof d’un d’entre-eux.
    Au bout d’un nombre décent d’hectomètres, je passais la seconde et me mis en vitesse de croisière (10km/h) en souhaitant pouvoir tenir jusqu’au moins le km 31, où l’on repasse sur une route un peu plus fréquentée. En attendant, il y avait la voie Bonnot à faire, voie qui mène à Montreuil Bellay dont le château semble sortir de terre brusquement une fois trois petits sapins passés au sortir de la forêt. Dans la ville, comme je n’avais pas écouté le briefing, je fus surpris de voir que l’itinéraire avait changé, en mieux, pour nous faire éviter de traverser le marché et de prendre intégralement la première côte de l’étape.
    J’accélérais encore un peu pour faire remonter la moyenne à 10 (elle avait baissé le temps d’un arrêt pour retirer les cailloux souvenirs qui s’étaient invités lors du passage sur la voie Bonnot. Au ravitaillement, je pris du sirop de menthe pour changer de l’eau sucrée, une banane entière et deux bouts de saucisson pour le sel qu’il contient. Je continuais ma chevauchée, porté par la musique, Noir Désir ayant succédé aux Doors suivi par Supertramp dont certains morceaux me rappelant les concerts auxquels j’avais assisté me faisaient frissonner de plaisir cumulé à la douce euphorie de courir en mode « bonheur ». je ne préoccupais pas des autres coureurs, d’ailleurs, plus personne n’était en vue devant et je n’aime pas me retourner, même si je savais les deux Vincent prêts à me passer devant. D’ailleurs, c’est ce qui se produisit au second ravitaillement (km28) où les deux V me mirent un vent. Hélas pour Gouzy, il fut de courte durée, je le repassais et pensant qu’il allait s’accrocher (il aime bien avoir quelqu’un en point de mire et c’est vrai que quelque part ça aide à tenir une cadence) je continuais et quand le km31 survint, le virage à 90° me permit de constater qu’il n’était plus là. Je savais qu’il ne voulait pas trop « taper dedans » alors je me dis qu’il arrivera bien à me reprendre un peu plus tard. Je continuais donc ma cavale solitaire de poor lonnesome runner. Jusqu’à Loudun, ce fut un peu plus dur (je ne vais pas dire moins facile, ce serait laisser penser que je ne souffrais pas encore). Le ravito du km 41 passé en 4h12 + les 2’ de pause pour remettre de la menthe dans les bouteilles et reprendre banane et saucisson après avoir englouti quelques bouts de melon et de pêche, je repris ma route sachant que je devais être patient jusqu’au km44 et la dernière grosse intersection pour retrouver mon amie la D14 (si vous vous rappelez, j’avais appris à conjuguer à tous les temps et par tous les temps « haïr la D14 » à la première personne du singulier).
    Et bien, quelle surprise de me retrouver sur cette bande d’asphalte tant redoutée avec une pêche d’enfer ! Je remis les gaz et tournais à presque 10 à l’heure attendant le km52 et la voie verte précédant l’arrivée. Au dernier ravitaillement, je rattrapais presque Vincent Perrault qui repartait quand j’arrivais. Le temps de remplir mes bouteilles, cette fois de grenadine, il avait pris deux cents mètres d’avance et se remit à bien courir. Je restais sur mon tempo, ne cherchant pas à le reprendre, cela aurait été prendre des risques. Le seul objectif qu’il me restait était de faire moins de 6h et pour cela, je devais tracer à plus de 10 ! je pensais que les 5500m restants (cf mon GPS) étaient peut-être faux et que je n’en avais que 5000 à faire.
    A la sortie du chemin, il restait 1400m, ça j’en étais certain et j’ai vu que ce n’était plus la peine de s’accrocher à l’objectif de moins de 6h. je finis en roue libre mais me fis un dernier plaisir à gravir la dernière côte en accélérant pour voir si les jambes « en avaient encore ». Oui, j’avais encore du jus ! Gardons-le pour demain, ça pourra toujours être utile.
    J’arrivais seulement 3’ après Vincent P et Guy qui avait un peu de mal à terminer, s’inquiétant pour sa cuisse je crois.
    Le temps de prendre un rafraîchissement, les copains n’arrivant toujours pas, je décidais d’aller à la salle nous réserver un emplacement correct, sachant que la salle n’était pas vaste. J’allais prendre ma douche quand j’entendis au loin qu’ils arrivaient, d’abord JP puis Vincent G à quelques minutes derrière.
    On a passé l’après-midi ensemble, tantôt nous reposant, tantôt allant boire un coup ou allant faire quelques courses pour les jours à venir… Et on en a profité pour se payer quelques bons fous rires faisant oublier la journée et ses relatives difficultés.
    (je ne donne pas de news des potes, le retard de postage a fait que vous avez déjà consulté les résultats et impressions par d'autres canaux)
    A+Fab*****


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  • Après un petit km neutralisé pour rejoindre le site du départ, devant le château et pour ne pas qu’il y ait de « cassure » dans notre traversée intégrale de la France, le départ fut donné avec un petit peu de retard, 6h50, dû en partie aux bouchons occasionnés par le vide-grenier de St Georges où des centaines de personnes étaient en train d’attendre qu’on les enregistre.
    Le départ donné, ce fut l’envolée des 11 (les 10 premiers + Heather, la coureuse internationale anglaise qui n’a pas fait toutes les étapes en entier depuis la N° 2, sur les conseils de son entraîneur national). Suivirent à bonne distance le groupe des « seconds couteaux » à savoir, Jean-Pierre, Vincent, Nadine, Jean Michel et moi-même. Nous avons couru ensemble jusqu’à la sortie de Chalonnes où j’en ai profité pour me tester un peu. J’étais sur mes anciennes routes d’entraînement et j’avais envie de pousser un peu la « machine » pour voir. En côte, j’accélérais donc assez vivement, laissant mes compagnons de route à distance, seul Jean Michel se risquant à me suivre. Au ravitaillement, j’avais une bonne avance, qui s’accentua au second, même si Vincent me suivait à vue. Je poursuivais mon effort, la musique sur les oreilles. C’était un moment comme je les aime, un moment où je cours tout seul, sans effort, sans penser, contemplant ce magnifique paysage du vignoble du Layon. Des bosses, des creux, de temps à autres une voiture, le bitume défilait sous mes runnings. Je consultais régulièrement le GPS pour me donner une idée de l’allure à laquelle je courais, en fait j’avais la moyenne du jour sous les yeux : 9,8km/h. et le cœur qui reste « bas », pas d’inquiétude à avoir concernant un éventuel coup de barre. De toute façon, j’avais prévu de couper mon effort après le ravito du km 39, après Martigné-Briand.
    La route pour y arriver n’était pas aussi agréable que la portion allant du départ au km32 si bien que j’avais déjà un peu baissé de rythme. A l’avant-dernier ravitaillement, Vincent me rattrapa et repartit avant moi, mais quelques hectomètres après je le dépassais en me disant qu’il me rejoindrait plus loin, lui qui est habitué des fins rapides.
    Mais il n’en fut rien car ma vitesse de course (10km/h) sur les 14 derniers km l’ont empêché de pouvoir revenir et quand je me suis aperçu qu’il n’était plus derrière « à vue », je me demandais s’il n’avait pas eu un gros coup de barre. Mais mon rythme était tellement bien que je souhaitais pas le couper. A deux km de l’arrivée, Rudy vînt à notre rencontre. C'était très sympa : il m’accompagna quelques dizaines de mètres puis s’en alla chercher Vincent pour finir avec lui. Il arrivera 8' après moi, suivi de JP et Nadine à un petit quart d'heure.

    Au final, j'ai mis 5h28’47’’, ce qui constitue ma meilleure 6ème étape de toutes mes TG. Je suis encore 11ème et au général reste 12ème. Le classement n'est pas une fin en soi, mais je le regarde quand même je l'avoue, comme plein d'autres qui ne l'avouent pas mais que je surprends à le regarder quand même :wink:

    Aujourd’hui, on a eu le temps de se reposer :trinque: après l’étape, demain on devrait encore arriver « tôt », mais la chaleur risque de venir perturber les organismes. On verra.
    A+Fab*****

    PS pour Pascal73 : j'ai bien pensé à toi qui avais souffert des releveurs l'an dernier. En ce moment il y a Samuel qui connait le même soucis et je lui souhaite de se rétablir bien vite.


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  • Ce devait être une étape galère, une étape où on se dit « tant pis, il va flotter, la moyenne va en prendre un coup mais on sera plus en forme le lendemain », une étape où le poncho et le bruit incessant de son frottement à chaque foulée empêche d’écouter les autres bruits de la nature. De plus l’eau de l’extérieur ajoutée à celle de l’intérieur, de dessous le poncho, les godasses trempées, le linge qui ne sèchera jamais … en fait, je m’étais préparé psychologiquement, matériellement et techniquement à une journée pourrie.
    De plus, au réveil, la surprise, mauvaise cette fois, fut de retrouver mon PC baignant dans une mini marre de flotte passée par un interstice (ou une interstice, j’ai la flemme de chercher dans le dico que je n’ai pas amené d’ailleurs), donc, je reprends, le PC mouillé, je n’ai pas voulu faire un test le matin, pas trop le temps, alors je le range dans sa housse et me dis que ce soir on verrait ça et que je ne vais pas me prendre la tête pour l’étape déjà bien assez difficile à gérer. Mon téléphone portable qui s’était retrouvé juste à côté a eu un peu plus de chance, simplement un peu humide et le test rapide d’allumage fut concluant. Ouf.
    Le réveil et les formalités d’usage passées (petit déj, prépa des pieds et de la tenue, brossage des dents, bouclage des énooormes bagages (énorme ne prend pas 3 o, je sais, mais j’ai 3 bagages), et tout le rituel d’avant course) je me dirige vers l’extérieur et m’aperçois que le temps est « sec » pour le moment. Mais le poncho et le gilet fluo sont dans mon sac à dos quand même.
    On part, avantage d’être lent, en premier. En tant que connaisseur et aussi en raison de ma bonne forme, je me retrouve devant, pas tout seul car le marquage à la culotte a commencé de par mes deux copains, JP et 20 100, avec, en plus, Jean Michel, adepte des démarrages rapides suivis des explosions en vol. Bref, on ne retrouve qu’à 4 à la sortie de Châteaubriant et avec les deux sudistes, on se marre bien, racontant blague sur blague ou se chambrant gentiment, surtout quandils me surnommaient « Jean Paul Olivier » à chaque fois que je leur donnais une anecdote sur telle ou telle partie de l’étape.. Les hectomètres étant goulûment avalés, le temps aussi était passé rapidement et au fil des virages, nous avons atteint le premier village, Erbray puis un second, Petit Auverné. Le ciel était couvert, mais il ne pleuvait toujours pas : déjà ça de gagné. Je n’étais plus qu’avec JP à ce moment et nous cheminions chacun à notre rythme mais toutefois toujours ensemble. Vincent était quelques dizaines de mètres devant, évitant d’avoir à parler, ce qu’il n’aime guère le matin (mais il se rattrape le soir). On avait distancé JM sans doute un peu fatigué d’avoir démarré à plus de 9,5km/h.
    La suite de l’étape fut un peu plus technique, mais la météo « sèche » la fit passer moins difficilement que prévu. On était quand même à la 5ème étape, dont la 3ème de celles qui sont réputées pour « casser » les coureurs imprudents.
    Le premier, Jean Jacques, nous reprit son heure de décalage au km38, suivi de loin par Titi et René qui nous ont dépassés vers le km42. Là, ça a commencé à être dur pour nous, le parcours commençant à redevenir vallonné, mais après une série de lignes droites monotones, quel est le moins pire ?
    La partie du parcours menant à St Augustin des Bois, empruntant celui des 100km du Loire Béconnais, fut bien pénible mais avec les deux copains, on s’est dit que la moyenne avait été assurée et qu’on pouvait finir sans trop s’user à 9km/h de moyenne sur l’étape qui faisait en réalité 71km en raison d’un aménagement de dernière minute qui nous faisait arriver au gymnase.
    Nous avons terminé ensemble, Vincent, JP et moi, en se marrant, comme d’habitude mais en même temps soulagés d’avoir passé une journée pas trop moche en comparaison avec ce que nous aurions pu connaître. Nous n’avons pas pris une seul goutte (ou alors j’ai la mémoire courte).
    Voilà une étape qui venait en conclusion de cette première partie de la TG, celle correspondant à l’adage « qui voit la Loire peut sentir la Méditerranée ».
    En ce qui concerne les chiffres, j’établis ma seconde MP sur cette étape : 7h53’35’’. Nous terminons 11èmes ex-aequo et au général Vincent est 11, moi 12 et JP 13. Quel trio !

    étape5(2)

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  •  

    Etape N°4 : Guer – Châteaubriant

    Samedi 13 Août 2011

    TG05

    TG06

    TG07

    TG2008

    TG2010

    TG2011

    Km parcourus

     

     

     

     

     

     

     

     

    (4a) Guer

     

     

     

     

     

     

    0

    (4b) Maure-De-Bretagne

    1h28

    1h11

    1h06

    0h59

    1h01

     0h59

    10

    (4c) Lohéac

    2h59

    2h21

    2h10

    1h57

    2h01

     1h58

    19

    (4d) Guipry

    3h22

    2h54

    2h41

    2h25

    2h29

     2h27

    24

    (4e) Messac

     nc

    3h16

    3h01

    2h43

    2h49

     2h45

    27

    (4f) La Noë Blanche

    4h17

    4h08

    3h46

    3h25

    3h34

     3h29

    34

    (4g) La Dominelais

    5h02

    4h58

    4h28

    4h07

    4h15

     4h09

    40

    (4h) St-Sulpice-Des-Landes

    5h37

    5h37

    5h02

    4h38

    4h52

     4h42

    45

    (4i) Sion Les Mines

    6h08

    6h19

    5h35

    5h10

    5h22

     5h13

    50

    (4j) St Aubin des Châteaux

    7h02

    7h21

    6h31

    6h03

    6h16

     6h08

    59 (57)

    (4k) Châteaubriant

    8h14'55"

    8h40'59"

    7h34'24"*

    7h00'39"*

    7h19'59"*

     7h11’15*

    68 (*67)

     

     

     

     

     

     

     

     

    Classement de l’étape :

    11

    24

    9

    17

    14

     11

     

    Moyenne de l’étape :

    8,244

    7,831

    8,847

    9,557

    9,136

     

     

    Classement Général :

     

    23

    11

    16

    18

    14?

     

    Moyenne générale :

    8,219

    8,021

    8,804

    9,46

    8,607

     

     

    Temps cumulé

    32h43'44"

    33h32'06"

    30h26'29"

    28h19'46"

    31h15'19"

     29h43’51

     

    Distance cumulée

    269km

    269km

    268km

    268km

    268km

     268km

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Fcmoy 117, maxi 142. 5799 calories.

    Chaussures Mizuno Inspire 7 J 1

    La météo annoncée la veille au soir, temps couvert avec des risques de pluie, s’est avérée correcte car peu de temps après le départ la bruine s’est mise à tomber. La température était agréable voire un peu lourde si bien qu’en plus d’être mouillés à l’extérieur, nous l’étions aussi « à l’intérieur » tant on transpirait.

    Je ne suis pas parti prudemment et ne le regretterai pas parce que j’ai bien avancé pendant plus de 4 heures, ayant d’abord Thierry et Jean Michel en ligne de mire puis plus personne en vue une fois Thierry largement détaché et Jean Michel « explosé » par son départ trop rapide, ce qu’il a l’habitude de faire avant de finir très difficilement.

    Vincent G est resté derrière moi à distance suffisante pour que je lui serve de repère et quand Patate est venu nous rejoindre pour finir l’étape avec nous, ce qu’il avait demandé à Jean Benoît, nous avons fait la jonction et ne nous sommes plus quittés pour terminer main dans la main.

    Le rythme de course avait bien baissé pendant 20km, mais les derniers 10km ont été faits avec des pointes à 11km/h.

    Nous avons fini à la 11ème place ex-aequo et le copain Jean Pierre a pointé en 13ème position un bon quart d’heure après.

    Au total, nous avons mis 7h11’15’’ ce qui constitue ma seconde MP sur cette étape.

     A+Fab*****

    ravitcaisse

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