• Étape 14--> Aurillac (Cantal) - St-Cyprien-sur-Dourdou (Aveyron) - 60,5 km

    Seconde étape de la descente kilométrique (après 68 hier, 61 ce jour et 58 puis 54 pour les deux jours suivants) qui devait permettre à tous les coureurs de gagner du temps de course et donc de récupération avant les deux « septuabornaires » de la fin de semaine devant se terminer par un grand plouf dans la Méditerranée.
    Pas trop de pression, mon prédécesseur au général était trop loin (6h d’avance) et celui qui me suivait était à plus de 5h. Guy était encore devant moi, mais vu les blessures dont il souffrait, je pensais que lors de cette 14ème étape il devait mettre plus de 2h de plus que moi, sauf bonne surprise et une totale rémission de ses bobos. Je démarrai un peu moins rapidement que d’habitude, laissant un groupe d’une douzaine de coureurs prendre la poudre d’escampette. Je les vis s’éloigner de moi de plus en plus au gré des grandes lignes droites. Mais mon objectif du jour était de faire du jus et de ne pas me mettre dans le dur. Je saivais qu’avec 5 TG déjà courues, il y avait une grosse confiance et une bonne maîtrise des situations de course, il n’empêche qu’on n’était jamais à l’abri d’un coup dur. Qu’aurais-je eu à gagner d’aller chercher Jean-Michel ou Vincent ou même un des 8 premiers ? Rien sinon des blessures. C’était donc dans cet état d’esprit que je fis mon étape, me faisant charrier par les accompagnateurs de Titi qui me disaient que puisque j’avais fait 11ème, puis 10ème et hier 9ème, aujourd’hui je devais faire 8ème. Ce challenge aurait pu m’intéresser si je ne ressentais pas des signes de fatigue depuis deux jours, et comme j’avais envie de faire les deux dernières pour le plaisir, donc de pousser un peu la machine, je souhaitais récupérer lors des plus courtes journées.
    La longue descente vers le Lot, qui un temps aurait pu m’amuser, fut un moment totalement déplaisant : d’abord, ça ne descendait pas vraiment au début, puis au moment où ça commençait à descendre, il y avait des travaux et des graviers plus ou moins gros sur la route, sans parler des voitures entraînant avec elles des nuages de poussière, et quand enfin le revêtement redevint plus lisse, le soleil tapait car la route n’était plus à l’ombre. J’ajouterai qu’avant la descente, le parcours était assez vallonné malgré la beauté des paysages traversés. Là, je m’étais peu à peu usé et n’avais plus les ressources pour lever les genoux et relancer une fois la route penchant dans le bon sens. La fin fut longue et je commis une erreur de débutant en oubliant mon bidon d’arrosage au dernier ravitaillement. Heureusement qu’il y avait deux points d’eau sur les 10 derniers km ! Quand j’arrivais, Vincent G, Thierry et Jean Michel avaient déjà fini depuis quelques minutes et ma 11ème place me convenait. Je n’aurai pas réussi à refaire le retard qui s’était accumulé depuis Aurillac. L’après-midi me permit de me restaurer d’une grosse salade composée suivie d’un steak frites, le tout arrosé de panachés bien frais. Et au dessert, la glace ne me suffisant pas, j’en reprenais une autre.
    Pendant la course, nous avions appris que le gymnase ne serait pas disponible et que quelqu’un essayait de trouver une solution. Nous avons emménagé dans des Algeco, servant d’école provisoire pour les enfants du village. Il faisait chaud, nous sommes allés sur l’herbe du parc voisin pour nous reposer à l’ombre.

    à+Fab*****


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  • Étape 13 --> Mauriac (Cantal) - Aurillac (Cantal) - 64,3 km

    L’étape aux 4 cols, avec un passage au point culminant de la TG, au col du Legal, avec sa descente vertigineuse « qui fait pleurer les releveurs » après la traversée touristique de Salers, un paysage magnifique où l’horizon découpé montre la chaîne des Puys. De quoi passer une belle journée … ou pas ! Tout dépendait de la manière dont seraient assimilées les étapes quasi caniculaires de la semaine qui venait de s’écouler. Dans le meilleur des cas, cette dernière semaine devait pouvoir permettre de dérouler, de lâcher les chevaux qu’on avait tenus sous la bride lors des 12 premières étapes.
    Le départ fut donné dans une relative fraîcheur vite devenue tiédeur et les organismes pour beaucoup d’entre-nous allaient devoir patienter plusieurs longues minutes avant de donner pleine mesure ou au moins le minimum syndical. Je suis parti comme d’habitude dans les dix-douze premiers et je mis du temps avant de passer la barre des 9,5km/h de moyenne. Le lever de soleil sur les montagnes me distrait quelques temps et j’attendis le premier poste de ravitaillement pour faire le point. Ça pouvait aller, mais ma vitesse de réserve me semblait limitée, donc je me contentai de suivre à distance un petit groupe étiré composé de Erwin, Thierry P., Jean Michel et un peu plus à l’avant, Catherine M. J’atteignis Salers (km19) en un peu plus de 2h et je pris mon temps pour traverser cette petite ville fortifiée, sachant que nous avons emprunté les ruelles étroites, sinueuses et pentues de ce village touristique. A la sortie du village, j’empruntai la fameuse descente où je me surpris à trouver un bon rythme, parfois à plus de 11km/h, ce qui me fit rattraper les coureurs de devant, sauf Cathy. En me rapprochant de Fontanges, j’accélérai un peu pour voir si j’en avais sous le capot et si j’allais pouvoir me faire plaisir dans l’ascension du premier col.
    Au sortir du ravitaillement N°2, au pied du col, je repris la route en dernière position du groupe et je remontai progressivement JM, Cathy et Thierry. Seul Erwin continuait de bien avancer et je me dis que ce n’était pas pour me déplaire. Mais la montée devint de plus en plus difficile et dans un état de fatigue avancée je basculai au Legal non sans m’être arrêté au ravitaillement N° 3 quelques minutes pendant lesquelles Thierry et Cathy repassèrent devant. Je n’allais plus les voir, sinon au détour d’un lacet ou au ravitaillement suivant. Parfois, le soleil et la chaleur devenaient pénibles à partir du marathon, mais heureusement qu’il y avait beaucoup de zones boisées que je traversais avec un certain soulagement. Le ravitaillement du km48 allait me permettre de prendre une bouteille supplémentaire comme la veille, qui me servirait à m’arroser. Plus on avançait, plus le vent se levait, à moins que ce ne soit dû au changement de cap de l’itinéraire. Sur la route des crêtes, sorte de chameau à mille bosses, j’ai beaucoup souffert, de l’accumulation des km, de ma non possibilité de relancer et de la chaleur des rayons du soleil. J’étais seul, personne en vue ni devant, ni derrière, je fis le décompte de la distance qu’il restait au fil du défilement des bornes kilométriques. La fin me permit d’accélérer pour repasser au-dessus de 9km/h à mon GPS, ce qui en réalité ne sera que de 8,936km/h (JB ayant arrondi la distance à 64km alors que mon GPS avait trouvé 64,3).
    A la fin, je vis que j’étais 9ème de l’étape, performance ternie par l’annonce de l’abandon sur blessure de Vincent P. En ce qui concerne les copains du forum, Gouzy termina un quart d’heure derrière moi, mais content d’avoir pu reprendre un rythme de course à peu près normal. Nadine est arrivée un peu après, puis JP toujours très fatigué mais devenu un peu philosophe se fixant des mini objectifs de visites durant la semaine (mercredi, c’est le jour où Chantal revient nous voir, jeudi c’est la famille de JP…). Guy a galéré toute la journée : releveurs, tendons, brûlures dues au soleil sur le bas des tibias (là où les releveurs font mal). Souhaitons-lui de ne pas connaître à nouveau ce genre de journée galère. Bruno avait l’air serein, mais fatigué, recherchant l’ombre pour se reposer. Titi a fini 3ème, lui aussi un peu éprouvé par cette étape et sans doute par toutes les précédentes qui commencent à peser ; mais il a un gros moral et toujours le sourire. Demain, direction St Cyprien sur Dourdou ; la canicule est toujours d’actualité à moins que les orages viennent ajouter un peu de piment dans cette TG pas mal épicée depuis Roscoff.

    à+Fab*****

    étape14

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  • Étape 12--> Peyrelevade (Corrèze) - Mauriac (Cantal) - 75.5 km

    L’étape épouvantail de cette TG, non seulement en raison de son kilométrage (76) mais surtout à cause de la chaleur annoncée. Le départ pour tout le monde avait été avancé à 6h, avec une partie neutralisée de 800m pour rejoindre l’intersection avec le parcours de la course.
    J’avais prévu d’anticiper sur les effets de la chaleur en plaçant avant le départ une ceinture porte-bidons supplémentaire que je devais prendre au km51, au ravitaillement à la sortie de Neuvic. Cette bouteille devait me servir à m’arroser.
    Le départ en montée nous amena jusqu’au site des arrivées et départs des éditions antérieures, devant les restaurant où nous avions péniblement dîné la veille, en raison de la chaleur étouffante qui y régnait. Ce matin, une pluie d’orage nous avait un peu humidifié quelques minutes avant le baisser de drapeau et en haut de la côte il faisait déjà assez doux, voire trop chaud pour un début d’étape. J’étais parti dans le groupe de tête, à l’arrière de celui-ci toutefois pour ne pas faire « désordre ». La montée, j’adore, alors au bout d’un moment voyant que ça n’avançait pas assez vite, je me permis, sans demander l’autorisation, de dépasser certains coureurs habitués au top 10. Erwin m’accompagna et j’étais suivi par Vincent P, Guy, Thierry et Jean Michel. A Millevaches, le compte n’y était toujours pas : j’ai beau les compter tous les ans, il n’y en a jamais le même nombre, de vaches. J’étais passé à presque 10 de moyenne depuis le départ et ça roulait tout seul, sauf qu’une pente plus forte allait calmer mes ardeurs. Jusqu’au ravitaillement du km16, je gardai bien en vue Erwin, mais mon « pit stop » dura plus longtemps que celui de tous les autres si bien que j’en repartis en dernier. Entre-temps, je m’étais bien amusé avec un petit moulin en plastique sans doute tombé d’une fenêtre de voiture lâché par un enfant qui devait le tenir. Je l’avais ramassé et je m’amusais comme un gosse à le tenir d’une main le regardant tourner tout en courant. Je repris seulement Jean Michel et gardai les autres dans ma ligne de mire sans céder à la tentation de repasser devant. A Meymac, j’étais encore bien, toujours avec mon petit moulin, et je fus accompagné un temps par Laurent Saint Martin, Transe Gaulois de 2008 venu courir l’étape du jour avec nous pour se préparer au Spartathlon. Au ravitaillement du km 40, peu avant Palisse, j’étais revenu sur Guy et Thierry et je me débarrassai de mon petit moulin que je glissai dans ma poche où gisait déjà ma frontale du matin. Guy nous fit un truc que je n’ai pas saisi tout de suite : il fit demi tour, sans doute avait-il oublié quelque chose en repartant trop vite. Quand il revint à ma hauteur, il me dépassa tellement vite que je me retournai pour voir si quelque taureau furieux le poursuivait : mais non ! il était peut-être pressé d’aller rendre visite à Paulette, la marraine de la TG. En tout cas, moi je pris le temps de m’arrêter deux minutes lui faire un petit bonjour, ce que beaucoup de coureurs ont fait d’ailleurs.
    Un peu plus loin, je reprenais Guy, à la dérive et je n’étais plus qu’avec Thierry, enfin, avec pas tout à fait car nous avons fait l’accordéon un moment avant qu’il ne me dépose pour de bon peu avant Neuvic que j’atteignis en 5h12, avec un passage au km49 en 5h06, soit plus vite que la veille sur la même distance. Mais, hier il n’y avait plus qu’à prendre sa douche, aujourd’hui il me restait 27km, environ 3h avec un rapide coup d’œil dans la table de 9. En théorie les 3h car je comptais mettre un peu moins mais mon arrêt au ravitaillement fut une nouvelle fois très long, le temps de mettre ma nouvelle ceinture porte-bidon, et quand j’en repartis, ma moyenne avait sérieusement baissé : pas grave car la descente qui devait arriver allait me redonner de la vitesse… Et bien non ! J’étais comme scotché à la route, qui ne descendait pas vraiment et le revêtement n’était pas pour améliorer les choses. L’ombre était devenue rare et la chaleur commençait à devenir inquiétante. De plus, au moment où j’aurais pu me lâcher un peu, il y avait des travaux et la route était dans un sale état avec sable, graviers plus ou moins gros et ornières dangereuses pour les chevilles en cas de croisement avec une auto. La descente fut une vraie galère et j’imaginais déjà le calvaire de la remontée. Tant pis, j’avais qu’à aller moins vite, me suis-je dit et j’ai arrêté de chouiner pour me reconcentrer sur ma descente périlleuse à … 9km/h ! Mais des releveurs en bonne santé doivent se payer parfois de cette façon, plus ou moins frustrante. Le passage sur le pont préfigurait la chaleur qui ne tarderait pas à venir lors de la montée, une fois les zones boisées dépassées. La fin fut un gros calvaire (tiens, comme hier, mais je n’avais pas les deux petites cyclistes pour me redonner un peu de jus). J’ai attendu le dernier ravito où il n’y avait que de l’eau, même pas de grenadine ou de menthe pour mes bouteilles dont l’eau n’allait pas tarder à tiédir et à devenir difficilement buvable.
    J’ai fini « à la ramasse », me ressaisissant juste pour le passage dans le centre du village de Mauriac pour ne pas donner une image trop négative des sportifs d’ultra que nous sommes et j’arrivai au gymnase en 10ème position, très loin des mes records passés, mais satisfait de n’avoir pas trop morflé.
    Il y eut de la casse dans le peloton, on verrait le lendemain qui allait s’en remettre ou pas.

    à+Fab*****

    étape12(1)

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  • Étape 11 --> Bourganeuf (Creuse) - Peyrelevade (Corrèze) - 48.8 km

    Au départ de Bourganeuf, JB avait prévu le Champagne que nous n’avions pas bu la veille lors de mon arrivée pour fêter ma 100ème étape de TG. Quelques coureurs ont accepté de prendre une petite gorgée de cette boisson pétillante qui n’est pas habituellement servie aux ravitaillements. La TG s’est embourgeoisée certes un peu au fil des années, mais quand même pas au point de proposer du Champagne aux ravitos !
    Le départ donné, il fallait gravir une quinzaine de marches puis s’élancer sur une pente s’enraidissant au fil des mètres, laissant espérer au bout de 800m qu’elle s’adoucisse, mais qui reprenait de plus belle quelques centaines de mètres plus loin. Il n’y eut qu’au bout de 1500m où elle redevint « correcte ». Ensuite ça descendait un peu puis ça commençait à tournicoter et au bout d’un certain temps ça se remit à grimper. Pendant ce temps là, j’avais eu le temps de m’échauffer et de me retrouver en seconde position du groupe des seconds couteaux, derrière Jean Michel Frémery qui était parti assez vite comme il a l’habitude de le faire.
    Je sentais que le temps était lourd, parfois avec des zones où l’on trouvait l’air tiède ce qui de bon matin n’était pas très agréable d’autant plus qu’une journée quasi caniculaire avait été annoncée.
    Au gré des virages et des espaces boisés ou non, on alternait fraîcheur bienfaisante et atmosphère suffocante. Je suivais JM à distance me promettant de ne pas aller le chercher et que de toute façon je le reprendrais avant la fin de l’étape, comme d’habitude. Le bougre, il a tenu jusqu’au second ravitaillement, après Royères de Vassivière, km25, mais JM étant un excellent descendeur et je ne me focalisai pas sur sa course mais me concentrai sur la mienne pour ne pas froisser mes releveurs ou quelqu’autre tendon par inadvertance. C’est qu’il fallait rester prudent et lucide 24h/24 ou plutôt du début de l’étape jusqu’à la fin !
    Dans la montée vers Faux la Montagne, j’avais creusé l’écart, ne me retournant même pas pour vérifier si quelqu’un était encore dans mes pas. A Faux, nous eûmes droit comme tous les ans depuis 4 ou 5 ans à une fête lors de notre passage, avec speaker et ravitaillement : ça reboostait.
    Je savais que le reste de l’étape n’était pas facile et bien sûr je n’avais plus la niaque pour redonner un coup d’accélérateur. Ainsi je finis assez difficilement l’étape et commençai à tirer des plans sur la comète pour évaluer le temps final quand je croisai deux demoiselles à bicyclette, des touristes ai-je tout de suite pensé ou des vététistes. Mais l’une d’elle me héla : c’était Chantal qui nous avait fait la surprise de nous rendre une petite visite, aux copains du forum et à moi. Je lui dis que la fin était proche non que j’étais mourant ou agonisant, je parlais de l’arrivée. Les filles se sont donc remises en route pour aller à la pêche au Gouzy (poisson nîmois renommé pour sa faculté à faire se déclencher la bonne humeur ) et au JP (poisson tarnais tout aussi apprécié pour son humour et sa gentillesse). Les pauvres, je pensais à eux qui allaient se prendre la route en plein cagnard !
    Je finis mon étape un peu fatigué, heureusement sinon je n’aurais pas compris pourquoi je n’arrivais plus à avancer depuis plus d’une heure. Pas de record cette fois-ci, même avec le nouveau site d’arrivée, à l’entrée du gymnase, j’avais été meilleur en 2007 et 2008, passant sous les 5h. là, je me contentai d’un bon petit 5h12’, soit d’une moyenne de 9,3km/h (loin des 10 des deux années citées précédemment). Les copains sont arrivés très marqués et fatigués par cette pourtant courte étape. Heureusement que l’après-midi se déroula d’une manière très sympathique et conviviale avec Guy, JP, Vincent, Chantal, Gigi ainsi que la famille de JP. Les soucis de la course mis de côté, c’est la bonne humeur et les parties de rigolade qui avaient pris le dessus. Mais le repos aussi, allongés sur nos serviettes de bain comme à la plage à l’ombre de grands sapins au bord d’un lac. Il le fallait bien avant le gros gâteau qui nous attendait le lendemain : 76km avec une météo tout aussi chaude annoncée.

    à+Fab*****


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  • Étape 10 --> St-Sulpice-les-Feuilles (Haute-Vienne) - Bourganeuf (Creuse) - 60.8 km

    Étape chaude et humide, tellement le taux hygrométrique était élevé : j’étais déjà trempé de sueur au bout de 10 minutes, le temps de quitter St Sulpice et d’entrer dans la campagne encore embrumée. Le paysage était agréable, les routes assez belles avec de nombreux virages, montées ou descentes. J’accélérai comme à mon habitude après quelques km d’échauffement, mais je sentis vite que je ne pourrais pas courir aussi vite aussi longtemps que la veille. Mais mon allure me convenait et je prévoyais déjà quelques difficultés pour la seconde partie de l’étape. Le groupe des 10 avait depuis longtemps creusé le trou et seul Jean Michel avait couru à mon rythme avant de lâcher prise. Je gardais néanmoins en vue au gré des lignes droites Thierry P. L’ombre et la relative fraîcheur lourde du petit matin avaient maintenant laissé place à une chaleur plus brute et je souhaitais trouver des portions de route avec de l’ombre. Je rattrapai Erwin, souffrant d’une sciatique, le dépassai et filai vers Bourganeuf où ma 100ème arrivée d’étape de Transe Gaule m’attendait. Il restait de longs km au soleil avec du dénivelé, mais je m’accrochai et le soulagement fut égal au bonheur de terminer sans trop de bobos cette 100ème. Le chrono n’était pas le meilleur de mes TG - deuxième temps, à plus de 5 minutes - mais me satisfaisait.
    Les copains, JP et Vincent sont arrivés beaucoup plus tard et après une grosse journée comme on ne le souhaiterait à personne ils étaient vidés, mettant de longues minutes à récupérer et sans doute à cogiter. Heureusement, quelques heures après tout était redevenu comme avant, avec rigolades et chambrage comme il se doit.
    Le lendemain, une petite mais chaude étape nous attendait, il fallait récupérer, hors du gymnase, véritable étuve, si bien que nous nous sommes installés dehors à l’ombre.

    à+Fab*****

     


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