• L’étape aux 4 cols, avec un passage au point culminant de la TG, au col du Legal, avec sa descente vertigineuse « qui fait pleurer les releveurs » après la traversée touristique de Salers, un paysage magnifique où l’horizon découpé montre la chaîne des Puys. De quoi passer une belle journée … ou pas ! Tout dépendait de la manière dont seraient assimilées les étapes quasi caniculaires de la semaine qui venait s’écouler.
    Dans le meilleur des cas, cette dernière semaine devait pouvoir permettre de dérouler, de lâcher les chevaux qu’on avait tenus sous la bride lors des 12 premières étapes.
    Le départ fut donné dans une relative fraîcheur vite devenue tiédeur et les organismes pour beaucoup d’entre-nous allaient devoir patienter plusieurs longues minutes avant de donner pleine mesure ou au moins le minimum syndical. Je suis parti comme d’habitude dans les dix-douze premiers et je mis du temps avant de passer la barre des 9,5km/h de moyenne. Le lever de soleil sur les montagnes me distrait quelques temps et j’attendis le premier poste de ravitaillement pour faire le point. Ça pouvait aller, mais ma vitesse de réserve me semblait limitée, donc je me contentais de suivre à distance un petit groupe étiré composé de Erwin, Thierry P., Jean Michel et un peu plus à l’avant, Catherine M.
    J’atteignis Salers (km19) en un peu plus de 2h et je pris mon temps pour la traverser, sachant que nous avons emprunté les ruelles étroites, sinueuses et pentues de ce village touristique. A la sortie du village, la fameuse descente où je me surpris à trouver un bon rythme, parfois à plus de 11km/h, ce qui me fit rattraper les coureurs de devant sauf Cathy. En me rapprochant de Fontanges, j’accélérais un peu pour voir si j’en avais sous le capot et si j’allais pouvoir me faire plaisir dans l’ascension du premier col.
    Au sortir du ravitaillement N°2, au pied du col, je repris la route en dernière position du groupe et je remontais progressivement JM, Cathy et Thierry. Seul Erwin continuait de bien avancer et je me dis que ce n’était pas pour me déplaire. Mais la montée devint de plus en plus difficile et dans un état de fatigue avancée je basculais au Legal non sans m’être arrêté au ravitaillement N° 3 quelques minutes pendant lesquelles Thierry et Cathy repassèrent devant. Je n’allais plus les voir, sinon au détour d’un lacet ou au ravitaillement suivant.
    Parfois, le soleil et la chaleur devenaient pénibles à partir du marathon, mais heureusement qu’il y avait beaucoup de zones boisées que je traversais avec un certain soulagement. Le ravitaillement du km48 allait me permettre de prendre une bouteille supplémentaire comme la veille, qui me servirait à m’arroser. Plus on avançait, plus le vent se levait, à moins que ce ne soit dû au changement de cap de l’itinéraire. Sur la route des crêtes, sorte de chameau à mille bosses, j’ai beaucoup souffert, de l’accumulation des km, de ma non possibilité de relancer et de la chaleur des rayons du soleil.
    J’étais seul, personne en vue ni devant, ni derrière, je faisais le décompte de la distance qu’il restait au fil du défilement des bornes kilométriques. La fin me permit d’accélérer pour repasser au-dessus de 9km/h à mon GPS, ce qui en réalité ne sera que de 8,936km/h (JB ayant arrondi la distance à 64km alors que mon GPS avait trouvé 64,3).
    A la fin, je vis que j’étais 9ème de l’étape, performance ternie par l’annonce de l’abandon sur blessure de Vincent P. En ce qui concerne les copains du forum, Gouzy termina un quart d’heure derrière moi, mais content d’avoir pu reprendre un rythme de course à peu près normal. Nadine est arrivée un peu après, puis JP toujours très fatigué mais devenu un peu philosophe se fixant des mini objectifs de visites durant la semaine (mercredi, c’est le jour où Chantal revient nous voir, jeudi c’est la famille de JP…)
    Guy a galéré toute la journée : releveurs, tendons, brûlures dues au soleil sur le bas des tibias (là où les releveurs font mal). Souhaitons-lui de ne pas connaître à nouveau ce genre de journée galère.
    Bruno avait l’air serein, mais fatigué, recherchant l’ombre pour se reposer.
    Titi a fini 3ème, lui aussi un peu éprouvé par cette étape et sans doute par toutes les précédentes qui commencent à peser ; mais il a un gros moral et toujours le sourire.
    Demain, direction St Cyprien sur Dourdou ; la canicule est toujours d’actualité à moins que les orages viennent ajouter un peu de piment dans cette TG pas mal épicée depuis Roscoff.
    Christophe, de Yanoo, nous quitte demain pour rejoindre l’UTMB où il assurera un suivi. Merci à lui d’avoir pu faire profiter à beaucoup de nos proches de nouvelles presque en direct avec toutes les photos et commentaires ajoutés pour illustrer notre cavale folle vers le sud et la Méditerranée.

    étape14

    votre commentaire
  • L’étape épouvantail de cette TG, non seulement en raison de son kilométrage (76) mais surtout à cause de la chaleur annoncée. Le départ pour tout le monde avait été avancé à 6h, avec une partie neutralisée de 800m pour rejoindre l’intersection avec le parcours de la course.
    J’avais prévu d’anticiper sur les effets de la chaleur en plaçant avant le départ une ceinture porte-bidons supplémentaire que je devais prendre au km51, au ravitaillement à la sortie de Neuvic. Cette bouteille devait me servir à m’arroser.
    Le départ en montée nous amena jusqu’au site des anciens arrivée et départ, devant les restaurant où nous avions péniblement dîné la veille, en raison de la chaleur étouffante qui y régnait. Ce matin, une pluie d’orage nous avait un peu humidifié peu avant le baisser de drapeau et en haut de la côte, il faisait déjà assez doux, voire trop chaud pour un début d’étape. J’étais parti dans le groupe de tête, à l’arrière de celui-ci toutefois pour ne pas faire « désordre ». La montée, j’adore, alors au bout d’un moment voyant que ça n’avançait pas assez vite, je me permis, sans demander l’autorisation, de dépasser certains coureurs habitués au top 10. Erwin m’accompagna et j’étais suivi par Vincent P., Guy, Thierry et Jean Michel.
    A Millevaches, le compte n’y était toujours pas : j’ai beau les compter tous les ans, il n’y en a jamais le même nombre, de vaches. Je suis passé à presque 10 de moyenne depuis le départ et ça roulait tout seul, sauf qu’une pente plus forte allait calmer mes ardeurs. Jusqu’au ravitaillement du km16, je gardais bien en vue Erwin, mais mon « pit stop » dura plus longtemps que celui de tous les autres si bien que j’en repartis en dernier. Entre-temps, je m’étais bien amusé avec un petit moulin en plastique sans doute tombé d’une fenêtre de voiture lâché par un enfant qui devait le tenir. Je l’avais ramassé et je m’amusais comme un gosse à le tenir d’une main le regardant tourner tout en courant.
    Je repris seulement Jean Michel et gardais les autres dans ma ligne de mire sans céder à la tentation de repasser devant. A Meymac, j’étais encore bien, toujours avec mon petit moulin, et je fus accompagné un temps par Laurent Saint Martin, Transe Gaulois de 2008 venu courir l’étape du jour avec nous pour se préparer au Spartathlon.
    Au ravitaillement du km 40, peu avant Palisse, j’étais revenu sur Guy et Thierry et je me débarrassais de mon petit moulin que je glissais dans ma poche où gisait déjà ma frontale du matin. Guy nous fit un truc que je n’ai pas saisi tout de suite : il fit demi tour, sans doute avait-il oublié quelque chose en repartant trop vite. Quand il revint à ma hauteur, il me dépassa tellement vite que je me retournais pour voir si quelque taureau furieux le poursuivait : mais non ! il était peut-être pressé d’aller rendre visite à Paulette, la marraine de la TG. En tout cas, moi je pris le temps de m’arrêter deux minutes lui faire un petit bonjour, ce que beaucoup de coureurs ont fait d’ailleurs.
    Un peu plus loin, je reprenais Guy, à la dérive et je n’étais plus qu’avec Thierry, enfin, avec pas tout à fait car nous avons fait l’accordéon un moment avant qu’il ne me dépose pour de bon peu avant Neuvic que j’atteignis en 5h12, avec un passage au km49 en 5h06, soit plus vite que la veille sur la même distance. Mais, hier il n’y avait plus qu’à prendre sa douche, aujourd’hui il me restait 27km, environ 3h avec un rapide coup d’œil dans la table de 9.
    En théorie les 3h car je comptais mettre un peu moins mais mon arrêt au ravitaillement fut une nouvelle fois très long (le temps de mettre ma nouvelle ceinture porte-bidon) et quand j’en repartis, ma moyenne avait sérieusement baissé : pas grave car la descente qui devait arriver allait me redonner de la vitesse…
    Et bien non ! j’étais comme scotché à la route, qui ne descendait pas vraiment et le revêtement n’était pas pour améliorer les choses. L’ombre était devenue rare et la chaleur commençait à devenir inquiétante. De plus, au moment où j’aurais pu me lâcher un peu, il y avait des travaux et la route était dans un sale état avec sable, graviers plus ou moins gros et ornières dangereuses pour les chevilles en cas de croisement avec une auto.
    La descente fut une vraie galère et j’imaginais déjà le calvaire de la remontée. Tant pis, j’avais qu’à aller moins vite, me suis-je dit et j’ai arrêté de chouiner pour me reconcentrer sur ma descente périlleuse à … 9km/h ! Mais des releveurs en bonne santé doivent se payer parfois de cette façon plus ou moins frustrante.
    Le passage sur le pont préfigurait la chaleur qui ne tarderait pas à venir lors de la montée, une fois les zones boisées dépassées. La fin fut un gros calvaire (tiens, comme hier, mais je n’avais pas les deux petites cyclistes pour me redonner un peu de jus). J’ai attendu le dernier ravito où il n’y avait que de l’eau, même pas de grenadine ou de menthe pour mes bouteilles dont l’eau n’allait pas tarder à tiédir et à devenir difficilement buvable.
    J’ai fini « à la ramasse », me ressaisissant juste pour le passage dans le centre du village de Mauriac pour ne pas donner une image trop négative des sportifs d’ultra que nous sommes et j’arrivais au gymnase en 10ème position, très loin des mes records passés, mais satisfait de n’avoir pas trop morflé.

    Il y a eu de la casse dans le peloton, on verra demain qui va s’en remettre ou pas.

    étape12(1)

    votre commentaire
  • Au départ de Bourganeuf, JB avait prévu le champagne que nous n’avions pas bu la veille lors de mon arrivée pour fêter ma 100ème étape de TG. Quelques coureurs ont accepté de prendre une petite gorgée de cette boisson pétillante qui n’est pas habituellement servie aux ravitaillements. La Tg s’embourgeoise certes un peu au fil des années, mais quand même pas au point de proposer du champ’ aux ravitos !
    Le départ donné, il fallait gravir une quinzaine de marches puis s’élancer sur une pente s’enraidissant au fil des mètres, laissant espérer au bout de 800m qu’elle s’adoucisse, mais qui reprend de plus belle quelques centaines de mètres plus loin. Il n’y a qu’au bout de 1500m où elle redevient « correcte ». Ensuite ça descend un peu ça commence à tournicoter et au bout d’un certain temps ça se remet à grimper. Pendant ce temps là, j’avais eu le temps de m’échauffer et de me retrouver en seconde position du groupe des seconds couteaux, derrière Jean Michel Frémery qui était parti assez vite comme il a l’habitude de faire.
    Je sentais que le temps était lourd, parfois avec des zones où l’on trouvait l’air tiède ce qui de bon matin n’était pas très agréable d’autant plus qu’une journée quasi caniculaire avait été annoncée.
    Au gré des virages et des espaces boisés ou non, on alternait fraîcheur bienfaisante et atmosphère suffocante. Je suivais JM à distance me promettant de ne pas aller le chercher et que de toute façon je le reprendrai avant la fin de l’étape, comme d’habitude. Le bougre, il a tenu jusqu’au second ravitaillement, après Royères de Vassivière, km25, mais JM est un excellent descendeur et je ne me focalisais pas sur sa course mais me concentrais sur la mienne pour ne pas froisser mes releveurs ou quelqu’autre tendon par inadvertance. C’est qu’il faut rester prudent et lucide 24h/24 ou plutôt du début de l’étape jusqu’à la fin !
    Dans la montée vers Faux la Montagne, j’avais creusé l’écart, ne me retournant même pas pour vérifier si quelqu’un était encore dans mes pas. A Faux, nous avons eu droit comme tous les ans depuis 4 ou 5 ans à une fête lors de notre passage, avec speaker et tout et tout : ça reboostait.
    Je savais que le reste de l’étape n’était pas facile et bien sûr je n’avais plus la gnac pour redonner un coup d’accélérateur. Ainsi je finis assez difficilement l’étape et commençait à tirer des plans sur la comète pour évaluer le temps final quand je croisais deux demoiselles à bicyclette, des touristes ai-je tout de suite pensé ou des vététistes. Mais l’une d’elle me héla : c’était Chantal qui nous avait fait la surprise de nous rendre une petite visite, aux copains du forum et à moi.
    Je lui dis que la fin était proche non que j’étais mourant ou agonisant, je parlais de l’arrivée. Les filles se sont donc remises en route pour aller à la pêche au Gouzy (poisson nîmois renommé pour sa faculté à faire se déclencher la bonne humeur ) et au JP (poisson tarnais tout aussi apprécié pour son humour et sa gentillesse). Les pauvres, je pensais à eux qui allaient se prendre la route en plein cagnard !
    Je finis mon étape un peu fatigué, heureusement sinon je n’aurais pas compris pourquoi je n’arrivais plus à avancer depuis plus d’une heure. Pas de record cette fois-ci, même avec le nouveau site d’arrivée, à l’entrée du gymnase, j’avais été meilleur en 2007 et 2008, passant sous les 5h. là, je me contentais d’un bon petit 5h12’, soit d’une moyenne de 9,3km/h (loin des 10 des deux années citées précédemment).
    Les copains sont arrivés dans très marqués et fatigués par cette pourtant courte étape.
    Heureusement que l’après-midi se déroula d’une manière très sympathique et conviviale avec Guy, JP, Vincent, Chantal, Gigi ainsi que la famille de JP. Les soucis de la course mis de côté, c’est la bonne humeur et les parties de rigolade qui avaient pris le dessus. Mais le repos aussi, allongés sur nos serviettes de bain comme à la plage à l’ombre de grands sapins au bord d’un lac.
    Il le fallait bien avant le gros gâteau qui nous attendait le lendemain : 76km avec une météo tout aussi chaude annoncée.


    votre commentaire
  • Etape chaude et humide, tellement le taux hygrométrique était élevé : j’étais déjà trempé de sueur au bout de 10 minutes, le temps de quitter St Sulpice et d’entrer dans la campagne encore embrumée. Le paysage était agréable, les routes assez belles avec nombre virages et montées ou descentes. J’accélérais comme à mon habitude après quelques km d’échauffement, mais je sentis vite que je ne pourrais pas courir aussi vite aussi longtemps que la veille. Mais mon allure me convenait et je prévoyais déjà quelques difficultés pour la seconde partie de l’étape.
    Le groupe des 10 avait depuis longtemps creusé le trou et seul Jean Michel avait couru à mon rythme avant de lâcher prise. Je gardais néanmoins en vue au gré des lignes droites Thierry P. l’ombre et la relative fraîcheur lourde du petit matin avaient maintenant laissé place à une chaleur plus brute et je souhaitais trouver des portions de route avec de l’ombre. Je rattrapais Erwin, souffrant d’une sciatique, le dépassais et filais vers Bourganeuf où ma 100ème arrivée d’étape de Transe Gaule m’attendait. Il restait de longs km au soleil avec du dénivelé, mais je m’accrochais et le soulagement fut égal au bonheur de terminer sans trop de bobos cette 100ème. Le chrono n’était pas le meilleur de mes TG (deuxième temps, à plus de 5 minutes) mais me satisfaisait.
    Les copains, JP et Vincent vont arriver beaucoup plus tard et après une grosse journée comme on ne le souhaiterait à personne ils étaient vidés, mettant de longues minutes à récupérer et sans doute à cogiter. Heureusement, quelques heures après tout était redevenu comme avant, avec rigolades et chambrage comme il se doit.
    Le lendemain, une petite mais chaude étape nous attendait, il fallait récupérer, hors du gymnase, véritable étuve, si bien que nous nous sommes installés dehors à l’ombre.


    votre commentaire
  • Pour cette étape assez longue, 69km, parce que supérieure à la moyenne quotidienne (64km), JB avait constitué deux groupes, celui des 10 plus rapides de la veille dont je ne faisais heureusement pas partie et le « reste du monde ». Notre groupe partait à 6h00 et l’autre à 6h30.
    Nous n’étions pas nombreux à avoir pensé à prendre la frontale et je me retrouvais ouvreur dès le départ donné. D’abord la rude montée partant du château pour amener au village, que j’ai effectuée en marchant, puis un long faux plat où je me mis à courir et quelques hectomètres plus loin je me retrouvais seul en éclaireur, personne n’ayant réussi ou tenté de suivre mon rythme. J’avais une fois de plus le MP3 vissé sur les oreilles et réglé en mode aléatoire. Les km défilèrent et je rangeais la lampe dans ma pochette ventrale. Je transpirais abondamment, mais l’air encore frais me rafraîchissait. Néanmoins il faisait lourd et je pensais déjà à ma stratégie de ravitaillement : quelle quantité de liquide boire et quelle nourriture avaler.
    Premier ravitaillement, les écarts étaient paraît-il importants ave mes suiveurs. Mon GPS annonçait une moyenne totale supérieure à 10km/h. je traversais la commune de Le Blanc, accompagné quelques temps par les gendarmes qui se rendaient à la caserne devant laquelle la course allait passer. Ensuite, la campagne, le désert, avec de temps à autres une voiture arrivant roulant à vitesse excessive. C’est sans doute habituel pour les premiers de rencontrer ce genre d’automobilistes qui par la suite doivent lever le pied constatant qu’il n’y a pas un seul et unique joggeur, mais une armée fluo d’oranges et de citrons pressés. Au km 26, Jean Jacques Moros me reprit la demie heure de son départ décalé, puis ce fut au tour de René (km28) et un peu plus tard Titi Douriez (km36).
    Les kilomètres défilèrent à plus de 10 jusqu’au 40ème km environ et le ravitaillement N°3. Là, je pris mon temps et repartis un peu usé par mon rythme soutenu des premières heures. Je me fis rejoindre par Jobst, puis Erwin et je commençais à rentrer dans le dur : les routes à longues lignes droites sans trop de portions ombragées ne sont pas pour me redonner l’envie de remettre les gaz.
    Au sortir du ravitaillement suivant, je savais que la mi-course allait arriver, au km57, et je commençais à repenser à ma mésaventure de l’an passé où j’avais eu une nouvelle petite tachycardie qui m’avait contraint à marcher et m’arrêter m’allonger à plusieurs reprises. J’y pensais et je contrôlais mon allure et mes sensations pour ne pas la déclencher. Je reconnus mes lieux d’arrêts et avec un certain soulagement je pointais au ravitaillement suivant, le dernier. Guy me rattrapa et me dit qu’il n’allait pas pouvoir me suivre, moi qui en repartais. Un quart d’heure plus tard … il me dépasse comme un avion avec Carmen à ses trousses. Comme l’an dernier, je me retrouvais avec cette excellente coureuse allemande qui cette année donne tout son potentiel car non touchée par de quelconques blessures. Elle me proposa de terminer avec moi ce que j’acceptais sous réserves que je puisse la suivre. Mais elle n’a pas eu à ralentir, elle était quand même un peu fatiguée et je me suis accroché dans la dernière longue côte qui mène à l’arrivée. On finit ensemble, mais elle a couru une demie heure de moins que moi car faisant partie du groupe des 10 rapides elle était partie après mon groupe des « seconds couteaux ».
    Ce départ décalé m’a donné la chance d’arriver dans le top 10 (9ème) car Catherine M. et Vincent .P ont mis 2’ de plus que moi, ce qui ne serait pas arrivé sans doute si nous étions partis ensemble.
    J’étais satisfait de cette étape, établissant par là même ma meilleure performance sur mes 6TG, performance améliorée de plus de 10 minutes.
    En ce qui concerne les copains, ils ont été très ralentis par leurs blessures anciennes ou naissantes et j’avais un peu le cœur gros de les savoir en galère.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique