• Suivi Transe Gaule : 3ème et 4ème étapes

    CR de la 3ème étape : Pontivy – Guer (76km)

    Pas trouvé le temps de rédiger ce CR hier, c’est donc au soir de l’étape suivante (Guer – Châteaubriant) que je me mets à rattraper mon retard.

    Hier, jeudi, je faisais partie du groupe des rapides de la veille et j’ai pris le départ à 7h30 au lieu de 6h30 comme le plus gros du peloton. Nous, les 8 autres, avons tournicoté dans le gymnase quelques temps à attendre le départ. J’observais le rituel des Taïwanais avant l’étape : un échauffement basé sur une sorte de stretching, puis des gammes de pose de pied ou d’équilibre. Intéressant mais je ne le ferais pas au risque de me blesser, moi qui suis souple comme un verre de lampe.

    Je remangeais un en-cas avant de prendre le départ non sans avoir participé à la photo immortalisant ce groupe des 8 (2 Taïwanais, 1 Allemande, 5 Français dont 3 de Loire-Atlantique). Départ prudent pour la traversée de Pontivy puis une fois sur la grande route j’ai pris mon rythme laissant momentanément mes deux compères ligériens derrière, sachant qu’ils me croqueraient aux alentours du marathon. La circulation devenait de plus en plus importante, les voitures roulaient vite, les camions étaient nombreux, mais à part deux ou trois fois, on a réussi à cohabiter ; la vigilance était néanmoins obligatoire. Se succédaient de longues portions de routes monotones avec des lignes droites où l’on apercevait les coureurs au loin, ceux que j’allais rattraper peu à peu, et quelques parties vallonnées un peu plus tranquilles.

    J’étais sur les mêmes bases que les jours précédents (4h23 au marathon, 5h12 aux 50km) mais arrivé à Ploermel, je commençais vraiment à en avoir plein les bottes. La traversée de cette ville animée après un passage assez long au ravitaillement s’est avérée longue et les derniers hectomètres pour atteindre la voie verte furent tout aussi laborieux. C’est là que j’ai fait un peu chuter ma moyenne, chose que j’allais essayer de réparer sur la partie plane de 18km qui m’attendait. Comme je suis compétiteur et que je n’avais pas d’informations sur les coureurs me suivant au général mais partis une heure avant moi, je me décidais de prendre le taureau par les cornes et de jouer mon va-tout. J’adoptais une cadence de 5’30 au km, reprenais quelques coureurs du groupe 1 et je me fixais peu à peu l’objectif de finir l’étape de 76km en moins de 8h. Pour cela, il ne fallait pas mollir et même si je me suis arrêté aux deux ravitaillements, brièvement, même si j’ai procédé à plusieurs vidages de chaussures envahies par des petits cailloux provenant du revêtement de la voie verte, je réussis à tenir mon objectif : 7h58’15. 8ème place, que je conservais au général aussi, creusant un peu plus l’écart avec mes concurrents directs de derrière à qui je reprenais plus de 20’. Ceux de devant ont aussi augmenté leur avance sur moi comme ça je suis tranquille, je n’ai qu’à regarder derrière.

    Après, l’enchaînement de toutes les tâches à faire m’a pris tant de temps et d’énergie que je n’ai pas trouvé la moindre petite parcelle de temps pour écrire ce CR. Chose réparée ce soir.

    CR étape 4 : Guer – Châteaubriant, 67km.

    Comme hier, je faisais partie du groupe N°2 qui devait partir 30’ après le groupe N°1. Trente minutes d’attente, c’est mieux qu’une heure et ça allait permettre de remonter les coureurs du groupe 1 plus rapidement. Le départ fut donné sous un beau ciel bleu dans lequel il ne manquait encore que le soleil qui devait se la couler douce sous la couette, mais nul doute qu’une fois levé, il allait nous redonner du chaud au cœur et au corps. En attendant, la voie verte bordée d’arbres était bien agréable et ses 11km passèrent relativement rapidement. J’y ai dépassé plusieurs coureurs, certains un peu ralentis par la fatigue ou des débuts de blessures, d’autres plus prudents désirant récupérer de la longue étape de la veille.

    Un 15 août, on peu s’attendre à ce que les routes soient désertes, mais nous avons croisé beaucoup de motos se rendant à la bénédiction annuelle de Porcaro par où nous étions passés hier. Des voitures troublaient aussi notre quiétude donc comme la veille il fallait redoubler de prudence.

    La traversée de Guipry puis de Messac où nous sommes passés au-dessus de la Vilaine marque comme tous les ans la fin de la première partie de l’étape. La seconde fut moins intéressante, faite de lignes droites sans bas-côté mais avec de nombreuses portions ombragées. Les villages se succédaient et je dépassais progressivement les coureurs du groupe 1.

    Mon allure était encore correcte, passage au marathon en 4h22 et aux 50km en 5h11, mais je sentais que ça devenait difficile. Ce qui renforça cette impression c’était le temps que je mettais pour rattraper, doubler et lâcher les coureurs du premier groupe, mais en y réfléchissant bien je me suis dit que c’était normal car leur allure était supérieure à celle des autres doublés précédemment. Certains en ont aussi profité pour rester un peu avec moi, voire repasser devant, comme Angel ou Kelvin, d’autres n’ont pas été distancés tout de suite et sont restés un moment à quelques dizaines de mètres derrière.

    Aux ravitaillements, j’ai trouvé un rituel qui semble me convenir : le matin, je dépose dans les caisses des bouteilles de sirop de citron ou de pamplemousse et quand j’arrive aux ravitos, je fais l’échange rapidement ou je remplis mes bouteilles vides et je peux manger en même temps. Je débute l’étape en prévoyant de grignoter quelque chose au bout de 45’ puis après 2h15’ de course, sachant que le ravito N° 1 est environ à 15km du départ et le suivant à environ 30km. La suite les voit être espacés de 10km en moyenne.

    La fin de l’étape fut dure, j’ai maintenu une bonne cadence pour essayer de revenir sur les deux seuls que je n’avais pas rattrapés mais ils ont senti le coup venir et n’ont eu qu’à augmenter légèrement leur vitesse pour me maintenir loin derrière eux.

    Au final, je mets 7h05’44 pour 67km, un peu déçu de n’avoir pas tenu le 9,5km/h de moyenne (là ça fait 9,4 environ) mais je suis content d’avoir augmenté l’écart avec mes poursuivants.

    Demain, on finit de traverser la Loire-Atlantique pour nous rendre à Saint-Georges sur Loire. 71km assez vallonnés. Espérons que les fortes pluies qui ont perturbé l’après-midi ne viennent pas gâcher l’étape pour laquelle je repars une nouvelle fois dans le groupe des 8 plus rapides, 30’ après les autres.

    à+Fab******€*

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