• Suivi Transe Gaule 2014 : 1ère étape

    1ère étape

    C’est devenu un rituel pour moi de rallier Roscoff et de prendre le départ de la Transe Gaule mais à chaque fois c’est un recommencement. Je ne pars jamais avec des certitudes, juste avec l’expérience accumulée lors de mes 7 premières participations à ce qui constitue mon feuilleton de l’été.

    Je passerai l’installation et les deux jours passés sur Roscoff et sa région –sans rapport avec la course- et je vais directement raconter la première étape.

    Après un prologue de 6km de Roscoff à ST Pol de Léon, une petite mise en jambes permettant de  s’échauffer et de vérifier l’état général du bonhomme et de la tenue, nous sommes partis à 9h17 de la gare de St Pol pour les 1184km restants. Aujourd’hui, l’étape faisait 62km (si l’on ne compte pas les 6km d’échauffement non chronométrés).

    Je suis parti vite. Et oui, comme un débutant ou un kamikaze ou comme quelqu’un qui veut se rendre la course difficile. J’ai adopté mon rythme de footing habituel (10,5km/h) sachant que je ferai des pauses de marche tous les quarts d’heure. Les sensations étaient bonnes et il y avait quand même plusieurs autres concurrents devant moi. J’ai atteint Penzé en 1h01’, soit 2’ plus vite que l’an dernier et 6’ plus vite que lors de mon année record. Des coureuses et des coureurs venus de Taïwan et Hiroko, coureuse japonaise, m’encadraient, pas de potes français avec moi : JJ Moros et Stéphane P étaient déjà loin devant et les autres compatriotes derrière, pour le moment. Je me sentais bien, donc j’ai continué sur ma lancée après le ravitaillement N°1. Je suis passé à Pleyber-Christ  en 2h18, avec encore plus d’avance sur le Fab des TG précédentes (c’est contre lui que je cours ! ).

    La pluie s’est alors invitée mais j’ai eu de la chance de ne prendre que la fin de la grosse averse et d’avoir été protégé par les arbres quand ça s’est mis à vraiment pleuvoir. Pas nécessaire de sortir le poncho, la prochaine éclaircie devait me sécher.

    Mon sac à dos acheté récemment et étrenné sur le Semi-Raid du Golfe m’a bien été utile. J’ai pu me ravitailler à ma guise, recharger les bouteilles et les ranger dans les poches faites pour cet usage sans me prendre la tête. J’ai mis la musique car le temps commençait à me sembler long et je n’avais personne à qui parler, n’ayant pas fait Taïwanais ni Japonais en seconde langue.

    Passage au marathon en 4h23’ puis aux 50 en 5h13, je me disais que sauf accident, j’étais sur les bases de mon record sur cette étape ; encore fallait-il ne pas se planter !

    J’admets l’aspect périlleux de la chose, mais une Transe Gaule sans prise de risque, ça devient une Transe Gaule monotone. D’habitude je n’en prends pas si tôt dans l’épreuve mais je voulais me tester. La fin de l’étape fut quelque peu laborieuse, mais à y regarder de plus près, pas si difficile que ça. Passage à Poullaouen en 5h48 (encore grappillé du temps sur mes TG passées) et arrivée sans rechercher à revenir sur les deux coureurs que j’entrapercevais au loin puis de moins en moins loin devant moi. Je n’aurais rien gagné à les rattraper car j’aurais fini avec eux.

    Je me contente de cette 11ème place sur 48 (puisque tout le monde a atteint Plounévézel  avant le cut-off) en 6h32’41 (temps à confirmer par les instances dirigeantes) pour 62km.

    J’ai amélioré  ma meilleure marque sur cette étape de près de 8’. Je ne pense pas que demain je sois capable de remettre ça. On verra après une bonne nuit de repos.

    à+Fab******€*

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