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Résultats du Marathon de Nantes (via http://sportnat.pdl.free.fr/ ) 2004 : 2005 : 2006 : 2007 : http://www.courses44.fr/resultats/courses%20saison%202007/marathonnantes/42.htm 2008 : 2010 :
Mardi 30 Novembre 2010 à 22h08 dans MarathonPoster un commentaire
Quels sont les ingrédients pour réussir un bon marathon ? Quels sont les critères à considérer lors du choix dun marathon afin dy réaliser une performance ? Nous passerons sur tout ce qui concerne lexpérience, lentraînement, la gestion de la course et le matériel pour ne nous intéresser quà la course elle-même au niveau de son organisation, c'est-à-dire sa situation géographique et son profil, le type de parcours, en boucles, en navette, en ligne , son cadre, urbain, rural ou mixte, son revêtement, bitume, chemins, alternances des deux, sa place dans le calendrier et la météo habituelle à cette époque, son horaire de départ, sa notoriété et donc son nombre de participants, etc Nous laisserons de côté aussi les approches « touristiques » ou fantaisistes du marathon pour ne considérer que celles ayant un objectif réaliste de performance. Un marathon, ça se prépare, il existe de très nombreux plans correspondant tous à une certaine approche de loptimisation de la performance. Globalement il y a une constante qui, si elle nest pas respectée, mène droit dans le mur. Il y a une approche mentale, une préparation alimentaire, une préparation matérielle mais il y a des facteurs imprévisibles, des impondérables, et dautres facteurs connus souvent négligés et qui ne sont pas vraiment sans importance quand vient le jour J. Le profil de la course en premier lieu, en rapport direct avec sa situation géographique, dont il faudrait tenir compte dans sa préparation mais peu de coureurs le font, joue son rôle. On nabordera pas un marathon vallonné de la même façon quun marathon réputé plat. La désignation de « parcours roulant » est tout à fait subjective, certains marathons réputés comme étant plats proposent néanmoins une succession de passages sur des ponts ou dans des tunnels ce qui à la longue confère au profil total de la course un certain dénivelé, apparemment négligeable mais bien usant quand même. La présence de nombreux changements de directions, parfois brusques, virages en épingle à cheveux, et celle de longues lignes droites, en faux plats, peuvent avoir aussi un rôle tout comme lexposition de litinéraire au soleil et/ou aux vents dominants. Les types de parcours varient dune épreuve à lautre. Les parcours en boucles sont intéressants pour celui qui veut des repères et qui a envie de se rassurer sur la suite de la course, pour dautres ils savèrent dune monotonie décourageante. Certains, peu nombreux de nos jours, proposant 3 boucles identiques de 14km, dautres plus prisés organisés sur deux tours (Vannes) ou en forme de 8 avec des passages très appréciés là où la foule est très nombreuse ( Le cadre dans lequel se situe le marathon que lon a choisi est important afin dallier performance et plaisir. Les marathons urbains (Paris, Ces derniers marathons ainsi que plusieurs autres dont les parcours alternent ville et campagne présentent aussi une grande variété du revêtement : tantôt lon évolue sur des routes bitumées et autres sols bétonnés, tantôt on emprunte des chemins plus ou moins bien entretenus, souvent de terre, parfois avec des graviers et on peut aussi y rencontrer quelques flaques deau et portions boueuses. Les routes de campagne sont un peu différentes des rues et boulevards rencontrés en agglomération : la chaussée est bombée, lentretien est parfois sommaire et lattention doit être décuplée afin de ne pas marcher dans un trou. En ville, la possibilité de « couper » les trottoirs, le nombre important de giratoires qui ont poussé comme autant de champignons et le passage fréquent par des zones piétonnières, parfois pavées, souvent délimitées par des poteaux ou plots de béton interdisant la circulation automobile rendent aussi la course risquée quand vient le moment où la fatigue diminue la capacité de se concentrer sur le parcours. Un second facteur indépendant de toute préparation plus ou moins bien accomplie et pouvant fortement influer sur la performance tient au fait quon ne peut être certain de rien en ce qui concerne le temps quil va faire lors de la course. Certes, les bulletins météo des jours et heures précédant le départ indiquent dans ses grandes lignes ce à quoi il faudra sattendre pendant la course, mais il existe toujours de grandes incertitudes au moment du départ sur ce qui se produira. Il est des exemples célèbres et dramatiques qui prouvent que les conditions climatiques ne sont pas négligeables dans laccomplissement dun marathon. Ceux de début dannée, fréquemment programmés pour le début du printemps, ce qui correspond à la fois à la fin de la saison hivernale et des cross, présentent des risques de temps perturbé. Des matinées froides, avec de la pluie, du vent et pourquoi pas des averses de grêle ou même de la neige peuvent gâcher trois mois de préparation. A la même époque, on peut aussi faire face à une chaleur peu habituelle pour la saison. La localisation de ces marathons dans lespace français montre que ceux qui sont organisés près de locéan connaissent souvent des épisodes venteux, le vent étant quand même lennemi du coureur quand il est de face. Les marathons de fin de printemps, aux beaux jours comme on a lhabitude de dire, sont aussi soumis aux aléas climatiques et peuvent rencontrer une situation caniculaire qui anéantira tout espoir de réaliser un objectif chronométrique correct. En bord de mer, les brises côtières de début de matinée ou de fin daprès-midi peuvent perturber le bon déroulement de la course. Les marathons de fin dété ou de début dautomne sont sensibles aux mêmes aléas climatiques : vent, brouillard, pluie dun côté contre soleil, chaleur, forte hygrométrie de lautre. Les derniers marathons de lannée, peu avant larrivée de lhiver sont aussi sujets à des conditions climatiques variables dune édition à lautre. La tendance générale est dy rencontrer du temps frais, voire du froid, ce qui nest pas trop handicapant si ce nest la présence éventuelle de vent qui en renforcerait les effets. Ne parlons pas des circonstances exceptionnelles qui verraient se cumuler froid, vent, et précipitations ! Pour tenter de résoudre certains problèmes dus aux différents états du temps, et notamment aux fortes chaleurs, ou pour essayer de les anticiper, certaines organisations ont déplacé lheure du départ de leur marathon. Le plus connu est celui du Mont Saint-Michel dont lheure de départ est passée du dimanche matin au samedi après-midi. Mais même en sadaptant aux contraintes météorologiques, lhistoire a tragiquement montré que la formule pouvait comporter certains risques. Une nouvelle adaptation de lorganisation consista à avancer la course dun mois dans le calendrier afin de réduire au maximum tout risque de voir se reproduire lépisode caniculaire ayant endeuillé la course. Dune manière générale le départ des marathons est donné en milieu de matinée, entre 8h45 et 10h. Cela permet au moins aux coureurs de ne pas connaître trop de situations de chaleur. Il fut un temps, quand le marathon navait pas encore son caractère mythique, où le départ de certaines courses était donné à 7h du matin (Saint-André-13-Voies en juin-juillet et Saint-Jean de Monts en août, les deux en Vendée). Javoue, pour les avoir courus de nombreuses fois, que ces marathons certes peu fréquentés (150 à 400 coureurs) étaient bien agréables, laissant le reste de la journée pour faire autre chose une fois la douche prise. Il en existe encore certains souvent couplés avec un 100km qui proposent un départ aussi matinal (Chavagnes en Paillers). On en arrive à la question de la notoriété de chacune de ces courses. Pour beaucoup de coureurs, cest le prestige dun marathon qui va guider en premier leur choix. Une grande majorité ne saligne pas au départ dans le but de réaliser un temps au sens de meilleur temps possible, mais simplement pour terminer la course. Mais dautres veulent profiter de lévénement pour « claquer » un nouveau record. Jai toujours trouvé étonnant quon puisse espérer réaliser un meilleur chrono sur une course où le nombre de participants est très important (plusieurs milliers de participants) par rapport à une course plus « confidentielle » (quelques centaines dathlètes). Quelques éléments peuvent abonder dans ce sens, mais des arguments contraires existent. Un « grand marathon », pas au sens de la longueur car ils mesurent tous 42,195km, mais au sens médiatique de « messe populaire » peut effectivement savérer propice à la réalisation dun objectif chronométrique. Le plateau proposé par la présence de nombreux sponsors va tirer le niveau vers le haut et la tête du peloton va aspirer les poursuivants et ainsi de suite. Ces organisations proposent aussi des « services daides aux personnes » à savoir des meneurs dallure qui guident tous les aspirants et les conduisent vers un certain objectif, et le prêt de puces électroniques qui donneront avec exactitude le temps mis pour effectuer réellement le marathon, temps quil faut néanmoins considérer comme officieux car nayant aucune valeur pour un quelconque classement ou une éventuelle qualification. Cest le chronométrage officiel qui détermine la performance réelle, cest à dire celui démarré au coup de pistolet. Lambiance de fête qui règne le jour de la course et même la veille et lavant-veille mettent tout le monde dans une dynamique positive qui peut aider à accomplir une performance. La ou les récompenses, souvent à la hauteur de lévénement (mais pas toujours hélas) sont aussi des motifs de dépassement de soi. Parmi les arguments qui réfutent lidée quon accomplirait une meilleure performance lors des grands marathons il y a celui de la difficulté à trouver son rythme de course rapidement. Le marathon nest pas un carnaval, nen déplaise à certains, mais cest une compétition où certains vont donner ce quils ont dans le ventre après une longue préparation. Si pour des raisons dencombrement de la route par une foule trop compacte de coureurs, dont beaucoup se sont positionnés devant alors quils auraient dû aller à larrière du peloton puisquils navaient aucun objectif chronométrique, on met du temps à se régler en prenant aussi le risque de courir par à-coups, il y a de grandes chances pour que lobjectif de départ soit revu à la baisse. Les marathons où lon peut franchir la ligne de départ en 30 secondes maximum et où lon nest jamais freiné par des personnes se trouvant devant et se déplaçant à faible allure permettent de se concentrer au maximum sur son allure et de conserver son linflux nerveux ainsi que des réserves bien utiles pour la fin de la course. La foule aux premiers postes de ravitaillement, avec les écarts faits par certains coureurs non conscients quils gênent ceux qui arrivent derrière, est aussi un des points pouvant déboucher sur la réalisation dune contre performance. Tout le monde se précipite, ne prend donc pas le temps de se ravitailler efficacement et risque fort de le payer tôt ou tard quand le besoin de réserves sera plus important. Lors des courses où le nombre de coureurs est moins important on a le temps dapercevoir les tables de ravitaillement, de choisir ce dont on a besoin et on ne risque pas de se faire bousculer. Le mental joue aussi sur le déroulement de la course : quand il y a plein de monde, certains sont rassurés, ça les booste et ils vont puiser ce quil faut pour aller au bout deux-mêmes. Mais quand il y a beaucoup de monde cela signifie que beaucoup vont flancher et par mimétisme ou contagion beaucoup dautres seront tentés de ralentir et niront pas chercher à se dépasser. De plus en se faisant doubler certains se découragent. Quand on se retrouve seul, quon na personne qui nous regarde, personne à qui se plaindre et qui pourrait compatir avec nos souffrances ou notre mal-être, on se rentre dedans et on ne se réfugie pas dans le cercle vicieux « je ne suis pas bien à on mencourage car on voit ou on me dit que je ne suis pas bien à donc je ne suis pas bien et je ralentis ». Là, seul, on na que la route et on saccroche plus facilement. Le grand nombre de participants a quelquefois pris les organisateurs de court au niveau des ravitaillements, lors de certaines éditions où les premiers passés avaient pris tellement de boissons aux postes de ravitaillement quil ne restait plus rien ou plus assez pour leurs poursuivants. En conclusion, je dirai que le choix dun marathon, dans le but dy réaliser une performance correspondant à son objectif bien sûr, doit tenir compte de tous ces facteurs pouvant intervenir sur la course, prévisibles ou non, et que le coureur doit être capable de les anticiper et de sy adapter.
à+Fab***
Samedi 26 Avril 2008 à 22h27 dans MarathonPoster un commentaire
Au 16 Octobre 2011 : 57 marathons courus, aucun abandon. Meilleur temps: 2h57'17" à Nantes le 2 avril 1995. Moins bon temps : 3h57'30" à La Rochelle le 28 Novembre 2010. En tant que meneur d'allure : 4h59'29" à Vannes le 16 octobre 2011. Nombre de marathons courus en:
Ecart entre le premier et le deuxième semi : bonne ou mauvaise gestion de course ?
Hit parade: Nantes 19 marathons record 2h57'17" (17 consécutifs de 1992 à 2008) La Rochelle 10 marathons record 3h00'00" (ce qui sous-entend que j'ai mis moins) St Sylvain d'Anjou 7 marathons record 3h13'19" (n'existe plus) St André 13 Voies 6 marathons record 3h03'31" (n'existe plus) Vannes 4 marathons record 3h21'07" Pornichet 3 marathons record 3h21'03" St Hilaire de Riez 3 marathons record 3h12'49" (n'existe plus) Cholet 3 marathons record 3h21'56" (n'existe plus) Mont St Michel 1 marathon record 3h27'23" Vallet 1 marathon record 3h15'56" (n'existe plus)
Vendredi 04 Novembre 2005 à 18h57 dans Marathon1 commentaire(s)
Mercredi 08 Février 2006 à 16h43 dans Marathon3 commentaire(s)
Mercredi 08 Février 2006 à 16h47 dans MarathonPoster un commentaire
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