• Journal de bord 2013/2014 : J 168 à J 612

    Ancienne mise à jour 10 août 2013 : Strike de 251 jours et 3758,5km.

    Nouvelle mise à jour : 6 août 2014 --> Strike 612 jours et 9972,9km sans aucune journée de repos.

    2013 Jour 168 : 197ème jour d'entraînement consécutif sans jour de repos, depuis le 3 décembre 2012.

    Heureusement que les orages violents ont traversé la région tôt ce matin et qu’ils en ont profité pour déverser leurs fortes précipitations, parce que je ne me serais pas vu courir en fin de journée par un temps aussi perturbé. Ce soir, certes l’atmosphère était lourde et le ciel encore couvert, mais j’ai réussi à placer ma sortie prévue d’1h15’ et même j’ai couru un peu plus (1h22’). Je n’ai pris que les routes afin de ne pas me retrouver dans des zones encore boueuses sur mes chemins habituels. Les 13,4km de cette balade de fin de journée comme d’habitude m’ont bien relaxé. Demain, après un petit test d’allures, un peu de VMA histoire de dérouiller le « système ».

    2013 : Jour 169

    Grillage de la pluie

    Les flèches de la pluie
    brûlent et la route fume
    Et dix mille petites
    blessures étincellent

    La grille de la pluie
    tisse le paysage
    enserre les jardins
    et griffe la fenêtre

    Le grillage de la pluie
    étend ses doigts lisses
    sur les frais visages
    ruisselants des enfants

    (Gabriel Cousin)

    Poésie de saison, alors que l’été doit pointer son nez dans deux jours. Cela ne m’empêche pas de courir, heureusement.

    Ce soir, sur la piste, pas de flèche de pluie, juste de grosses gouttes éparses de pluie d’orage. Pas de vent, un peu de lourdeur atmosphérique, j’ai vite été trempé … de sueur. 15’ d’endurance, un petit test d’allures sur des fractions de 400m effectués de plus en plus rapidement jusqu’à la limite que je m’étais fixée, 13,5km/h, ne souhaitant pas aller au-delà parce que ce n’était pas un test VMA, simplement une « détermination des fréquences cardiaques en fonction d’allures ». Un peu comme lorsqu’on contrôle son poids une fois de temps en temps. Simple habitude.

    J’ai poursuivi cette séance par 5 fois 100m courus à 100/105% de ma VMA (en 22,5s à 21s) la récupération, courte, n’excédant pas 30s. La fin de ma sortie, 25’ en endurance pour rentrer me doucher et me préparer à la sortie longue d’environ 2h de demain matin. Durée totale de cette petite séance : 1h pour 10,4km.

     

    2013 Jour 170

    Ce matin, pour ma sortie longue, j’ai fait un essai avec mon second sac à dos plus volumineux que le premier. Il y a toute une liste de matériel à trimballer lors du Raid du Golfe que celui qui m’a accompagné lors de mes dernières sorties longues me semble trop petit. Mais le petit souci, et je m’en suis rendu compte pendant ma douche, ce sont les brûlures dues aux frottements que mon sac m’a occasionnées. Je n’ai couru que 2h ou un peu plus et j’imagine les dégâts après 8 ou 9h de course le dernier week-end de juin ! Je vais avoir le temps de m’y faire et le jour venu je me protégerai avec de la pommade spécialement faite pour ça. Mais malgré tout je sais que ça piquera fort après le Raid. J'avais mis un sweat-shirt par dessus mon t-shirt et j'ai vite été trempé, ce qui peut expliquer les nombreuses irritations.
    2h03’30s pour 19,6km et  une belle sortie néanmoins.
    Demain, si tout se passe bien, j’atteindrai mon 200ème jour d’entraînement sans jour de repos. Mon petit challenge tient la route.

    J171 : aujourd’hui donc c’était mon 200ème jour d’entraînement consécutif sans jour de repos et, pour marquer le coup, j’ai transformé ma séance d’EMA 3x3000m en un 10000m sur piste en solo à 80%. Après un peu plus de 10’ de footing afin de me rendre sur l’anneau que j’aurai à parcourir 25 fois, je m’élançais et trouvais facilement le bon tempo : passage aux 200m en 59s puis au 1er km en 4’59s, la FC montant jusqu’à 150. Sans le chercher je passais le second km en 4’54, le suivant en 4’55 (FC  maxi 151). Il faisait un peu lourd malgré le risque de pluie imminente, quelques gouttes avaient ponctué mes 10’ d’échauffement, je me débarrassais sans m’arrêter de mon coupe-vent léger que j’avais souhaité conserver pour le début de ces 10000m. Le 4ème km passé en 4’50 et les suivants encore un peu plus rapidement (5000m en 24’24). La FC est légèrement monté à 153, 155 pour atteindre au km 8 les 160 ce qui constituera mon maximum pour la séance. Les 5000 derniers mètres courus en 23’52, avec un dernier km le plus rapide effectué en 4’41, j’étais à peine entamé quand il a fallu arrêter et rentrer à la maison. 25 tours de piste, en 48’16s, sans me rentrer dedans, en solo, malgré la présence de quelques joggers que je dépassais régulièrement tous les deux ou trois tours, ce n’est pas monotone contrairement à ce qu’en pensent certains qui n’ont sans doute jamais essayé non plus.

    Ma sortie a duré 1h15’ pour 14km au total.

    Demain, je vais chercher un petit trou de souris dans mon emploi du temps afin de caser une petite sortie. Beau challenge !

    J172 : Réveil matinal pour cette première journée de l’été et pour profiter de ce moment où dans le silence de la ville la pluie prévue n’a pas encore fait son apparition. Trois quarts d’heure dans des rues où je ne suis pas souvent allé (si, si, il en reste encore plusieurs dans ma ville que je n’ai pas encore fréquentées malgré le nombre important de km que j’y fais). 7km à peine pour cette petite mise en jambe. Pas de restes du 10km de la veille, certes pas couru à fond, loin de là, mais à allure soutenue quand même. C’est quoi au fait, l’allure soutenue ? C’est une allure de croisière de compétition style celle du marathon, sans les 42,195km à faire mais seulement sur une heure ou presque. Cela redonne des points de repère sans la pression du chrono.

    J173 : sortie de moyenne durée avec le sac à dos lesté d’1 litre d’eau et de tout l’attirail que je devrai emporter samedi prochain de Locmariaquer à Vannes pour le Raid. Je suis parti à une allure confortable, 9,6km /h, ayant pris soin de réajuster le sac de telle façon à ne pas le regretter par les brûlures qu’il m’aurait occasionnées comme mercredi dernier. Bien vu l’ajustement parce que je n’ai pas eu de frottements et pas de blessures avec la ceinture-banane ajoutée à l’attirail. Je suis passé progressivement à 10 puis 10,5 et 11 jusqu’à un quart d’heure de la fin de ma séance. Après, pour finir le job, je suis retourné sur un rythme comme au début de la sortie pour au total une durée de 1h33’30s pour 15,8km. La pluie s’est invitée sur la fin, fine, rafraîchissante, mais pour le second jour de l’été, ça fait désordre. Enfin, ça fait 6 mois qu’on s’est habitué à un temps bizarre, jamais vraiment de saison. Alors il faut prendre ça avec philosophie et se dire que des jours meilleurs viendront.

    J174 : Bon choix ou mauvais choix ? C’est la question qu’on se pose souvent en course à pied, qu’il s’agisse de gérer un entraînement ou une course ou de choisir la tenue adéquate. Ce matin, quand je suis parti de chez moi, vu le ciel incertain, j’ai opté pour une tenue légère mais en n’omettant pas de me munir d’un vêtement de pluie. Bien m’en a pris même s’il m’a encombré en début de séance et qu’il m’a donné chaud assez rapidement. Quand la pluie est arrivée, j’étais équipé : bon choix. Les joggers que j’ai croisés, en tout cas un grand nombre d’entre-eux, n’avaient pas prévu la pluie et ils se sont retrouvés aux abois à chercher un abri ou à allonger la foulée afin de se dépêcher de rentrer chez eux. Mauvais choix.

    J’ai changé l’itinéraire que j’avais prévu avant la séance au dernier moment, pour ne courir que dans des chemins et non pas sur la route. Le risque évident de pluie m’orienta vers cette option comportant des possibilités de rencontres avec des zones boueuses et humides plutôt que vers l’option bitume moins humide où je me serais retrouvé confronté par contre au manque de visibilité des conducteurs et aux esquives d’urgence vers les fossés. Bon choix au niveau sécurité, mauvais choix au niveau des chaussures car je suis revenu avec des runnings toutes trempées.

    1h36’30 pour 15,6km, moins vite qu’hier, mais c’était plus « technique » et le vent ajouté à la flotte ont été des accompagnateurs plutôt gênants.

    Cette semaine j’ai donc fait 7 sorties pour 9h36’ et 95,8km. La prochaine va débuter de manière light parce que je souhaiterais avoir assez de jus pour mon Raid de samedi soir et dimanche matin : 87km sur des sentiers côtiers dans le Golfe du Morbihan, avec un départ à 17h pour une arrivée entre 2 et … 4h du matin selon le plus ou moins bon déroulement de ma virée nocturne.

    J175 : 54’ pour 9km m’ont suffi pour ce soir. Petite sortie de régénération 2/3 sur route, 1/3 sur chemin, sous un ciel bien gris mais une température agréable de 20°, sans vent. Pas d’autres coureurs en vue, quelques promeneurs et beaucoup de conducteurs pressés de rentrer chez eux et qui ont trouvé un moyen d’éviter les bouchons : prendre les routes tranquilles de campagne et « allumer » au mépris des riverains et des éventuels piétons. Faire la traversée des hameaux à 60 voire plus alors que c’est limité à 30, c’est chaud !

    Demain, retour sur la piste où je ne devrais pas rencontrer trop de circulation, mais par les temps qui courent et la banalisation des incivilités – et imbécillités – va savoir, il y aura peut-être un rodéo en scooter sur le tartan ou un concours de lancer de canettes de bières vides. L’autre jour, le gardien en a récupéré l’équivalent de 12 packs ! Heureusement, la plupart était dans leurs cartons d’emballage.

    J176 : 25’ de mise en train pour me rendre sur la piste et y effectuer la suite de mon échauffement, 5 accélérations de 100m en déroulant. Ensuite j’ai fait mes 2000m à allure croissante, 4’45 au 1er km puis 4’33 au suivant (9’18 au final) sans forcer, j’aurais pu en faire deux autres séries, mais ce n’était pas au programme « allégé » du jour. Au total, en comptant le retour à mon domicile, la sortie n’aura duré que 48’ pour 8,4km. Suffisant pour continuer la période de régénération précompétitive ou d’affûtage selon les interprétations.

    J177 : J’ai profité de la douceur de la fin de cette journée enfin estivale pour faire mon footing quotidien. 50 minutes à un peu plus de 10km/h sur le parcours du semi-marathon qu’on organise avec mon club. J’ai recherché quelques variantes afin de réduire le nombre de tours et par conséquent le nombre de commissaires nécessaires. Au lieu de proposer 4 boucles de 5,250m, il sera peut-être possible de n’en faire que 3 de 7km. L’itinéraire via les nouveaux lotissements, plus calmes, moins fréquentés par les automobiles, n’emprunte pas de voies de circulation dépendant de la préfecture, seulement des rues, des voies piétonnes et des chemins communaux. Cela fait une différence non négligeable au niveau de l’organisation. Ce n’est pas pour cette année, mais pour l’édition suivante, de 2014.

    Bilan de la sortie : 8,6km en 50’.

    J178 : dernière répétition sur chemin accidenté ce soir puis une petite sortie de demain matin, sur route sans doute, et je serai paré pour mon Raid de samedi-dimanche. Malgré toute l’expérience que je possède, ce sera une première : un ultra trail, même si l’appellation trail ne correspond pas exactement à ce qui va nous être proposé (trop peu de dénivelé par exemple). Mais l’intégralité des courses de longueur supérieure à celle du marathon que j’ai faites l’a été sur du bitume ou sur du chemin rarement aussi accidenté que sur un vrai trail. Bon, il y aura 87 bornes à s’enfiler, ça, je crois que je saurai le faire. Reste à savoir comment je vais gérer la partie nocturne et les éventuels passages « techniques » dans le sable voire dans l’eau si la marée haute a recouvert certaines parties du parcours, sans compter les montées ou descentes d’escaliers...

    Mes 46’ de sortie de ce soir pour 7,8km, avec 5 accélérations de 24 secondes entrecoupes de 36 secondes de récupération, m’ont redonné un peu de jus après une journée un peu fatigante. Demain, j’irai trottiner dès l’aube car le reste de la journée j’ai tous les autres créneaux de pris : boulot, pas de possibilité de courir lors de la pause déjeuner, boulot à nouveau, puis je file vers un meeting d’athlétisme où je serai commissaire de course jusqu’à 23h. Et après, il sera bien temps d’aller dormir afin d’emmagasiner du sommeil avant la nuit courte de samedi à dimanche : arrivée espérée vers 3h du matin, couchage vers 4h et lever vers 8h30, 1h30 de route de retour et dimanche je serai à nouveau commissaire de course à 10h30 pour la compétition où mes jeunes vont clôturer leur saison de piste. Un bon gros week-end de fou ! Mais j’aime bien.

    J179 : la petite sortie matinale à 6h de vendredi me paraît tellement loin aujourd’hui (on est dimanche soir quand j’écris le début de ce CR) après un long week-end où je n’aurai pas beaucoup eu le temps de souffler. Je n’ai couru que 35’ pour 5,4km puis je suis allé travailler, j’ai enchaîné ensuite un meeting régional où j’étais commissaire de course (juge aux arrivées) enfin vers 23h30 je me suis couché pour me réveiller le samedi, Jour 180.

     

    Jour 180 : matinée consacrée aux dernières touches concernant le paquetage à emporter pour le Raid du Golfe puis après le repas pris à midi je suis parti pour rejoindre Vannes (1h15’ de route + 15’ pour trouver une place de stationnement). Ensuite je suis allé récupérer mon dossard, la puce et le carton plastifié de pointage pour les différents postes de contrôle. Je suis retourné chercher une place de stationnement afin d’être tranquille jusqu’à ce que je la retrouve facilement dimanche dans la nuit si tout allait bien. Tous ces préparatifs m’ont pris plus d’une heure et peu avant 15h je pouvais monter dans la navette pour rallier Locmariaquer, site du départ de ma course. 30 minutes de route et je suis descendu du car pour me rendre sur le stade où j’ai découvert une foule importante : c’étaient tous mes collègues coureurs engagés sur le Raid (1000 personnes environ auxquelles il fallait ajouter les accompagnateurs ou supporters. Plus d’une heure à tuer et j’en ai profité pour manger mon gâteau de riz, refaire le point une dernière fois concernant mon sac de course et me mettre de la crème protectrice pour ne pas avoir à le regretter lorsque je prendrai ma douche une fois le Raid terminé.

    Les dernières minutes furent longues et je rencontrais quelques coureurs de mes connaissances, dont Paskal qui est un habitué de cette épreuve (8ème sur le Grand Raid l’année précédente).

    Le départ :

    Le compte à rebours est lancé, une musique entraînante dont j’ignore le titre nous met dans l’ambiance puis c’est le coup de corne de brume qui nous libère tous. Le départ est comme d’habitude, dès que le nombre de coureurs est important, c'est-à-dire avec un début à la marche puis de la course saccadée entre deux ralentissements et une fois sur une portion plus large, il m’est enfin possible de trouver un rythme de début de Raid conforme à ce que j’avais programmé (10km/h). Le sac à dos peu à peu se cale et je pense aux frottements qu’il va m’occasionner alors de temps à autres je le réajuste. Il faut dire qu’avec 1,5l d’eau dans la poche à eau plus une bouteille de 50cl dans le sac et une autre de 50cl à la main, tout ça ajouté au matériel obligatoire (frontale, élasto, réserve alimentaire, etc) ça fait du poids à transporter. La route, puis les chemins et des portions étroites nous font aussi zigzaguer entre les maisons, sur le bord de la côte, c’est très sympa, très joli, et le public nombreux qui nous encourage, tout me donne l’impression que ce Raid va être une belle fête, en tout cas au moins pour les premières heures, quand la fatigue ne sera pas encore installée.

    Mon GPS me confirme que je suis passé au-dessus de 10km/h, mais je me sens bien et les gars avec qui je navigue semblent eux-aussi se plaire à cette allure. Nous taillons la route, et surtout les chemins, parfois entre deux haies très étroites, jusqu’au premier poste de pointage, à Crac’h, au km 15 passé en 1h30’, là où on note nos numéros de dossards. Un point d’eau me permet de remettre de l’eau dans ma bouteille ce qui s’avère une bonne idée sachant que je ne veux pas toucher trop rapidement à ma poche à eau. Il fait beau et le soleil commence à nous taper dessus dans les portions du circuit non ombragées. C’est enfin l’été et les gens en week-end vont pouvoir enfin en profiter.

    Le passage à Auray permet d’apercevoir les coureurs qui sont devant, on les « croise » sur la rive droite de la rivière d’Auray alors qu’ils sont déjà sur l’autre rive. On est au km 25 que je passe en 2h32’ avec un poste de ravitaillement plus important proposant un grand choix de produits alimentaires (gâteaux sucrés, salés, morceaux de fruits, boissons gazeuses ou eau plate…). Je reprends ma course après avoir pris tout mon temps et quelques photos que j’ai aussitôt postées sur FB. Ma famille étant restée sur Nantes, je tiens à la tenir au courant de ma progression. Régulièrement sur le parcours, je suis encouragé par Ronan, un rezéen comme moi dont l’amie Cathy fait aussi le Raid. Lui, il a préféré renoncer avant le départ afin de conserver toutes ses chances de faire en août une belle Transe Gaule où je suis aussi inscrit comme à toutes les éditions depuis 2005. Ronan je le reverrai régulièrement sur le parcours et à chaque fois ça rebooste.

    Ce passage marque un tournant dans ma course. Jusqu’alors, la chevauchée avait été tranquille sans véritable difficultés, mais là progressivement, le parcours va devenir de plus en plus technique et pour moi de plus en plus compliqué. Les « bouffe-bitume » comme moi sont un peu dépaysés quand il leur faut affronter les terrains inconnus ou très peu fréquentés. Ma vitesse de croisière baisse donc mais je ne m’en fais pas, tous les voyants sont au vert et je me prends à apprécier d’effectuer quelques dizaines de mètres en marchant. Depuis le départ, je faisais une pause marchée d’une vingtaine de secondes tous les quarts d’heure afin de boire et de récupérer un peu. Là, je ne fais plus systématiquement de la marche, ça vient comme je le sens ou ressens. Nous continuons de dépasser des coureurs partis la veille pour le Grand Raid en les encourageant, sachant qu’ils ont déjà passé une nuit sur le parcours et que la seconde va être très compliquée pour eux. La plupart ont des bâtons de marche tandis que sur le Raid, je n’ai pas encore vu de coureur les utiliser.

    Je passe au Bono, d’abord sur le pont puis sur le port, une nouvelle photo pour envoyer aux amis, puis le chemin d’abord facile et large et ensuite assez boueux. Nous sommes en fond d’une baie et c’est très humide. En faisant attention à ne pas me tremper et salir les chaussures, j’évite ces zones quitte à les passer en marchant et m’accrochant aux branches. Nouveau poste de ravitaillement, uniquement en eau, à Baden, km 40 en 4h15’, et c’est un peu plus loin que des gens m’ont proposé une gorgée de bière fraîche qui m’a fait du bien, cassant la monotonie de l’eau et des gels énergétiques.

    Larmor Baden, marque la fin de la seconde étape de ce raid, étapes que je me suis mentalement programmées afin de gérer mon trail du mieux qui soit. Km 48 à mon GPS (un peu moins officiellement 46,8) que je passe en 5h36’. Le poste de ravitaillement propose de tout et je mange une purée au gruyère avec du jambon blanc ainsi qu’un peu de riz au lait. je m’assois, prends mon temps car il faut ensuite se mettre en configuration nuit. Une seconde partie qui sera de la découverte totale pour moi, plus habitué à partir de nuit qu’à finir de nuit.

    La reprise de la course nous met tout de suite dans l’ambiance : il fait noir, les balises sont visibles avec les frontales car réfléchissantes, mais il va falloir se méfier des racines et autres rochers qui n’apparaissent plus en relief avec la lumière de la lampe. Redoublons de vigilance !

    Je me retrouve seul plus souvent qu’avant sans doute parce que certains sont déjà repartis et d’autres ont préféré rester un peu plus longtemps se reposer. Mais je préfère autant car de courir sur des sentiers monotrace avec quelqu’un devant, ou derrière, ça ne permet pas de se décontracter. Les marcheurs, enfin les coureurs du Grand Raid mais ils ne marchent plus, sont faciles à repérer avec les bandes réfléchissantes qu’ils ont sur leur tenue et de loin on aperçoit des sortes de squelettes qu’on rattrape bien assez vite et qui heureusement vous laissent une petite place pour les dépasser. Quant aux coureurs qui me rattrapent et qui me suivent quelques mètres, je leur laisse au bout d’un moment la porte pour qu’ils me passent devant, et là, c’est drôle, mais certains préfèrent rester derrière profitant de mes talents d’ouvreur de route. Mais mauvais choix pour quelques uns dont j’entends parfois les cris ou les bruits de chutes, heureusement la plupart du temps sans gravité. Je me renseigne quand même pour savoir si ça va et s’ils ont besoin d’aide. Donc, je préfère tailler la route et anticiper les obstacles. A ce moment de la course, ils sont fréquents à tel point que je me crois comme dans un jeu vidéo, mais avec l’interdiction de faire une sortie de route qui serait éliminatoire. Les virages se succèdent, les montées, les descentes, les racines, les rochers… la totale quoi ! Et pas question de gagner des points de bonus ou des vies supplémentaires ! Quelques moments de répit quand une partie sur route se présente, ça permet de marcher et de se ravitailler en n’étant pas sur le qui-vive. Le balisage est tellement bien fait et si visible à l’avance que celui qui se trompe doit vraiment manquer de lucidité. Néanmoins avec deux autres raiders on en a sauvé deux qui avaient pris le mauvais côté d’une bifurcation. On vient de passer de samedi à dimanche.

    Jour 181. Plus de 7h de course.

    Passage au Moustoir, avant Arradon, en 7h38’ pour 61km environ. Ravitaillement en boisson et prise de quelques aliments solides : arrêt de 8’. Je ne tarde pas parce que les bancs sont les bienvenus et peuvent donner envie d’y rester plus longtemps. Mais à ce moment, il reste 25km environ et je n’ai pas envie de trop perdre de temps car j’ai comme objectif de ne pas mettre 12h pour cette épreuve. Je dois coacher mes jeunes ce matin à partir de 10h sur leur dernière compétition de la saison (Jeux de l’Atlantique Poussins, Benjamins et Minimes) à Nantes. Donc si je veux avoir le temps de prendre une douche, de dormir un peu et d’être à l’heure au stade, j’ai intérêt à ne plus perdre de minutes inutilement d’autant que j’ai encore des jambes en état et que je ne ressens pas encore trop vivement la fatigue. Je me remets en mode « 24 heures » ce qui me permet d’avancer à un bon rythme de manière régulière, alternant course et marche selon les difficultés rencontrées.

    Je suis stoppé dans ma course quand, au détour d’un passage sur une plage, la marée pas encore totalement descendue recouvre le parcours. Obligé de déchausser si je veux continuer la course sans soucis d’ampoules. J’ai prévu les sacs poubelle pour qu’ils me servent de protection, mais les coquillages et les cailloux me les percent, alors j’ai les chaussettes trempées. Une fois les 50 ou 100m dans l’eau franchis, je m’assois et essore mes chaussettes puis j’enfile mes chaussures pour repartir. J’espère que le reste du parcours ne proposera plus de zones inondées. Je reconnais toute cette portion pour y être venu en 2009 en vacances juste après la TransEurope. Mes souvenirs sont intacts mais je n’avais pas fréquenté ces endroits de nuit, alors méfiance quand même. Je me souviens que nous remontons sur la route avant d’atteindre le lieu du dernier ravitaillement qui est situé à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée. Recharge en boissons, un peu de solide et après moins de 5’ d’arrêt je repars. La portion de parcours qui vient donne juste en face de la presqu’île de Conleau, mais je suis trop concentré sur les pièges du sol que je ne peux admirer les lumières ni voir les autres coureurs avec leurs frontales qui sont déjà là-bas. C’est vrai que c’est très technique ici : murette étroite à suivre avec de gros rochers à franchir, escaliers pour retrouver le haut de la falaise, bosses, virages secs, troncs bas, racines énormes… Tout plein de pièges, mais je ne tomberai pas dedans. Rester lucide et tous les sens en éveil, c’est mon leitmotiv avant de rejoindre la dernière partie de la course qui sera moins difficile, en théorie. Mais que c’est long, surtout quand on lève la tête et qu’on aperçoit les autres coureurs sur la partie de la baies, en face, peut-être à 5’ mais aussi peut-être plus loin encore. C’est interminable avant d’atteindre l’entrée de Vannes, son bord de route et ses lampadaires. Je reconnais le parcours du Marathon de Vannes, qu’on fait dans l’autre sens d’habitude, alors je me dis qu’il ne reste plus grand-chose. Hélas, comme ma vitesse est moindre que sur le marathon, il faudra compter beaucoup plus de temps pour atteindre l’arrivée d’autant plus qu’on passe entièrement autour de la presqu’île. En face, je vois les lumières des frontales des autres concurrents qui sont là où j’étais il y a une heure peut-être. Je n’ai plus trop la notion du temps, mais je sais que je tiens le bon bout. Dernier poste de pointage, puis Ronan m’encourage une dernière fois et je file vers la pointe de immigrés avant de longer l’entrée du Port de Vannes. C’est long ! Mais ça vient, j’aperçois des coureurs qui n’avancent plus, je les encourage et continue ma course.

    Je passe sous l’arche d’arrivée en 11h11mn46s et je ne sais pas encore que je suis dans les 200 premiers, je pense que je suis dans la seconde partie du peloton au-delà de la 500ème place. Je ne le saurai qu’en consultant les résultats le soir.

     

    L’après-course

    Je vais récupérer mon T-shirt de finisher et essaie d’aller manger, mais je n’ai pas envie de ce qui est proposé. Donc je file à la voiture et vais me garer au stade situé à … 50m d’où j’étais stationné. Quel ballot ! La douche est bonne et une fois habillé, je vois qu’il est déjà plus de 5h. Je ne suis pas fatigué, en tout cas pas au niveau du sommeil. Je décide donc de prendre la route et de rentrer à Rezé pour dormir.

    Après 1h30 de route, je me couche (il est 6h45) sans oublier de mettre un petit mot à ma femme afin qu’elle me réveille à 9h.

     

    Déjà 9h, je me lève, j’ai les jambes lourdes, mais mes sens sont en éveil, je suis prêt à aller sur le stade. Troisième partie de ce week-end de fou. Mes jeunes vont battre certains de leurs records personnels ce qui valide toutes les séances d’entraînement de l’année et surtout celles de fin de saison. Je suis juge aux arrivées mais je trouve le temps entre deux séries de courses d’aller leur prodiguer quelques conseils. Cela fait plaisir à voir quand ils améliorent leurs performances.

    Une fois la compétition terminée, il est 18h et je rentre chez moi retrouver ma famille. Toujours pas sommeil, c’est super car je craignais de somnoler toute la soirée.

     

    Jour 182 : lundi matin, pas trop de courbatures, juste un peu en descendant et montant les escaliers. Pas de brûlures dues aux frottements du sac, juste quelques coups de soleil de ma journée passée sur le stade.

    Après le travail, je pars faire un petit footing de récupération. Les quadriceps me rappellent quand même que la veille je finissais un Raid de 86km, mais cela ne m’empêche pas de courir. Je ne recherche pas la vitesse, juste l’aisance physique et respiratoire. De ce fait, mes 1h01’ pour seulement 9km traduisent bien l’allure de sénateur adoptée, entrecoupée de portions de marche. Bien fatigué quand même sur la fin, mais content de voir que je n’ai pas trop de douleurs et aucune blessure. Demain soir, je recours une autre heure et progressivement je vais reprendre les longs footings avec comme objectif d’être au top pour la Transe Gaule qui démarre le 13 août.

     

    Jour 183 : ce soir, les courbatures ont totalement disparu et je décide d’aller faire un tour dans les chemins puis de retrouver les autres athlètes de mon club avec qui je ne m’entraîne pas souvent : pas les mêmes séances, objectifs et horaires. Ce soir, je ne dois faire que de l’endurance donc je les rejoins après 25’ de footing en solo. Nous repartons pour une nouvelle demi-heure pendant laquelle nous discutons et je les laisse pour rentrer chez moi. 1h pour 9,5km avec la pluie qui s’est invitée vers la fin, me trempant bien. Demain, une nouvelle séance d’une durée de 90’ selon la météo et l’envie. Comme je suis en pleine période de récupération (pour une semaine) je n’ai pas d’objectif précis et cours donc aux sensations.

     

    J184 : la pluie s’est réinvitée, mais la douceur est venue avec elle. Je pars en milieu de matinée pour une petite balade le long d’une rivière sur un sol tantôt dur, goudronné, tantôt meuble, en terre battue. Il fait vite bon et la pluie joue un rôle de brumisateur bienvenu. Mon rythme est tranquille et je m’imagine avec le même type de temps sur les sentiers côtiers du Raid du week-end dernier : ça aurait été glissant et j’aurais sans doute eu quelques soucis de stabilité sans chaussures de trail. Aujourd’hui en tout cas, le rythme est bien revenu, autant j’avais été « poussif » hier et avant-hier que ce matin tout va bien. Je croise deux copains et décide de faire demi-tour afin de continuer ma sortie avec eux en discutant, gage d’une allure correcte en endurance.

    Au final, 1h25’ pour 13,8km, je suis trempé un peu comme hier soir, mais pas fatigué du tout.

    J185 : ce soir, sortie sur le site du cross que nous organisons avec mon club. En janvier s’y dérouleront les championnats départementaux jeunes et je suis allé y faire des repérages et du mesurage afin de définir les différents parcours et distances que courront les jeunes. Mon GPS, pas très précis, m’a aidé à estimer les longueurs de chacun des parcours. Je reviendrai avec la roue de géomètre pour finaliser les distances de chaque course, depuis les catégories Eveil Athlétique jusqu’aux Minimes. 1h27’ pour 14,2km au total pour cette reconnaissance en pleine verdure courue principalement sur herbe. De la récupération pour les jambes, muscles et tendons.

     

    J186 : toujours dans la série « footing de récupération » ce soir ce fut 1h34’ principalement sur des chemins avec une bonne partie à l’ombre. Il était temps, mais l’été est bien là, il a fait chaud. J’avais pris 2 bouteilles d’eau avec de la grenadine comme boisson énergétique, bien vu car il fallait s’hydrater régulièrement. J’ai couru 15,2km.  

     

    J187 : Sac à dos léger avec 1 litre de boisson énergétique « maison »  (grenadine + eau), beau soleil, douceur de début de matinée, grosse envie d’en découdre avec les chemins agricoles et les routes de campagne, tout était réuni pour que je me fasse plaisir. J’ai fait une sortie longue de 2h10’ et un peu plus de 21km. Sympa comme tout, je suis même allé découvrir de nouveaux sentiers et des routes que je n’avais encore jamais prises. Vacances ? En tout cas je n’ai pas vu beaucoup de monde.

     

    J188 : Un peu de vitesse ce matin, sous forme de trois séries de 20’ à 75% après un long footing de 30’ à 10km/h, entrecoupées de périodes de récupération de 5’. La fin, une demi-heure à 9,5km/h pour « digérer ». Les jambes étaient bonnes, la chaleur ne m’a pas plombé d’autant que j’ai choisi un parcours en nature avec de bonnes portions ombragées. Mon sac à dos, chargé comme la veille en boissons, m’a été bien utile parce qu’il faisait soif. Il y avait plus de monde qu’hier, beaucoup de coureurs et de vététistes ainsi que des promeneurs venus rechercher la relative fraîcheur des bords de Sèvre.

    Cette sortie de 2h08’ est venue ponctuer une semaine de récupération – je sais que ça va faire sourire – post Raid du Golfe où j’aurai couru un peu plus de 10h45’ pour 105km environ, en 7 séances.

    La semaine qui s’annonce devrait me voir réduire le kilométrage non pas parce que je veux récupérer, mais parce que mon emploi du temps va être compliqué à gérer (déménagement, préparatifs des bagages pour les vacances, départ en vacances…) mais au bout du compte ça va peut-être me redonner du jus pour les 5 semaines qui me séparent du départ de la Transe Gaule.

     

    J189 : Aux aurores, j’ai couru 2h05’ pour tout juste 20km, dont la majeure partie dans des chemins. C’est drôle, mais moi qui raffole du bitume je commence vraiment à prendre goût pour les courses dans des chemins, en pleine nature. J’apprécie d’autant plus que le revêtement est moins traumatisant pour les tendons, qu’il faut sans cesse avoir les sens en éveil afin de ne pas trébucher, ce qui fait travailler la foulée,  et que la part d’ombre est importante surtout avec le beau temps enfin installé. Bien entendu, je profite que tous ces sentiers soient bien asséchés pour aller m’y amuser, de tout l’hiver et même au printemps ils étaient inaccessibles car très boueux.

     

    J190 : pas beaucoup de temps pour courir, mais quand on veut on réussit toujours par y arriver. Très tôt, encore une fois, pour une petite balade au frais sur mon chemin fétiche, celui où je teste ma forme, où j’ai des repères et où je peux faire des comparaisons. A ce petit jeu, les 9,6km ont été faits en 58’, avec 6 accélérations de 24 secondes entrecoupées d’une récupération de 36 secondes (24 + 36 = 60 secondes = 1’), donc c’est facile à faire. Je n’ai pas mesuré ma vitesse lors de ces déboulés rapides, mais je n’étais pas à 100% de ma VMA, ce qui n’était pas le but recherché, simplement j’avais envie de finir sur une note tonique avant la longue journée qui allait suivre.

     

    J191 : ce matin, j’ai eu quelques difficultés à me lever, m’étant couché tôt ce matin après le repas qui a suivi le déménagement de la veille et persistaient quelques courbatures aux bras dues aux nombreux colis à transporter manuellement.

    Je suis parti, il faisait déjà chaud, pour 90’ dont quelques fractions à 80% de ma VMA. Mes repères ne sont pas à des bornages kilométriques précis sur ce parcours que je fréquente depuis plus de 20 ans et je prends comme début et fin de fractions des ponts au-dessous desquels je passe ou des débuts ou fins de chemins. La première fraction, après une demi-heure de footing à 10km/h ou un peu plus, mesure 2200m et je l’ai courue à 12,3km/h. j’ai récupéré en trottinant sur 500m avant de rejoindre le second point de repère pour commencer ma seconde fraction. Longueur 1400m courus à 12,3km/h aussi. De nouveau 500m de trot lent puis je fais le premier parcours en sens inverse : 2200m à 12,7km/h. Après ma troisième et dernière récupération, je m’enfilais l’ultime fraction longue de 1600m et dévorée à 12,5km/h. Les sensations ont été globalement bonnes, je n’ai plus été gêné par les restes de la journée d’hier et la chaleur montante ne m’a pas perturbé non plus. Un bon footing de récupération pour rentrer chez moi et hop ! à la douche bienfaisante.

    Au total, j’ai couru 1h31’ pour 16,5km.

    Demain, c’est le départ en vacances, je calerai une sortie soit très tôt avant le départ, soit en fin de journée après le voyage.

    J192 : avant le voyage je suis allé trottiner 45’ et j’ai pu profiter de la fraîcheur matinale, d’autant que le ciel était couvert et le vent assez fort et soutenu. 7,2km dans mon quartier, mixant rues et chemins. Bonnes jambes, rythme tranquille, ce fut une bonne séance d’oxygénation et un bon petit réveil musculaire.

     

    J193 : première étape de mes vacances et arrêt dans l’Oise pour le week-end du 14 juillet dans la belle-famille. Je connais bien la région, j’y viens régulièrement et j’ai des parcours tout faits. Hier, je m’en suis découvert un nouveau et j’y ai fait du repérage pour ma séance de rythme de demain. Un peu de forêt au départ, assez vallonnée, puis direction la vallée du Thérain et un « nouveau » parc aménagé autour d’un plan d’eau. Super, calme, sans circulation, et de toute façon, un vendredi matin, il n’y avait personne à part les gens qui donnent à manger aux canards et aux cygnes ainsi que quelques promeneurs accompagnés de leurs chiens. 1h24’ pour 13,8km, de quoi avoir bien profité du beau temps pas encore trop chaud.

     

    J194 : Retour sur les lieux repérés hier pour une séance d’EMA à 80%. Pas de piste, juste une grande boucle de 1900m sur chemins bien entretenus avec quelques passerelles à franchir et deux ou trois portions de bitume très courtes. Après une demi-heure d’endurance, j’ai commencé ma première série et j’ai bien tourné à 12,4km/h en en gardant sous la semelle. Ce matin, il y avait plus de monde, beaucoup de pêcheurs, quelques coureurs et des promeneurs sans que cela ne soit gênant. Récupération sur une mini boucle de 350m puis seconde fraction que je fais à 12,8 puis après la même récupération que la précédente, je cours ma 3ème série à plus de 13 (13,3km/h) mais je me sentais bien. Nouvelle bouclette de récupération et j’enchaîne avec la dernière fraction que je termine à 12,7 de moyenne, cette baisse de rendement ayant pour origine le changement d’itinéraire afin de rentrer vers mon lieu de résidence. 15’ de footing tranquille puis je file sur la piste effectuer un peu de marche athlétique : 15’ dont 10 fois 100m à vitesse compétition (entre 9,5 et 10km/h pour moi). Au final, belle séance de près d’1h40’ pour 17,2km.

    Demain, du dénivelé sans doute avec le retour sur d’anciens parcours montant sur les plateaux sud picards.

    J195 : Beau grand soleil au réveil et température déjà bien douce qui laissait présager qu’elle allait monter un peu plus au fil des heures. J’ai mis une petite bouteille de 50cl d’eau et sucre dans mon petit holster en complément de celle que je porte à la main. Quelques kilomètres de mise en train, un gros quart d’heure, avant de trouver l’allure de croisière. Piste cyclable et sentiers piétonniers puis route de campagne montant vers les plateaux crayeux de Picardie, voilà le menu de ce matin avec comme dessert une petite portion de 3km en forêt afin de récupérer.

    10/10,5km/h en allure « aisée » sur le plat et au train à 9,5/10 en montée sur des côtes de 2 km avec des parties à 8/10% et près de 11 en descente où je cherchais plus à contrôler qu’à laisser aller. 1h55’ pour 19,4km pour cette septième sortie de la semaine.

    10h18’ et 103,7km cette semaine, la routine sans monotonie.

    Demain, footing entre 1h15 et 1h45 selon l’envie et la découverte de nouveaux parcours. Peut-être un peu de jeu de course type fartleck si je veux rendre cette sortie plus ludique encore.

     

    J196 : Y a quoi au menu aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’on mange ? Questions rituelles des enfants affamés. Pour moi, il y avait de la VMA courte en ce  lundi matin et par un grand soleil avec déjà presque 20° au thermomètre. Fallait en vouloir. J’avais faim et j’ai dévoré ma séance avec appétit. 45’ de footing en endurance comme entrée, à pas loin de 10km/h de moyenne en comptant les quelques accélérations d’échauffement afin de ne pas me blesser. Un petit coup de boisson énergétique façon maison (eau sucrée avec un peu d’orangeade) et je démarrais mes 10 fois 24 secondes rapides entrecoupées de 36 secondes de trot lent. Pour pimenter ou assaisonner ce plat de résistance, le parcours comportait quelques virages, des parties techniques pour le piquant, beaucoup de chemins de terre battue bien roulés et de longues portions d’herbe rase et bien planes pour allonger la foulée sans risquer les traumatismes, un peu comme quand on savoure un mets délicieux. A la fin des 10 répétitions, j’en ai repris une seconde part, j’ai donc enchaîné par 10 fois 30 secondes rapides entrecoupées de 30 secondes de trot lent. J’aurais pu faire à la suite les 36/24 prévus (36 secondes rapides et 24 secondes lentes) mais je n’avais plus faim et il fallait rentrer et la chaleur commençait à devenir assez gênante. J’ai d’ailleurs eu un peu de difficultés à revenir à mon point d’hébergement car de belles côtes pour monter sur le plateau m’attendaient : comme dessert c’était rude. 1h27’ à peine pour 14,4km. Le compte était bon pour ce footing gourmand. Pas d’étirements en guise de digestif, ce n’est pas dans mes habitudes d’en faire. Demain, petite sortie matinale avant un nouveau voyage, en direction de l’Est où du grand beau temps est prévu.

     

    J197 : petite balade matinale, vallonnée et forestière afin de profiter de la fraîcheur des sous bois. Avant une longue journée de route direction les Vosges où je vais passer la seconde phase de mes vacances. 43’ pour 6,9km.

     

    J198 : Le décalage horaire d’une heure en ce qui concerne le lever du soleil par rapport à ma région Ouest m’a sorti du sac de couchage à 6h30 et le temps de prendre un petit déjeuner rapide et de me mettre en tenue, je partais vers 7h20 pour une sortie découverte de cette région des Vosges, tout près de Raon-l’Etape.

    Des pistes cyclables et des sentiers de randonnée ont été aménagés et j’ai opté pour la voie verte de Celles sur Plaine jusqu’au carrefour de la route de la Pierre Percée que nous avions prise la veille en arrivant de Picardie. 3km de plat, roulant, avec le lac de Celles (la retenue d’eau dirais-je) puis le début de la montée vers le barrage du Vieux Pré (km 5) sur de la route que je préférais aux chemins sombres et plus accidentés. Le paysage vert composé principalement de sapins et parfois de quelques hêtres était agréable et au détour d'un virage se dégageait un joli point de vue sur des sommets alentours (altitude de 500 à 650m) ou sur le lac que je surplombais peu à peu. Je poursuivais dans la même direction encore 2500m, avec une alternance de descentes et de montées peu difficiles, toujours sur la route afin d’atteindre le pied du Château de la Pierre Percée. Je fis demi-tour, préférant garder la partie vers le château pour une randonnée avec ma femme un de ces jours. 44’30 à l’aller (7,350km) et 39’ au retour (7,350km) mais avec des descentes cette fois (dénivelé total 236m). Peu de monde à cette heure, une seule personne à courir, trois cyclistes, quelques voitures, c’était vraiment tranquille. Pourtant il y a du monde en ce moment dans le coin, mais ça devait dormir.

     

    J199 : aujourd’hui, en début de matinée comme hier, j’ai effectué une séance de vitesse spécifique « marathon » alors que mon objectif n’est pas de faire un marathon, mais d’en enchaîner un et demi par jour pendant 19 jours (1200km). Mais j’ai besoin d’entretenir mon endurance maximale aérobie (EMA) : des fractions à 80% sur 2000m étaient au menu du jour. Par conséquent, j’ai choisi un parcours sans grandes difficultés, tranquille avec quasiment zéro circulation sur une voie verte en direction de Raon l’Etape. Cette piste cyclable en site propre est balisée tous les kilomètres et j’ai pu travailler correctement sans me soucier d’autre chose que de mon rythme que je souhaitais aisé. Cet itinéraire en bordure de forêt était à l’ombre et au frais, et comme le temps était lourd, ça m’a bien protégé. Après 40’ d’endurance, les 4x2000m sont bien passés (10’02 – 9’55 – 9’51 – 9’43) avec 500m d’endurance en guise de récupération (3’20 à 4’). 1500m cool pour finir et je suis rentré bien trempé de sueur. Total d’environ 1h37’ pour 17,4km. Pas croisé grand monde : des forestiers chargés d’entretenir la voie verte et ses aires de repos, un écureuil et deux cyclistes. Demain, un peu de dénivelé au programme.

    J200 : Mon petit tour d’aujourd’hui vendredi m’a emmené sur les pentes douces mais longues menant à Pierre Percée, petit village qui surplombe le Lac de Vieux Pré. Après à peine 1km le parcours s’élève de 315m à 460m en 4km, sur une belle route très ombragée proposant parfois de beaux lacets parmi les sapins. Au loin le bruit des moteurs des tronçonneuses tournant à plein régime, rarement celui d’un véhicule : personne ne fréquente cette route pensé-je. La traversée du village ne marque pas la fin de la montée, celle-ci se prolongeant jusqu’à la jonction avec la route de Badonviller. Je décide alors de rallonger la sortie en prenant la direction de Badonviller sur 1500m puis en faisant demi-tour afin de revenir vers le barrage de Vieux Pré où j’étais allé avant-hier. La suite je connais et je peux alors dérouler dans la descente jusqu’à la voie verte et finir tranquillement cette belle sortie le long du Lac de Celles sur Plaine. 1h36’ pour 16,4km avec par moment, surtout dans la partie retour, du 11km/h.

     

    J201 : Toujours le grand beau temps dans cette région des Vosges : on a de la chance quand on regarde les orages qui sont tombés un peu partout ailleurs en France. J’ai décidé ce matin de suivre la voie verte dans l’autre sens, vers Allarmont. Au départ, c’est plat, mais après quelques hectomètres, cette piste cyclable en site propre commence doucement à s’élever. Je cours quand même aisément à à peine 10km/h. Je traverse quelques hameaux et passe devant un centre « équestre-gîte d’étape-exposition de sculpture en métal » (où beaucoup d’animaux en fer et autres œuvres en bois sont en pâture sur les pelouses bordant la voie verte). Je traverse ensuite la forêt de Milleoeil où de nombreuses sculptures en bois et autres bricolages figurant  des personnages me regardant passer. Je traverse une route pour atteindre un arboretum dans lequel je n’entre pas et file vers la suite de la voie verte. Un autre carrefour et je vois un panneau « Col de la Chapelotte 3km » et je décide de pousser un saut jusque là-bas. Comme hier, une belle montée de 3500m passant de 338m à 447m d’altitude. Pas violent le dénivelé, mais ça me permet de mettre du rythme dans ma course et je sais que lorsque je ferai demi-tour, je pourrai descendre un peu plus vite. Montée à 9,9km/h, arrivé au col je me rafraîchis avec l’eau d’une fontaine, puis j’amorce la descente qu’au final je fais à près de 12. Retour ensuite par la même voie verte qu’à l’aller, où j’assure le train sans forcer entre 10 et 10,5km/h. Comme hier, je mets 1h36’ pour 16,5km.

     

    J202 : Un petit tour du lac de Celles (toujours dans les Vosges, à la limite entre les départements de Meurthe et Moselle et des Vosges) pour m’échauffer doucement, 32’ pour 5,4km et je m’élance alors pour 10km à 11km/h voire un peu plus (53’30) et plus de 200m de dénivelé situés sur les 5 premiers kilomètres, heureusement dans les forêts ombragées. Les pourcentages de montées n’étaient pas trop violents et j’ai réussi à monter à 10,8km/h puis à dérouler à presque 13 dans la descente le long du lac de Vieux Pré en contrôlant quand même. La chaleur s’est peu à peu invitée et j’ai fini ma sortie (à 9h) trempé de sueur même si j’ai fini sur 2500m tranquillement le long du lac de Celles (10,5km/h). 1h40’ de footing pour à peine 18km. Bien préparé ma rando de ce midi de 10 bornes avec pique-nique dans le sac à dos et les 3 litres d’eau nécessaires pour 2 personnes.

     

    J203 : Retour sur le parcours de la randonnée d’hier qui m’a bien plu et que j’ai décidé de refaire en courant. 5 km de mise en train (3500m de plat et 1500m de montée pour atteindre le barrage de Vieux Pré) puis je traverse la retenue d’eau pour rallier le chemin longeant en le surplombant le lac de Vieux Pré. Le sol était bien, parfois caillouteux, d’autres sableux et la portion d’ombre était plus importante que celle exposée au soleil. Il n’empêche que la chaleur était déjà là. Mais quel plaisir à courir tout seul, guidé par le balisage discret mais très facile à voir qui me permettait de faire la même boucle que lors de la rando de la veille. Seul petit bémol, je n’avais pas estimé la distance parcourue en rando avec précision (pas de GPS hier) et ce matin, j’ai vu que le grand tour faisait 9km que j’ai fait en 52’30 (10,3km/h). J’ai donc bien trotté dans les sentiers où le vallonnement n’était pas très fort. Au final, il y avait quand même plus de 300m de dénivelé positif pour la totalité de ma sortie qui a duré 1h50 pour 18,9km.

    Demain, changement de lieu de vacances : direction le Jura ou d’autres aventures pédestres m’attendent.

     

    J204 : En définitive, le Jura ne sera pas la destination de transit avant la Bourgogne. En passant par Gérardmer (« En passant par la Lorraine … » nous avons trouvé le site assez intéressant et nous nous y sommes arrêtés pour trois jours. L’incertitude au niveau de la météo a guidé notre choix. Nous avons néanmoins essuyé un gros orage mais une fois celui-ci passé, la nuit fut calme. Le matin, avant de prendre la route, j’avais fait un dernier petit tour de lac, celui de Celles sur Plaine : 44’ pour 7,4km. Cool et plein de plaisir.

     

    J205 : Ce matin, donc au réveil, je suis allé tester mon nouveau terrain de jeu : le lac de Gérardmer et ses bords. J’en ai fait trois tours et sachant qu’un tour fait 5,5km, j’ai donc couru 16,5km en  1h37’ avec néanmoins un peu de dénivelé car le parcours ne suit pas totalement le bord de ce beau lac. Presque 200m (65m par tour). Pour ne pas que cela soit monotone, j’ai fait deux tours dans un sens et le dernier dans l’autre. J’ai effectué le dernier quart d’heure sous la pluie qui s’est réinvitée, mais il n’a pas fait froid, c’était agréable.

     

    J206 : Changement de Lac aujourd’hui dès potron-minet : celui de Xonrupt-Longemer situé à 7,5km du lieu où je campe et qui fait presque 5000m de tour. Donc 20 bornes au final pour cette sortie longue dans laquelle j’avais prévu de 3 phases : la première d’échauffement de 40’ à allure tranquille (9,7km/h) avec un peu de dénivelé pour atteindre Xonrupt-Longemer, la seconde de 40’ aussi, mais à allure Marathon avec un peu de dénivelé en début et en fin de fraction, la majeure partie étant courue autour du lac. 11,5km/h de moyenne (allure réelle oscillant entre 10,6 et 12 selon le profil), ça n’était pas trop dur. La dernière partie de mon entraînement consistait à rentrer. 35’ à 10km/h. Ma sortie a duré au total 1h55’ pour pile 20km. Demain, nouveau changement de lieu de vacances et donc un petit tour du Lac de Gérardmer est au programme avec un peu de côtes pour faire travailler les cuisses, mais la sortie sera courte, moins d’une heure car il faudra ensuite plier la tente et charger la voiture direction la Bourgogne.

     

    J207 : Petit tour du lac de Gérardmer comme prévu (à 9,8km/h donc à allure modérée et en aisance respiratoire) puis une belle montée de 1600m à 10% en moyenne (donc parfois plus), que j’ai eu du mal à faire intégralement en courant. La descente pour revenir ne fut pas facile non plus car j’ai dû freiner continuellement pour ne pas me laisser emporter par la pente forte. La fin, sur le plat me donnait l’impression d’être en montée. 1h01’ pour 9,3km au final. Beau soleil et déjà bonne chaleur entre 7 et 8h.

     

    J208 : Nouveau décor ce matin : le Morvan, au sud du sud de l’Yonne. Cela m’a rappelé il y a dix mois quand j’avais traversé cette région lors de la TransEurope. On en était à peine à mi-parcours et je me souviens de ces quelques longues étapes, certaines de plus de 80km. Aujourd’hui, j’ai juste fait une sortie moyenne d’1h23’ pour 14km, sur des routes vallonnées et sous un chaud soleil de début de matinée. Je suis rentré trempé comme ces derniers temps.

    Je vais trouver un autre chemin pour demain, il y en a une multitude et j’ai même le choix pour le dénivelé. L’orage de ce soir, assez violent va sans doute rafraîchir l’air ambiant et il se peut qu’il y ait des averses demain lors de ma sortie. On verra.

     

    J209 : Comme pressenti la veille, la pluie était déjà là quand je me suis réveillé. Pas forte, mais qui mouille bien quand même. Il en fallait plus pour me scotcher à la tente. J’ai pris une direction reconnue la veille sur la carte et je suis parti prudemment dans une sorte de grand jeu de saute-flaques. Heureusement, le dévers de la route n’accumulait pas trop d’eau et je pouvais ainsi courir à un rythme quasi normal. Le vêtement pour me protéger de la pluie faisait son œuvre et j’avais donc comme à mon habitude ma bouteille d’eau-grenadine à la main, un gel et une barre de céréales dans la poche. J’avais tellement bien préparé mon itinéraire que lors que je suis passé à l’intersection où je devais tourner à droite, dès l’entrée d’un hameau, je ne l’ai pas vue. Enfin si, je l’avais vue, mais je ne pensais pas que c’était celle que je devais emprunter. Donc, tout droit jusqu’au hameau d’après où je commençais à me demander pourquoi le village prévu au km 5 n’était pas encore indiqué. Je me suis rendu compte que j’avais fait une erreur d’itinéraire, et j’ai hésité à faire demi-tour ou à continuer sur ma fausse route. Je restais sur mon itinéraire bis et rejoignais enfin une intersection m’indiquant le village. Entre temps, je me suis retrouvé face à des balles de foin qui étaient tombées sur la route, la barrant pour les éventuels véhicules. c’est le vent tempétueux de la nuit qui avait provoqué ça tout comme la chute de nombreuses grosses branches d’arbres qui jonchaient la route par endroits.

    Bref, je me suis rallongé de quelques kilomètres, mais j’avais retrouvé ma route. Par la suite, comme il continuait de pleuvoir, je pris la sage décision de ne pas faire l’intégralité – avec le rab déjà effectué – de cette sortie et commençais à chercher une route de substitution que je trouvais assez rapidement. Au final 1h21’ pour 13,3km sous la pluie mais pas trop dégoûté sachant que le temps commençait à se lever à l’horizon. Le soleil allait enfin revenir faire sécher les affaires.

     

    J210 : Sortie longue avec du rythme à allure « presque marathon ». Après une demi-heure d’échauffement, j’ai fait deux séries de 5km à 11,4 puis 11,2km/h entrecoupées de 5’ de trot de récupération. Avec le gros quart d’heure de footing tranquille pour rentrer au camping, j’avais fini ma séance d’une durée de 1h45’ et de 18,3km de long. C’était vallonné à souhait… tranquille et la fraîcheur de lendemain d’orages était appréciable. Quelques sympathiques compagnons de route : deux biches ou en tout cas deux cervidés, un lièvre, des chevaux… et comme fond musical les chants des oiseaux. C’est très beau la Bourgogne, au sud d’Auxerre.

     

    J211 : Sortie longue du matin, de même durée que celle de la veille mais à un rythme un peu moins soutenu (quand même 17,8km au final pour 1h45’). J’ai déniché un nouvel espace pour courir dans cette région au sud de l’Yonne autour du camping et je me suis fait plaisir. Le soleil timide et le vent ont donné des allures bretonnes à cette sortie matinale, seule manquait l’odeur d’iode de la mer, mais à l’horizon j’avais l’impression de naviguer sur une mer d’arbres quand je me trouvais sur les hauteurs. Des portions de côte puis de descentes m’ont aussi rappelé quelques belles randonnées en montagne même si leur longueur était moindre.

    Mais la journée sportive n’était pas terminée : le soir, avant l’apéro, je suis retourné courir pour accompagner mon fils qui va reprendre sa saison de basket d’ici peu. Nous avons couru 45’ (7,4km) dans des chemins sur une ancienne voie ferrée devenue voie verte et le footing s’est terminé dans des chemins d’exploitation où il fallait faire attention où l’on mettait les pieds : d’un certain point de vue, ça a fait travailler les articulations des chevilles et c’est bien pour développer les qualités proprioceptives.

     

    S212 : Ce matin aux aurores, ma petite sortie m’a mené sur un nouveau parcours, un différent chaque jour, et j’ai bien aimé. 1h21’ pour 13,7km, mon rythme de croisière de la Transe Gaule est trouvé, d’autant plus que tous les jours je prends des itinéraires comportant un certain dénivelé (en moyenne 160m). Comme ce dénivelé se concentre sur uniquement quelques kilomètres je prends plaisir à monter les côtes parfois raides.

     

    S213 : Dans une région où l’histoire économique nous est rappelée par les vestiges d’anciennes usines et d’anciennes carrières on trouve aussi un grand nombre d’anciennes voies de circulation peu à peu délaissées mais dont certaines ont été réhabilitées depuis quelques années, tourisme oblige.

    C’est le cas de la voie verte que j’ai empruntée ce matin entre Andryes et Druyes les Belles Fontaines, au sud de l’Yonne. Plus de rails ni de ballast, ne subsiste aujourd’hui que le tracé de cette voie de chemin de fer partiellement entretenue avec son revêtement en stabilisé, tantôt caillouteux tantôt herbeux, entre deux haies d’arbres et de buissons. De temps à autres, surgit une maison de garde barrière ou une gare abandonnées ou réhabilitées en habitation principale ou en gîte rural. Des étangs et la rivière, l’Andryes, sont présents derrières ces barrières végétales et au gré d’un trou dans la végétation on les découvre, calmes, paisibles. Un parcours de santé y a même été aménagé, servant sans doute plus aux pêcheurs et pique-niqueurs qu’aux véritables sportifs.

    Ce paysage était enveloppé dans un drap blanc de brouillard au petit matin quand j’ai démarré mon footing. 1h22’ plus tard, le soleil était là et il commençait à faire chaud : j’avais couru plus de 13km. Au bout de cette voie verte, en haut d’une côte, le paysage s’ouvre sur la petite ville de Druyes dont on aperçoit, majestueux, le château dominant le bourg avec sa belle église et ses maisons aux toitures de tuiles rouge orangé. Belle sortie pour démarrer une non moins belle et chaude journée : l’ombre va coûter cher aujourd’hui.

    La journée n’était pas terminée au niveau sport : en fin d’après midi, quand la chaleur était à son comble, je suis retourné trottiner avec mon fils. Nous avons suivi le même parcours que deux jours auparavant. Lors de la partie sur la voie verte, l’ombre donnait un peu moins de virulence à la chaleur, mais quand nous sommes arrivés dans les chemins d’exploitation des champs de blé moissonnés, nous avons eu l’impression d’avoir à faire à un sèche-cheveux géant qui nous envoyait son air chaud. 44’ m’ont suffit, pour 7,1km, mais mon gars s’est payé le luxe de travailler la musculation de ses jambes en effectuant 6 montées d’un escalier d’une centaine de marches. Le fou !

     

    S214 : petit matin, réveil avec une lueur rouge rosée : le soleil n’allait pas tarder à dépasser la colline d’en face pour nous inonder de ses rayons. C’est le moment que j’ai choisi pour aller faire une petite sortie sur route, souhaitant profiter au maximum de la fraîcheur avant le voyage qui s’annonçait chaud. 45’ pour 7,3km, sur une route plate en aller retour. L’aller à l’ombre, le retour au soleil qui dominait les reliefs. Arrivé au camping, malgré ma faible allure de course j’étais tout trempé se sueur. Même après la douche et une forte hydratation, je continuais à transpirer pendant un long moment. Cela a duré jusqu’au pliage des tentes et chargement des voitures. Demain, comme je serai revenu chez moi, je ferai une sortie longue sur un de mes parcours habituels.

     

    S215 : Retour aux affaires courantes et aux parcours que je me suis concoctés autour de chez moi. Cette sortie, en milieu de matinée par temps frais, en tout cas plus frais que celui de la région où j’ai passé la dernière semaine, avec un peu de pluie d’orage sans les éclairs à la fin, a été assez agréable et j’ai pris du plaisir à revoir les différents lieux par lesquels elle me faisait transiter. 30’ de footing à allure tranquille (10km/h)  puis 42’ à 11,6km/h (à 75% de ma VMA théoriquement) puis pour récupérer les 17 dernières minutes au trot lent (9,7km/h). Au final, 1h29’ et 15,8km pour ce footing longeant en partie la Sèvre sur un chemin bien entretenu. Déjà plus de 100km pour cette semaine qui n’est pas terminée, il reste la sortie de dimanche dans d’autres chemins et le long de la Loire.

     

    S216 : 1h21’ pour 13,7km, c’est le bilan de cette sortie. Au-delà des chiffres bruts, j’ai passé encore une fois un agréable moment ponctué de petits arrêts pour prendre des photos avec mon téléphone, histoire de m’entraîner à être efficace et précis en prévision de la Transe Gaule pendant laquelle j’aimerais aussi conserver des souvenirs autres que ceux de ma mémoire. Il faudra néanmoins résoudre le problème du transport de l’appareil : dans un sac banane ou dans mon holster ? Pour être prêt à dégainer si un truc insolite se produit lors d’une étape.

    A propos de course à étapes, j’ai retrouvé avec plaisir une portion du parcours de la Loire Intégrale qui s’est terminée samedi. Il s’agit d’une course de 17 étapes depuis la source de la Loire (le Mont Gerbier de Jonc) jusqu’à Saint-Brévin, sans jour de repos, sur le même principe que la Transe Gaule dont je prendrai le départ dans 9 jours maintenant. Or l’itinéraire de la Loire Intégrale passe dans ma ville de résidence, Rezé, le long de la Loire par Trentemoult, petit port de pêche et de tourisme sur le plus long fleuve français. J’ai retrouvé le fléchage, petits stickers jaune fluo collés discrètement sur certains pieds de panneaux de signalisation. Mon parcours du jour ne me faisait prendre que deux kilomètres en commun. Je suis ensuite retourné dans les chemins me ramenant vers mon domicile et j’ai croisé plusieurs coureurs de mes connaissances dont le frère de l’organisatrice de la LI. Coïncidence, mais il fréquente souvent ce chemin avec sa femme. La météo était bien agréable, pas trop chaude, ensoleillée. Tout bénef pour moi.

    Bilan de la semaine : 9 sorties d’entraînement, 114,3km, 11h18’30s et 968m de dénivelé.

     

    J217 : 1h30’ c’est la fenêtre de tir que j’avais pour caser ma sortie quotidienne. Alors je me suis choisi un itinéraire composé principalement de chemins avec quelques bosses afin de rendre cette séance un peu plus ludique. Il faisait beau, la température était juste comme il faut, alors comme d’habitude je me suis régalé. Parti à 9/9,5 j’ai fini à presque 11 pour une distance totale de 15,3km. C’est drôle comme on s’habitue à ces temps de course et à force, on ne trouve même pas ça long, au contraire.

     

    J218 : Entraînement rapide encore une fois ce matin, tout en restant en endurance. Nouveau parcours, 50% bitume, 50% chemin, et quelques portions techniques. Du rythme pendant plus d’1h15’ et une distance de 13,3km. Demain, piste avec 3x3000m à 80/85%.

     

    J219 : Retour sur la piste que je n’avais pas fréquentée depuis plus d’un mois. Ce matin j’avais prévu 3 séries de 3000m courus à 80/85% de ma VMA, avec entre deux séries une récupération partielle sur 200m en trot très lent avec hydratation. J’ai couru presque 3km pour m’échauffer avec quelques accélérations sur 100m afin d’être prêt à faire ma première série de 3000m. Il y avait deux autres coureurs sur la piste, mais on a réussi à cohabiter, ne faisant pas les mêmes séances. 4’40s au km était la base sur laquelle je me suis basé pour effectuer les 3000 et au final, j’ai mis 14’03 sans être monté bien haut en rythme cardiaque et en étant régulier (4’40/4’42/4’41) (FC Maxi 156, moyenne 150). La récupération bienvenue me permit de boire puis de repartir sur le même tempo, mais déréglé par je-ne-sais-quoi je me suis retrouvé trop rapidement au premier kilomètre (4’25) et donc j’ai poursuivi – fatale erreur – sur cette allure pour tout à coup ne plus savoir où j’en étais et le coup de mou est arrivé. J’ai stoppé après 1700m (courus en 7’36, FC Maxi 163) pour récupérer et me remettre les idées en place, me concentrer de nouveau sur l’allure et les sensations. Il faisait chaud et sans doute étais-je un peu fatigué, d’où cette perte de lucidité. Après 2’ de récupération, je suis reparti pour faire les 1300m qui manquaient : ouf ! Ça allait mieux et je pouvais courir à mon allure cible (1300m en 5’59 FC Maxi 158). Nouvelle récupération de 200m et je faisais ma dernière série de 3000m en 14’02 tout en étant régulier (4’41/4’42/4’39, FC Maxi 162 sur les deux derniers km). Un gros quart d’heure de trot lent de récupération pour rentrer chez moi prendre la douche réparatrice et voilà, j’étais tout neuf. Demain, une nouvelle séance uniquement en endurance pour me régénérer. 

     

    S220 : Un peu lourdes les cannes ce matin. Faut dire que la séance d’hier avait laissé un peu de traces, pourtant je n’avais pas « envoyé » du lourd. Mais en cette fin de cycle de préparation, ça doit être les symptômes « normaux ». Donc je me suis contenté d’une petite sortie d’1h16’30 pour 12,8km gérée en trois phases : première de 20’ cool à 9/9,5km/h le temps de faire chauffer l’ensemble de la machine, seconde partie de 30’ à 10/10,5km/h puis dernière phase de 25’ tranquilles à nouveau (9,5km/h) afin d’arriver reposé chez moi. La compétition est dans 5 jours, pas de repos prévu d’ici-là, mais un entraînement sans véritables difficultés.

     

    S221 : Sortie de durée moyenne (moins d’1h30) dans Jurassic Park avec intensité de 75% de ma VMA pendant presque 45’ (8,3km en 43’30) cette dernière séance de rythme avant le départ de la Transe Gaule s’est bien déroulée malgré deux gros obstacles sur mon chemin. J’ai pris le même itinéraire que samedi dernier mais je me suis retrouvé d’abord « coincé » par des travaux de voirie sur une portion de route qui m’ont fait essayer de prendre une déviation mais cette dernière s’est avérée être un cul de sac, alors j’en ai été quitte pour faire demi-tour et slalomer entre les bulldozers, les tractopelles et autres rouleaux compresseurs. Je me croyais parmi les dinosaures ! Enfin j’ai réussi à m’extirper du peloton des machines de la DDE et à retrouver mon chemin classique. Plus loin, marchant sur toute la largeur de la voie pourtant assez large, un groupe de randonneurs de 80 personnes– âgées de surcroît donc ne supportant ni les VTTistes ni les « joggeurs » - m’a freiné dans mon élan, personne ne pensant ou ne voulant faire l’effort de me laisser une petite place. Encore des dinosaures pensais-je. Certains ont failli se prendre l’  « autobus FAB» en pleine poire et ont dû sauter sur le bas côté ou me laisser une petite place pour courir quand elles ont vu ma détermination à ne pas me laisser enquiquiner par le « péril vieux ». Non, mais ! Passe encore qu’ils revendiquent le droit d’être prioritaires sur les chemins pourtant larges par rapport aux vélos, mais je ne supporte pas qu’on fasse la même chose aux piétons dussent-ils se déplacer un peu plus vite que leur allure de tortue ankylosée. Enfin, bref, ces deux bouchons passés, je pouvais dérouler tranquillement et terminer ma fraction de rythme. Je suis rentré en trottinant doucement afin de bien récupérer. 15,5km au total en 1h27’30, avec le sentiment de la séance d’entraînement bien accomplie.

     

    S222 : Répondant à une invitation des athlètes de mon club pour la sortie de ce matin, la sortie club traditionnelle du samedi matin, je suis allé au point de rendez-vous avec l’idée de faire une petite sortie tranquille d’1h30’ maximum. Aline, Marie, Pascale, Jean-Paul et moi-même sommes partis pour rejoindre les bords de Sèvre, là où j’avais fait ma séance hier. Le rythme était donné par les filles et avec JP nous avons pris la décision de rester derrière et de suivre le train en nous laissant guider. En ce qui me concerne, j’étais à une allure juste-comme-il-faut et je pouvais bavarder sans ressentir d’essoufflement. Après quelques kilomètres, le rythme des filles augmenta et je décidais sagement de rester sur le mien et de raccourcir le parcours, ne voulant pas faire plus de 15km. Donc je les ai laissés, sauf une des filles qui est rentrée avec moi. Le retour s’est fait moins rapidement et c’était mieux comme ça car je gardais des séquelles de la séance de la veille ainsi que du test Ruffier-Dickson que j’ai passé chez le médecin dans l’optique du renouvellement de ma licence. Faire 30 flexions pour mes jambes pas souvent habituées à se plier autant, ça laisse des traces ! C’était ma dernière « longue » sortie avant la Transe Gaule. Demain et après-demain je ne devrais en principe que faire des petits footings de 45’ à 1h maxi. 

     

     

     

    à+Fab******€

     

     

     

     

     

     

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