• CR Via Iberica 2018

    Voici au jour le jour le récit de ma seconde Via Iberica :

    La Via Iberica a commencé pour moi par le trajet pour me rendre de chez moi à Urdos. Ces longues aventures pédestres n'auraient pas autant de saveur s'il n'y avait pas les longs voyages "avant" et "après". N'est-ce pas Lionel Rivoiretrail avec qui j'étais revenu d'Allemagne par toute une litanie de trains de nuit. J'en profite d'ailleurs pour saluer ton exploit australien "coast to coast". Tu nous as bien fait rêver.
    Pour en revenir à mon voyage, il a débuté par un petit déplacement au nord de Nantes pour prendre mon Ouibus à 0h15 (aujourd'hui). Long voyage peu confortable quand on a de grandes cannes ! J'ai somnolé à plusieurs reprises jusqu'à l'arrivée à 5h à côté de la gare de Bordeaux. Là, direction la gare en slalomant parmi les pochtrons et autres viandes alcoolisées. Et à la gare, j'ai réussi à trouver un banc pour me reposer et j'ai somnolé à nouveau malgré le bruit ambiant. C'est fou, la nuit, la faune qui y vit ! J'ai pris mon TGV à 9h où il a fallu cravacher pour mettre mes 2 sacs. Et enfin j'ai pu me détendre - sans dormir réellement.
    Là, je suis à la gare de Pau - remember mon Bob Robert Miorin l'an passé où nous avions eu du mal à trouver un truc ouvert pour déjeuner (je te souhaite par la même occase un bon rétablissement et à nouveau plein de plaisir à courir).
    Bientôt mon TER va m'acheminer vers Oloron d'où je rejoindrai Urdos en car. Après, et bien j'essaierai de me reposer mais avec la bande de joyeux drilles que je vais retrouver avec plaisir, je me dis que le repos ce sera demain, après la 1 ère étape.
    Bon, c'est pas le tout, j'ai un café qui m'attend.
    à+FAB

     
    1e étape de la Via Iberica.
    Cette année nous sommes partis sous un beau ciel dégagé, il ne manquait que le soleil encore aux prises avec son escalade du versant est de la montagne.
    Après un petit tour de ville faisant augmenter la longueur de l'étape de 400m nous avons pris la route menant au col du Somport. 14,5km de montée pour passer de 750m à 1650m d'altitude.
    J'ai bien négocié cette première partie mettant 3' de moins que l'an dernier (avec 400m de plus) tout en prenant le temps d'admirer les montagnes et vallées environnantes. Je basculais du côté espagnol en 10e position et entamais prudemment la longue descente vers Jaca. Je ne suis pas descendu aussi vite que l'an dernier pour éviter de me blesser mais j'ai bien tourné quand même si bien que j'ai mis le même temps à quelques secondes près qu'en 2017 (4h40'35" pour 45,1km). Je finis 8e à presque 1h du premier mais pas très loin des 4 coureurs et coureuses me précédant.
    Pas de bobos, pas de douleurs spéciales, je suis satisfait de cette entrée en matière.
    Demain nous attend une petite étape de 45km environ elle aussi, où j'espère être aussi bien qu'aujourd'hui.
    À demain.
    FAB

    2e étape : Jaca - Fiscal. 45,6km.
    Départ à 8h30 pour le peloton entier (sauf Alain Simon blessé avec une belle entorse à la cheville). Temps frais nécessitant quelques vêtements spéciaux pour bien se protéger le temps de voir le soleil apparaître une fois la première bosse digérée. Cette 1e partie de course va nous proposer une alternance de montées et de descentes jusqu'au 1e ravitaillement. Arrivé à ce point, au km 16,6 en 1h38, j'étais à plus de 10km/h. Les autres coureurs de devant avaient pris un peu d'avance et je continuais d'en apercevoir de temps à autres quand la route était rectiligne.
    Jusqu'au km25 j'étais bien, mais je commençais à ressentir une petite baisse de régime. Gwen Quéant avait fait la jonction et nous avons couru de concert jusqu'après le tunnel non sans s'être arrêtés au second ravitaillement (km 31,2). Notre moyenne était passée de 10,1 à 9,1 en l'espace de 10km et je comptais sur la descente finale pour me refaire "une santé". Gwen encore gêné dans les descentes trop fortes se laissait décrocher. Je rattrapais Edith Doyen avec qui je finissais cette étape à la 7e place ex-aequo en 4h53'39" (soit 8' de moins que l'an dernier : objectif atteint).
    Nous avons eu du très beau temps, relativement frais sauf en l'absence de vent où il faisait carrément chaud.
    Un autre abandon aujourd'hui :Jean-Michel Sotchi. Nous sommes encore 25 en piste et certains se sont même permis quelques km supplémentaires en s'égarant dans la "pampa".
    Demain sera un autre jour avec 3 groupes de départ : 6h, 6h30 et 7h (le mien). Presque 77km au menu avec plus de 1500m de dénivelé positif. Rien que d'y penser, ça calme. Mais la récompense sera l'arrivée à Alquezar joli village typique de la région.
    À+FAB

    Avec 24h de retard je compose mon CR de l'étape d'hier (la 3e).
    À 7h, nous avons pris le départ à 10 si on compte Gérard Denis sa trottinette. Il faisait nuit et la route étant étroite avec quelques voitures, on devait porter le gilet de sécurité, une frontale et une lampe rouge clignotante derrière. Il faisait frais mais le ciel était découvert. La longue descente d'environ 20km se passa bien, mais nous n'avons pas pu profiter du paysage car au lever du jour nous nous sommes retrouvés dans la grisaille de nuages bas. Nous avons rattrapé peu à peu certains coureurs des groupes des départs de 6h et 6h30. J'étais calé entre la 4e et la 8e place et notre petit "peloton" avalait goulûment ces beaux km sans effort. Arrivés à Sabananigo (ou un nom comme ça) on quittait la route principale pour emprunter une route plus tranquille mais qui allait bientôt monter.
    Le groupe se disloqua rapidement et je me retrouvais lâché loin derrière, c'est du moins l'impression que j'avais. J'étais quand même bien et la succession de côtes puis de descentes ne me gênait pas du tout.
    Ainsi au fil des heures j'engrangeais les bornes. Dommage que nous n'ayons pas pu apprécier le paysage en nous retournant : cette année, point de chaîne des Pyrénées. En guise de consolation, pas de torticolis non plus.
    Une longue partie "montagneuse"se présenta, de celles où l'on aperçoit les coureurs de devant dans les lacets plus haut et quand on y passe, il s'est écoulé un bon gros quart d'heure. Même chose quand ou regarde en bas, une fois en haut, et qu'on se dit que les copains sont loin derrière.
    Ça a eu le mérite de faire passer le temps avant d'entamer la longue descente de 17km environ qui nous conduisait au pied de la montée vers Alquezar.
    J'avais rejoint Tristan Lacherest avec qui je terminais ce long périple de 76,5km. Nous étions 5e ex-aequo et satisfaits de notre journée. Nous avons mis 8h27' (soit presque 30' de moins que l'an dernier pour moi). Et cerise sur le gâteau, le soleil a décidé juste à ce moment-là d'apparaître de derrière les nuages.
    Beau village, Alquezar !
    à+FAB

    Devant une seconde "Clara" (bière mélangée avec du soda au citron) je vais maintenant me lancer dans la périlleuse tâche de vous narrer mon étape du jour.
    Départ d'Alquezar comme hier, à 7h, dans le noir, équipé de la même manière, nous avons emprunté les ruelles "pavées" ou "cailloutées" traversant le village avant de rejoindre la vraie route, puis celle de Huesca. Une belle pleine lune en guise d'éclairage.
    Les premiers km ne sont pas passés rapidement, mais la nuit a tendance à déformer les sensations (le GPS étant une sorte de juge de paix). Avec Edith Doyen, on a souvent couru ensemble, comme d'habitude elle devant en descente et moi dans les montées. Le 1e ravito était loin (15km) et en sommet de montée, je m'y faisais remplir ma bouteille et repartais aussitôt avec une banane à la main que j'avais prévu de manger plus tard. Les villages aux alentours se découpaient peu à peu dans la lumière du contre-jour, mais le soleil restait camouflé derrière les hauteurs à l'horizon.
    Le second poste de ravitaillement se fit désirer car nous avons alors quitté cette belle petite route pour en rejoindre une autre non sans être passés sous une autoroute par une autre route fréquentée.
    La succession des ravitaillement était une manière de structurer le temps sur cette étape peu vallonnée mais comportant quand même quelques belles côtes. Après le R3, un long passage sur une route de campagne où les odeurs d'épandage de lisier nous mena au pied d'une côte dans laquelle il ne fallait pas rater le début d'un chemin caillouteux de 4km. Ce fut dur car la foulée n'était pas naturelle et il fallait éviter de trébuchet sur une quelconque caillasse vicieuse.
    Au sortir de ce chemin, petit arrêt technique pour enlever les intrus voulant voyager gratis dans mes chaussures et je suis reparti vers le ravito suivant, celui d'où on aperçoit un beau paysage de western. Km 49, encore 20 bornes mais beaucoup en descente. Tristan était de nouveau avec moi, Edith pas très loin derrière, les 4 de devant à au moins 25'. On est restés ensemble pendant tout le western puis on s'est peu à peu séparés, surtout Edith qui avait plus de jus que Tristan et moi. Popol (Philippe P.) nous rattrapa et il finit avec Edith.
    Au final, Tristan et moi mettons 7h43'22" (je mets 18" de moins que l'an dernier).
    Il a fait beau et pas trop chaud, parfois le vent venait apporter un peu de fraicheur bienvenue.
    Demain nous attend une longue étape de près de 78km dont une longue portion sur un chemin nous évitant de prendre la fameuse "route aux cochons" pour rallier Caspe.
    A+FAB

    5e étape de la Via Iberica : Sariñena-Caspe. 78km dont un nouveau tronçon de 30km au moins nous évitant de longer la "route aux cochons" et ses ribambelles de camions, ses champs fortement odorants, ses fossés jonchés de nombreuses cochonneries et cette longue ligne droite bosselée où un camion aperçu au loin met un quart d'heure pour arriver jusqu'à nous (15' j'exagère peut-être un peu).
    Bref, il était 7h quand notre 3e vague fut lancée, la nuit encore profonde était éclairée par la lune et après quelques hectomètres de zone industrielle nous pouvions nous guider à la lumière de nos frontales devenues indispensables plus dans un objectif de sécurité que d'éclairage. Il fallait être vu par les conducteurs se rendant à leur travail pour la plupart.
    Notre groupe s'étala vite, avec 5 échappés dont je n'apercevais bientôt que le clignotement de leur lampe dorsale (obligatoire ou fortement recommandée). Derrière, je pensais être suivi de près par Edith Doyen et Tristan Lacherest mais au détour d'une courbe je ne les voyais pas.
    Je courais à 9,3 de moyenne jusqu'au R1 où je rattrapais des coureurs partis 30' avant moi. Peu après j'en dépassais certains partis 1h avant. La route montait pour nous faire accéder au plateau que nous allions traverser pendant plusieurs dizaines de km.
    Au R2 je vis avec stupeur que Tristan avait abandonné et je mis quelques minutes pour le digérer non sans avoir tenté de lui faire changer d'avis.
    Je repartais à l'assaut du R3 (km 40,5) en étrennant la nouvelle voie, un beau chemin bien large et peu caillouteux. Là, il fallait avoir quelques idées pour faire passer le temps car j'étais seul et la route longue, longue, longue... J'allais revenir sur Pascal Perrotin et Christian Perchoc partis 30' avant moi quand je me mis comme hier à saigner du nez. Je ne m'arrêtais pas mais devais néanmoins stopper cette petite hémorragie. Avec un bout de mouchoir dans le nez je continuais d'avancer mais les deux compères avaient repris de l'avance.
    Au R4 on sortait d'une longue ligne droite pour en reprendre une autre de 5km avec à gauche et à droite des champs et à l'horizon des reliefs. Il commençait à faire chaud même si le vent parvenait à apporter une légère fraîcheur.
    Le R5 isolé dans un paysage ressemblant à l'Ardèche était dans une belle longue descente sinueuse. Au bout de cette partie très agréable pour les yeux mais moins pour des organismes fatigués on débouchait sur l'ancien parcours avec de la circulation que nous avions évitée depuis le lever du jour. Route large mais avec encore plus de 15km à faire ce fut un moment assez peu agréable à passer. Au dernier ravitaillement je prenais des nouvelles des écarts et me rendis compte que je ne pouvais plus rattraper personne et que j'allais finir l'étape en solo. Mise à part une dernière hémorragie nasale à 5km du but je terminais enfin cette très longue aventure. 7e place en 8h54' pour 78km soit à une moyenne supérieure à celle de l'an dernier aloes qu'on avait cette année 5km de plus.
    J'espère que demain je n'aurai pas trop de séquelles d'aujourd'hui pour passer une belle journée sur une belle étape vallonnée.
    à+FAB

    21h30 vient de sonner à la cloche de l'église de Pinell de Brai là où nous faisons halte à la veille de la dernière étape de cette seconde Via Iberica.
    Pourquoi veiller si tard ? Demain va être une longue journée si en plus la météo annoncée est confirmée : pluie à tous les étages à partir de 9h !
    Je partirai à 7h car aujourd'hui j'ai de nouveau fini dans les 6 premiers (5e même), l'autre groupe démarrant à 6h.
    Mon étape du jour s'est encore bien passée, malgré une chute de la moyenne mais il y a eu quelques circonstances de course qui ont provoqué cette baisse d'allure.
    Le profil de l'étape d'abord avec près de 1000m de dénivelé positif, et ensuite la partie de l'étape qui empruntait une partie du parcours du Rallye de Catalogne. De ce fait certains postes de ravitaillement ont dû être déplacés de plusieurs km.
    Au petit matin nous avons quitté Caspe encore sous un ciel partiellement dégagé avec la lumière de la lune qui nous servait quelque fois d'éclairage. Le groupe des 7 dont je faisais partie s'étira, me laissant seul 6e suivi par Gwen Quéant.
    J'arrivais au R1 après avoir monté une longue côte puis je basculais vers Maëlla. Là, je retrouvais Sylvain Ethore en proie avec des douleurs aux quadriceps qui l'empêchaient d'avancer comme il l'aurait souhaité. Après l'avoir encouragé j'ai filé.
    Au second ravito au km 31 je repartais quand Sylvain arrivais et j'aperçus au loin, devant, quelques silhouettes non identifiées que je remontais tranquillement à mon allure de croisière.
    Rendu au km47 on devait prendre une petite route de plus de 5km. Mais c'est à ce moment-là que nous nous sommes retrouvés sur la route du circuit de Catalogne dont c'étaient les épreuves sur des routes ouvertes à la circulation. J'avais rattrapé Edith Doyen et nous avons donc effectué la descente ensemble, sur le côté droit de la chaussée pour raisons de sécurité : 5km où les bolides nous croisaient tandis que d'autres véhicules nous doublaient; il y avait aussi beaucoup de piétons recherchant le meilleur endroit pour assister aux épreuves du jour. Nous avons rejoint Bot où nous avons marché pour nous frayer un passage et retrouver la voie verte aux 11 tunnels. Une fois là, nous avons couru de nouveau et cheminé ensemble quelques km avant que je laisse Edith et file devant.
    La dernière partie était en côte sur 3km avant la redescente sur la ville que j'atteignais en 7h52'12" à la 5e place.
    Demain j'espère encore mettre moins de 8h : je garde de l'an dernier un souvenir mitigé de cette journée à cause d'une blessure aux releveurs. Cette année, je n'ai pas de bobos particuliers. C'est déjà ça.
    A demain pour le CR de ma 333e étape depuis 2005.
    FAB

    Dernière étape de cette seconde Via Iberica : Pinell de Brai - Riumar, 69,7km.
    Je termine 5e en 7h56'xx" et au classement général je suis 6e.
    Cette ultime étape ne fut pas si simple car il a plu une grande partie de l'étape, il y avait deux grosses difficultés à franchir et, une fois dans le delta de l'Ebre, le vent s'est renforcé. Heureusement on l'a plus eu favorablement que contraire à notre avancée.
    Je suis parti à allure "normale" et me suis retrouvé dans les derniers du peloton des plus rapides. Une montée peu forte suivie d'une belle descente ont créé rapidement des écarts qui semblaient insurmontables à ce moment de l'étape. Une fois dans la vallée de l'Ebre, je m'accrochais aux lampes arrières des coureurs de devant pour ne pas me faire irrémédiablement distancer. Au km10 environ, une longue montée de 5km se présenta : enfin un peu de sel ! Je commençais à trouver mon rythme et effectuais une belle remontada jusqu'à Popol (Philippe P.). Devant, Rémy, Gwen Quéant et Jean-louis Valderrama plus Tristan en "journey runner" batifolaient sur le bitume et écrasaient la concurrence.
    Suite à une erreur de calcul de ma part (je n'avais pas regardé le classement général) je pensais que Gwen allait être en mesure de me reprendre les 1h15' que je croyais avoir comme avance sur lui. Donc je poursuivais mon effort et me retrouvais 4e de l'étape provisoirement. Au second ravitaillement je consultais les écarts et pronostiquais un débours supérieur à 1h20 au final. Je maintenais mon effort non sans difficultés et entamais la fameuse montée située du km 31 au ravito du km 36,5 à Tortosa.
    Je gérais la montée en marchant le moins possible sauf quand les pourcentages étaient supérieurs à 15%. Au col, ravito 3, je basculais avec 28' de retard sur le caribou costarmoricain et comme se suis un peu mal à l'aise en forte descente je prévoyais le pire.
    Au bas de la descente, mes jambes étaient assez douloureuses mais tournaient. Au ravito 4, Christian Perchoc me rattrapa et nous avons couru ensemble jusqu'à l'arrivée. Heureusement que nous étions deux car cette partie de 22km se serait avérée encore plus difficile à travers les rizières et autres marais sous un vent renforcé le plus souvent soufflant en notre faveur.
    Avec le passage au dernier ravitaillement j'apprenais que je perdais plus de 50' et donc je me relâchais car j'avais aussi vu que je m'étais trompé dans l'estimation de l'écart avec Gwen (1h40' en réalité).
    Avec Christian on a néanmoins poursuivi notre effort pour rester sous les 8h au final.
    L'arrivée sur le ponton puis sur la plage quasi déserte sous un fort vent pour kitesurfers fut une délivrance et après quelques embrassades et congratulations nous sommes rapidement retournés nous abriter et réchauffer à l'hôtel.
    Voilà ma 14e course à étapes est terminée, chiffre encore plus symbolique j'ai fini ma 333e étape. Encore 32 et j'aurai une année de courses multidays dans les pattes.
    Maintenant place à la récup mais avant à l'apéro et aux festivités.
    FAB

     

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