• CR de l'édition XII de la Transe Gaule

    La Transe Gaule 2016 vient de se terminer. Cette année je n'ai pas souhaité m'encombrer de mon PC et je n'ai donc pas pu mettre à jour ce blog comme je le faisais lors des autres éditions.

    Je vais vous raconter au jour le jour ces 19 jours en remettant les articles que j'ai postés sur les forum de course à pied :

    Le prologue. JB nous a demandé à Gwen Quéant et moi même d'être meneurs de revue afin d'éviter que des kamikases ne s'égarent dans la pampa bretonne.

    1ère étape courue en 6h40'48" pour 62km. 12ème place. Toujours assez difficile de rentrer dans le match même si j'ai eu des jambes pendant 40km. La fin fut moins évidente mais j'ai quand même réalisé un de mes meilleurs temps si ce n'est le meilleur (à vérifier).
    Beau temps parfois chaud au soleil et sans vent. Les zones d'ombre étaient les bienvenues. J'ai fait connaissance avec de nouveaux coureurs. L'ambiance est bonne. Nous étions quand même plus de 100 au repas d'hier soir.
    Je vais bien. Comme les soirs de première étape.
    Déjà deux abandons : un taiwanais et Don Winkley le coureur américain qui s'est retrouvé sans jus après 30 miles.
    Demain : même genre d'étape. On verra ceux qui confirment, ceux qui sont allés trop vite aujourd'hui et les prudents qui commencent à se lâcher.

    Un petit point après 2 étapes et 132km.
    Tout se passe bien sur la course, l'ambiance est bonne, on fait tous peu à peu connaissance et pour l'instant la météo est bonne : fraîcheur matinale, soleil avec nuages bienvenus, pas de vent, de l'ombre avec les nombreuses haies et zones boisées traversées.
    La course est intéressante à tous les étages, il y a déjà une certaine hiérarchie qui se met en place sachant que des impondérables peuvent venir la chambouler un petit peu.
    Demain, pour la relativement longue 3ème étape, il y aura 2 groupes, l'un partant à 6h30 et le second (dont je fais partie) à 7h.
    Il y a eu 2 abandons lors de la première étape mais l'ensemble des coureurs ne paraît pas touché par les blessures sérieuses. Pourvu que ça dure car c'est toujours un crève-coeur de laisser un compagnon sur le bas-côté.
    De mon côté, ça se passe assez bien, mais je sens que je suis un peu bridé surtout en côte. Alors je patiente. J'ai fait les 25 derniers km avec David Ardid et William Guillot. On a certes beaucoup bavardé mais on a bien avancé.
    Le CR ne serait pas complet sans quelques données chiffrées : (promis j'en mets peu)
    Mon temps global est mon 3ème meilleur sur mes 9TG. Ma moyenne me "déçoit" un peu mais j'avais peut-être - sûrement même - un peu présumé de mes forces. On verra dans les jours qui viennent et quand on aura franchi la Loire.

    PS: visites sympas de Paskal Le Nagard, Sylvain Ethoré, Maurice Chenais et hier de Rémy Dréau. J'espère ne pas en oublier.

    Salut tout le monde. 3ème étape finie mais que cela fut difficile pour moi ... et d'autres. Trop beau temps pour cette longue étape. 
    Et bien les jours se suivent et ... ne se ressemblent pas pour tous.
    Dans mon cas, j'ai connu quelques soucis d'arythmie cardiaque et une guêpe m'a piqué sur le bas du tibia. Donc d'une journée qui aurait pu être une belle journée, ça a donné une aventure compliquée. Bon, mon chrono en aurait satisfait beaucoup mais je n'étais pas parti pour faire plus de 8h15. J'ai mis 8h36' en étant à la ramasse après le km30, moment de la survenue de ma première crise. Après, ça n'a plus été pareil et j'ai donc dû gérer. Je finis 10ème ce qui tempère ma déception.
    D'autres coureurs ont certainement eu plus de difficultés que moi.
    Ce matin, 3 DNS, ce qui fait que nous n'étions plus que 43 participants.
    Il y a eu quelques défaillances et aussi quelques coups d'éclat et même des coureurs qui trouvaient que ce n'était pas assez long de courir 76km et qui ont rallongé l'étape de quelques bornes (n'est-ce pas Vincent?)
    Bon, c'est l'heure d'aller dîner.
    A demain pour des nouvelles aventures.

    4ème étape. Pas de jambes. Fini en rampant ( :-) ). Etape pas évidente en ce qui me concerne car plombé mentalement et physiquement par la difficile étape de la veille.
    Parti avec le 2ème groupe "gentiment" je me suis retrouvé serre-file assez vite, le temps que Gwen se mette en route. L'allure n'était pas très soutenue (9,4) et me convenait malgré des courbatures aux quadriceps.
    Une fois sorti de la voie verte (km11) je pensais pouvoir maintenir au moins ce tempo mais il n'en fut rien. Incapable de courir les côtes et autres faux-plats montants, j'étais bridé. Il faisait encore bon, frais, mais on sentait qu'avec ce beau soleil ça allait devenir ardu.
    J'ai remonté la fin du groupe des 6h30 moins rapidement que la veille jusqu'à ce que je n'aie plus assez de vitesse pour rattraper ceux de devant.
    J'ai rongé mon frein toute l'étape, gaspillant du temps aux ravitos. Bref, je n'étais plus dedans. Pourtant le coeur m'a laissé tranquille mais ce sont donc les jambes qui m'ont trahi.
    Je mets 1h environ de plus que mes temps "habituels" sur cette étape : 8h03. Je finis 13e et vais partir demain avec le groupe matinal de 6h30.
    Massages ce soir pour dénouer les muscles des jambes puis restau avec ma femme Pascale qui en a profité pour remporter les trucs inutiles que j'avais dans mes bagages.
    Demain, 71km, météo encore au grand beau temps, espérons que ma vitesse de course s'améliore car du 8,2 ça ne va pas le faire même si je ne suis pas blessé.

    5ème étape. 50 bornes comme hier, difficiles car je n'arrivais pas à mettre du rythme, puis les 20 dernièrés où je me suis donné un coup de pied aux fesses pour finir à une allure certes pas très rapide mais qui m'a permis de me rassurer et d'enfiler à nouveau ma tenue de guerrier.
    La chaleur était de la partie sur ce beau parcours vallonné. Je dois terminer 11ème de l'étape en ayant toutefois mis plus d'une heure de plus que mes meilleurs temps ( tout comme hier).
    Et bien je vais me contenter de ça, je n'ai pas le niveau pour aller chercher plus.
    Ce soir je ne vais pas faire la fine bouche malgré cette étape courue trop lentement à mon goût, mais quand je vois certains coureurs souffrir je relativise et me dis qu'il faut que j'arrête d'être insatisfait. Certains ont mis 3 à 4 h de plus que moi. 
    Je cours moins vite que les années passées, donc je mets plus de temps. Un point c'est tout.Je me suis quand même testé et rassuré quant à mon mental de fighter et ce sont les 20 dernières bornes qui en ont fait les frais.Temps toujours aussi estival, peu de zones d'ombre en fin de parcours, on a eu bien chaud. Heureusement que j'avais prévu le brumisateur et que je me suis bien alimenté et hydraté.À ce propos, la municipalité nous a offert un apéritif : du Côteaux du Layon. Et le repas du traiteur ne fut pas en reste.Demain, étape courte de 53km. Ça devrait permettre à beaucoup de se refaire une santé et de se regonfler le moral. A demain.

    6ème étape. Et encore une de faite ! Et comme j'aurais aimé que Pierre Chanteclair et Marie Doke puissent en dire autant ! mais leurs douleurs ne leur ont pas permis au moins d'arriver à Doué. On perd deux grands athlètes, deux amis.
    Aujourd'hui, le super beau temps qui ravit les vacanciers n'a pas été notre allié sauf en ce qui concerne les paysages qui ont été mis en valeur. Les 30 premiers km ont été un régal pour les yeux et c'est déjà ça de pris pour ma part car pour ce qui touche à la course elle-même j'ai encore été bloqué par mon traitement (bétabloquants). Je n'ai pas pu monter les côtes intégralement en courant car le coeur ne pouvait pas monter dans les tours : c'est le but du traitement mais c'est embêtant car je suis obligé de laisser les autres filer sans rien pouvoir faire... Et pour un warrior comme moi c'est comme lutter à main nues contre des chevaliers en armure.
    C'est ainsi et je ne vais pas me plaindre outre mesure parce que j'ai la chance d'être là et toujours dans la course à l'étoile.
    Demain est un autre jour et je vais essayer de faire changer la tendance qui les fait tous se ressembler (tiens, c'est le contraire de ce que j'affirmais il y a 4 ou 5 jours).
    Allez, après une bonne nuit dans la tiédeur de la salle, on remet tout à zéro et on repart tels des robots.
    Pourvu que certains de mes potes de course puissent faire toute l'étape en dépit de leurs blessures car le nombre d'arrêts est déjà trop important.
    A demain.

    7ème journée sur les routes de France. Déjà plus de 450km de parcourus. 9ème abandon aujourd'hui : cette épreuve est vraiment impitoyable et nous sommes encore 39 à prendre le départ demain (+ 2 qui reprennent après leur abandon du 1er jour).
    La journée a été chaude mais de 6h30 à 11h ça pouvait aller car les rayons du soleil n'étaient pas encore trop forts et il y avait quelques zones d'ombre.
    J'ai fait un début d'étape frustrant en laissant une grosse quinzaine de coureurs prendre peu à peu leurs distances et leur vitesse de croisière. Pour compenser j'ai mis le MP3 pour m'isoler et éloigner les mauvaises ondes. Les paysages des 30 premiers km étaient encore de toute beauté; on est passé des vignes aux cultures céréalières ou aux champs de melons non sans avoir admiré le château de Montreuil-Bellay au sortir d'un long sentier rocailleux (merci à Patrick Bonnot pour cette "carte postale" que je ne me lasserai jamais d'admirer.
    Après la mi-course, on reprend les routes assez tranquilles en ce jour férié puis une fois qu'on a traversé Loudun, on emprunte la fameuse D14. Là, il faisait chaud et autant les 45' précédent Loudun avaient été rapides (j'ai effectué un test pour voir si j'avais du répondant), autant cette longue partie de route sans ombre ni bas-côtés fut pénible. Je n'ai pas pu réaccélérer et je me suis contenté de mon allure plus que poussive. Ma moyenne étant meilleure que celle des derniers jours je n'étais pas déçu. Il fallait toutefois atteindre l'arrivée ce qui ne fut pas si aisé que ça d'autant plus que le soleil m'a fait avoir des hallucinations visuelles et sonores : j'entendais des tracteurs qui voulaient me dépasser et j'en voyais d'autres dans les champs (en fait il n'y en avait qu'un).
    Je finis content de ma journée même si je reprends encore de gros éclats mais le principal objectif est atteint : finir la journée sans bobos.
    David nous a quittés, peu avant le marathon, dommage qu'il se soit blessé au genou (tendinite du tendon rotulien).
    Demain, étape peu vallonnée et longue de 64km. De longues et interminables routes avec le retour des camions et de la circulation. C'est un paramètre supplémentaire à gérer.
    Pas de douche donc on se lavera au jet, sauf si je me paie l'hôtel. On avisera selon l'état physique et/ou psychologique.
    A+

    8ème étape. Et bien aujourd'hui, l'étape a dépassé ce que j'avais redouté : pas de vitesse, longues parties monotones et surchauffées, perte de l'envie de m'accrocher à une très hypothétique moyenne. J'ai pris mon ego, je l'ai rangé dans un coin de mon sac et je me suis fait une raison : arrêter de me prendre la tête avec le chrono et autres moyennes, cesser les comparaisons avec le Fab des éditions passées et récentes. Je consulte le classement, je ne suis pas hypocrite d'affirmer le contraire, et ça fait mal. Mais si ça peut me faire conserver la petite lueur qui me guide et me fait avancer... Je n'ai pas de blessure, sauf dans la tête, je vais poursuivre mon long, très long petit bonhomme de chemin.
    A+

    9ème étape. Cuit, cuit, cuit, le canari est cuit mais il est arrivé au bout de cette étape longue, chaude et de plus en plus vallonnée surnommée étape érotique (69km : je n'ai pas tout perdu notamment le sens de l'humour). Après quelques rafraîchissements à base de houblon, ça va déjà mieux et je me projette sur l'étape de demain "la chtite étape" (62km). A+

    10ème étape. On souhaitait de la fraîcheur, on en a eu : grisaille au départ puis pluie fine à modérée avec un peu de vent. C'était agréable et faisait baisser la température corporelle qui s'était enflammée ces derniers jours.
    Seuls inconvénients à la pluie c'est que lorsqu'on part en tee-shirt sans coupe-vent ni poncho et que le frais se transforme en froid vous essayez de trouver un bout de bâche ou un grand sac poubelle. Mais ça ne court pas les routes limousines. Dans un village il y avait une droguerie où j'ai pu acheter un poncho de secours. Il m'a servi une heure et la pluie s'est arrêtée. Second tracas, ce sont les pieds qui étaient trempés et ma crainte était d'avoir des ampoules. Je n'en ai pas eu ! Ouf.
    Encore une étape avec des dégats : 2 abandons à cette heure, dont celui de Vincent.
    Cette année, le record est déjà battu du nombre d'arrêts. A quoi est-ce dû ? Au trop beau temps de la première moitié ? Au grand nombre de néophytes ? Je ne sais pas.
    Demain étape courte mais pentue, départ décalé de 30' pour tous (7h).
    A+

    11ème étape. Etape courte et magnifique au niveau paysages. Le soleil a été de la partie mais il y avait pas mal d'ombre. Le dénivelé augmente peu à peu, l'organisme s'adapte bien.
    Je gère à mon allure 2016 qui ressemble étrangement à celle de mes débuts sur la TG, les blessures en moins. Mais quand j'arrive je suis aussi content que lorsque je mettais 1h de moins.
    Prendre le temps, c'est mon habitude, quand on parle du chrono, mais maintenant j'utilise la formule dans le sens de ne pas se presser. Et ça, c'est pas mal aussi pour aider à passer tout ce temps supplémentaire sur les routes reliant la Manche à la Méditerranée.
    A+

    12ème étape. De la pluie est venue doucher notre réveil; ça faisait du bruit sur le toit de la salle de Peyrelevade. Quand nous sommes partis, de la salle au lieu d'aller en haut du village (lieu d'arrivée de la veille) il pleuvait encore et nous mîmes pratiquement tous notre poncho.
    Départ de surcroit à la frontale, le convoi s'ébranla dans la nuit.
    Je mis du temps à trouver une cadence qui me satisfasse. A Millevache... pas de vaches ! Et même pas de panorama sur la chaîne des Puys !
    Meymac, après une route descendante qui a fait descendre mon heure prévisible d'arrivée de quelques minutes, a été traversée sans encombre et à la sortie Jean-Benoit avait inscrit sur la route à la bombe que je franchissais mon 10000ème km de Trans Gaule.
    Après cette 1ère partie on passe sur de petites routes très calmes où on peut courir détendu sans avoir à redouter les autos des vacanciers qui rentraient chez eux. C'était assez vallonné, très joli même sous la pluie.
    Après avoir traversé Palisse et ses jolis bâtiments (église, fronton avec des cloches, l'ancienne épicerie tenue autrefois pas Paulette, aujourd'hui décédée, plein de souvenirs me sont revenus en tête. J'avais mis le MP3 qui aide aussi à mettre du rythme dans ma course. Ainsi le village de Neuvic ne se fit pad attendre. La suite fut moins évidente qu'imaginée. La longue descente vers la Dordogne n'est pas une réelle descente sur les 5/6 premiers km et suand la pente fut plus importante je n'avais pas les jambes pour "envoyer".
    Le franchissement de la Dordogne marqua l'entrée simultanée dans le Cantal et en Auvergne. Cette longue montée, empruntée par les coureurs du Tour de France cycliste et dont subsistaient de nombreuses inscriptions au sol, je la gravis sans trop de soucis à mon grand étonnement, et bien sûr cet état "de grâce" ne dura pas assez longtemps. Je finis néanmoins l'étape dans un temps qui me convient compte tenu de mes dernières étapes.
    Demain, 4 cols au programme. On verra.
    A+

    13ème étape. Aujourd'hui j'avais décidé que si la première partie de l'étape se passait bien j'allais tenter de mettre un peu plus de vitesse dans ma course. Les 10 premiers km s'étant déroulés sans trop de soucis, je profitais donc des quelques portions vallonnées avant Salers pour placer quelques accélérations en descente puis en côte. Ça le faisait, ainsi une fois passé à Salers je pouvais entamer la descente sans beaucoup avoir à me retenir. Je restais néanmoins attentif aux sensations car une minute d'euphorie non contrôlée se paie cash en heures de galère sur les étapes suivantes. J'étais 7ème et je rattrapais le 6ème avec qui je suis resté jusqu’au pied du premier col. Le ravitaillement situé à cet endroit me fit perdre un peu de temps mais la montée vers le Col du Legal (1231m) me redonna confiance. Je laissais Angel Pallaruelo filer et me retrouvais avec Robert Miorin. Nous fîmes l'ascension chacun à notre rythme et atteignîmes le col quasiment au même moment. Je sentais que derrière ça revenait alors j'en remis une petite couche ... comme ça, pour voir. La descente fut rapide (11 à 11,5km/h) et je me retrouvais sur la route des crêtes avec Robert. Au km54 l'itinéraire nous fit quitter cette route et la longue et forte descente vers Marmanhac fut difficile car pentue et je craignais qu'un nombre important de coureurs reviennent sur moi et m'empêchent de savourer un "top 10".
    Seul Erwin Borrias réussit à me dépasser et je me faisais un peu violence pour ne plus me faire rattraper.
    La météo fut excellente, fraîche à souhait, parfois ensoleillée ce qui donnait de belles teintes aux montagnes.
    J'ai presque eu froid sur la route des crêtes mais j'étais bien, car la chaleur aurait sans doute rendu la fin plus difficile.
    Demain, 69km et de la circulation aux abords d'Aurillac : les vacances sont finies pour certains et la reprise du travail ne va pas les rendre tous compréhensifs de voir des coureurs sur le bas-côté de la route.
    A+

    14ème de l'étape.( Message posté dès l'arrivée) 6ème de l'étape. Content des sensations. Un peu chaud sur la dernière heure. Je suis au restau sur la ligne d'arrivée : steak frites, Monaco, dessert. La douche, le linge et la piscine ce sera plus tard.

    (CR rédigé après un peu de repos) Fab de retour ? Non. Il s'est juste un peu lâché. Au départ de Jussac, sous la fraîcheur (certains avaient même froid!), dans l'obscurité car le jour commençait tout juste à se lever, le groupe des 33 rescapés s'élança pour une longue journée de course ponctuée de nombreuses côtes, souvent raides, de descentes périlleuses pour les releveurs et d'une forte circulation aux abords d'Aurillac et lors de sa traversée (km 8 à 20) et sur les 15 derniers km. La chaleur était prévue, surtout à partir de 10/11h. Le parcours était souvent ombragé du km 20 au franchissement du Lot (km 54).
    Je suis parti juste derrière les 7/8 premiers et connaissant le profil du début je savais où et quand ça allait être difficile. Jusqu'à Aurillac je parvins à rester au contact de coureurs de mon niveau, puis la traversée de cette ville a quelque peu fait exploser le petit groupe que nous formions. Au ravito 1, un regroupement s'effectua et comme la circulation se densifiait nous nous plaçâmes en file indienne. Ne supportant pas d'être talonné par quelqu'un j'entrepris de monter la cadence dès que la route se mit à s'élever. Derrière, ça avait décroché et je m'employai alors à aller "taquiner" les 2 de devant. Je mis plusieurs longues minutes avant de les rattraper et de les dépasser.
    Dans la partie calme mais très vallonnée de cette étape, je poursuivis ma chevauchée afin d'augmenter les écarts avec les poursuivants.
    De longues et belles descentes me permirent de conserver une bonne avance quand vint la partie finale de 15km de route en léger faux-plat, souvent peu ombragée et dont la circulation était parfois dangereuse car les Aveyronnais.
    Je suis arrivé 6ème en 7h24.
    Ravi de ma journée, je m'installai directement au restaurant pour y déguster un steak frites et une tarte à l'ananas le tout accompagné de Monaco.
    Je m'installais après ce repas dans la salle puis allais me doucher, laver mon linge et me faire masser.
    Ce soir, de nouveau le restaurant : rôti de boeuf froid et Aligot suivis de desserts à base de chocolat.
    Demain et après-demain deux étapes plus courtes mais pas moins vallonnées nous attendent.
    Bonne nuit.
    A+

    15ème étape. Etape plus courte que les 3 précédentes, départ à la fraîche avec 11km de plat puis un gros "coup de cul" de 4 bornes. Le 1er ravito était le bienvenu. Ensuite parcours style tôle ondulée sur 6 km, un petit peu de trail pour éviter la route de Rodez et sa circulation. 2 km pour ralier la piste cyclable et ensuite la tranquillité jusqu'à Rodez (km29). Ravito 2. Jusque là, j'ai bien géré, surtout que ça a démarré fort (1h07pour 11km) jusqu'au pied de la 1ère montée sérieuse. La suite fut assez régulière avec alternance de montée et descentes douces. La partie trail m'a un peu coupé les jambes et une fois revenu sur la route "normale" je sentais que je ne pouvais pas aller beaucoup plus vite.
    Après Rodez le parcours cumule les creux et les bosses à une circulation relativement importante d'autos et de camions.
    Au R3 (km37), enfin une route calme mais sur 4km seulement puis c'est le retour sur la grande route avec de nouveau les camions et les voitures. Heureusement pendant une petite dizaine de km c'est de la belle descente.
    Le reste, les 7 derniers km, ne sont pas faciles : montée, véhicules, chaleur et un peu de fatigue. Les deux derniers en descente permettent de finir sur une note et une allure positives d'autant que Eddy Plume m'a accompagné pendant le dernier km.
    Bilan de la journée très satisfaisant. 9eme en 6h10, c'est mieux que ce que j'avais envisagé.
    A+

    16ème étape. A l'heure du repos encore plusieurs coureurs sont sur le bitume. Il fait très chaud et il n'y a plus beaucoup d'air comme on a pu en avoir ce matin.
    La relative fraîcheur nous a accompagnés pendant la majeure partie de l'étape et le profil varié de cette étape n'était pas déplaisant. Jusqu'à Requista j'étais bien, la longue montée pour y arriver m'a juste un peu ralenti mais je savais qu'ensuite nous replongerions vers Lincou. A cet endroit (km26) après le ravito 2, débute une longue montée que j'ai effectuée à presque 9 de moyenne. Au sommet, km 999 de la TG, km 35 de l'étape et ravito 3, j'ai pris le temps de m'alimenter afin de faire une belle descente jusqu'à Plaisance (9Km en 51'). La suite fut moins évidente car constituée d'une succession de faux-plats généralement peu ombragés et dont le bitume nous renvoyait la chaleur du soleil. J'avançais quand même bien ne me faisant plus rejoindre et limitant les écarts avec ceux de devant.
    Moins de 6h (5h49, pour 55km) cela me convenait avant les 69 ou 70 km de demain.
    A+

    17ème étape. Alors là, ce n'était pas prémédité du tout même si j'y ai déjà réalisé quatre fois de meilleures moyennes. Cette étape a commencé dans une semi obscurité, sur un itinéraire que je n'avais emprunté qu'une fois et je me trouvais alors dans le groupe de tête suivant notre ouvreur Jean-Benoît à vélo. Une fois sur la route la hiérarchie se remit un peu en place et je me retrouvais aux alentours de la 10ème place.
    Mon objectif pour cette étape était de ne pas perdre trop de temps sur mes poursuivants, de ne pas me mettre dans le rouge et de me faire plaisir.
    Quand j'ai atteint le 1er col, km16, je ne voyais plus les 5 ou 6 de devant mais j'avais dépassé quelques coureurs dans la dernière partie de l'ascension.
    La descente qui suivit puis la remontée vers le 2ème col s'effectuèrent assez aisément, sans puiser dans les réserves, ce qui me donnerait pour plus tard peut-être l'énergie nécessaire pour me faire violence. Le passage obtionnel par un champ qui fait économiser 500m du parcours n'a pas été facile, même en marchant les jambes brûlaient. La descente très abrupte qui suivait cette portion trail m'a offert la possibilité d'augmenter ma moyenne et de regagner du terrain sur les autres de devant comme de derrière. Lacaune km29, ravito 2, suivi d'une belle montée de 4,5km où je suis revenu sur 2 autres coureurs (Thierry et Angel) avec qui je restais jusqu'à La Salvetat (km 48). Au sortir du ravito 4, un chemin extrèmement pentu et caillouteux nous attendait. C'est là sans doute que j'ai creusé un peu les écarts et que je me suis rendu compte que je pouvais jouer la place : 4ème c'est pas "dégueux" pour un gars comme moi ;-) . Seul Angel m'a suivi un moment, jusqu'au dernier ravito. Là, ce fut le début d'une belle descente de 10km. J'ai tourné à 12km/h sans avoir trop à me forcer pour freiner, c'était la bonne pente sur laquelle je pouvais dérouler à cette allure de 5'/km.
    Quand j'ai franchi la ligne, j'étais satisfait de ma journée. Je n'ai pas regardé le classement depuis, j'ai juste vu les 3 qui me précédaient.
    Demain il y a encore du dénivelé sur les 61km qui nous mèneront à Moussan. Il y aura du soleil, du vent fort comme aujourd'hui qui permet de ne pas souffrir de la chaleur mais aussi de longues portions de route sans ombre. Mais ça c'est demain. Savourons aujourd'hui. A+

    18ème étape. Etape difficile à cause de la chaleur aujourd'hui mais comme c'était l'avant dernière elle ne portera pas à conséquences d'autant qu'au final je réalise un temps qui me plaît bien.
    Elle s'est déroulée de la même manière que l'étape de la veille dans sa première moitié mais la suite fut très différente en raison de la température ambiante, de l'absence de vent et du nombre peu important de zones ombragées.
    Je remontais certains concurrents partis vite et au moment où j'aurais pu faire la jonction je n'ai pas pu car les jambes ont commencé à tourner moins facilement. La chaleur rendait mes boissons écoeurantes car tièdes, les périodes de marche s'allongèrent, le besoin d'ombre était de plus en plus un obsession.
    Heureusement Sylvain Pogam était dans les parages et nous avons fait route commune jusqu'à la fin, nous permettant de nous arrêter dans un restaurant commander 2 cocas à emporter.
    La fin fut moins difficile comme ça. On met 6h47 pour 62km. On était contents de s'être entraidés.
    Demain, c'est le final. 40km et ... la plage.
    Ce soir et demain soir, nous sommes hébergés par un viticulteur qui nous prête son chais dans lequel on s'est installés. C'est spartiate mais c'est laTranse Gaule. On le savait.
    A+

    La 19ème et dernière étape, celle qui attribue l'ETOILE de finisher. Pour conquérir ma 9ème étoile il a fallu encore batailler ferme, contre moi-même, contre la chaleur et contre quelques automobilistes un peu agressifs. Par contre encore de beaux paysages, notamment en haut de La Clape.
    Et les derniers km avant de toucher au but, qu'on soit débutant ou multiétoilés, ça a toujours la même magie, ça provoque toujours la même intensité émotionnelle.
    Je suis allé directement dans la Méditerranée une fois l'arche franchi (après m'être débarrassé de mon sac à dos et de mes chaussures) : qu'elle était bonne et qu'est-ce que ça faisait du bien !
    A+

    Voilà, j'ai rattrapé mon retard dans la publication de mes CR. Ceux qui vont les découvrir vont sans doute penser que cette aventure a passé très vite et en effet, le temps a défilé à une vitesse ... alors que je n'ai pas couru très vite. Paradoxe.

    9ème étoile et je ne suis pas rassasié, prêt à remettre ça quand l'occasion se présentera. L'entraînement a déjà repris, dès le lendemain et va se poursuivre indéfiniment vers mes autres objectifs, à court, moyen ou long terme.

    à+Fab9*€&

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