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    L’avant course

    Je suis arrivé à Chavagnes le vendredi soir, vers 19h30 et je suis allé directement prendre mon dossard et rejoindre mon lieu d’hébergement où, une fois installé, j’ai pu manger ma pasta-party personnelle : taboulé, salade de riz au crabe et deux sandwiches jambon-beurre. Plus de place pour le dessert (riz au lait et tarte aux poires et amandes) que je gardais pour le petit déjeuner du lendemain matin. J’ai dîné en écoutant le match de tennis entre Federer et Djokovic puis en écoutant le match (en était-ce un vu le niveau de jeu proposé ?) entre la France et la Biélorussie.

    Il faisait encore jour et je préparai alors toutes mes petites affaires pour ne pas à avoir à les chercher le lendemain matin : pansements, tenue avec dossard fixé, runnings avec puce accrochée, sac de rechange à déposer au ravitaillement situé sur la ligne de départ, sac de douche pour  être efficace après la course,  etc.

    Je me couchai ensuite et suivis la fin du match sur mon portable puis mis de la musique pour m’endormir.

    La nuit fut bonne, je fus réveillé par une alarme de montre vers 2h, mais décidai de rester faire la grasse matinée jusqu’à 3h et même 3h30 car je ne souhaitais pas déjeuner trop tôt avant le départ.

    Quand je me levai, je me mis en tenue et chargeai les sacs dans ma voiture puis je rejoignis le site du départ près duquel je me stationnai : juste derrière le barnum où l’on allait stocker nos sacs de rechanges. Je me rendis au gymnase pour prendre mon petit déjeuner : café au lait, un morceau de brioche et un gâteau de riz, sans oublier ma part de tarte de la veille. Je rencontrai Anne-Cécile et Emmanuel avec qui je bavardai quelques instants et on se souhaita bonne chance réciproquement.

    Je retournai à mon véhicule déposer les affaires inutiles et pris le chemin vers la ligne de départ. Je me joignis aux coureurs au nombre de 250 environ et attendis le coup de feu du départ qui eut lieu à 5h précises.

    La course

    J’eus à peine le temps de voir Bérurier, on se dit bonjour, on s’encouragea et nous fîmes les quelques deux ou trois premiers kilomètres ensemble. Puis chacun ayant pris son rythme, lui 6’40/km et moi plutôt 6’20/km, nous nous souhaitâmes bonne chance et à plus tard. La température était douce, l’atmosphère déjà un peu lourde en raison de l’absence de vent.

    Le passage du 5ème km en 31’49 (fc moy 118) précéda la traversée de la forêt où ma frontale fut très utile comme sur les premiers kilomètres effectués en rase campagne où peu de zones éclairées étaient rencontrées. J’étais bien et j’en oubliai d’enregistrer mon temps au km10 (par extrapolation en consultant le GPS à la maison je vis que j’y étais passé en 1h05’30, soit 33’41 pour les 5 derniers km : la baisse d’allure correspondait aux nombreux arrêts pour uriner, signe que les reins fonctionnaient bien) et je continuai comme ça à mon petit rythme franchissant le 15ème km en 1h37’53 (+32’23) (fc moy 120).

    Au passage du premier tour j’en profitai pour me débarrasser de ma frontale et pour installer mon MP3 avec lequel j’allais effectuer les nombreux kilomètres suivants.

    Km 20 en 2h08’33 (+30’40), le jour était levé, le soleil aussi mais encore caché par les haies bordant le circuit. Les nuages couvrant une partie du ciel, style chape, se déplaçaient et laissaient augurer un fort ensoleillement pour la journée. Il fallait donc penser à s’hydrater régulièrement et fortement dès à présent. Ma consommation théorique de 50cl/5km, soit environ d’1l/h allait passer à 50cl/2,5km, pas loin des 2l/h.

    Au quart de l’épreuve, km25 atteint en 2h41’12 (+32’39) mon objectif de réaliser moins de 11h, voire 10h40, était encore d’actualité d’autant plus que mon allure prudente du début ne m’avait pas fatigué. Les jambes étaient bonnes, je ne ressentais aucune douleur, je me tenais à ma ligne de conduite, me permettant parfois de discuter avec des coureurs quand les hasards des allures nous mettaient à cheminer côte à côte. Je me rendis compte aussi que les premiers ne m’avaient toujours pas pris un tour contrairement à l’an dernier où les fusées étaient lancées sur du « moins de 7h » et moi sur du « plus de 11h ».

    Km 30 : 3h13’39 (+32’27) puis fin du second tour où je fus alors dépassé par les trois premiers qui filaient sur des bases de 7h08’ (dépassement après 3h34 de course au niveau du panneau km50 pour eux) et  nouvel arrêt aux stands pour prendre mes lunettes de soleil suivi du passage au km35 en 3h46’29 (+32’50).

    L’objectif d’atteindre le marathon en 4h30 était tenable, je passai au km40 (dans la forêt) en 4h17’53 (+31’24), au marathon en 4h32’44,

    Km45 : 4h50’56 (+33’03) j’étais dans la partie de la boucle où l’ombre était très rare, le soleil étant plus haut et les haies quasi absentes. Du bocage de la première partie du parcours on passait progressivement en paysage de champs ouverts une fois sortis de la zone forestière.

    La fin du second tour, avec le passage un peu avant de la mi-course (km50 en 5h24’18 (+33’22)) fut le moment de faire le point. J’étais toujours sous les « 11h » si je ne mollissais pas et comme je me sentais bien, il n’y avait pas de raison pour que cela change, sauf … en cas de coup de barre imprévu.

    Km55 : 5h57’19 (+33’01) et entrée dans la forêt pour la quatrième fois. Au ravitaillement, km57, je perdis ma lucidité et ne fis pas attention à ce que je bus, de l’eau gazeuse, et mangeai, deux morceaux de banane, ce qui provoqua comme souvent quand je stoppe la course brusquement une tachycardie. Le cœur monta quelques instants à 180 et ne voulut pas redescendre tout de suite. Je marchais alors quelques hectomètres (le cœur à 150/160) afin de rejoindre un banc que j’avais déjà repéré près d’un parc aménagé avec des jeux pour enfants, désertique encore à cette heure matinale de la journée. Je m’allongeai  une dizaine de minutes jusqu’à la fin de ma tachycardie, levant mes jambes, réajustant ma tenue, soufflant profondément, et quand le cœur reprit un rythme « normal », je repris la course, d’abord prudemment en analysant bien mes sensations puis en reprenant ma vitesse de croisière d’ « avant ».

    Bien sûr, mon temps de passage au km60, en 6h42’22 (+45’03), avait fait baisser mon chrono objectif final : maintenant je me fixais 11h/11h15 à la condition de ne plus m’arrêter comme ça « fainéanter » sur un banc public, banc public, banc public…

    Km 65 en 7h16’15 (+ 33’53) puis fin du 4ème tour, et je repartis pour mon avant dernier passage. Je déroulais mais m’octroyais plusieurs fractions marchées et j’atteignis le km70 en 7h51’52 (+35’37). La suite me vit ralentir encore un peu car je mis 38’41 pour faire les 5km m’amenant aux trois quarts de la course : km75 en 8h30’33. Mon objectif en avait pris un bon coup, mais je ne désespérais pas de poursuivre sur un tempo de 8,5 à 9km/h et donc de rester sous les 12h. Au-dessus de 12h, ça ne m’intéressait pas ; pour être classé FFA, il fallait réaliser un temps de moins de 12h. Je me suis déjà fait avoir à Séné où il fallait faire plus de 180km ; là, j’avais décidé de lutter pour tenir au moins cette marque.

    Mais, et oui, avec moi il y a souvent un « mais », je connus un nouvel épisode de « plombage de course » : je rattrapais un coureur dont c’était le premier 100km et qui marchait, me portais à sa hauteur, me mettant à marcher pour lui demander comment il allait, et là, soudain, mon cœur se remit en mode tachycardie. La fc passa à 186 et je décidai de m’allonger le long d’une haie, à l’ombre afin de faire passer ce petit moment de malaise. On était au km 77 et je me reposai pendant 30 minutes, allongé dans l’herbe, à me demander ce que j’allais faire une fois le cœur redescendu à un rythme normal. Mais celui-ci continuait de battre la chamade et j’entrepris de me relever et de marcher jusqu’au ravitaillement des kékés du bocage situé à deux ou trois kilomètres de là. Je mis environ 30 autres minutes pour l’atteindre et décidai d’arrêter les frais ici, le cœur n’étant toujours pas revenu à son rythme de repos. Temps total sur le parcours : 9h42’ pour 79,7km, dont une heure « arrêté » au total (dixit mon GPS).

    L'après-course

    Une fois rapatrié sur le site d’arrivée, je me rendis sous la tente de la protection civile afin de procéder à quelques examens médicaux : tension, relevé de FC, saturation du sang en O2 … Les demoiselles qui s’occupaient de moi me placèrent deux serviettes froides, une sur la tête l’autre sur les jambes afin de faire baisser la température corporelle encore assez élevée. Une fois remis sur pied, je pris la direction des douches, allai retirer mon lot de participant non finisher et repris le chemin vers mon domicile en voiture. La chaleur à ce moment de la journée était très forte (33° à certains endroits du parcours) impression renforcée par la montée du temps orageux et lourd.

     

    km5

    00:31:49

    31.49

    06:14

     

    km15

    01:06:04

    1.37.53

    06:34

     

    KM20

    00:30:40

    2.08.33

    06:15

     

    KM25

    00:32:39

    2.41.12

    06:19

     

    KM30

    00:32:27

    3.13.39

    06:23

     

    KM35

    00:32:50

    3.46.29

    06:29

     

    KM40

    00:31:24

    4.17.53

    06:11

     

    MARATHON

    00:14:51

    4.32.44

    06:40

     

    KM45

    00:18:12

    4.50.56

    06:24

     

    KM50

    00:33:22

    5.24.18

    06:36

     

    KM55

    00:33:01

    5.57.19

    06:31

     

    KM60

    00:45:03

    6.42.22

    08:52

     

    KM65

    00:33:53

    7.16.15

    06:42

     

    KM70

    00:35:37

    7.51.52

    07:05

     

    KM75

    00:38:41

    8.30.33

    07:45

     

    KM79,7

    01:11:27

    9.42.00


     

     

    à+Fab*****


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  • C.R. des 24 heures de Séné : 22 et 23 mai 2010.

     

    Prélude.

    Je souhaite d’abord rassurer tous mes « supporters », ceux qui se faisaient du soucis de voir que je « n’y arrivais » plus, que la TransEurope avait cassé le ressort, celui qui me permettait d’avancer, de voir que j’étais rentré dans un cycle de blessure et de doute. Je ressors de ce week-end en Bretagne régénéré mentalement, regonflé à bloc pour filer vers ma cinquième étoile et toute cette période difficile, même si au niveau des blessures elle n’est pas totalement terminée, semble en bonne voie pour redevenir plaisante. Ma trilogie de mai (Marathon/100km/24h) s’est achevée plus que correctement par rapport à ce que j’avais imaginé.

     

    Intro.

    Séné, c’est pour moi un symbole dans mon passage sur le double tour d’horloge. Et cette épreuve de longue haleine s’est une nouvelle fois avérée être une course pleine de satisfactions à défaut de m’avoir permis d’approcher mon record qui date de … Séné 2008 (191,015km).

     

    Je ne suis pas déçu par mon résultat (157,312km) compte tenu de la météo (soleil, chaleur...) et de l'état de fraîcheur du bonhomme (100km de Chavagnes le week-end dernier, le marathon de Nantes en début de mois, tendinite tenace d'Achille agrémentée d'une petite bursite, baisse flagrante des performances...), de mon manque évident de sommeil (coucher 23h, sommeil en pointillés, réveil à 5h, chargement de la voiture, 1h20 de route puis installation sous le chapiteau réservé aux coureurs…) : mais j'ai retrouvé mon fighting spirit pour me dépasser et arracher ces « 4 marathons moins 11km », performance somme toute assez inespérée au vu de ma drôle de gestion de ces 24h.

     

    L’avant-course.

    Comme d’habitude, et je ne suis pas le seul, j’avais prévu trop d’aliments dans mon ravitaillement personnel et même avec l’expérience qui montre qu’après 10 ou 12 heures on ne peut plus avaler ce qui nous faisait encore envie en début de course, je suis reparti chez moi avec des stocks qui seront longs à écouler.

     

    Pour une fois, pas de soucis quant au choix de la tenue : déjà 20° au départ, plein soleil, donc le short, le t-shirt orange fluo « 100km de Chavagnes » (acheté le week-end dernier comme souvenir, car je n’allais quand même pas courir avec le beautiful sac à dos beige et la belle ardoise peinte, à l’intérieur, gagnés pour avoir été au bout de moi-même et des 100km vendéens), la casquette, le mouchoir et le bandeau porte bouteille (25cl de jus de citron), la paire de running Mizuno Alchemy 9, une taille et demie plus grande que ma pointure habituelle et mon chrono, sans la ceinture cardio cette fois-ci.

    J’avais pris le temps et le soin de me badigeonner les pieds de crème anti frottements (on dit aussi se « noker » les pieds), de positionner de petits pansements sur les tétons et de m’enduire les zones potentielles de brûlures de vaseline ce qui évite une après course douloureuse. Seul oubli, mais de taille : pas pris de crème solaire, ma fille étant partie en week-end au bord de la mer en emportant le tube familial.

    Mais le parcours étant relativement ombragé, je savais que je pourrais courir assez souvent à l’abri du soleil.

     

    La course.

     

    9h30, les organisateurs nous invitent à nous rendre sur le site du départ, dans le bourg de Séné situé à 1300m et qui servira de « premier tour ». C’était agréable de cheminer sur les sentiers qui accueillent le raid du Golfe de début juillet et de profiter du paysage tranquille d’un petit matin printanier breton.

    Après un briefing et le mot du maire, coureur lui aussi qui était en train de faire son footing matinal, nous sommes partis à 10h précises.

    Mon départ fut prudent, 9 à 9,5 km/h, et je conservais cette allure pendant les trois premières heures. J’avais prévu d’enregistrer mes temps de passage tous les 3 tours, soit tous les 4km environ, une boucle mesurant 1342m à quelque chose près.

    Les temps de passage donnés en direct sur le site de la course ne considéraient que le kilométrage après un nombre de tours complets d’où certaines différences avec l’allure réelle.

    A la fin de la 1ère heure de course, j’avais effectué 6 passages sur la ligne de pointage, soit 8,070km, mais en réalité, j’étais à 200 ou 300m d’un nouveau passage soit plus près des 9km/h. Ma 2ème heure m’indiqua 17,468km puis la 3ème heure 26,867km, donc je tournais sur la base de 7 tours à l’heure environ. Depuis le début, mes problèmes tendineux m’avaient laissé tranquille, ou tout au moins je n’y prêtais pas attention outre mesure d’autant plus qu’il y avait d’autres facteurs à gérer : il commençait à faire chaud, je devais penser à boire régulièrement, le parcours sur les deux tiers de sa longueur empruntait des chemins dont les graviers s’invitaient parfois dans les chaussures histoire de participer à la course et la poussière s’immisçait par la partie de la chaussure composée d’une toile aérée, sur le devant et le dessus. Aussi un léger faux plat commençait-il à devenir de plus en plus pentu, impression certainement amplifiée par son exposition totale au soleil. Beaucoup en profitaient pour marcher à cet endroit.

    Les organisateurs et bénévoles aux petits soins pour leurs coureurs eurent la bonne idée de placer à plusieurs endroits du parcours des récipients d’eau afin qu’on puisse se mouiller et se rafraîchir.

    Il fallait faire aussi attention aux juges arbitres qui veillaient à ce que la course se déroule dans des conditions d’équité parfaite pour tous les participants, donc il était interdit de se faire ravitailler en dehors de la zone destinée à cet effet et personne ne devait accompagner un coureur, que ce soit à pied, à cheval ou en voiture, même pour discuter de la pluie ou du beau temps. Un coup de sifflet et un avertissement verbal était alors adressé au contrevenant qui, en cas de récidive, recevrait bien vite un carton jaune puis un rouge s’il persévérait.

     

    Début de la 4ème heure : il était temps de refaire le plein de mes petites bouteilles en sirop de citron dilué avec de l’eau de manière à ce que le sucre ne soit pas trop concentré. J’avais préparé 3 litres de boisson de réserve qui se trouvaient dans ma glacière et j’avais aussi apporté des panachés, des jus de raisin, de l’eau pétillante et de l’eau plate. Je remplissais donc 6 petites bouteilles qui allaient me faire tenir jusqu’en fin d’après-midi, sachant qu’il y avait aussi un poste de ravitaillement pour les coureurs un peu plus loin où je pouvais à tout moment boire un complément d’eau pétillante. J’avais aussi commencé à anticiper la fringale en m’arrêtant de temps en temps manger un peu de gâteau de riz ou un petit cake ou encore des chips et des noix de cajou.

    4ème heure : 34,922km.

    5ème heure : 42,978km (passage « officieux » du marathon en 4h53’34 » à la marque 750m après le début de ce 32ème tour).

    6ème heure : 51,034km, passage aux 50 en 5h50’.

    7ème heure : 57,747km.

    Peu avant la 8ème heure, je me décidais à effectuer un premier véritable arrêt. Il était 18 heures, le soleil était encore féroce, les bras avaient bien rougi, je ne regrettais pas d’avoir baissé l’allure dès la 4ème heure. Il était temps de faire le point sur les pieds. Je retirais mes chaussettes, remettais une bonne couche de crème, vidais les chaussures de tous les petits cailloux et poussières, vérifiais qu’il n’y avait pas d’ampoule ou de risque d’en attraper. Je conservais ma tenue de départ et repartais pour atteindre le nouveau cap fixé : les 12h de course où j’avais prévu de refaire un check up complet et de changer de tenue.

    Cette fin d’après-midi fut longue, le soleil déclinait et comme il avait tourné j’étais content de voir que de nouvelles zones d’ombre étaient apparues, en revanche d’autres portions du parcours étaient maintenant exposées mais plus pour très longtemps.

    Mon arrêt me fit descendre sous les 8km/h de moyenne et à la 8ème heure j’avais 63,117km au compteur.

    9ème heure : 69,830km.

    10ème heure : 76,543km.

    Pour nous changer les idées, on pouvait voir arriver sur le site les coureurs des 12 heures qui s’étaient garés le long du parcours et c’est ainsi que je vis Hervé Rozec (AirV) avec qui je m’attardais bavarder quelques secondes, sachant qu’on aurait le temps de se voir quand sa course aurait démarré. Il y avait eu toute la journée une bonne ambiance à chaque passage aux stands et on sentait une sorte d’effervescence monter par l’approche du départ des 12 heures, même si les participants n’étaient pas nombreux.

    11ème heure : 81,914km.

    12ème heure : 88,627km.

    Les coureurs des 12 heures prirent le départ alors que j’étais au milieu de mon tour et je ne tardais pas à voir dans le tour suivant le premier me passer comme une fusée suivi d’autres bolides puis ce fut le tour d’AirV.

    Des bolides, j’en avais quand même vu pas mal depuis le départ des 24 heures, me faisant prendre un tour assez régulièrement par Jean Marc Bordus le futur vainqueur et par plusieurs autres bien placés au classement. Je n’ai pas vu certains coureurs pendant de longues heures me demandant s’ils ne s’étaient pas arrêtés se reposer ou s’ils n’avaient pas abdiqué. Mais on devait courir à la même allure et nous trouver aux antipodes du parcours. Je continuais encore une petite heure, profitant de la relative fraîcheur de la nuit tombée, mais je me demandais comment j’allais pouvoir gérer les douleurs qui commençaient à influer sur mon optimisme : le ressenti du mal, je l’avais, je l’avais rangé dans un coin de ma tête pour ne plus avoir à m’apitoyer sur mon sort, et je me décidais quand même à effectuer une tentative de « recollage de morceaux »  en allant voir les podologues et le médecin.

    Ils me posèrent une bande protectrice pour soulager les frottements dus à ma bursite au talon droit, ils me badigeonnèrent d’abord l’endroit douloureux de crème anti inflammatoire avant de placer le strap protecteur. Je repris la course quelques tours puis je fus pris d’une énorme envie de dormir. Je payais là mon manque de sommeil de la semaine et surtout de la nuit précédente. Je me décidais à aller m’allonger quelques minutes sur un lit de camp, les jambes en l’air contre le mur du gymnase puis quand je me sentis bien je décidais de dormir un petit peu. Je verrais bien si j’allais dormir une heure ou plus.

    Je suis resté à dormir/somnoler une petite heure et je décidais de reprendre la course.

    13ème heure : 93,997km.

    14ème heure : 96,682km.

    Je pris un bon café et grignotais quelques biscuits avant de repartir, mais j’avais froid lors de ce premier tour de reprise de la course et j’enfilais donc un coupe-vent et un bonnet léger le temps de me réchauffer. Deux tours après, je m’en étais débarrassé car du coup j’avais trop chaud.

    J’allais engranger les kilomètres pendant les quelques heures qui suivirent, même si le rythme n’était pas très élevé en raison des nombreuses pauses marchées. Je courais jusqu’à ce que je rattrape un petit groupe de marcheurs, voire un seul marcheur, avec qui je restais quelques centaines de mètres puis je me mettais à recourir jusqu’au suivant et ainsi de suite. A chaque passage sur le tapis de pointage, je constatais que « ça avançait » quand même. Je prenais aussi le temps de bien me ravitailler en consommant une soupe ou une assiettée de purée au gruyère et au jambon, en prenant de temps à autres un café pour me maintenir éveillé.

    15ème heure : 102,053km.

    16ème heure : 107,423km.

    17ème heure : 112,794km.

    18ème heure : 119,507km

    19ème heure : 124,877km.

    De nouveau je me mis à lutter contre une grosse envie de dormir et constatant qu’à plusieurs reprises je faillis finir dans le décor, je décidais de faire une nouvelle pause en passant par la case podologue une seconde fois.

    Mon arrêt fut de l’ordre d’une heure, soins compris, pendant laquelle je réussis à dormir un peu non sans avoir surélevé mes jambes afin de les prélasser.

    Quand je repris la course, une nouvelle fois j’eus froid et me recouvris avec mon coupe vent et mon bonnet…que je ne conservais que l’espace d’un tour ou deux ayant à nouveau chaud. J’enfilais néanmoins mes protège bras, ceux gagnés à Aulnat, pour couvrir mes avants bras exposés trop longuement au soleil de la veille.

    20ème heure : 126,220km, soit 3 marathons.

    C’est alors que, fidèle à mon habitude, j’entrepris de calculer ce qu’il était possible de faire si je courais un peu plus vite. A 6km/h ça me faisait atteindre les 150km, à 7, je pourrais presque faire 155km et si je réussissais à maintenir une cadence de 6 tours à l’heure (8km/h) je serais en mesure d’approcher les 160 si je n’avais pas de baisse de régime d’ici l’arrivée.

    J’ai aussi profité de ma relative fraîcheur retrouvée pour encourager quelques concurrents qui semblaient avoir un peu relâché leur rythme et dont certains se seraient contentés de finir tranquillement : non mais, un 24h c’est pas des vacances !

    21ème heure : 134,276km.

    22ème heure : 140,989km.

    23éme heure : 149,044km.

    Comme je ne suis pas quelqu’un qui lâche prise facilement, même si ces derniers temps c’était devenu quelque chose d’habituel, j’ai pris sur moi pour continuer à gagner des kilomètres et des places.

    Et puis l’ami Hervé qui ne trouvait plus la motivation pour aller chercher un kilométrage, j’espère avoir contribué un petit peu à la reprise de son allure le portant plus loin au-delà des 100km. Il finira sur le podium : je suis content pour lui.

    Ainsi, au final, je fais 157,312km ce qui me satisfait pleinement compte tenu de ma santé des derniers mois, de mon enchaînement marathon/100km/24h en 3 semaines, du déroulement de la course avec sa chaleur diurne et nocturne ainsi que de mon envie trop forte de dormir.

     

    Hier, dimanche, je n’avais qu’une hâte, dormir, dormir, dormir. La route en voiture après une petite période de repos à l’ombre juste après le repas fut assez pénible, je dus m’arrêter deux fois sur des aires de stationnement pour essayer de dormir. Arrivé à la maison, je vidais la voiture, effectuais un rapide rangement de mes affaires puis direction canapé où je comatais quelques heures. La nuit fut assez bonne, malgré la chaleur et les suées dues à la course au soleil.

    Ce matin, au réveil, pas trop de bobos, les courbatures habituelles mais ne m’empêchant ni de monter ni de descendre les escaliers ni même d’aller chercher le pain à pied à la boulangerie située à un demi kilomètre de chez moi. Deux petites ampoules soignées juste au sortir de la douche d’après course continuent de sécher maintenant, ma bursite me laisse tranquille, on verra après la promenade de cet après midi si j’ai d’autres séquelles de cette nouvelle aventure dans l’ultra.

    Maintenant, place à la récupération, à la guérison complète de mes petites douleurs et à une ébauche de réentraînement afin d’arriver sur la Transe Gaule en pleine possession de mes moyens.

    à+Fab****

    ci-dessous, mes relevés Polar (sans cardio)

     

    Tour       Temps    Temps au tour                  FC              Max        Moy       Min      Dist           min/km   <o:p></o:p>

    1.             0:08:39.100   0:08:39.1 0              0              0              0              1357        6:22         <o:p></o:p>

    2.             0:52:34.300   0:43:55.2 0              0              0              0              6713        6:32         <o:p></o:p>

    3.             1:18:43.700   0:26:09.4 0              0              0              0              4028        6:29         <o:p></o:p>

    4.             1:45:06.900   0:26:23.2 0              0              0              0              4028        6:33         <o:p></o:p>

    5.             2:12:44.900   0:27:38.0 0              0              0              0              4028        6:51         <o:p></o:p>

    6.             2:39:18.800   0:26:33.9 0              0              0              0              4028        6:35         <o:p></o:p>

    7.             3:07:28.200   0:28:09.4 0              0              0              0              4028        6:59         <o:p></o:p>

    8.             3:36:23.000   0:28:54.8 0              0              0              0              4028        7:10         <o:p></o:p>

    9.             4:07:59.500   0:31:36.5 0              0              0              0              4028        7:50         <o:p></o:p>

    10.           4:38:52.800   0:30:53.3 0              0              0              0              4028        7:40         <o:p></o:p>

    11.           5:09:07.700   0:30:14.9 0              0              0              0              4028        7:30         <o:p></o:p>

    12.           5:37:38.500   0:28:30.8 0              0              0              0              4028        7:04         <o:p></o:p>

    13.           6:16:38.300   0:38:59.8 0              0              0              0              4028        9:40         <o:p></o:p>

    14.           6:45:35.200   0:28:56.9 0              0              0              0              4028        7:11         <o:p></o:p>

    15.           7:21:02.400   0:35:27.2 0              0              0              0              4028        8:48         <o:p></o:p>

    16.           8:06:36.000   0:45:33.6 0              0              0              0              4028        11:18       <o:p></o:p>

    17.           8:40:00.000   0:33:24.0 0              0              0              0              4028        8:17         <o:p></o:p>

    18.           9:20:16.000   0:40:16.0 0              0              0              0              4028        9:59         <o:p></o:p>

    19.           10:08:31.0     0:48:15.0 0              0              0              0              5370        8:59         <o:p></o:p>

    20.           10:38:58.0     0:30:27.0 0              0              0              0              2685        11:20       <o:p></o:p>

    21.           11:20:24.0     0:41:26.0 0              0              0              0              4028        10:17       <o:p></o:p>

    22.           11:54:28.0     0:34:04.0 0              0              0              0              4028        8:27         <o:p></o:p>

    23.           12:32:21.0     0:37:53.0 0              0              0              0              4028        9:24         <o:p></o:p>

    24.           13:14:38.0     0:42:17.0 0              0              0              0              4028        10:29       <o:p></o:p>

    25.           15:16:35.0     2:01:57.0 0              0              0              0              5370        22:42       <o:p></o:p>

    26.           16:14:29.0     0:57:54.0 0              0              0              0              6713        8:37         <o:p></o:p>

    27.           16:50:16.0     0:35:47.0 0              0              0              0              4028        8:53         <o:p></o:p>

    28.           17:13:18.0     0:23:02.0 0              0              0              0              2685        8:34         <o:p></o:p>

    29.           18:14:27.0     1:01:09.0 0              0              0              0              5370        11:23       <o:p></o:p>

    30.           18:52:23.0     0:37:56.0 0              0              0              0              4028        9:25         <o:p></o:p>

    31.           20:19:23.0     1:27:00.0 0              0              0              0              4028        21:35       <o:p></o:p>

    32.           20:48:34.0     0:29:11.0 0              0              0              0              4028        7:14         <o:p></o:p>

    33.           20:57:03.0     0:08:29.0 0              0              0              0              1342        6:19         <o:p></o:p>

    34.           21:08:21.0     0:11:18.0 0              0              0              0              1342        8:25         <o:p></o:p>

    35.           21:19:31.0     0:11:10.0 0              0              0              0              1342        8:19         <o:p></o:p>

    36.           21:29:52.0     0:10:21.0 0              0              0              0              1342        7:42         <o:p></o:p>

    37.           21:41:46.0     0:11:54.0 0              0              0              0              1342        8:52         <o:p></o:p>

    38.           21:51:45.0     0:09:59.0 0              0              0              0              1342        7:26         <o:p></o:p>

    39.           22:01:15.0     0:09:30.0 0              0              0              0              1342        7:04         <o:p></o:p>

    40.           22:13:30.0     0:12:15.0 0              0              0              0              1342        9:07         <o:p></o:p>

    41.           22:24:09.0     0:10:39.0 0              0              0              0              1342        7:56         <o:p></o:p>

    42.           22:38:21.0     0:14:12.0 0              0              0              0              1342        10:34       <o:p></o:p>

    43.           22:49:03.0     0:10:42.0 0              0              0              0              1342        7:58         <o:p></o:p>

    44.           22:59:10.0     0:10:07.0 0              0              0              0              1342        7:32         <o:p></o:p>

    45.           23:10:23.0     0:11:13.0 0              0              0              0              1342        8:21         <o:p></o:p>

    46.           23:21:02.0     0:10:39.0 0              0              0              0              1342        7:56         <o:p></o:p>

    47.           23:31:38.0     0:10:36.0 0              0              0              0              1342        7:53         <o:p></o:p>

    48.           23:41:08.0     0:09:30.0 0              0              0              0              1342        7:04         <o:p></o:p>

    49.           23:50:00.0     0:08:52.0 0              0              0              0              1342        6:36         <o:p></o:p>

    50.           23:58:42.0     0:08:42.0 0              0              0              0             1342         6:11

    51.           24:00:00.0     0:01:18:0 0              0              0              0              210           


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  •  

    C.R. des 100 km de Chavagnes en Paillers, le 15 mai 2010 : 11h58’41 => classé aux Championnats de France (il fallait faire moins de 12h, j'ai eu chaud).

     

    Je n’étais pas revenu à Chavagnes depuis les championnats de France 2007 où j’avais couvert la distance en 10h51’11’’. Entre temps, le parcours a été modifié : les 4 boucles de 25km d’autrefois ont été remplacées par 6 boucles de 16,5km environ. En soi, ce n’était pas très important, la distance à parcourir restant de 100km. Aussi, j’allais découvrir de nouveaux tronçons et en emprunter certains « à l’envers » par rapport aux éditions auxquelles j’avais participé.

    Le lieu départ n’a pas changé, mise à part la première petite boucle de 734m à effectuer avant de s’élancer dans la nuit noire. Rapidement on atteint le hameau de Benaston où tous les ans on a droit à un concert de cloches de la chapelle, puis on passe par-dessus l’autoroute avant de tourner à gauche pour traverser les lieux-dits la Duranderie (poste d’épongeage N°1), la Joussetière et on file ensuite vers la forêt de Graslas où nous devons courir sur des chemins gravillonneux mais bien entretenus. Le ravitaillement N°1 est situé dans la forêt qu’on quitte à l’entrée des Brouzils non sans l’avoir longée un bon moment dans le sens inverse de l’ancien parcours. Le poste d’épongeage N°2  suivi d’un virage très serré nous renvoie vers Chavagnes. C’est toujours à contre sens de l’ancien tracé sur une petite route de campagne aux noms évocateurs (Bois Joli, Bel Air, Belle Noue) qu’on va courir jusqu’à ce qu’on rejoigne la fin « habituelle » du tour avec le ravitaillement N°3 tenue par les Kékés du bocage où il règne une ambiance permettant aux coureurs de se refaire une santé morale et physique pour finir le tour dans de bonnes conditions. Les 4 kilomètres restants pour terminer le tour traversent une plaine sur laquelle on aperçoit les autres coureurs, certains en avance d’un bon kilomètre. Quand on arrive sur le site du départ et de l’arrivée, il y a du monde et les encouragements permettent alors d’entamer la boucle suivante avec envie.

     

    Ma course fut … longue et parfois, souvent même, douloureuse. Je traîne une tendinite d’Achille, depuis la mi-janvier, qui évolue en bursite (gonflement de la partie antérieure du talon, rougeur et chaleur). J’arrive à courir à des allures d’endurance sans trop ressentir le mal, mais dès que je veux allonger la foulée, l’inflammation me rappelle à l’ordre. Néanmoins, j’arrive parfois à courir plus vite sans trop de douleur.

    Je suis parti sur des bases de 11h, soit à 6’15’’ au kilomètre au début sachant qu’au bout d’un certain temps je m’arrêterai aux ravitaillements ou je ferai une alternance course-marche. Il faisait frais, mais pas froid comme la veille, le ciel étant couvert, la température devait être de 8/9°. Le bonnet sur la tête, les gants, deux t-shirts, des manchons pour protéger mes bras et le short, ma tenue était légère. J’avais aussi pris mon holster avec une petite gourde de sirop et tenais à la main une petite bouteille de 25cl qu’il était prévu que je remplisse à chaque point d’eau (épongeage et ravitaillement) soit tous les 3 à 4 kilomètres. Mes temps de passage pris tous les 5000m m’ont informé que ma marge de sécurité n’était pas grande pour l’objectif de réaliser moins de 11h :

    5km : 31’07 

    10km : 1h05’13 (34’06 pour les derniers 5km)

    15km : 1h37’07 (31’54)

    Cela paraît irrégulier comme gestion, mais j’ai dû passer plus de temps à me ravitailler, à retirer les graviers des chaussures et à effectuer des arrêtes techniques entre le 10ème et le 15ème km.

    Au passage sur la ligne de fin du premier tour (km 17,3) je m’arrête pour changer de tenue : le bonnet est remplacé par … rien, plus de lampe électrique, le MP3 prêt à être utilisé, si bien que j’ai perdu quelques précieuses secondes en plus de celles passées au ravitaillement.

    20km : 2h12’14 (35’07)

    25km : 2h44’42 (32’28)

    Et c’est là que je me suis fait prendre un tour par l’homme de tête qui passait le marathon.

    30km : 3h16’24 (31’42)<o:p></o:p>

    Pendant ces 10/15km, l’allure est plus régulière, je n’ai pas gaspillé de temps avec des arrêts et j’ai pu découvrir le parcours au grand jour, ce qui n’avait pas été le cas dans la première boucle. Je me suis fait dépasser par d’autres coureurs me prenant un tour et cela allait continuer jusqu’à mon avant-dernier tour.

    Au passage sur la ligne de fin du second tour, je constatai qu’il en restait encore 4 à faire, et psychologiquement ce fut assez désagréable à appréhender d’autant plus que mes douleurs se faisaient de plus en plus présentes et m’empêchaient de courir sereinement. L’arrêt au ravitaillement et au sac pour échanger mon MP3 défaillant par un autre me prit beaucoup de temps mais je devais avoir besoin de ce temps de non course pendant lequel la douleur ne me titillait pas.

    35km : 3h51’46 (35’22)

    40km : 4h23’53 (32’07)

    Passage au marathon : 4h38’34

    45km : 4h57’23 (33’30 pour les derniers 5km)

    50km : 5h33’33 (36’10)

    Passage sur le tapis de pointage puis stand de ravitaillement où je décidais de mettre mes talonnettes en Sorbothane afin de soulager le tendon de plus en plus endolori. Depuis quelques kilomètres, j’avais de beaucoup baissé l’allure et mes temps d’arrêts aux ravitaillements ou postes d’épongeage s’éternisaient. Je restais plus longtemps en profitant pour discuter aussi avec les bénévoles avant de me relancer sur le bitume dur et traumatisant.

    55km : 6h11’16 (37’43)

    60km : 6h47’36 (36’20) (NB : le premier était en passe de terminer les 100km en 6h49’22)

    65km : 7h22’55 (35’19)

    J’étais à plus de 7’/km et après un rapide calcul, je me dis que mon objectif de faire moins de 11h avait du plomb dans l’aile. Déjà à mi-course où je comptais 3’33 de retard je m’étais fait une raison car doutant de pouvoir accélérer ou même de maintenir cette cadence de 9km/h.

    Tant pis, et pas question d’abandonner, c’est une mauvaise habitude qui devient trop fréquence ces derniers temps.

    La fin du 4ème tour fut laborieuse avec deux autres tours à faire encore alors que beaucoup de ceux qui me dépassaient à ce moment n’en avait plus qu’un à faire. Le moral en prenait un coup, mais ça allait me fortifier pour le reste : la fierté d’aller jusqu’au bout, même en 12h, on n’allait pas me la retirer comme ça ! Et cela allait constituer une bonne répétition avant les futures étapes de la Transe Gaule d’août 2010.

    Au stand de ravitaillement, je prenais tout mon temps, refaisais le plein de sirop, m’alimentais un peu en prévision des 4 ou 5 prochaines heures.

    70km : 8h05’16 (42’21)<o:p></o:p>

    75km : 8h44’07 (38’51)<o:p></o:p>

    80km : 9h25’34 (41’27)<o:p></o:p>

    Ce fut le tour-galère par excellence : plus de 8’/km arrêts compris, mais reconnaissons que je prenais plaisir à flâner afin de retarder le plus possible le moment où il fallait reprendre la douloureuse course. A l’amorce de l’ultime boucle, je décidais de changer de tenue, de ne conserver qu’un seul t-shirt et de ne plus porter mon holster, n’ayant plus que mon petit-sac banane dans lequel je plaçai une petite gourde de sirop et mon portable. L’arrêt aux stands dura plusieurs minutes, pendant lesquelles je bavardais avec des coureurs déjà arrivés, en moins de 10h puis je repris le chemin de mon calvaire.

    Je n’étais pas seul sur la route et au loin je pouvais apercevoir mes futurs compagnons de galère que je rattrapais au fur et à mesure des kilomètres. Seule Katia, une néophyte sur la distance, restera à portée de vue, tantôt devant tantôt derrière. Cela faisait trois tours environ que nous faisions l’accordéon et elle finira mieux que moi, sa petite foulée économique et sa bonne gestion de course lui apportant une relative « fraîcheur » sur la fin.

    85km : 10h08’50 (43’16)<o:p></o:p>

    90km : 10h46’36 (37’46)<o:p></o:p>

    Un challenge me motiva pour terminer ces derniers kilomètres : essayer de faire moins de 12h. J’ai eu du mal à le réussir, mais j’y suis parvenu, entraînant dans mon sillage un jeune, Franck, dont c’était la première expérience sur la distance, et que j’avais rencontré aux 24h de Rennes où il avait couru les 12h. Je l’ai motivé pour s’accrocher et faire un « moins de 12h » pour son premier 100. Pari gagné. On finit les deux derniers km en 12’19, et le précédent km, je l’avais couru en 6’33.

    95km : 11h24’25 (37’49)

    100km : 11h58’41 (34’16).

    <o:p> </o:p>

    En comparaison, lors de ma dernière étape de la TransEurope, longue de 94km, j’avais mis 11h18’41, soit à quelques secondes près, mon temps de passage au km94. Mais là, j’avais à l’époque parcouru plus de 3600km et je sortais d’une sérieuse période de doute et de blessures.

    A Chavagnes, j’ai pu retrouver les sensations de lutte contre la douleur, la force mentale pour continuer et aller au bout. J’étais dans la peau d’un débutant et j’ai été bien servi.

    En réalité ce fut mon 21ème 100km terminé (je compte trois abandons) et mon 3P (Presque Personal Pire*), le RPP (Réel Personal Pire) restant les 100km du Loire Béconnais 2006.

    <o:p> (* clin d'oeil à JB et à Philou)
    </o:p>

    A+Fab****


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  • CR des 24 heures de Rennes 2010.<o:p></o:p>

      C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé l’ambiance des courses d’ultra quand je suis arrivé sur le site des 24 heures de Rennes. Mais c’est avec un entraînement pas vraiment adapté que j’en ai pris le départ.

      Mon hiver sportif ne fut pas réellement une réussite, j’ai mis plusieurs semaines voire plusieurs mois à essayer de redévelopper un semblant de VMA, ne faisant illusion qu’à travers quelques bonnes séances de piste où le chrono et les sensations m’encourageaient à persévérer.

      Je n’ai pas fait de sorties longues dans l’optique de faire ces 24 heures, préférant d’abord me préparer pour le 10km puis le semi du début du mois de mars, mais avec un kilométrage moyen de 80km par semaine, je pensais avoir un peu plus de caisse au niveau de l’endurance.

      Quelques événements familiaux sont venus bouleverser une partie de cette préparation ainsi qu’un début de douleur au talon que j’ai minimisée à tort sans doute quand elle est apparue courant janvier.

      Mes récentes performances (records de lenteur sur 10km en <st1:metricconverter productid="45’" w:st="on">45’</st1:metricconverter> et sur semi en 1h39’) me laissaient penser que j’avais perdu beaucoup de ma vitesse de base, et même mes sorties en endurance à 9/9,5km/h ne me donnaient une assez grande marge de manœuvre sur mes 24h.

    <o:p> </o:p>

      Donc mon objectif numéro 1 était de prendre le départ en espérant que la douleur ne se réveillerait pas trop rapidement puis de voir au bout de quelques heures si ça allait au niveau du rythme et des sensations. Par la suite, selon mes sensations, je verrais, ayant placé des objectifs-étapes intermédiaires (150km/168km (= 4 marathons)/175km/177km (comme l’an dernier ici)/180/185/190/ jusqu’à mon record, 191km).

      Une incertitude importante pour tout coureur à pied concernait la météo qu’on allait avoir tout au long de ce double tour d’horloge : il était prévu de la pluie et du vent, surtout dans la nuit.

      Le vent on l’a eu dès le début et il a soufflé modérément tout au long des 24h, s’avérant usant à la longue surtout quand on le prenait de face au sortir d’un long faux plat quant à lui abrité. La pluie, il en est tombé deux ou trois fois dans la journée de samedi, mais rien de bien méchant, juste de quoi faire sortir les ponchos ou coupe-vent et de les ranger un quart d’heure après. La nuit fut plus arrosée et a douché beaucoup les ambitions de chacun des coureurs présents sur le circuit.

    J’avais prévu large, très large même, au niveau de l’équipement et j’avais comme à mon habitude emporté beaucoup d’affaires de rechange, mais je préfère ça au contraire. En ce qui concerne le ravitaillement, il en a été de même, et aujourd’hui, j’ai des stocks à écouler de barres de céréales, de boissons, de compotes, de gâteaux de riz, de bananes et autres friandises et paquets de chips ou de noix de cajou que je n’ai pas consommés. Il y a d’autres compétitions à venir et j’aurai déjà la base de mes futurs ravitaillements.

    Je m’étais quand même bien organisé, ayant préparé mes petites bouteilles de 25cl en assez grand nombre (une vingtaine) pour ne pas avoir à perdre de temps à les remplir pendant la course : je n’avais qu’à passer devant mon emplacement et faire l’échange encore plus rapidement que sur une table de ravitaillement classique. Et quand elles viendraient à toutes être vides, je prendrais alors le temps de me reposer et de les remplir à nouveau.

    Autre aspect à ne pas négliger sur ces courses de 24 heures : l’ambiance, les nombreux coureurs qu’on connaît pour les avoir côtoyés sur ce genre d’épreuves ou sur d’autres ultras. Un 24 heures permet de faire la connaissance de tout le monde (athlètes et accompagnateurs, officiels, bénévoles) et de tisser avec certains coureurs des liens d’amitiés ce qui n’est pas tout le temps possible sur une course en ligne où les premiers sont loin devant, les derniers loin derrière et une fois la course terminée, les premiers déjà douchés s’en vont sans forcément se préoccuper des concurrents qui arriveront plus tard. Sur un 24 heures, on double ou on se fait doubler, parfois on marche quelques minutes pour récupérer et on peut alors discuter même si cela ne dure pas longtemps. Il y a toujours un petit mot d’encouragement, tout le monde se respecte. Bien sûr, d’être connu ou reconnu peut par moment venir perturber la préparation juste avant la course : on se disperse et on peut oublier des détails importants.

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      J’ai omis deux choses pendant ce temps d’avant course sans mettre ça sur le compte des nombreux amis que j’ai revus avec grand plaisir. D’abord, je n’ai pas prévu de sac de rechange à mon stand de ravitaillement, ne pensant pas qu’en pleine nuit j’aurais besoin de me changer dans la salle chauffée ; je croyais que j’aurais pu le faire à l’arrière de ma voiture, mais comme il a plu je me suis retrouvé bien embarrassé. Ensuite, j’ai commis une erreur, celle de ne pas changer de place de stationnement et de laisser mon véhicule sur le parking où l’an dernier j’avais trouvé commode de le garer. Mais cette année, la zone de ravitaillement a été placée 400m avant celle de l’an dernier et pour rejoindre la salle, il fallait soit faire le reste du tour avec son sac de rechange (ce que j’ai fait) soit rebrousser chemin sur cette distance ou emprunter un raccourci avec le risque qu’on nous prenne pour un tricheur quand on en serait reparti. Si j’avais pensé à mettre ma voiture en aval, je n’aurais pas perdu autant de temps en tergiversations (J’y vais ? Je n’y vais pas ?). Lors de la précédente édition, il n’y avait que 50m à faire pour aller au gymnase.

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    Bon, et la course alors ?<o:p></o:p>

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      Je suis parti avec une tenue légère, short, t-shirt avec le débardeur du club par-dessus, mes gants pour protéger mon doigt toujours convalescent, mes Nike Air Equalon+2 aux pieds, mes deux cardio-fréquencemètres et même pas de petite bouteille à la main !

      J’avais prévu d’enregistrer tous mes temps de passages, à chaque tour avec mon premier Polar, tous les 5 tours avec le second. Et donc quand j’ai vu le temps mis pour effectuer chacun de mes premiers tours et que mes sensations étaient bonnes, j’étais rassuré, d’autant plus que mon talon me laissait tranquille.

    Passage au 5ème tour (9,073km) : 57’36’’ (50ème place) (Fc moyenne 122, en dépit d’une petite alerte d’une dizaine de secondes au-dessus de 190).

    Passage au 10ème tour (18,203km) : 1h57’43’’ (52ème place) (FC moy 128, maxi 145), ravitaillement rôdé, échange de bouteilles comme prévu.

    Passage au 15ème tour (27,333km) : 2h56’47’’ (45ème place) (Fc moy 135, maxi 152), peut-être un peu en surrégime, réveil de la douleur au talon. Mise en mode MP3 et écoute de musique avec mon holster sur le dos. Petit coup de fil à Pascale pour la tenir informée.

    Passage au 20ème tour (36,463km) : 4h02’10’’ (46ème place) (FC moy 136, maxi 153), ralentissement pour diminuer les risques d’aggravation de la tendinite.

    Passage au 25ème tour (45,593km) : 5h08’29’’ (41ème place) (FC moy 136, maxi 155), avec un arrêt de 4 minutes au ravitaillement pour manger tranquillement assis et pour me reposer.

    J’ai tourné à 5 tours à l’heure pendant 3h, j’ai décidé de maintenir une cadence de 4,5 tours à l’heure le plus longtemps possible jusqu’à la première grande pause prévue initialement entre la 6ème et la 8ème heure de course.

     

    6ème heure de course où je me dis que c’est râpé pour battre le record du Monde : 5h52’39’’ pour 51,071km (base de 204km). NB : l’an dernier 53,343km en 5h57’37’’.

    Arrêt pour recrémer les pieds et changer de chaussettes au début de la 7ème heure, passage d’un autre petit coup de téléphone pour faire le point.

    Passage au 30ème tour (54,724km) : 6h33’52’’ (42ème place) (Fc moy 128, maxi 157), la FC en baisse à cause de l’arrêt d’une douzaine de minutes au début du 30ème tour.

    Passage au 35ème tour (63,854km) : 7h44’47’’ (46ème place) (FC moy 129, maxi 140). Après 8 heures de course, j’ai fait 36 tours soit 65,680km, je suis sur les bases de 197km si je poursuis comme ça, ce qui m’étonnerait à ce moment de la course. NB : l’an dernier, 67,964km en 7h48’47’’.

    Passage au 40ème tour (72,984km) : 8h58’37’’ (39ème place) (FC moy 121, maxi 148), je baisse la cadence et tourne à 4 tours à l’heure, mais je ne m’inquiète pas car je suis dans d’assez bonnes conditions malgré la douleur lancinante au pied. Ma sœur est venue me voir sur le circuit et ça m’a bien fait plaisir, d’autant plus qu’elle m’a rapporté un régime de bananes. J’avais oublié d’en acheter avant la course et c’est le genre d’aliment qui passe bien en ultra.

    J’ai fait un tour dans le sous-sol du gymnase pour aller me ravitailler en soupe chaude et casser le goût des aliments qui ne veulent plus passer.

    Passage au 45ème tour (82,114km) : 10h23’37’’ (36ème ou 38ème place) (FC moy 115, maxi 135). NB : 9h53’40’’ pour 78,462km, soit environ 79km/10h (bases < 190km).

      Il est maintenant 21 heures passées, je décide de ne pas changer tout de suite entièrement de tenue et de conserver le short. Je change néanmoins de maillot, enfilant un t-shirt en coton par-dessus lequel je mets un sweat-shirt D4, orange fluo, je change de bonnet, de gants, conserve le coupe-vent blanc que j’avais mis déjà depuis un moment. Cet arrêt long de 15 à 20 minutes devrait me permettre de tenir jusqu’à la 14ème heure, c'est-à-dire jusqu’à minuit. Je me branche sur la FM et écoute le reste du match Bordeaux-Marseille. Il y a encore 0-0 et ça ne m’a pas l’air passionnant surtout que les commentateurs ont tendance à être pour Marseille ce qui m’agace à chaque fois. Je vais quand même jusqu’à la fin de la partie que les bordelais vont perdre 3-1 déclenchant une sorte d’hystérie frisant la débilité chez les commentateurs (de toute façon, avec le PSG c’est pareil, ils sont tout aussi barges).

    Passage au 50ème tour (91,244km) : 12h03’49’’ (39ème place) (FC moy 104, max 128). NB : l’an dernier, 95,377km en 11h51’11’’).

      La course devient de plus en plus pénible pour moi, la douleur me faisant alterner la course et la marche de plus en plus fréquemment si bien que je suis au-dessous des 4 tours à l’heure.

    Je décide de m’arrêter une nouvelle fois au ravitaillement dans le sous-sol et après avoir mangé une assiette de soupe je me dirige vers la salle des kinés. Hélas, il y a une petite file d’attente et je repars pour un tour en me disant qu’au prochain, j’allais avoir de la place. Du coup je perds une dizaine de minutes avant d’effectuer mon tour et de revenir voir les kinés.

    Là, je m’arrête environ 30 à 35 minutes, le temps de me faire masser les mollets et « triturer » les pieds et de reprendre une petite assiettée de soupe. Je tiens à franchir la barre symbolique des 100km dès fois que l’envie d’arrêter la course me prendrait. Je fais un tour à vitesse réduite (6,5km/h) pour tester si le travail de la kiné a été efficace, mais comme je souffre encore, au tour suivant je me décide à prendre des affaires sèches à la voiture et à revenir au gymnase me changer. Mais comme je ne veux pas aller à la voiture et revenir sur mes pas, ça ferait deux fois 500m pour du beurre, alors je prends mon sac et je finis le tour en le portant jusqu’à la fin de la boucle en marchant (28’30’’ le tour !!!).

    Passage au 55ème tour (100,374km) : 14h10’58’’ (39ème place) (FC moy 90, maxi 111). NB : l’an dernier : 100,859km en 12h44’12’’.

      Je pense à ce moment-là que de me reposer deux ou trois heures m’aideront à repartir et qu’au vu de la perspective kilométrique actuelle je n’ai plus rien à gagner, ni à perdre.

    Donc, après 14h39’26’’ et 102,200km de parcourus, je vais me reposer au gymnase où des tapis de gym et des couvertures nous attendent.

      Je me change d’abord pour enfiler des affaires sèches, un nouveau t-shirt, un nouveau sweat-shirt D4, et mon collant. Je m’allonge les pieds surélevés sur une couverture roulée en boule, enfile le bonnet pour faire le noir et je m’endors.

    Je me réveille plusieurs fois, mais je suis tellement bien que je décide de prolonger le temps de repos en calculant que si je repars faire les quatre dernières heures, je peux atteindre les 120 voire les 126km (soit 3 marathons, ce qui a plus de gueule vu comme ça, mais qui reste loin des au moins 4 marathons ou 168km que je m’étais fixés). De plus, j’ai l’impression que dehors il flotte à seaux et à regarder autour de moi, je vois plusieurs « bienheureux » qui ont opté comme moi pour le confort douillet d’une salle chauffée et sèche.

    Quand je regarde ma montre et que je vois que la course est commencée depuis plus de19h, je décide de me lever et de me préparer à nouveau à affronter le circuit. Cela prend du temps de se recrémer les pieds, de remettre les chaussettes et les chaussures dans lesquelles j’ai placé mes talonnettes de Sorbothane sur les conseils des kinés. Il faut aussi que je me couvre bien car dehors la pluie n’a pas cessé. Je vais tenter mon retour et je verrai bien au bout de quelques minutes l’état général du bonhomme.

    Il est 6h30 à la nouvelle heure, celle d’été, et il me reste 4h30 de course. La pluie n’est pas aussi forte que quelques minutes auparavant et les sensations sont excellentes par rapport à ce que je redoutais. Donc je repars plein pot, classé à la 57ème place à ce moment de la course quand je franchis le tapis de pointage : 104,026km en 19h54’29’’. NB : l’an dernier j’en étais à 146,547km. En tout cas, depuis la fin de la 13ème heure de course jusqu’à la fin de la 19ème, je n’ai pratiquement pas augmenté mon score, et une vingtaine de coureurs en ont profité pour me doubler.

    Passage au 60ème tour (109,504km) : 20h31’40’’ (57ème position) (FC moy 60, maxi 146) L’arrêt dodo a bien fait baisser la FC. Je suis descendu jusqu’à 38 bpm pendant mon repos. Maintenant, j’enfile les tours en dépassant les coureurs scotchés sur l’anneau, en les encourageant et mon allure est régulière, la douleur a disparu, sans doute provisoirement, je ne me fais pas d’illusion, mais tant que je n’ai pas mal, je fonce … rien à perdre.

    Passage au 65ème tour (118,634km) : 21h37’40’’ (53ème place) (FC moy 117, maxi 153), l’objectif se précise et je vise les plus de 130 maintenant. Je ne suis pas souvent dépassé, seuls les coureurs des 12h et certains de la tête de la course des 24h vont plus vite que moi.

    Tantôt le temps est sec, tantôt il se remet à bruiner avec des passages de grosse bruine qui ne durent pas, mais le coupe-vent est trempé. Tant pis, pas le temps de m’arrêter, je préfère tracer et grappiller des kilomètres.

    Passage au 70ème tour (127,764km) : 22h52’39’’ (51ème place) (FC moy 110, maxi 152), je tourne à 8,5/9km/h en moyenne, mais sachant que je marche de temps à autres, les portions courues le sont à plus de 10km/h.

    Je me fixe les 75 tours au final, donc il ne faut pas flâner en route, alors je zappe au maximum les ravitaillements.

    Je passe le 75ème tour (136,894km) en 23h56’19’’ (46ème place) (FC moy 121, maxi 130) et mon objectif est d’atteindre les 137,5 et donc de m’arrêter à côté de ma voiture pour poser mon caillou et mon dossard au moment du coup de feu marquant la fin des 24h.

    Mes calculs étaient faux, je n’ai fait que 137,458km.

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    Au final, un peu déçu d’avoir été perturbé par ma tendinite au talon (bursite ?) et surtout qu’elle n’est pas en voie de disparition sauf si je … me repose ce qui ne va pas être facile à faire si je veux faire les courses que j’ai prévues en mai.

    On verra bien. Mais j’ai été rassuré par ma fin de course. Il m’a aussi manqué une grosse partie de mon entraînement, la plus importante, celle qui concerne le travail à allure spécifique sur des sorties longues de plus de 3 heures.

    <o:p> </o:p>A+Fab****

    Ci-dessous, les relevés Polar tour par tour :

    Tour    Temps    Temps au tour    FC    Max    Moy    Min    Dist    min/km   
    1.    0:11:40.8    0:11:40.8    122    124    107    93    1769    6:36   
    2.    0:23:49.1    0:12:08.3    125    133    116    93    1826    6:38   
    3.    0:35:26.0    0:11:36.9    125    128    120    111    1826    6:21   
    4.    0:46:30.8    0:11:04.8    132    140    129    119    1826    6:04   
    5.    0:57:35.7    0:11:04.9    133    136    129    118    1826    6:04   
    6.    1:10:11.2    0:12:35.5    128    135    125    103    1826    6:53   
    7.    1:21:32.8    0:11:21.6    128    133    127    119    1826    6:13   
    8.    1:34:26.5    0:12:53.7    133    137    125    111    1826    7:03   
    9.    1:45:56.9    0:11:30.4    136    136    129    120    1826    6:18   
    10.    1:57:41.1    0:11:44.2    141    142    133    122    1826    6:25   
    11.    2:09:23.1    0:11:42.0    138    143    136    128    1826    6:24   
    12.    2:20:55.1    0:11:32.0    134    140    134    123    1826    6:19   
    13.    2:32:54.7    0:11:59.6    138    144    134    125    1826    6:34   
    14.    2:44:39.2    0:11:44.5    139    141    133    125    1826    6:25   
    15.    2:56:45.9    0:12:06.7    140    144    135    127    1826    6:38   
    16.    3:10:03.9    0:13:18.0    140    148    132    108    1826    7:17   
    17.    3:22:29.3    0:12:25.4    139    142    134    107    1827    6:48   
    18.    3:36:46.4    0:14:17.1    146    146    134    111    1827    7:49   
    19.    3:49:17.1    0:12:30.7    142    146    139    118    1827    6:50   
    20.    4:02:10.4    0:12:53.3    144    153    139    126    1827    7:03   
    21.    4:14:23.4    0:12:13.0    143    144    138    129    1827    6:41   
    22.    4:27:05.7    0:12:42.3    138    147    136    130    1827    6:57   
    23.    4:43:08.0    0:16:02.3    136    144    130    99    1827    8:46   
    24.    4:55:49.6    0:12:41.6    135    139    135    130    1827    6:56   
    25.    5:08:28.9    0:12:39.3    143    146    138    129    1827    6:55   
    26.    5:25:12.2    0:16:43.3    138    153    133    109    1827    9:09   
    27.    5:38:34.7    0:13:22.5    133    138    134    125    1827    7:19   
    28.    5:52:37.8    0:14:03.1    140    146    134    123    1827    7:41   
    29.    6:07:20.2    0:14:42.4    134    156    134    110    1827    8:03   
    30.    6:33:52.4    0:26:32.2    132    133    114    88    1827    14:31   
    31.    6:47:52.6    0:14:00.2    132    137    127    104    1827    7:39   
    32.    7:02:25.0    0:14:32.4    131    134    129    121    1827    7:57   
    33.    7:16:31.8    0:14:06.8    137    143    130    108    1827    7:43   
    34.    7:31:27.5    0:14:55.7    140    136    124    107    1827    8:10   
    35.    7:44:47.3    0:13:19.8    138    142    130    123    1827    7:17   
    36.    7:58:30.1    0:13:42.8    130    137    129    124    1827    7:30   
    37.    8:13:31.2    0:15:01.1    128    130    122    103    1827    8:13   
    38.    8:27:52.1    0:14:20.9    127    130    122    106    1827    7:51   
    39.    8:42:42.3    0:14:50.2    131    129    120    99    1827    8:07   
    40.    8:58:35.2    0:15:52.9    106    131    117    104    1827    8:41   
    41.    9:16:14.3    0:17:39.1    127    131    115    83    1827    9:39   
    42.    9:39:41.6    0:23:27.3    118    127    106    83    1827    12:50   
    43.    9:53:38.6    0:13:57.0    124    127    120    114    1827    7:38   
    44.    10:08:45.0    0:15:06.4    120    126    118    93    1827    8:16   
    45.    10:23:37.0    0:14:52.0    116    123    117    109    1827    8:08   
    46.    10:41:15.0    0:17:38.0    117    121    108    93    1827    9:39   
    47.    10:57:05.0    0:15:50.0    120    125    111    99    1827    8:40   
    48.    11:12:26.0    0:15:21.0    117    122    115    110    1827    8:24   
    49.    11:46:01.0    0:33:35.0    102    117    94    70    1827    18:22   
    50.    12:03:49.0    0:17:48.0    101    109    101    81    1827    9:44   
    51.    12:20:53.0    0:17:04.0    99    112    102    91    1827    9:20   
    52.    12:38:25.0    0:17:32.0    91    105    97    85    1827    9:35   
    53.    13:05:15.0    0:26:50.0    89    106    88    61    1827    14:41   
    54.    13:53:34.0    0:48:19.0    107    108    79    53    1827    26:26   
    55.    14:10:58.0    0:17:24.0    95    108    99    78    1827    9:31   
    56.    14:39:28.0    0:28:30.0    79    97    80    73    1827    15:36   
    57.    19:54:28.0    5:15:00.0    117    121    50    38    1827    172:24   
    58.    20:06:30.0    0:12:02.0    123    130    121    117    1827    6:35   
    59.    20:18:24.0    0:11:54.0    123    142    124    118    1827    6:30   
    60.    20:31:40.0    0:13:16.0    123    131    122    101    1827    7:15   
    61.    20:45:39.0    0:13:59.0    143    143    117    97    1827    7:39   
    62.    20:57:41.0    0:12:02.0    125    136    123    113    1827    6:35   
    63.    21:10:07.0    0:12:26.0    123    130    121    117    1827    6:48   
    64.    21:23:37.0    0:13:30.0    103    132    115    102    1827    7:23   
    65.    21:37:40.0    0:14:03.0    118    121    108    94    1827    7:41   
    66.    21:55:04.0    0:17:24.0    92    123    105    87    1827    9:31   
    67.    22:07:39.0    0:12:35.0    120    121    113    89    1827    6:53   
    68.    22:20:35.0    0:12:56.0    116    120    115    108    1827    7:04   
    69.    22:37:57.0    0:17:22.0    123    123    107    81    1827    9:30   
    70.    22:52:36.0    0:14:39.0    117    125    109    93    1827    8:01   
    71.    23:05:17.0    0:12:41.0    121    122    117    113    1827    6:56   
    72.    23:19:22.0    0:14:05.0    123    125    116    98    1827    7:42   
    73.    23:31:11.0    0:11:49.0    125    129    125    121    1827    6:28   
    74.    23:43:50.0    0:12:39.0    121    129    124    119    1827    6:55   
    75.    23:56:19.0    0:12:29.0    128    131    124    121    1827    6:50   
    76.    24:00:00.0    0:03:41.0    128    130    127    124    560    6:34   
     


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  • Suite du plan de 24 semaines devant me mener vers l'enchaînement 24h/marathon/100km ou 24h.

    Semaine 9 : du 01/02/2010 au 07/02/2010 :

    Lundi 01/02 : soir, 1h16' pour 13,5km (FC moy 128, maxi 142).

    Mardi 02/02 : échauffement 24' + VMA courte 12 x 250m (en 57" à 54", moy 55"5) r= 40 à 45" + 22'end. Total 1h08'30" pour 11,3km (FC moy 134, maxi 163)

    Mercredi 03/02 : repos

    Jeudi 04/02 : échauffement 23'30" + End+/Seuil- 4x2000m (en 9'36"/9'32"/9'17"/9'15") r=1' + 12'30"end. Total 1h18' pour 14,4km.

    Vendredi 05/02 : soir, 1h31'30" pour 14,3km (FC moy 119, maxi 135).

    Samedi 06/02 : matin, piste, échauffement 24' + Seuil 4x2000m (en 8'45"/8'54"/8'58"/8'51") r=2'30 + 13'end. Total 1h22'30" pour 15,2km (FC moy 143, maxi 162).

    Dimanche 07/02 : matin, sortie longue 1h48'30" pour 17,9km (FC moy 133, maxi 146).

     Total semaine 9 : 8h25' pour 86,6km en 6 séances.

    Semaine 10 : du 08/02/2010 au 14/02/2010 :

    Lundi 08/02 : soir, 57' pour 9,6km (Fc moy 120, maxi 139).

    Mardi 09/02 : soir, piste, 24'30" échauffement + VS marathon 3x3000m en 14'57"/14'53"/14'33" r=1'30"(200m) + 18'end. Total 1h31' pour 16,4km (FC moy 130, maxi 148).

    Mercredi 10/02 : repos

    Jeudi 11/02 : échauffement 24'30" + VMA courte 2x(6x300m) (en 1'09"/1'06", moy 1'07"3)  r= 50"/1' + 25' end. Total 1h15'30" pour 12,4km (FC moy 134, maxi 167).

    Vendredi 12/02 : soir, 57' pour 9,6km (Fc moy 125, maxi 141).

    Samedi 13/02 : matin, route, échauffement 30'30" (5,1km) + Seuil 3000 (13'43") + 2000 (8'54") + 3000 (13'43") r= 400m (3') + 25'end (4,1km). Total 1h38'30" pour 18,0km (FC moy 146, maxi 168).

    Dimanche 14/02 : matin, sortie longue, 1h57'30 pour 19,4km (FC moy 127, maxi 142).

    Total semaine 10 : 8h16'30" pour 85,4km en 6 séances.

    Semaine 11 : du 15/02/2010 au 21/02/2010 :

    Lundi 15/02 : repos forcé en raison du décès de mon papa.

    Mardi 16/02 : soir, 1h10 pour 12,7km (FC moy 137, maxi 155) [pour se changer les idées avant demain].

    Mercredi 17/02 : repos, sépulture.

    Jeudi 18/02 : matin, 1h01' pour 10,1km sur parcours vallonné (FC moy 136, maxi 156).

    Vendredi 19/02 : matin, échauffement 23' (3,8km) + VS marathon 4000m (à 5'00"/km) + 3200m (à 4'59"/km) + 3200m (à 4'53"/km) r= 2' + 18'end. Total 1h36'30" pour 17,5km (FC moy 141, maxi 159).

    Samedi 20/02 :  matin, 1h59'30" pour 20,0km (FC moy 132, maxi 146).D+ 80m.

    Dimanche 21/02 :  matin, 2h14'30 pour 22,0km (FC moy 134, maxi 150). D+ 120m.

     Total semaine 11 8h01'30" pour 82,3km en 5 séances.

    Semaine 12 : du 22/02/2010 au 28/02/2010 :

    Lundi 22/02 : matin, piste, vent fort, échauffement 24'30" + seuil 2x3000m (en 13'14" et 13'15") + 1x1000m (en 4'15") r=300m (3') + 13'end. Total 1h17' pour 13,8km (FC moy 141, maxi 171).

    Mardi 23/02 : matin, 1h28''30" pour 15,0km (FC moy 133, maxi 151).

    Mercredi 24/02 : matin, piste, échauffement 26' + VMA courte 2x(7x250m) (en 56"5 à 54"1, moy 55"4) r=45"+/-5" + 20'end. Total 1h12'30" pour 11,7km (Fc moy 137, maxi 168).

    Jeudi 25/02 :  repos

    Vendredi 26/02 : matin, 1h13' pour 12,7km (FC moy 136, maxi 148).

    Samedi 27/02 :  matin, piste, vent fort, échauffement 25' + VMA longue 2x(4x1000m) en 4'19"/4'15"/4'14"/4'14"(r=200m = 1'35") r'=400m (3') et 4'18"/4'17"/4'17"/4'22"(r=1'40") (moyenne des 1000m = 4'17") + 18'end. Total 1h31' pour 16,0km (FC moy 144, maxi 170).

    Dimanche 28/02 :  matin, 2h01' pour 19,8km (FC moy 131, maxi 142).

     Total semaine 12 :  8h43' pour 89,0km en 6 séances.

    Semaine 13 : du 01/03/2010 au 07/03/2010 :

    Lundi 01/03 : soir, 43'30" pour 7,6km (FC moy 128, maxi 140).

    Mardi 02/03 : soir, piste, échauffement 24' + seuil 3x2000m (8'59"/8'51"/8'49") r= 2' à 3' + 12'end. Total 1h11' pour 12,4km (FC moy 133, maxi 158).

    Mercredi 03/03 : soir, 2h00' pour 17,5km, dont 1h15' à VS 24h et 45' avec groupe loisirs. (FC moy 116, maxi 139).

    Jeudi 04/03 : soir, piste, échauffement 24' + VMA courte 3x(5x100m) (en 22"1 à 20"5, moy = 21"1) r=20 à 27" (50m) R=52" et 56" (100m) + 33'end. Total 1h09'30" pour 11,4km (FC moy 129, maxi 162).

    Vendredi 05/03 : soir, 57' pour 9,6km (FC moy 127, maxi 143).

    Samedi 06/03 : repos

    Dimanche 07/03 :matin, échauffement 21'15" pour 3,2km + 10km de Varades en 45'14" (FC moy 157, maxi 167).

    Total semaine 13 :  7h07'30" pour 71,7km en 5 séances + 1 compétition.

    Semaine 14 : du 08/03/2010 au 14/03/2010 :

    Lundi 08/03 : soir, 54' pour 9,0km (FC moy 124, maxi 138).

    Mardi 09/03 : soir, piste, échauffement 21'30" + VMA longue 5x1000m (4'15"/4'13"/4'12"/4'14"/4'12") R=1'30" à 1'45" + 13'30" end. Total 1h04' pour 12,0km (FC moy 139, maxi 168).

    Mercredi 10/03 : soir, 1h43' à VS 24h pour 14,0km. (FC moy 110, maxi 140).

    Jeudi 11/03 : soir, piste, échauffement 25' + VMA courte 3x(5x100m) (en 21"5 à 20"2, moy = 20"9) r=50m (27" à 32") + 13'end. Total 52' pour 8,4km (FC moy 126, maxi 158).

    Vendredi 12/03 : repos

    Samedi 13/03 : matin, 58' (dont accélérations 5x25"/35") pour 9,6km (FC moy 132, maxi 154).

    Dimanche 14/03 : matin, Semi-Marathon d'Orvault en 1h39'19" (FC moy 156, maxi 171). Total avec échauffement 1h59'30" pour 24,3km.

     total semaine 14 : 7h30'30" pour 77,3km en 5 séances + 1 compétition.

    Semaine 15 : du 15/03/2010 au 21/03/2010 : prépa spé 24h.

    Lundi 15/03 : soir, 47' à VS24h pour 7,3km (FC moy 116, maxi 134).

    Mardi 16/03 : soir, 1h06' à VS24h pour 10,4km (FC moy 117, maxi 137).

    Mercredi 17/03 : soir, 1h58'30" à VS24h pour 17,8km (FC moy 113, maxi 139)

    Jeudi 18/03 : soir, piste, 24' échauffement + Seuil 3x3000m (en 14'13"/13'29"/13'16") r=200m (1'30"/1'40") + 12'end. Total 1h22' pour 15,6km (FC moy 134, maxi 159).

    Vendredi 19/03 : repos

    Samedi 20/03 : matin, 2h03'30" à VS24h pour 19,8km (FC moy 132, maxi 144).

    Dimanche 21/03 : matin, 2h17' à VS24h pour 22,0km (FC moy 128, maxi 146).

    Total semaine 15 9h34'00" pour 92,9km en 6 séances.

    Semaine 16 : du 22/03/2010 au 28/03/2010 :

    Lundi 22/03 : repos

    Mardi 23/03 : matin, 59'30" pour 9,6km (FC moy 127, maxi 143).

    Mercredi 24/03 : soir, 59' pour 7,6km avec groupe loisirs (FC moy 106, maxi 126).

    Jeudi 25/03 : soir, 30' pour 4,7km (FC moy 115, maxi 130).

    Vendredi 26/03 : repos

    Samedi 27/03 : 24 heures de Rennes : 137,458km
    Dimanche 28/03 :

    Total semaine 16 : 26h28'30" pour 159,4km en 3 séances + 1 compétition.

    Semaine 17 : du 29/03/2010 au 28/03/2010 : récupération.

    Lundi 29/03 :  repos

    Mardi 30/03 :  repos

    Mercredi 31/03 :soir, 1h01'30" pour 7,8km (Fc moy 106, maxi 124) vraiment de la récupération cool de chez cool !

    Jeudi 01/04 : soir, 1h13'30" pour 12,7km (Fc moy 129, maxi 149).

    Vendredi 02/04 :  repos

    Samedi 03/04 :  matin, 2h06' pour 21,4km (Fc moy 141, maxi 161) (parcours vallonné et fartleck long)

    Dimanche 04/04 :  matin, 2h19' à VS 100km pour 23,1km (FC moy 132, maxi 150)

     total semaine 17 :   6h40'00" pour 65,0km en 4 sorties.

    à suivre : part. three (avr 10 - mai 10)

    à+Fab****


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