• CR 40ème étape

    Jeudi 28 mai, 40ème étape, Vansbro – Mora : 72,8km.

     

    40 ! « Et qu'à ferme sa porte ! » comme disait la voisine.

    Aujourd'hui, c'était les 40èmes rugissants, la 40ème étape. Hier nous avons franchi en début d'étape le 60ème parallèle Nord. Nous nous rapprochons progressivement de notre Graal.

     

    Pour ma santé, et bien j'ai été vite rassuré et je suis parti le coeur léger contraste saisissant avec le Fab d'hier soir au bord des larmes de fatigue et d'inquiétude. Mon souci gastrique est passé.

     

    L'étape a démarré sous la pluie, fine au début donc ne nécessitant pas le port du poncho, mais au bout de quelques kilomètres j'ai dû me rendre à l'évidence qu'il fallait l'enfiler sous peine de se retrouver trempé et transi de froid.

    Le cortège de ponchos rouges, ceux donnés par l'organisation, mais on a le droit d'en porter d'autres, bigarrait la route bordée de sapins verts. Il n'y avait pas beaucoup de circulation donc on pouvait choisir les portions de route en évitant les flaques d'eau.

    Mon rythme tranquille au début, le temps de m'échauffer et de me réchauffer, va progressivement s'accélérer. Nous avions dès les premiers hectomètres été stoppés par un train de bois qui manoeuvrait sur la voie et avions dû attendre quelques minutes qu'il finisse son changement de voie (ce qui n'a pas empêché deux coureurs, dont je tairai les noms, d'être passés sous le train quand il était à l'arrêt. L'un d'eux en perdit son bidon qui se retrouva entre les rails pendant que le train avait repris sa manoeuvre en sens inverse. Le malin a été obligé d'attendre.).

    Ils ont eu le droit de se faire gronder.

    Donc du retard dès le premier kilomètre, ça allait faire baisser la moyenne !

    Tant pis puisque tout le monde était concerné.

     

    Un peu plus tard j'ai refait un autre arrêt long (« technique » celui-là) dans les bois et quand j'en suis reparti, près de 5' plus tard, je m'étais fait dépasser par nombre de coureurs.

    J'ai repris mon rythme et rattrapais le petit groupe qui avait profité de mon arrêt et j'ai continué ainsi de ravitaillement en ravitaillement, où, à chacun de mes arrêts je me faisais à nouveau rattraper et dépasser par des coureurs qui prennent moins leur temps à se restaurer. J'ai retiré le poncho au moment où une embellie météo s'était installée. Malgré cela, j'ai eu droit à deux ou trois autres bonnes averses, mais je n'avais plus envie de sortir le poncho.

     

    Le reste de l'étape sur la route 26 fut une sorte de routine, j'égrainais les kilomètres en les décomptant toutes les 6'40 (soit 9km/h) et j'ai eu la surprise de voir que j'avais fait une erreur dans mes comptes et qu'il ne restait pas autant de km que je le croyais.

     

    Quand j'en ai eu terminé, j'étais soulagé que cette étape se fut bien passée, sans douleurs sinon celles de la fatigue dans les jambes sur une route à gros enrobé, légèrement bombée où il fallait profiter de l'absence de circulation pour trouver une partie plate et moins granuleuse.

     

    Le rituel d'après course passé, j'ai pu dormir un peu, ou plutôt somnoler car la boîte à chaussures qui nous sert de lieu d'hébergement, même si elle est moins petite que certaines précédentes, reste assez exigüe.

    Les douches étaient chaudes, mon linge lavé est presque sec, le ciel est bleu et on annonce une belle journée ensoleillée pour l'étape de 78km de demain.

    Quoi rêver de mieux ?

     

    Allez, je vous laisse et vous dis à demain.

    à+Fab****

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