• C.R. Marathon de la Côte d'Amour 2007

    Mercredi 3 octobre, je suis allé poster mon bulletin d'engagement afin de courir, le dimanche suivant (7 octobre), le Marathon de la Côte d'Amour, dont le départ est donné du Croisic et l'arrivée située à Pornichet, après avoir longé la côte et fait une incursion dans les marais salants Guérandais. Les autres villes traversées se nomment Batz sur Mer, Le Pouliguen et La Baule.

    Je n'avais pas de préparation spécifique, mais j'ai quand même enchaîné directement après la Transe Gaule des semaines à 70, 80 et même 94km. J'ai fait quelques séances de développement de la VMA et quelques sorties longues. Pas de travail au seuil, sauf peut-être quand j'ai couru les 10km organisés par mon club où j'ai établi ma meilleure marque de l'année 2007.

    L'objectif de ce marathon était donc d'abord d'arriver au bout, mais ça, ce ne devait pas être problématique du moment que je ne me blessais pas. Le deuxième objectif, faire moins de 4 heures, paraissait aussi tout à fait dans mes cordes, ayant couru quelques étapes de la Transe Gaule à plus de 10km/h. L'objectif un peu plus ambitieux de réaliser moins de 3h45 ne pouvait être tenté que si certaines les conditions étaient réunies : météo favorable, bonne gestion de l'entraînement de la semaine (pas de coupure particulière, 5 séances et presque 6 heures d'entraînement pour une soixantaine de kilomètres), départ prudent, bonnes sensations et motivation.

    On verrait bien le jour J !

    Ayant été envoyé travailler sur Saint-Nazaire par mon employeur le samedi matin, ayant aussi la possibilité d'être hébergé au Pouliguen par mon père le soir, je savais déjà que je n'allais pas trop payer la fatigue du voyage, certes pas très long (j'aurais eu 90km à faire), mais cela me permettrait de me lever plus tard le jour de la course et d'avoir le temps de me rendre sur le site du départ.

    J'ai donc pu aller retirer mon dossard le samedi après-midi, rencontrer quelques connaissances dont Noël (dit Patate), prendre le temps de préparer tout mon matériel et de me promener par le beau temps qui s'était levé. Le soir, après le repas j'ai regardé le match de rugby, puis tout heureux de son dénouement, je pouvais aller me coucher. La nuit fut courte, en pointillés, des voisins ayant organisé une fête, mais quand je me levai vers 6 heures, je n'étais pas fatigué. Petit déjeuner composé de pain de mie grillé accompagné de confiture le tout arrosé de café noir et pour finir un petit gâteau de riz Yabon. Ma bouteille d'eau allait m'accompagner jusqu'au départ : 1,5 litre de Maxim.

    Mon père me déposa 45' avant le départ sur le parking du supermarché situé près de la ligne de départ. Il s'était mis à bruiner, j'étais bien abrité, assis à écouter mon MP3 et me mettant une dernière couche de crème protectrice. Encore 15' et ce serait le départ, je me décidai alors à déposer mon sac à la consigne et à me rendre là où allait commencer mon 49ème marathon. J'en profitai pour bien ajuster ma ceinture porte-gourdes dont deux étaient remplies d'Isostar Fresh hyper concentré (7 dosettes par gourde délayées dans un peu d'eau, soit de quoi me préparer 2,5 à 3 litres de boisson énergétique), j'attachai mes deux bouteilles à mes deux mains et je me réfugiai sous un petit arbre dépassant d'une propriété pour éviter de me faire mouiller par la pluie qui tombait. Je mis mon MP3 en place, en mode pause pour le déclencher après le départ.

    Je rencontrai XIII (Bruno, du forum A.E.) et cherchai vainement ybartron (du même forum).

    9h15, le départ fut donné, la masse des concurrents s'élança lentement. Je m'étais positionné au milieu du peloton pour ne pas gêner les coureurs rapides et je mis une trentaine de secondes à franchir la ligne de départ. Pour 1250 participants, c'était bien, pas de perte de temps, une lente mise en jambes de quelques hectomètres pour m'éviter d'avoir à partir trop vite par rapport à mes prévisions. Je passai d'ailleurs le 1er km en 6'08, ce qui montre le peu d'empressement de ma part à démarrer la course. Le parcours sinueux du début ainsi que l'étroitesse des rues du Croisic avant le 2ème km me servirent de régulateurs. 2ème km en 11'08", j'avais donc couru à 12km/h le second km ! Le paysage, vu tant et tant de fois dans mon enfance et même depuis, me fascinait : une légère brume envahissait tout le traict entre le Croisic et La Turballe, dans les marais salants, et elle faisait ressortir quelques massifs arborescents. Je continuai sur ce rythme, le cardio restant aux alentours de 140/145. 3ème km en 4'52", donc 16'00" au total, et c'est là que je fis la jonction avec XIII qui me dit qu'il n'était pas vraiment dans le coup, qu'il ne semblait pas avoir de bonnes sensations et qu'il allait courir en se calant sur son cardio. Je le laissai donc et pris un peu les devants. La côte, toujours aussi belle, défilait, comme les kilomètres : 4ème kilomètre en 4'58", soit 20'58" de course, puis je dus m'arrêter pour aller soulager ma vessie. Temps perdu : 1' car je passai le km5 en 26'53" soit 5'55" après le km4. Ce n'était pas important, j'étais bien. XIII avait profité de mon arrêt pour repasser devant et il fut tout surpris quand je revins sur lui. Cela semblait aller mieux, mais ce n'était pas le top quand même. Km 6 en 4'41", ah ! J'avais accéléré, peut-être un peu trop surtout que le cardio avait indiqué 157, mais j'avais évité soigneusement de m'arrêter au ravitaillement, étant parti avec mes deux éternelles bouteilles "greffées" à mes mains. Je ralentis néanmoins légèrement pour passer le km 7 en 4'47" et 36'21" de course depuis le départ. Allez, on récite la table de sept ! 6x7=42. Plus que 5x7=35km à faire; j'étais sur les bases de 3h37/3h40. N'était-ce pas risqué ? Non, je me sentais bien, et puis au pire qu'est-ce qui pouvait m'arriver ? Le mur ? J'en avais déjà escaladé d'autres ! Je profitai de la beauté du paysage et d'une longue montée pour garder la cadence. Km 8 en 4'44" puis km 9 en 4'50", 45'55" de course et le cardio qui était encore autour de 150/155. Mais comme ça allait et que le parcours devait bientôt nous faire rentrer dans les terres, je ne m'inquiétai pas. Vint le km10, son ravito que j'occultai aussi, et un premier bilan : 50'51". Trop rapide ? On verrait bien.

    Les 5 kilomètres suivants furent avalés goulûment en 4'53"/4'49"/4'52"/4'47" et 5'01", à cause du ravitaillement du km15 où je refis le plein d'une de mes bouteilles, jetant l'autre à la poubelle. 1h15'13" aux 15km, mais c'est que j'étais sur les bases de ... 3h30' ! Oh ! Le gourmand. Fidèle à l'adage " La gourmandise est un vilain défaut, mais pas l'ambition" je poursuivis ainsi jusqu'à Batz sur Mer, me rappelant les longues sorties et les longues séances de fractionné que j'effectuai autrefois ici-même quand je venais y passer mes vacances. Km 16 en 4'52", km17 en 4'55", km18 en 4'48" km 19 en ??? pas vu, pas appuyé sur le bouton, trop occupé à regarder les maisons dans les lotissements qui avaient poussé depuis quelques années; tant pis, prochain pointage après le ravito, au km 20 : 1h39'56". Pile poil à 12 km/h de moyenne; ça alors ! et dire qu'au cardio je n'étais pas très haut, entre 150 et 155, avec un pic à 166 (erreur, interférence ou court passage dans le rouge ?).

    Les marais venaient d'être entamés quand mon compagnon de course depuis le départ stoppa net : plus de jus ! Je profitai d'un second arrêt pour uriner pour aussi changer la pile de mon MP3. Débours cumulé : 1'15 à 1'30. Le semi fut passé en 1h46'15" environ, car j'oubliai aussi de prendre ce temps intermédiaire, sans doute distrait par une mouette ou une aigrette. Au loin, devant, j'apercevais le groupe compact des "3h30'" avec les meneurs et leurs ballons. Ils possédaient environ 3' d'avance sur moi, mais ce n'était pas dans mes objectifs de les rejoindre, quoique ! Du 21ème au 22ème km je mis 4'44", puis 4'50" pour le suivant et 5'01" pour le 24ème. Il y avait eu un ravito qui m'avait ralenti, le temps de remplir ma bouteille et j'arrivai au km 25 en 4'48", soit au total 2h05'18" de course, et le groupe des 3h30" qui semblait de moins en moins lointain.

    Km 26, peu avant Kervalet, petit hameau pittoresque au bord des marais et sa "grosse montée" qui nous faisait passer de l'altitude 3m à ... 8m ! Ce petit village dont la traversée s'apparentait à celle d'un labyrinthe précédait la partie, peu longue heureusement, la moins attrayante du parcours. Un ravitaillement venait un peu ajouter de l'ambiance à ce moment où beaucoup de marathons se perdent, et j'en oubliai même de prendre le temps au km 27. J'arrivai enfin sur la côte, celle que je connais par coeur, celle qui passe tout près de chez mon père. Au km 28, 2h20'06" (table de sept : 4x7=28, reste 2x7=14), je me dis que je pouvais peut-être rattraper le gruppetto des 3h30' qui navigait quelques deux cents mètres devant moi à cet instant. Mon père était au carrefour juste avant de prendre la Côte Sauvage et la piste cyclable, dont le revêtement ressemble à un billard (pas par sa couleur, mais par l'absence de rugosité et de reliefs), je lui dit que tout allait bien et qu'il pouvait aller à l'arrivée m'attendre aux alentours de 12h45, soit 3h30 après mon départ du Croisic. Un peu plus loin, le km29 passé 4'41" après le précédent, me fit me décider de passer à l'attaque et de doubler la masse d'une trentaine de coureurs du groupe des 3h30 : ça bouchonnait dur, il a fallu qu'ils s'arrêtent au ravito pour que je puisse les dépasser car la piste cyclable n'était pas très large et ils prenaient toute la place. J'avais pris mes précautions au ravitaillement précédent et connaissant la proximité du suivant, je savais que je pouvais tenir avec ma réserve jusque là. KM30 en 2h29'18, je venais de faire le dernier kilo en 4'31" puis les suivants en 4'34", 4'36", et 4'47". Bien ravitaillé, je repris ma course folle vers le nouvel objectif que je m'étais fixé : faire moins de 3h26'51" qui était mon temps du marathon de Nantes en avril.

    Le passage sur le port du Pouliguen me rappela tant de souvenirs que j'en profitai pour déguster le paysage avant d'entamer le remblai de La Baule. km34 en 4'46", km35 en 4'50" soit 2h52'52" (et 5x7=35km de faits, plus que 1x7=7km). Un rapide calcul me fit espérer tenir ce challenge si je respectais le 4'45"/km jusqu'au bout. Reboosté par la possibilité de réaliser ce temps étonnant, j'avalais les deux km suivants en 4'34" et 4'37". 3h02'04" à 5,2km du but, je pouvais commencer à gérer, sans être obligé de "taper encore dedans". Les km suivants parurent longs, même si je n'arrêtais pas de doubler des concurrents moins en forme que moi à ce moment de la course, ou moins motivés que moi pour aller chercher un chrono. 38ème en 4'50", 39ème en 5'01", 40ème en 4'46" (et 3h16'41" soit 47'23" pour les dix derniers km), 41ème en 4'33" et le final en 3h26'32" juste après un dernier gros virage sur un giratoire dont on faisait le tour pour revenir à l'arrivée située à 150m de là.

    J'étais satisfait, un peu fatigué sur le coup, mais je repris vite mes esprits pour savourer. Je retrouvai mon père que je rassurai, me fis accoster par quelques connaissances et surtout j'eus le plaisir de voir ybartron que je n'avais pas vu de la course. Mais vu ses temps de passage, il était loin devant, même s'il finit 90" devant moi.

    En conclusion, ce 49ème marathon ne fut peut-être pas le plus rapide (je dois en avoir fait une quarantaine plus rapidement), mais c'est celui où je réalise le plus gros negativ'split : -6' de différence entre le premier semi passé en 1h46'15" et le second couru en 1h40'17".

    à+Fab***

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