• Billet d'humeur...

    Elle est loin l'époque où l'on courait un marathon comme on participe aujourd'hui à une petite course de campagne.

    Je me rappelle de ces courses où nous n'étions pas très nombreux (entre 200 et 400 participants) à prendre le départ sur les coups de 7 heures par des matins ensoleillés de la fin juin, du début de juillet ou du début d'août.

    Ce qu'il y avait de bien, c'est qu'on pouvait choisir de rester dormir la veille au gymnase ou dans la salle des fêtes, de dîner entre-nous et de refaire le monde de la course à pied et en particulier celui du marathon. J'y ai connu de ces coureurs mi-baroudeurs mi-routards qui, à l'époque, m'émerveillaient par l'évocation des courses auxquelles ils avaient participé. Aujourd'hui c'est devenu tellement banal de courir un marathon... que si l'on n'a pas couru ceux de Paris ou de New York on n'est pas un vrai marathonien ! C'est le comble !

    On pouvait aussi opter pour un réveil plus que matinal, vers 3h du matin, pour déjeuner à la maison louée pour les vacances ou au camping puis prendre la route pour faire les quelques 50 ou 100km qui nous séparaient du lieu où était organisé le marathon. Arrivé sur place, comme pour une petite course "d'aujourd'hui", on consultait la liste des participants, on retirait son dossard, on l'épinglait et on allait s'échauffer quelques minutes. La voiture, jamais très loin du site du départ, nous permettait de déposer nos derniers effets et donc servait de vestiaire une dernière fois avant le départ. Autre point positif, ces courses démarraient tôt le matin, on ne souffrait pas ou peu de la chaleur et pour la majorité des coureurs, c'en était fini à l'heure de l'apéro, douche prise, récompenses remises et verre(s) de l'amitié bu(s)... On pouvait rentrer dans sa petite famille et passer le reste du dimanche à la plage.

    Beaucoup de ces marathons ont disparu. La faute à qui ? La faute à quoi ? Aujourd'hui, s'il en subsiste encore quelques uns dans le même genre, on a souvent affaire à de grosses organisations, tellement lourdes que le caractère champêtre disparaît. C'est devenu un moment "festif" - combien de courses proposent des récompenses aux coureurs déguisés ? - ou un "jour de fête" ou autre expression maniant l'extraordinaire, les descriptifs faits afin de caractériser chacune de ces courses rivalisant de qualificatifs afin de détourner le véritable sens du marathon : celui-ci est démystifié et devient banal. Or ce n'est jamais banal un marathon, ou ça ne devrait pas l'être.

    Les "grands" marathons proposent tellement de services annexes aux coureurs que la demande d'assistanat de par ces mêmes coureurs devient elle aussi croissante. C'est ainsi que des marathons ont souvent perdu leur âme. Certains d'ailleurs ne s'en sont jamais remis et ont disparu du calendrier des courses sur routes.

    C'est tout juste si bientôt on ne va pas proposer de le courir à notre place !

    Saint-André Treize Voies, Saint-Jean de Monts, Cholet, Saint-Augustin des Bois ... où êtes-vous ?

    à+Fab**

     

    « Quoi de neuf ? (regroupement d'articles)Chamailleries... »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :