• 11ème étape

    Lugo - Alberone (84,8km) 9 h 41

    Très longue étape que celle reliant Lugo à Alberone et nous faisant quitter le bord de la mer Adriatique pour entre et traverser la plaine du Pô.

    L'infléchissement de la course vers l'ouest s'est accompagné d'un changement de paysage : ce n'est plus une zone touristique, mais une grande région agricole, très humide, avec de grandes cultures fruitières, céréalières et des rizières.

    Cette étape en plus d'être interminable s'est aussi avérée être très périlleuse. Autant que celle de la veille où d'ailleurs on a été légèrement déviés, à travers un champ suite à un carambolage mettant en scène un semi remorque et trois voitures : un mort, plusieurs blessés. Le réseau routier ne prévoit pas (ou plus) d'espaces pour les cyclistes et piétons. Combien de fois a-t-on failli être heurtés par des véhicules refusant de faire un écart et arrivant trop souvent à vive allure, et quand on conduit si vite avec son portable à la main, on se fiche éperdument des piétons. Que fait la police ?

    Ajoutons à cette longue journée de galère des orages à partir de la mi-journée rendant la course de plus en plus difficile et périlleuse.


    Heureusement aucun pépin n'est à déplorer, tous les coureurs au départ de Lugo sont arrivés à Alberone avec 84,8km de plus dans les jambes. Certains sont arrivés juste à la limite autorisée, soit après plus de 14h de course (ou de marche pour les plus handicapés. Il y a eu la veille et l'avant veille des abandons dont notamment celui de Jean Hervé qui n'avait plus l'envie de combattre, alors que son état physique s'était bien amélioré. Dommage que le clan Français soit amputé d'un de ses membres.


    J'ai eu de la chance, mon état de fraîcheur m'a permis d'effectuer un départ rapide si bien qu'au bout de quelques km je me suis retrouvé en tête du peloton des "6h", sachant que les 10/12 meilleurs prennent le départ à 7h. J'y suis resté 4h, courant entre 9,5 et 10km/h. Folie ? Non, juste un petit test sur la première moitié, qui équivaut à un marathon, que j'ai passé en 4h30 environ. Cela a dû en énerver certains et à partir du 4ème ravitaillement, celui du 42ème km, j'ai commencé à ralentir et donc à me faire doubler. Je finis en "roue libre" non sans difficultés, mais pas moins vite que les fins des étapes précédentes. J'ai été un peu poussé par deux événements : le premier est qu'à la suite d'un long arrêt (5') à l'abri de la pluie violente et froide qui s'abattait, je me suis fait distancer par le groupe de coureurs qui m'aurait évité de me tromper de route car je les aurais eu à vue. Mais là, point de coureur en repère et ce qui devait arriver arriva, je me suis trompé de route dans une petite ville (Cento) et quand j'en eus atteint la limite, je me doutai bien qu'il se passait quelque chose de bizarre. Il n'y avait plus de flèches, mon road-book n'indiquait pas ce que je voyais. Donc demi tour et après avoir demandé à des passants, qui ont du me prendre pour un fou, s'ils n'avaient pas vu d'autres coureurs (imaginez, moi qui ne parle pas l'Italien ! ) je retrouvais enfin l'endroit où je m'étais trompé. En colère après moi-même et la pluie et le flècheur et ... de toute façon, c'est toujours de la faute des autres quand on perd de sa lucidité, je me mis à accélérer pour compenser ma perte de temps. J'en rattrapais Stéphane qui m'avait aperçu me tromper, mais qui était trop loin pour que je l'entende m'appeler et qui n'allait pas me suivre non plus, lui qui avait déjà souffert assez de ses releveurs.

    Au final, je n'ai sans doute pas perdu de temps car avec Stéphane nous finîmes l'étape ensemble à son rythme qui était un peu supérieur à celui que j'aurais adopté si je ne l'avais pas rattrapé.

     

     

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