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Première étoile

"Vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie."

" Vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie."
Meine Träume leben, anstatt mein Leben zu träumen.
"La douleur passe, la fierté reste."
 "Der Schmerz vergeht, der Stolz bleibt!"

 

Fabcentkm

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Fabcentmillekm

PREMIERE ETOILE 

Actualité :

11 ET 12/11/2011 : 24 Heures d'Aulnat = 184,486km

02 et 03/12/2011 : 24h de Bouaye (44) sur piste dans le cadre du Téléthon : 182,4km

18/12/2011 --> passage du 100 000ème km depuis le 01/01/1989.

Programme 2012 :

08/01 : Cross départemental 44 --> 41'24" / 8,9km (9,5km théoriques)

- 19/02 : 10km d'Orvault La Praudière --> 44'24"

- 11/03 : Semi-Marathon d'Orvault --> 1h37'48" (1h36'47" réel)

- 15/04 : Marathon de Nantes --> 3h44'34" (3h42"54" réel)

- 28/29/04 : 24 heures de Rennes --> 193,896km (Nouveau record)

- 06/05/ : Interclubs 5000m Marche Athlétique : 31'20"97.

- 19/05 : 100km de Chavagnes en Paillers

- 15/07 : 100km de Cléder

- 19/08 au 21/10 : TransEurope (Skagen (Danemerk) à Gibraltar = 4200km).

 

--> quelques liens vers des plans d'entraînement :

* Athlete-endurance 
* test VMA 
* VMA 
* entraînement du débutant 
* entraînement marathon 
* entraînement trail et montagne 
* entraînement 100km 

                  --> Derniers articles et entraînements.

Un projet -->  Grand Tour de l'Estuaire : 203km  

Plans d'entraînement 1989/1995

                         --> Actualités passées :

TransEurope 2009 :  Bari (Italie)/Cap Nord (Norvège)
du 19 avril au 21 juin 2009 --> DOSSARD N° 31.
 
Transe Gaule 2010 : le dossard 16. Cinq Etoiles 

                        - TranseGaule 2011 : Six Etoiles
http://fabcentkm.kazeo.com/accueil/transe-gaule-2011-temps-de-passage,a2526603.htmlt

       - TransEurope 2012 : Skagen (Danemark) / Gibraltar (GB)
       - 4132,7km, du 19 août au 21 octobre 2009
       - DOSSARD N° 22  
       -(Départ du Danemark puis l'Allemagne, la France, l'Espagne et arrivée à Gibraltar.)

          - Lien vers le site en espagnol d'Athlete-Endurance :
              Entrenamiento carreras populares               


              article sur Yanoo  inscrits, liste d'attente, historique des trans continentales...

                      --> Quelques liens :

TransEurope : les inscrits (2009)    inscrits 2012 
TransEurope : biographie des concurrents   biographie concurrent N°22 
TransEurope : l'itinéraire; les 64 étapes.   l'itinéraire, les 64 étapes 
TransEurope : le road-book. (2009)  (2012 pas encore déterminé) 


Transe Gaule : historique.
Transe Gaule : temps de passage

24 heures de Séné 2008.(et 2010)
24 heures d'Aulnat 2008.(et 2009)
24 heures de Rennes 2009.(et 2010)

100 km de Chavagnes en Paillers.
100 km du Loire-Béconnais.

Marathon de Vannes.
Marathon de Nantes.
Marathon de La Rochelle.
Marathon de la Côte d'Amour.

Mes autres blogs :
Second blog.
Troisième blog : Plein d'étoiles !

Ma ville : Rezé et ses nombreux clubs.
ASB Rezé Hand-Ball
Rezé Basket 44
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EDITO

 " Voyager, c'est demander d'un coup à la distance ce que le temps ne pourrait nous donner que peu à peu." Paul Morand.

Quand je me suis décidé à créer un blog, je l'ai fait en me disant que j'allais pouvoir faire profiter de mon expérience en course à pied à d'autres coureurs, expérimentés ou non.

J'avais aussi envie de faire une synthèse de mon passé de coureur. Au bout de 23 ans de pratique régulière (à ce jour), où j'ai accumulé une expérience sur toutes les distances allant du 10 km (voire moins, par exemple les cross) au 100 km , avec une incursion dans le monde de la course horaire (et un premier 24h encourageant où j'ai parcouru 191km, rapidement confirmé par un second avec 190,7km, puis amélioré en 2012 avec 193,896km), j'ai participé à plus de 375 courses (c'est peu diront certains) dont plus des deux tiers (255) étaient des courses d'au moins la longueur d'un marathon (c'est beaucoup diront d'autres). J'ai noté tous mes temps de passages sur à peu près toutes les courses auxquelles j'ai pris part, ainsi vous pourrez vous rendre compte que des erreurs, on en fait à tout âge et à tout niveau, mais que l'on peut aussi progresser si l'on suit un bon entraînement. A ce propos, j'ai commencé à "recopier" mes premiers carnets d'entraînement, de 1989 à 1995 : préparations à mes premiers marathons, à mon premier 100km...

L'année 2005 a représenté pour moi le franchissement d'un palier dans l'ultra distance : j'ai participé et terminé la Transe Gaule qui est une course par étapes qui part de Roscoff (dans le Finistère) et qui se termine à Gruissan-plage (qui se situe à côté de Narbonne dans l'Aude). Au total, j'ai parcouru 1150 km en 18 étapes sans journée de repos. J'ai fait un large compte rendu de la course, de ses à-côtés, de ses moments de bonheur ou de souffrances. J'y ai gagné ma première étoile, d'où le nom de mon blog.

Cet exploit, nous étions 24 à le réaliser en 2005 (sur 24 partants !).

En 2006, j'ai remis ça et j'ai gagné ma seconde étoile (mais je n'allais pas changer le nom de mon blog pour autant). Quand je me suis inscrit, tout comme 37 autres coureurs, mon but était de faire Roscoff-Gruissan-plage sans bobos. J'y suis parvenu, en adoptant une démarche prudente. Ce n'est pas parce qu'on a déjà couru une course qu'on la connaît parfaitement. Donc, j'ai couru avec le frein à main pendant les 13 premières étapes, et une fois la troisième semaine de course entamée, j'ai pu enfin me faire plaisir et courir à un rythme un peu plus soutenu, correspondant mieux à mon niveau. Ceux qui n'ont pas adopté cette démarche prudente se sont "brûlé les ailes" et ont connu soit l'abandon soit les affres de la course-galère avec son lot de souffrances.

En 2007, je suis de nouveau parti pour cette grande promenade à travers la France. J'ai gagné ma troisième étoile ! Et cette fois-ci, j'ai couru sans retenue sauf, bien sûr, lors des premières étapes où il me fallait quand même être prudent et ne pas tout gâcher sur un moment d'euphorie non contrôlée. J'ai réellement pu mettre en action mon esprit de compétiteur et cela m'a bien réussi car je finis cette édition à une allure et dans un état de fraîcheur que je n'avais pas imaginés.

En 2008, pour préparer la TransEurope du printemps 2009, j'ai à nouveau  souhaité courir la Transe Gaule, ce que j'ai réussi à faire, améliorant par là même mon précédent record. J'ai donc conquis une quatrième étoile avant de m'attaquer au gros gâteau que fut la TransEurope 2009. Je n'ai pas réussi à atteindre mon objectif premier qui était d'arriver au Cap Nord, une vilaine infection à un doigt de ma main droite ayant nécessité une opération en urgence me fit arrêter l'aventure à 10 étapes de la fin. J'ai néanmoins couru 3764,8km en 54 jours, mais il me manquera à jamais les 722,9km des 10 dernières étapes pour être un finisher de cette transcontinentale.

Au mois d'août 2010, j'ai pris le départ de ma cinquième Transe Gaule avec pour objectif de gagner une cinquième étoile, ce que j'ai réussi à faire. Ce ne fut pas aussi évident que ça malgré ma grande expérience des courses à étapes; j'avais l'impression que la TransEurope avec son dénouement "accidentel" avait bien entamé mon potentiel confiance et surtout que physiquement j'en conservais toujours des séquelles. J'ai vu après quelques étapes que cela n'allait pas être une partie de plaisir, plutôt une grosse galère. 

Comme tous les étés depuis 2005, j'ai couru une nouvelle Transe Gaule en 2011 et j'ai réussi à y glaner une sixième étoile et mon prochain objectif sera de prendre ma revanche sur le sort et de courir intégralement la TransEurope 2012 qui partira de Skagen au Danemark et se terminera à Gibraltar, 4200km plus loin.

En vous souhaitant une bonne promenade sur ce blog qui va continuer d'évoluer au fil des jours et des entraînements ou compétitions.

à+Fab******

PS: mille mercis à Pascale sans qui mon blog en serait resté au stade des velléités.

"... il faut aimer la vie, l'aimer, même si le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants ... et les Mistral gagnants..." Renaud  Mistral Gagnant

" Cueille ta vie, avant qu'elle soit emportée par le vent, cueille ta vie avant qu'elle soit abîmée par le temps, cueille ta vie, tiens-la fort et ne l'enferme pas dans leurs rangs, ne la laisse pas s'envoler loin des rêves, cueille-la dès maintenant"   Keny Arkana "Cueille ta vie"

 

"... Il est jamais trop tard pour cueillir sa vie, rattraper le retard, tout commence aujourd'hui..." Keny Arkana

Nouveau plan devant m'amener à prendre le départ de la TransEurope 2012 en parfait état physique et mental.

Durée : 16 semaines.

Etapes intermédiaires : 100km de Chavagnes en Paillers (19 mai) puis 100km de Cléder (15 juillet).

 

Semaine N° 1 (S-16)

Lundi 30/04/2012 : (soir) 51'55" pour 6,7km. (récupération des 24h de Rennes)

Mardi 01/05 : (soir) 54'45" pour 7,7km dont 7x400m en Marche Athlétique (préparation aux interclubs)

Mercredi 02/05 : (soir) 1h15'05" pour 10,9km dont 5x500m en Marche Athlétique.

Jeudi 03/05 : (soir) 58'05" pour 9,1km.

Vendredi 04/05 : (soir) 1h09'00" pour 10,9km.

Samedi 05/05 : (matin) 1h40'20" pour 15,2km.

Dimanche 06/05 : (matin/midi) Interclubs 5000m Marche 31'20"97. Total 1h21'30" pour 12,6km.

Total semaine N°1 : 8h10'40" pour 73,1km en 7 séances dont 1 compétition (cumul 2012 : 1956,0km)

 

Semaine N° 2 (S-15)

Lundi 07/05 : (soir) 1h15'45" dont 15' EMA 75% pour 12,7km.

Mardi 08/05 : (matin) 2h10'00" pour 20,2km.

Mercredi 09/05 : (matin) 1h27'40" pour 14,1km.

Jeudi 10/05 : (soir, piste) 24' échauffement + EMA 80/85% 4x1000m (en 4'42"/4'36"/4'27"/4'19") r=200m (1'15") + 18'end. Total 1h05'25" pour 11,7km.

Vendredi 11/05 : (midi) 43'20" pour 7,5km.

Samedi 12/05 (matin) 1h52'35" pour 18,3km.

Dimanche 13/05 : (matin) 35' end + EMA 75% 2x20' (11,5km/h) + 8'end. Total 1h23'05" pour 14,6km.

Total semaine N°2 : 9h57'50" pour 99,1km en 7 séances (cumul 2012 : 2055,1km).

Semaine N° 3 (S-14)

Lundi 14/05 : (soir) 1h04'30" pour 10,5km.

Mardi 15/05 : (soir) 43'45" pour 7;0km.

Mercredi 16/05 : (soir) 37'00" pour 6,1km.

Jeudi 17/05 : 

Vendredi 18/05 : 

Samedi 19/05 : 

Dimanche 20/05 :

Total semaine N°3 : 2h25'15" pour 23,6km en 3 séances (cumul 2012 : 2078,7km)..

Semaine N° 4

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°4

 

 

.Semaine N° 5

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°5

 

 

.Semaine N° 6

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°6

 

 

.Semaine N° 7

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°7

 

 

.Semaine N° 8

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°8

 

 

.Semaine N° 9

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°9

 

 

.Semaine N° 10

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°10

 

 

.Semaine N° 11

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°11

 

 

.Semaine N° 12

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°12

 

 

.Semaine N° 13

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°13

 

 

.Semaine N° 14

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°14

 

 

.Semaine N° 15

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°15

 

 

.Semaine N° 16

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Samedi

Dimanche

Total semaine N°16

Tags associés : Plan, special, transeurope

J'kaz !
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Lundi 30 Avril 2012Poster un commentaire

 

CR des 24h de Rennes 2012 : score final  = 193,896km (nouveau record) classement : 6ème.

L’avant course

 

Ce 24h venait dans ma préparation globale pour la TransEurope, mais j’y avais quand même quelques ambitions : essayer de ne pas buter sur les 180/190km comme lors des 24h courus en 2011 (Séné : 179,3, Aulnat : 184,486 et Bouaye en solo sur piste : 182,4). A chaque fois, il y eut un moment où le sommeil est venu perturber ma bonne marche et il fallut attendre plusieurs heures avant que l’envie de dormir disparaisse.

Cette fois, j’avais bien l’intention de lutter contre l’envie de dormir si elle devait venir me titiller.

Un autre élément pouvant venir contrer mes objectifs : la possibilité de ne pas être remis de mon traitement antibiotique puis cortisonique que j’avais stoppé 3 jours avant la course suite à une panicullite au froid ou dermatite au froid (pour plus de détail, cf le Vidal). J’ai en effet depuis la mi-mars des séquelles d’une brûlure due à un glaçage trop prononcé d’une cuisse après un entraînement de VMA où j’avais ressenti une légère contracture. Lors du marathon de Nantes, 15 jours avant les 24h, j’avais payé le traitement par une grosse panne d’ « essence » à 12 bornes de l’arrivée, m’empêchant de faire les 3h30/3h35’ escomptés. Je m’étais contenté de 3h42’ (réels et 3h44’ officiels).

Bien sûr, j’avais vu aussi que la météo allait être agitée, pluvio-venteuse ou vento-pluvieuse, c’est selon la préférence, ainsi j’avais préparé comme à mon habitude une multitude de sacs de rechange. Mon ravitaillement aussi était du même type – il me reste d’ailleurs au lendemain de la course de quoi refaire trois ou quatre autres 24h (lol) – et j’avais réussi à me trouver une petite place sur les tables mises à notre disposition sous un abri néanmoins beaucoup moins étanche qu’un barnum. Ma voiture était à une vingtaine de mètre de là et j’y avais placé mes sacs avec mes étiquettes pour m’y retrouver et savoir quoi chercher et où. Au stand de ravitaillement perso, j’étais en bonne compagnie, installé à la table des Gaulois avec Gérard Habasque, Françoise Perchoc, Fred Borel, Philippe Brunchwick, Bruno Rouiller, petit groupe auquel sont venus s’ajouter Franck Derrien et un de mes copains nantais, Jean-Gabriel  Pradelle.

Je m’étais placé au bord de l’abri, juste en face du ravitaillement officiel ; j’avais prévu une bâche pour protéger mes affaires de la pluie quand elle commencerait à tomber. 40 petites bouteilles de 33cl remplies de grenadine, 15 mini cocas, 12 jus de raisin, des compotes, et encore mille et une choses que je ne vais pas détailler ici sous peine d’en voir certains parmi vous commencer à piquer du nez.

Bref, j’étais paré. Ma tenue était composée d’un collant, d’un t-shirt, d’un sweat, d’un coupe-vent et d’une casquette. J’étais chaussé de mes Mizuno qu’il faut que je fasse pour la TransEurope.

 

La course

La météo jusqu’alors était plutôt agréable, pas encore de pluie, un léger vent sans aucune mesure avec les coups de vent annoncés, mais je me doutais que cette situation n’allait pas durer. Le départ fut donné et le peloton s’étira lentement pour passer devant la piscine puis emprunter la longue descente vers le Boulevard Coubertin et après 400m un virage arrondi à gauche nous faisait remonter d’abord doucement le boulevard et vers les 750m la pente augmentait légèrement, pas de quoi fouetter un chat, mais après quelques heures de course on allait la sentir. J’avais déjà prévu de marcher à cet endroit-là sur une centaine de mètres où une courbe nous faisait ensuite prendre le vent de face sur 350m environ puis nouveau virage pour 200m et arrivée sur le stade où nous devions emprunter la piste en sens inverse et enfin retrouver le site de l’arrivée ou plutôt du pointage. Le tour faisant 1829m, j’avais préparé ma stratégie en conséquence sachant que je devais tourner en 5 tours à l’heure le plus longtemps possible et que je devais prendre une petite bouteille tous les 2 tours. Les officiels avaient marqué le parcours tous les 100m et il restait les marques de l’année précédents, ainsi je pouvais contrôler mon allure et la moduler selon mon état de fraîcheur.

Avant de détailler ma course, je tiens quand même à remercier Jean Pierre Richard, mon pote des deux dernières Transe Gaule. J’avais lu et relu son CR de ses 24 heures record du Portet et je m’en étais imprégné. C’est ce qui m’a poussé à m’arracher quand il y eut des moments de moins bien. Moi aussi je suis passé par tous les stades physico-mentaux et j’ai essayé de positiver à chaque fois, je le répète en m’appuyant sur son CR : encore merci et bravo JP. Du coup je m’étais dit qu’en m’accrochant, je pourrais essayer d’atteindre les 200km, objectif non annoncé avant la course, mais tant espéré si tout se passait bien. Mais tu avais placé la barre un peu haut pour moi mon grand ! Qu’à cela ne tienne, j’avais des sous objectifs tels qu’améliorer ma meilleure marque qui commence à dater (2008, Séné, 191,015km), 195km, 192km…

A la fin de la première heure, j’avais fait mes 5 tours (9,145km) et je me situais en 34ème position ce qui ne signifie pas grand-chose sur un 24h, il y a tellement de kamikazes, mais j’était dans le bon tempo et je me sentais bien. Il fallait que je tienne cette allure jusqu’aux 6h puis passer les 100km en moins de 12h avec une mi-course aux alentours de 104/108km connaissant ma possibilité de m’arracher sur la fin d’une telle épreuve quand il y a quelque chose à chercher.

2ème heure : 31ème et 18,291km

3ème heure : 32ème et 27,437km

4ème heure : 28ème et 36,582km (Passage du marathon : 4h33’)

5ème heure : 27ème et 45,728km (Passage du km 50 : 5h27’)

6ème heure : 24ème et 54,874km

Là, j’étais encore bien et la météo était encore bonne ce qui était inespéré. Les coureurs du 6h nous avaient rejoints depuis la 2ème heure et ces « mobylettes » nous distrayaient quelque peu. J’avais couru mes 6 premières heures la plupart du temps avec mon copain Jean Gabriel dont c’était la seconde participation. Il était bien et j’espérais qu’il tienne pour au moins faire 160km ou plus même.

A partir de la 7ème heure, je m’alimentais un peu plus, prenant un peu plus de temps de marche. J’avais prévu de changer de tenue, mais pour le moment rien ne m’y contraignait ce qui était déjà ça de gagné. J’ai juste échangé la casquette trempée contre un bonnet sous lequel j’avais mis le MP3 pour m’isoler un peu et me transposer sur les routes de la Transe Gaule par l’intermédiaire des morceaux que j’écoutais. Mon tempo maintenant devait, en théorie me faire faire 4,5tours à l’heure, soit 9 tours toutes les 2 heures  jusqu’à la mi-course voire jusqu’à la 14ème heure. J’étais en plein dedans. Ma sœur qui réside à Rennes m’avait apporté un flan (souvenirs de la TG 2005) et me dit qu’elle reviendrait dans la soirée. Ça me faisait très plaisir de savoir qu’elle reviendrait.

7ème heure : 24ème et 62,190km

8ème heure : 22ème et 71,336km

9ème heure : 23ème et 78,653km

10ème heure : 20ème et 87,798km (moyenne facile à calculer : 8,78km/h)

11ème heure : 18ème et 95,115km

Passage du km100 : 11h26’

12ème heure : 104,260km (en 11h57’52) à distance finale facile à calculer : 208,5km (Oups ! faut pas rêver !)

J’étais dans mes temps et je décidais de changer de tenue, mais juste le haut car les chaussures étaient bien et je ne voulais pas changer le collant, la pluie ne l’ayant pas trempé. De plus, ce n’était pas commode car j’ai dû tout faire à ma voiture, en plein courant d’air et je ne m’imaginais pas encore devoir m’asseoir pour retirer les chaussures, les chaussettes, recrémer, changer le collant remettre crème et vaseline et pour finir reprendre la course avec difficultés sachant qu’tel arrêt m’aurait pris plus d’un quart d’heure. Je décidais que j’attendrais que la pluie et le vent soient vraiment trop forts pour faire ce genre de changement de tenue.

La reprise de course après cet arrêt ne fut pas très facile, mais je retrouvais néanmoins un rythme de 4 tours à l’heure qu’il me faudrait conserver jusqu’à la 16ème heure de course si je ne voulais pas me retrouver une fois de plus à rater mon record. Dans ma tête, le rêve des 200km, un peu présomptueux je crois aussi, s’est envolé quand la pluie et le vent annoncés sont vraiment arrivés. C’était déjà bien humide comme ça avant, mais sur les coups de la 14ème heure, ce fut vraiment pourri. Mais ma ténacité m’a fait avancer coûte que coûte. Mis à part une petit coup de mou dans la 15ème heure (arrêt au stand des secouristes pour un repos de 5’ allongé pour faire passer une petite baisse de tension accompagné d’une forte montée des pulsations cardiaques, je repris la route sur mon rythme de 4 tours à l’heure. J’engrangeais les bornes et restais au-dessus des 8km/h de moyenne ce qui était au moins le minimum pour faire 192km. La pluie ne cessa pas avant la levée du jour où j’avais fait un bond dans le classement : 8ème après 20 heures de course.

13ème heure : 109,748km

14ème heure : 117,064km

15ème heure : 122,552km

16ème heure : 131,698km

17ème heure : 137,185km

18ème heure : 144,502km

19ème heure : 151,818km

20ème heure : 159,135km

Bon, là il restait 4 heures à courir et au moins 32km à faire : un rapide calcul me donna la motivation. 8km/h et le record personnel serait battu. Ça devait être faisable à condition de ne pas traîner.

J’augmentais doucement la cadence pour ne pas à avoir à terminer au sprint, mais je n’en conservais pas moins ma ligne de conduite : marcher aux 750m là où la pente est plus forte, ce que j’avais tout le temps fait depuis la deuxième heure. Ma façon de marcher en a étonné plus d’un, mais quand ils me voyaient repartir en courant, ils devaient trouver ça efficace : c’est la bonne vieille méthode de « la mémé qui cherche ses lunettes » que je fais sur une centaine de mètres puis quand je me redresse, un élan m’est redonné et je recours détendu du dos et des jambes. Pas très esthétique mais efficace !

J’avais même trouvé un ou deux autres endroits pour marcher de cette façon notamment sur la piste inondée au niveau de la corde et qui m’obligeait à courir dans le couloir 4 ou 5 pour ne pas gorger d’eau mes chaussures.

A la 21ème heure, j’étais passé à la 6ème place et j’avais preque atteint mon 4ème marathon.

21ème heure : 166,451km

22ème heure : 175,597km

23ème heure : 184,743km

24ème heure : score final   193,896km, classement 6ème (4ème V2)

J’avais réussi à finir un 106ème tour complet à 8 secondes de la fin des 24h.

Mon objectif d’en faire 109 + 700m (pour les 200 km) n’a pas été atteint, mais j’étais ravi d’avoir pu battre mon record surtout que les conditions météorologiques n’avaient pas aidé à courir sereinement.

 

Je n’ai pas parlé des autres coureurs mais je tiens à tous les remercier pour leurs encouragements et à les saluer aussi pour leur persévérance, notamment  Thierry Dehais et Jeff Harruis qui ont fait une belle marque compte tenu des conditions. Franck Derrien aussi a été épatant tout comme Jean Claude Perronet, non-voyant qui a eu beaucoup de mérite sur certaines parties du parcours piégeuses. D’ailleurs, Didier Laridon qui était en tête du 12h s’est fait une entorse à la cheville pour n’avoir pas vu un des pièges du parcours, une plaque d’égout cachée dans l’ombre d’un arbre un peu après deux poteaux anti-stationnement entre lesquels il fallait slalomer.

D’une manière générale, le parcours était bien quoique pas assez large parfois, en partie bitumé mise à part la portion de 350m sur la piste, et pour ceux qui le souhaitaient, il était possible de courir sur l’herbe ou sur terre au bord de la partie bitumée. Certains endroits, avec la pluie, se sont retrouvés inondés et il fallait faire attention à ne pas tremper encore plus les chaussures qui étaient bien assez humides comme ça.

L’ambiance a été bonne même si les spectateurs ont sans doute eu froid. Le staff d’organisation et les bénévoles comme chaque fois ont été super, toujours prêts à servir une assiette de purée-jambon ou une soupe chaude ou encore un thé ou un café.

Des séquelles de la course, j’en ai conservé quelques unes après une journée : courbatures aux quadriceps, une ampoule à un pied et plein d’irritations dues au port de vêtements mouillés pendant toute la course malgré un fort crémage des parties sensibles aux frottements. Mais ça va passer et il ne me restera que les bons souvenirs.

A+Fab******

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J'kaz !
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120 JOURS POUR PREPARER LES 24H DE RENNES.

Plan inspiré de ceux proposés par L.Colas et J.P.Monciaux sur Athlete-endurance : http://www.athlete-endurance.com/training-network/

(en rouge figurent les précisions sur la séance, ainsi que la durée et la distance)

S1

Lundi 02/01/2012 : VMA Longue 6x1000m (90%) (4'18"/4'14") --> (matin, piste) 1h19'10" pour 14,1km.

Mardi 03 : 1h15' end --> (soir) 1h14'35" pour 11,8km.

Mercredi 04 : 1h45' end --> (matin) 1h29'55" pour 14,7km.

Jeudi 05 : VMA Courte 5x200m (45") r=100m + 1500m (90%) (6'22") --> (soir, piste) échauffement 32' + VMA Courte 5x200m (45" à 42"3) r=100m + 4'end + VMA Longue (90%) 1500m en 6'17" + 25' end. Total 1h15'40" pour 12,5km.

Vendredi 06 : 1h end --> (soir) 1h12'25" pour 11,5km.

Samedi 07 : 45' end + 5x100m --> 1h36'40" pour 15,9km.

Dimanche 08 : Cross départemental. Echauffement/récup : 55'45" pour 8,1km (fc nc). Cross : 41'25" pour 8,9km (fc nc). Total : 1h37'10" pour 17,0km.

Total S1 : 9h45'35" pour 97,5km en 6 séances + 1 compétition.

S2

Lundi 09 : 1h15' end --> (soir) 1h15'15" pour 12,2km.

Mardi 10 : VMA Courte 12x200m (95%) (47") r=100m --> (soir, piste) échauffement 26' + VMA Courte 12x200m (en 45"0 à 42"2, moy 43"7) r=100m + 33'end. Total 1h17'50" pour 12,8km.

Mercredi 11 : 1h45' end -->  (matin) 1h59'00" pour 19,5km.

Jeudi 12 : 45' end + 5x(1000m à 80% = 4'41" + 200m à 90% = 50") "enchaînés" --> (soir, piste) échauffement 26' + Variations d'allures EMA 80/90% = 5x1000m à 80% + 200m à 90% (4'45"/50"/4'40"/50"/4'38"/50"/4'33"/49"/4'28"/48")+ 28'end. Total 1h21'05" pour 13,9km.

Vendredi 13 : 1h15' end --> (soir) 1h12'20" pour 11,6km.

Samedi 14 : 2h end --> (matin), 1h End + EMA 75% (2000m/10'34" + 2000m/10'04" + 4200m/21'42") r=5' + 16'30" end. Total 2h08'55" pour 22,2km.

Dimanche 15 : 1h15' --> (matin), 1h29'05" pour 15,1km.

Total S2 : 10h43'30" pour 107,3km en 7 séances.

S3

Lundi 16 : 1h15' end --> (soir),  1h12'35" pour 12,0km.

Mardi 17 : VMA Courte 12x300m (90%) = 1'15" r= 100m --> (soir, piste) échauffement 26' + VMA Courte (95%) 12x300m (en 1'12" à 1'08") r=50" +/-3" + 4x400m marche athlétique r=100m + 15' end. Total 1h22'50" pour 13,6km.

Mercredi 18 : 1h45' end --> (matin), 1h32'10" pour 15,4km + (après-midi) 42'20" pour 6,2km.

Jeudi 19 : 30'end + EMA 80/85% 4x1500m (7'00" à 6'40") r=300m --> (soir piste) échauffement 20' + EMA 80/85% 4x1500m (en 6'57"/6'42"/6'33"/6'34") r=1'50" (200m) + 13'end. Total 1h07'20" pour 12,0km.

Vendredi 20 : 1h15' end --> (soir) 1h10'40" pour 11,4km.

Samedi 21 : 45' end --> (matin), 45' end + EMA 75% 2000m + 2400m r=4' + 14'end. Total 1h25'20" pour 14,2km.

Dimanche 22 : 2h dont 2x20' à EMA 75% (= 2x4000m) --> (matin) 2h13'40" pour 22,0km.

Total S3 : 10h46'55" pour 106,8km en 8 séances.

S4

Lundi 23 : 1h15' end --> (soir, piste) 24' échauffement + VMA Moyenne 10x400m (en 1'38"3 à 1'32"7, moyenne = 1'35"2) r= 100m (55" à 1') + 20'END. Total 1h10'30" pour 12,0km.

Mardi 24 : VMA Moyenne 10x400m (90%) = 1'40" r= 100m --> (soir), 1h17'45" pour 12,4km.

Mercredi 25 : 1h45' end --> (matin) 1h31'35" pour 15,0km.

Jeudi 26 : 30' end + 1500m (80%) (7'00") + 300m (90%) (1'15") + 2000m (80%) (9'22") + 1000m (65%) (6'00") + 1500m (85%) (6'40") + 500m (65%) (3') + 3000m (80%) (14'00") + 15'end. --> (soir, piste) Échauffement 26' + EMA 1500m (7'00") + 300m (1'16") + 2000m (9'15") + 1000m (5'55") + 1500m (6'39") + 500m (2'55") + 3000m (13'54") + 13'end. Total 1h26'10" pour 15,8km.

Vendredi 27 : 45' end --> soir, 1h05'10" pour 11,0km.

Samedi 28 : 1h45' end --> soir, 1h31'55" pour 15,7km.

Dimanche 29 : 2h dont 2x25' EMA 75% (= 2x5000m) --> matin, 52' end + EMA 75% 2x5100m (en 24'20" et ... 24'20") r=3'30" + 20'end. Total 2h04'35" pour 22,8km.

Total S4 : 10h07'40" pour 104,7km en 7 séances.

S5

Lundi 30 : 1h15' end ---> (soir) 1h00'50" pour 10;0km.

Mardi 31/01 : VMA Courte 12 à 15x300m (90%) (1'15") r= 100m --> (soir, piste)  échauffement 25' + VMA Courte 15x300m (en 1'10" à 1'08", moy 1'09") r=100m + 20' end. Total 1h15'20" pour 13,2km.

Mercredi 01/02 : 1h45' end --> (matin) 1h35'45" pour 15,9km.

Jeudi 02 : 30' end + 2000m (85%) (8'50") + 500m (3') + 4000m (75%) (20'00") + 800m (5') + 3000m (80%) (14'00") --> (soir, piste) échauffement 25' + Pyramide VMA Longue 600 (2'33") 800 (3'23") 1000 (4'14") 1200 (5'09") 1000 (4'12") 800 (3'19") 600 (2'26") r=200m (1'40") + 12'End. Total 1h14'20" pour 13,3km.

Vendredi 03 : 1h15' end --> (soir) 1h20'55" pour 13,4km.

Samedi 04 : 1h45' end --> (matin) 2h05'10" pour 21,2km.

Dimanche 05 : 2h15' dont 2x30' EMA 75% (2x6000m) --> (matin, sol enneigé) 1h53'55" pour 19,0km dont EMA 75 % 30' (5600m) + 11' (2200m).

Total S5 : 10h26'15" pour 106,0km en 7 séances.

S6

Lundi 06 : 1h15' end --> (soir) 1h16'25" pour 12,1km.

Mardi 07 : VMA Courte 15x100m/50m --> (soir, piste) échauffement 24' + EMA "variations d'allures" 2000m (à 85% = 8'44")+ 500m (65% = 3'14")+ (4000m (75% = 19'30")+ 800m (65% = 4'53")+ 3000m (80% = 13'28") + 15'end. Total 1h30'10" pour 16,5km.

Mercredi 08 : 1h45' end --> (matin) 1h40'10" pour 16,4km.

Jeudi 09 : VMA Longue Pyramide 600/800/1000/1200/1000/800/600 (90% à 85%) (2'30"/3'20"/4'15"/5'10"/3'20"/2'30") r= 200m --> (soir, piste) échauffement 34' + VMA Courte 15x100m en 22"1 à 21"2 (r=50m en 25 à 27") + 20'end. Total 1h06'00" pour 10,3km.

Vendredi 10 : 1h15' end --> (soir) 1h02'15" pour 10,1km.

Samedi 11 : 2h end --> (matin) 23' end (3,9km) + EMA 75% 4000m (12km/h) r=2'(0,3km) + 5200m (12km/h) + 32'end (5,1km). Total 1h43'15" pour 18,5km.

Dimanche 12 : 30' end + 4x3000m (75 à 80%) (15'00" à 14'00") r= 400m --> (matin) 1h41'30" pour 17,6km.

Total S6 : 9h59'45" pour 101,5km en 7 séances.

S7

Lundi 13 : 1h15' end --> (matin) 1h21'30" pour 14,0km.

Mardi 14 : 30' end + 6x800m (90%) (3'20") r= 200m --> (matin, piste) échauffement 27' + VMA Longue 3x800m + 400m + 3x800m (90% = en 3'18"7 à 3'16"7, 400m en 1'37") r=200m (1'45" +/- 10") + 15' end. Total 1h16'15" pour 13,3km.

Mercredi 15 : 1h15' end --> (matin) 1h19'05" pour 13,4km.

Jeudi 16 : 20' end + 3x[(1500m (85%=6'37") r=200m + 500m (90%=2'05")] R=400m + 15' end --> (matin, piste) échauffement 27' + EMA 3x[1500m à 85% r=200m + 500m à 90%) R=200m (en 6'33"/2'04"/6'31"/2'03"/6'27"/2'02") + 17'end. Total 1h17'40" pour 14,0km.

Vendredi 17 : 40' end --> (matin) 1h59'50" pour 20,2km.

Samedi 18 : 1h end+ 6x100m VMA 100% r=100m --> (matin) 1h29'10" dont 6x24"/36" pour 14,9km.

Dimanche 19 :   45'end + 10km de La Praudière à Orvault. --> (matin) échauffement 47' pour 8,0km + 10km en 44'24" + récup 14'26" pour 2,2km. Total 1h45'50" pour 20,2km.

Total S7 : 10h29'20" pour 110,0km en 6 séances + 1 compétition.

 

S8

Lundi 20 : 1h15' end --> (matin) 1h26'40" pour 14,5km.

Mardi 21 : 30'end + VMA Courte 12x200m (100%) r=40" --> (matin, piste) échauffement 31' (5km) + VMA Courte 12x200m(43"6 à 42"9, moy 43"2) r=100m (50" +/- 5") + 32'end (5km). Total 1h21'55" pour 13,6km.

Mercredi 22 : 1h15' end --> (matin) 1h44'10" pour 17,8km.

Jeudi 23 : 30' end + 12' à 80% (= 2600m) + 500m (3') + 10' à 80% (= 2200m) --> (soir, piste) 23'end + EMA >85% 2800m (12'07") r=3'40" + 1200m (5'05") r= 1'40" + 2400m (10'08") + 14'end + 2000m marche athlétique (en 13'40") + 16'end. Total 1h40'05" pour 16,7km.

Vendredi 24 : 1h45' end --> (soir) 2h02'00" pour 19,5km.

Samedi 25 : 30' end + 5 x (1200m (à 85% = 5'18") + 300m (à 90% = 1'15")) --> (matin, piste) 26' end + EMA85/90% = 5x(1200m à 85% + 300m à 90%)"enchaînés sans récup" (5'21"/1'15"/5'22"/1'14"/5'24"/1'15"/5'30"/1'15"/5'32"/1'14") = 7500m en 33'22" + 35' end. Total 1h34'20" pour 16,4km.

Dimanche 26 : 2h end --> (matin) 2h20'30" pour 23,3km.

 

Total S8 : 12h09'40" pour 121,8km en 7 séances.

S9

Lundi 27 : 1h15' end --> (soir) 1h28'15" pour 14,2km.

Mardi 28 : 30' end + 2000m (à 85% = 8'50") R=5' + VMA Courte 8 x 300m (90% = 1'15") r=100m --> (soir, piste) échauffement 22' + EMA 85% (2000m en 8'28") + 6'45" end + VMA Courte 8x300m (90% = 1'10"2 à 1'04"5, moyenne 1'07"7) r=100m (48" +/-5") + 27'End. Total 1h19'35" pour 13,8km.

Mercredi 29/02 : 1h15' end --> (matin) 2h00'10" pour 19,7km.

Jeudi 01/03 : VMA Longue Pyramide 600/800/1000/1200/1000/800/600 (90% à 85%) (2'30"/3'20"/4'15"/5'10"/3'20"/2'30") r= 200m --> (soir, piste) échauffement 22' + Pyramide EMA85/90% 600/800/1000/1200/1000/800/600 (en 2'32"/3'22"/4'12"/5'00"/4'11"/3'17"/2'26") r=200m (1'30"+/- 10") + 19'end. Total 1h17'10" pour 14,0km.

Vendredi 02 : 45'end --> (nuit) 45'35" pour 7,5km.

Samedi 03 : 1h45' end --> (matin) 2h09'20" pour 21,3km.

Dimanche 04 : 2h15' end dont 3x5000m à 75% (12km/h) --> (matin) 14'end + EMA 75% 3x5000m (à 4'57"/km // 4'52"/km // 4'54"/km) r=3' + 16'end. Total 1h50'30" pour 20,7km.

Total S9 : 10h50'35" pour 111,2km en 7 séances.

 

S10

Lundi 05 : 1h15' end --> (soir) 1h07'40" pour 11,2km.

Mardi 06 : EMA 80/85% 4x2000m --> (soir, piste) échauffement 21' + EMA 80/85% 4x2000m (en 9'07"/8'59"/8'48"/8'47") R=400m (3' à 2'35") + 12'End. Total 1h20'45" pour 14,9km.

Mercredi 07 : 1h15' end --> (matin) 1h26'45" pour 14,5km.

Jeudi 08 : EMA 80% (2000m) + VMA Courte 10x100m --> (soir, piste) 23' échauffement + EMA 80/85% (2000m en 9'00") R= 2'30" + VMA Courte 10x100m (en 22"2 à 20"5, moy= 21"6) r=50m + 22'end. Total 1h06'40" pour 11,3km.

Vendredi 09 : 45'end --> (soir) 41'15" pour 6,7km.

Samedi 10 : 1h15' end + 6x100m --> (matin) 1h21'30" pour 13,6km (dont 6x100m "rapides").

Dimanche 11 : Semi-Marathon d'Orvault --> (matin) échauffement : 30'55" pour 5,0km. Course = 1h37'48" pour 21,1km. (chrono départ = 1h36'47")

Total S10 : 9h13'15" pour 98,3km en 6 séances + 1 compétition.

S11

Lundi 12 : 1h15' end --> (soir) 1h20'30" pour 13,4km.

Mardi 13 : VMA Courte 12x15"/15"(ou 12x70m/30m) +10x200m (en progressif de 80% à 95%) r=20"  --> (soir, piste) 26' échauffement + VMA Courte 10x70m r=30m (15"2 +/-0,5") + 10x200m r=50m (44"3 à 42"3, moy 43"3) + 2500m marche athl. + 15'end. Total 1h22'10" pour 12,8km.

Mercredi 14 : 1h30' end --> (matin) 1h39'50" pour 16,7km.

Jeudi 15 : EMA 5x1500m (avec paliers de 300m : 1'18"/1'27"/1'18"/1'27"/1'15") r= 300m ---> (soir, piste) écht 23' + 5x1500m (variat° d'allures/300m) en 6'35"/6'39"/6'37"/6'32"/6'30")(paliers 300m vite/lent/vite/lent/vite : 300m rapide en 1'17" à 1'11" + 300m lent en 1'25" à 1'27")r=300m + 13' end. Total 1h17'50" pour 14,4km.

Vendredi 16 : 45' end --> (soir) 44'35" pour 7,3km.

Samedi 17 : 2h end --> (matin) 2h19'35" pour 23,3km.

Dimanche 18 : 1h end +  30' en progressif de 10,5 à 12,5km/h + 30'end + 15' en progressif de 10,5 à 12,5km/h. --> (matin) 56'30"end (9,4km) + EMA 70 à 80% : 31'(6,1km) + 31'30" end (5,2km) + EMA 70 à 80% : 17'20"(3,4km) + 7'40" end (1,2km). Total 2h24'15" pour 25,3km.

Total S11 : 11h08'45" pour 113,2km en 7 séances.

 

S12

Lundi 19 : 1h15' end --> (soir) 1h14'55" pour 12,7km.

Mardi 20 : VMA Courte 10x100m r= 50m + 3'end + 20x70m/30m (15"/15") --> (soir, piste) échauffement 23' + VMA Courte 15x100m r=50m + 2'end + 20x70m r=30m (100m en 21" +/-1" / 70m en 14"5 +/-0,5" + 2000m marche athlétique + 14'end. Total 1h19'05" pour 12,2km.

Mercredi 21 : 1h end + 20' de 70% à 85% --> (matin) 2h08'45" pour 21,4km.

Jeudi 22 : EMA 4x2000m (avec paliers de 400m : 1'44"/1'56"/1'44"/1'56"/1'40") r=400m --> (soir,  piste) échauffement 25' + EMA 4x2000m (variation d'allures paliers de 400m : 90%/80%/90%/80%/90%) en 8'36"/8'28"/8'47"/8'51") r=400m + 15'end. Total 1h23'35" pour 15,2km.

Vendredi 23 : 45'end --> (soir) 47'30" pour 7,8km.

Samedi 24 : 45' end + 12' (de 75% à 85% = 12 à 13,4km/h) + 3'end + 20' (de 70% à 80% = de 11,2 à 12,8km/h) + 5' end + 20' (de 70% à 80% = de 11,2 à 13,8km/h)  + 10'end --> (matin) 2h27'00" pour 24,6km.

Dimanche 25 : 1h end. --> (soir) 1h21'00" pour 13,7km.

Total S12 : 10h41'50" pour 107,6km en 7 séances.

S13

Lundi 26 : 1h15' end --> (soir) 1h20'10" dont 40' EMA 75% (7,5km en 39'24") pour 14,2km.

Mardi 27 : VMA 12/15x200m 95%VMA --> (soir, piste) échauffement 23' + VMA Courte 10x200m (95%) en 46"0 à 44"2, moy 45"2 (r=100m) + 14'end. Total 55'05" pour 9,1km.

Mercredi 28 : 1h15' dont 30' de 11 à 12km/h --> (matin) 1h27'25" pour 13,4km.

Jeudi 29 : 1h15'end -->  (soir) 1h16'30" pour 12,4km.

Vendredi 30 : 45' end --> (soir) 51'10" pour 8,4km.

Samedi 31/03 : 1h45' end --> (matin) 1h end (10km) + EMA 2x15' (5' à 13km/h + 5' à 12km/h + 5' à 13km/h) + 1x15' à 12km/h r=3' + 24' end (3,6km). Total 2h15'15" pour 23,9km.

Dimanche 1/04 : 1h end + 3x15' (5' à 12,8 + 5' à 11,5 + 5' à 12,8) r=3' --> (matin) 2h26'40" pour 23,7km.

Total S13 : 10h32'15" pour 105,1km en 7 séances.

S14

Lundi 02/04 : 1h end --> (soir) 1h11'10" pour 11,8km.

Mardi  03/04 : EMA variation d'allures 7x1000m (300m/1'18" + 400m/1'56" + 300m/1'15") r=200m --> (soir, piste) échauffement 23' + VMA Longue 7x1000m (variations d'allures 300m à 90%/400m à 80%/300m à 90%): 4'24" à 4'19" r=200m + 15'end. Total 1h17'50" pour 14,2km. 

Mercredi 04/04 : 1h15' end --> (matin) 1h36'10" pour 15,0km.

Jeudi 05/04 : 1h end dont 7x100m à 100% VMA --> (soir) 1h21'40" dont 7x24"/36" pour 13,6km.

Vendredi 06/04 : 45' end --> (soir) 1h19'25" pour 13,7km.

Samedi 07/04 : 1h end + 20' en accélération progressive de 11 à 13km/h --> (matin) 51' end + 20' EMA 75 à 80% (= 4300m en 20'38") + 15' end; Total 1h26'45" pour 15,2km.

Dimanche 08/04 : 45' end --> (soir) 1h15'40" pour 12,7km.

Total S14 : 9h28'40" pour 96,2km en 7 séances.

S15

Lundi 09/04 : 1h end --> (matin) 1h26'45" pour 14,1km.

Mardi 10/04 : 20' end + 8' + 4' en acc de 11 à 13km/h r=3' --> (matin, piste) 23' end + 8' EMA 70 à 85% (accélération tous les 400m de 2"/100m : 2'09"(135)/ 2'01"(142)/1'53"(146)/1'46"(154) = 7'49"/1600m) + 400m end (2'18") + EMA 75 à 80% (2'00"(144)/1'54"(147) + 23' end. Total 59'05" pour 9,8km.

Mercredi 11/04 : 45' end --> (matin) 58'00" pour 9,4km.

Jeudi 12/04 : 30' + 6' en acc de 11 à 12,5 --> (matin, piste) 18' end + 1200m en 5'42" (1'59"/1'54"/1'49" aux 400m) + 19' end. Total 43'15" pour 7,4km.

Vendredi 13/04 : 35' end --> (matin) 43'00" dont 2x1000m (80% = en 5'07" et 4'52") pour 7,2km.

Samedi 14/04 : 30'end --> (matin) 36'10" pour 6,0km dont 6 accélérations de 20".

Dimanche 15/04 : Marathon de Nantes --> (matin) échauffement 16'31" pour 2,5km + Marathon : 3h44'34" (officiel) (3h42'54" puce) pour 42,195km.

Total S15 : 9h27'20" pour 98,6km en 7 séances dont 1 compétition.

S16

Lundi 16/04 : 45' end récup --> (matin) 44'05" pour 6,9km.

Mardi 17/04 : repos ou 35' à Berlin --> REPOS (fin du strike 23/12/2011-16/04/2012 = 122 séances/176h23'50" pour 1789,3km)

Mercredi 18/04 : 45' à Berlin --> (matin)  48'30" pour 8,4km.

Jeudi 19/04 : 1h à Berlin --> (matin) 47'50" pour 7,9km.

Vendredi 20/04 : repos ou 30' --> (matin, Berlin) 54'30" pour 9,1km.

Samedi 21/04 : 1h45' end --> (matin) 1h15'20" pour 12,7km.

Dimanche 22/04 : 2h end --> (matin) 1h34'05" pour 15,8km.

Total S16 : 6h04'20" pour 60,8km en 6 séances.

S17

Lundi 23/04 : (soir) 58'40" pour 9,8km.

Mardi 24/04 : (soir) 50'00" pour 8,1km.

Mercredi 25/04 : (soir) 36'15" pour 6,0km.

Jeudi 26/04 : (soir) 35'45" pour 5,7km.

Vendredi 27/04 : repos

Samedi 28/04 : 24 heures de Rennes --> 193,896km. (nouveau record)

Dimanche 29/04 : suite des 24h de Rennes.

Total S17 : 27h00'40" pour 223,5km en 5 séances dont 1 compétition.

Et voilà une première marche de gravie vers la TransEurope : réussir une course pleine en dépit de conditions météo pas idéales. Maintenant, je vais passer à la phase N° 2 via les 100km de Chavagnes en Paillers puis éventuellement les 100km de Cléder.

à+Fab******

 

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Lundi 02 Janvier 2012Poster un commentaire

 

CR des 24 heures organisées dans le cadre du téléthon de Bouaye.

 

L’avant-course, le contexte

 

Mon choix s’est rapidement porté sur cette course de 24h organisée par le club d’athlétisme de Bouaye (Herbauges AC) quand j’ai eu les informations précisant l’heure de départ : le vendredi soir à 18h. Sachant que je travaille dans une commune proche, je savais que je n’aurais pas le temps de rentrer chez moi et qu’il faudrait que je prépare à l’avance tout mon matériel, et beaucoup savent ce que j’entends par « tout mon matériel » - il me faudrait presque un semi remorque – et que j’emporte le tout dès le matin pour le laisser dans la voiture le temps de travailler. Une donnée inconnue : pourrais-je placer mon ravitaillement et mes affaires de rechange près de la piste, sinon comment devrais-je m’organiser afin d’optimiser au maximum les pit-stop ?

Je savais aussi qu’il n’y aurait pas beaucoup de coureurs, pressentant être le seul à m’aligner sur les 24h en solo, mais je pensais qu’il y aurait plusieurs équipes de relayeurs inscrites. La pêche aux infos fut longue et le jour même je n’en savais pas beaucoup plus, mais j’ai une certaine capacité d’adaptation qui m’empêchait de stresser.

Pourquoi faire ça, courir les 24 heures sur piste seulement  trois semaines après ceux d’Aulnat ? Pour le défi, pour ce que je peux actuellement donner –viendra bien assez tôt le moment où je ne pourrai plus faire « des choses » comme celle-là – encore parce que d’autres souffrent et qu’un geste aussi futile ou inutile soit-il, dans son sens de productif j’entends, compte quand bien même elle ne représenterait qu’une goutte d’eau dans la mer, pour honorer ceux qui vont passer tout leur week-end à aider et à faire de ce téléthon une réussite… et parce que, en fin de compte, Aulnat ne m’avait pas autant fatigué que ça. D’autres motivations sont venues s’ajouter au fil de ma préparation et de ma détermination à donner le plus de ce que je pouvais : bientôt le cap des 100 000 km depuis que je recense mes entraînements et les bornes effectuées (j’ai commencé à les noter il y a presque 23 ans), un travail mental en vue des longues heures que je devrai passer l’an prochain entre le Danemark et Gibraltar, une autre occasion d’emmagasiner de l’expérience, car à chaque fois j’en retire quelque chose et les erreurs me font progresser.

 

H-1

Vendredi 16h45, je libère mes élèves, leur souhaitant de passer un bon week-end. J’attends quelques minutes au portail avec les collègues à qui je souhaite aussi la même chose. Personne ne sait à quoi je vais passer le mien, n’aimant pas me faire de la pub et n’ayant pas envie de me faire passer pour un fou.

Je monte dans ma voiture et me dirige vers la ville voisine, Bouaye, et son complexe sportif avec sa piste où vont donc se dérouler ces 24h. J’y arrive à 17h15 et je rencontre Cyril Berthy membre du club d’athlétisme de la commune et nouvellement entré au CD44 d’Athlétisme ainsi que Philou Favreau, bras droit de JB sur la Transe Gaule. Ils m’ouvrent l’accès au stade et m’autorisent à stationner à 10m de la piste. J’obtiens des infos : je serai seul sur les 24h solo, comme prévu, et il n’y aura qu’une équipe de relais. Bon, voilà le tableau, je sens que la nuit on ne sera pas gênés par le monde ! Il va falloir être costaud mentalement, pensais-je alors surtout d’après la météo annoncée le samedi.

La météo de la journée de vendredi fut belle et la soirée s’annonçait néanmoins tout aussi agréable. C’était déjà ça de gagné. Pas de pluie à l’horizon, donc début de course sec et tenue « tempérée ».

Les minutes d’avant course défilaient et je m’organisais comme je le pouvais un peu « à l’arrache » : d’abord la mise en tenue, primordiale pour prendre le départ, avec le crémage des pieds. Pas le temps de mettre de la vaseline partout, je le ferais plus tard (première erreur), mais je plaçais mes pansements protecteurs aux endroits sujets aux brûlures. Pas besoin de mettre les guêtres, on devait courir sur piste, même si je savais que des granules orange peuvent venir rentrer dans les chaussures et gêner comme de petits gravillons. Je verrais ça plus tard (seconde erreur). Ensuite, la préparation de mes petites bouteilles, entamée depuis le matin, où j’avais dilué de la grenadine dans de grandes bouteilles d’un litre et demi. Je n’avais plus qu’à remplir mes petites bouteilles, une vingtaine, et les disposer dans ma caisse de plastique avec mon ravitaillement solide : bananes, Yop, compotes, salades de fruits, riz au lait, etc… qui comme d’habitude avaient été achetées en trop grande quantité (mais alors, ça sert à quoi l’expérience ?). Un barnum était installé à une cinquantaine de mètres de la piste où il y aurait de quoi se restaurer au cas où. Mais 50m ce n’est pas simple à faire quand on est à la recherche d’un certain kilométrage. Je ne voulais pas non plus venir en touriste, j’avais dit que je donnerais 50€ au début et que je compléterais à la fin de la course pour arriver à 1€ du km. Donc pas question de me la couler douce ; objectif : en faire le plus possible.

 

Plus que quelques petites minutes et le départ allait être donné. Le chronométreur officiel (Bibchip France - www.bibchip.fr) me donna un porte dossard sur lequel était fixé mon dossard avec puce intégrée pour comptabiliser tous mes tours de piste à chaque fois que je passerai sur les tapis de pointage installés sur la ligne de départ. Un compteur à rebours était placé sur le bord de la piste pour le chronométrage, par contre pour le décomptage des tours, il faudrait aller voir dans l’abri installé à cet effet (une tente sur le terrain juste à côté des tapis de pointage). Pas commode, mais je m’adapterai. J’avais prévu d’enregistrer mes temps de passage tous les 2 tours et demi (1000m pour les profanes) et je savais que mes passages sur le tapis correspondraient aux kilomètres multiples de 2 et que mes passages à l’opposé (aux 200m) correspondraient aux kilomètres impairs. Jusque-là, tout le monde suit ?

Un dernier petit coup d’œil au coffre de la voiture pour repérer où chaque chose se trouve pour ne pas passer trop de temps à les chercher en cas de besoin.

 

L’ambiance

L’accueil était chaleureux et dans le cadre du téléthon je me devais de ne pas faire la fine bouche. L’animation était assurée au début par Thierry Viaux (Transe Gaulois) qui devait aussi prendre un relai de deux heures dans la nuit. Il me présenta au public, pas très nombreux, et présenta aussi Philou qui allait courir les six premières heures. Des coureurs pouvaient faire des kilomètres après avoir contribué aux dons et quelques uns se joignirent donc à notre duo.

 

La course

Le départ fut donc donné à 18h précises et j’avais l’impression de ne pas être totalement prêt, mais je verrais plus tard, parce que là, maintenant il fallait courir. Je suis parti sur un rythme de footing lent, ne me rendant pas compte que sur la piste on a toujours tendance à aller plus vite que sur la route, mais les sensations étaient excellentes, la fraîcheur relative de la nuit qui commençait à tomber n’étant pas pour me déplaire. Je n’avais pas eu à trop me couvrir, n’ayant pas mis de bonnet ou de gants ni même de coupe-vent. La piste de 400m, je la connais par cœur, maîtrisant les marquages (obligatoire quand on est juge arbitre de course) et je vis rapidement que je tournais à 9,8/10km/h et je décidais de rester sur ce tempo d’environ 2’24’’ à 2’30’’ au tour.

1ère heure : 24 tours soit 9,6km

Les jeunes du club étaient progressivement arrivés pour leur entraînement : il y avait des benjamins, des minimes, des cadets et d’autres un peu moins jeunes, chaque catégorie encadrée par un ou plusieurs entraîneurs. Leur présence m’offrit un bon moment de distraction surtout que beaucoup m’encourageaient. J’en profitais aussi pour observer les petits jeux ou exercices que je pourrais proposer à mes benjamins lors de prochains entraînements.

La seconde heure passa vite avec toute cette distraction : il était 20h et j’avais parcouru 18,4km en 2h, soit 46 tours complets.

Au bout de 3h : 68 tours, 27,2km, j’avais toujours de bonnes sensations. Un arrêt aux stands pour enfiler néanmoins des gants et un bonnet et pour me ravitailler un peu plus longuement, et la 4ème heure défila elle aussi assez vite. La piste s’était progressivement dégarnie, les entraînements étaient terminés. Les bénévoles étaient là, m’encourageaient me proposaient de me donner une soupe ou autre chose. Des coureurs du club local, de niveau régional à national, étaient présents, et ont effectué quelques hectomètres à mes côtés ou avec Philou, l’un d’eux, Loïc, avançant à mes côtés en marche athlétique. Presqu’à chaque tour, les speakers (Thierry Viaux puis David Ferré) me relançaient en donnant de la voix. Pascale, ma femme était venue me voir et m’aider dans mon organisation matérielle. Ça faisait du bien de n’avoir qu’à penser à courir. Elle m’avait apporté de l’eau chaude dans un thermos pour que je me fasse une soupe ou un thé. Elle est repartie et j’étais regonflé à bloc pour quelques heures.

4h : 89 tours, 35,6km.

Le marathon fut atteint en 4h45, ça y était, j’étais passé en mode ADDM.

J’eus une petite visite surprise de mon fils à qui Pascale avait dit : « Tu verrais papa, il est tout seul sur la piste. » Et il prit sa voiture pour venir me faire un petit coucou avant de repartir à une soirée chez des amis. En tout cas ça aussi ça a contribué à maintenir mon envie d’en faire encore plus.

5h : 110 tours, 44km.

50km sur piste en 5h44’39’’.

6h : 130 tours, 52km, soit environ ce que j’avais fait à Aulnat 3 semaines auparavant déjà (ou seulement).

Un arrêt un peu plus long me permit de bien me ravitailler en ce samedi qui débutait et qui allait être une bien longue journée. Encore 18h. La météo, pas froide, commençait à tourner à la pluie, fine d’abord, par intermittence et les projecteurs avaient plus tendance à faire penser que ça pleuvait plus qu’en réalité. Mais je sentais bien que je commençais à être trempé, alors je décidais de mettre un coupe-vent semi-imperméable pour ne pas attraper du mal.

Philippe Favreau avait laissé son relais à Thierry Viaux qui enfilait les tours à une belle allure. Philippe n’avait couru que 60km en 6 heures, gêné aux ischios et il était un peu déçu. Il allait par la suite prendre un peu de repos avant de revenir nous encourager.

7h : 147 tours, 58,8km. Il flottait toujours, le vent s’était levé. J’avais mis le MP3 pour me mettre en mode « autoroute » ou « pilote automatique ». Il fallait toutefois continuer à être lucide et ne pas oublier de boire et de grignoter régulièrement. Mes prises de temps étaient régulières

8h : 166 tours, 66,4km, et les prémices d’une grosse envie de dormir ont commencé à plomber mon allure. Comme à Aulnat, j’allais commencer à errer comme un zombie, le temps que les thés et autres boissons énergisantes fassent leur effet. Et la pluie qui fouettait le visage dans la ligne droite face au stand. Mon fils de retour de sa soirée me fit une nouvelle visite et m’aida en remplissant mes bouteilles à ma place ce qui ne me fit pas perdre de temps et m’évita de prendre froid. Quand il repartit, je me sentis vraiment seul, même si je me faisais régulièrement doubler et encourager par le troisième relayeur de l’équipe d’Herbauges AC.

9h : 183 tours, 73,2km.

10h : 200 tours, 80km pile poil du 8km/h. ça allait être dur pour le record (191km) et encore plus pour les 200 ! Même pas en rêve ! J’étais trempé : je décidai de changer de tenue, mais uniquement le haut et j’en oubliai les fondamentaux : le crémage des parties sensibles. De plus j’avais un certain manque de courage pour faire un long arrêt afin de mettre les guêtres alors que je devais m’arrêter fréquemment retirer les granules orange de mes chaussures. Mais ce n’était pas commode : il pleuvait, j’aurais été obligé d’aller dans la salle de sport et je ne me voyais pas gaspiller tout ce temps pour ça. Quelle nouille ! Troisième erreur !

11ème heure ; la plus difficile donc, car il fallut relancer après l’arrêt : 14 tours (5,6km/h !), 85,6km.

12ème heure : 19 tours, 93,2km (contre 95,7km à Aulnat). Ça allait mieux, j’étais remonté, le jour ne devait plus tarder à se lever. Pour atteindre un quelconque objectif intéressant (180km au moins) ça commençait à sentir le pâté. Mais j’allais m’accrocher, si j’étais là, c’est parce que je l’avais voulu, et par respect pour tous les bénévoles présents et pour tous les petits malades, je me devais de ne pas couiner et de continuer à engranger le plus de bornes possible. Le 4ème relayeur « tout neuf » enfilait les tours comme un métronome, me reprenant un tour tous les trois tours. Pascale était venue me refaire une petite visite pour voir si tout allait encore bien : elle s’était réveillée tôt et ne parvenait plus à se rendormir.  Sa visite me donna un petit coup de fouet et je courais à plus de 9km/h par moments, ce qui allait faire remonter ma moyenne.

100km sur piste en 12h43’16’’.

13h : 22 tours, 102km.

14h : 18 tours, 109,2km.

Le jour était levé mais la grisaille et la pluie n’avaient rien qui me fasse positiver. Moi qui espérais que ça se calmerait, que beaucoup de coureurs viendraient nous accompagner, je fus un peu désabusé, mais il fallait tenir. Et toujours les encouragements des bénévoles qui revenaient plus nombreux et plus souvent me proposer quelque ravitaillement, comme Edith par exemple.

15h : 20 tours, 117,2km.

16h : 20 tours, 125,2km.

17h : 20 tours, 133,2km.

18h : 19 tours, 140,8km.

19h : 19 tours, 148,4km.

Cette période de 5 heures entre l’heure du petit déjeuner et celle de l’apéro (pour ceux qui ne couraient pas) fut assez bonne si on considère les kilomètres effectués : 39,2 et 7,84km/h, de quoi me redonner espoir d’approcher mon record, mais j’avais trop lutté contre le temps pluvieux, le vent, la fraîcheur due à mes vêtements trempés et je ne me voyais pas batailler seul contre la montre. J’aurais eu de la concurrence, quelqu’un à aller chercher au classement ou même avec qui courir, je me serais peut-être surpassé, mais là, j’ai commencé à ressentir une certaine lassitude mentale. Les heures qui suivirent montrent bien la chute de la moyenne, en raison de fréquents arrêts et de pauses marchées. Pourtant, Noël (Patate) était présent et ça m’avait bien reboosté aussi quelque temps.

150km sur piste en 19h18’44’’.

20h : 16 tours, 154,8km.

21h : 18 tours, 162,0km.

22h : 17 tours, 168,8km = 4 marathons passés en compagnie de berurier, l’ami Emmanuel avec qui j’étais allé à Aulnat. En jean, il a couru quelques kilomètres à mes côtés avant de rentrer trop trempé de pluie et de sueur. Merci à lui pour sa présence sympathique.

Depuis le petit matin, quelques petits groupes de coureurs et coureuses avaient contribué à rendre la piste un peu moins désertique et leurs encouragements donnaient envie de prolonger l’effort.

23h : 15 tours, 176,8km. J’eus un gros trou, un moment où un rien me faisait m’arrêter, un granulé orange dans une chaussure, un petit coup de boisson alors que je n’avais pas soif, un prétexte tout aussi futile pour faire passer le temps. Mais le kilométrage n’avançait pas pour autant et il fallut le retour de Loïc Le Magueresse, coureur et marcheur (25’06’’ sur 5000m marche) pour m’emmener jusqu’au bout. Il me prodiguait des conseils afin de bien me relâcher dans mes périodes de marche. On a ainsi pu discuter d’athlétisme bien sûr et le temps sembla passer relativement vite, j’en oubliais de m’arrêter m’hydrater et donc de « jouer la montre ».

L’objectif dans la dernière demi-heure était de dépasser les 180km puis les 182km. Avec le dernier relayeur, Didier, nous nous entraidions car il voulait faire plus de 250km pour son équipe, donc pour lui non plus il n’était question de mollir.

Ce ne fut pas facile, mais je parvins à passer les 182km (en 23h57’41’’) avec en prime un tour en plus pour terminer sur un compte juste. Pendant la dernière heure, le public s’était fait plus nombreux et à chaque tour les encouragements avaient  redoublé pour arriver à leur paroxysme lors du dernier tour.

24h : 19 tours, 182,4km (en réalité, le temps réel fut de 24h00’30’’ et le passage des 24h se fit au km 182,330km.

J’étais content d’en avoir fini, un peu étourdi par toutes les marques de sympathie et les félicitations reçues, Thierry me donna le micro pour que je réponde à ses questions, je ne réalisais pas encore que j’avais fait un truc un peu dingue, même si le kilométrage aurait pu et dû être beaucoup plus important sans mon trou noir de quelques heures dans la dernière partie de ces 24 heures.

Je n’avais qu’une hâte une fois la course finie : retarder le plus possible le moment de la douche que je pressentais très douloureuse en raison de toutes mes erreurs de gestion matérielle : les brûlures sous les bras et à beaucoup d’autres endroits me faisaient mal déjà depuis plusieurs heures et je regrettais de n’avoir pas pris le temps de procéder à un crémage en règle avant le départ. Une ampoule était aussi venue gâcher la fin de la course et me faisait mal. Il faudrait penser à la soigner rapidement dès mon retour à la maison.

Après la douche épique avec le savon qui pique je me rendis dans le hall pour boire le verre de l’amitié avec toute l’équipe des bénévoles et des relayeurs.

Ensuite, je pris la voiture pour faire les 15km et rentrer chez moi vider la voiture, ranger une partie de mon « bazar » et dormir. Le lendemain matin, j’étais prévu comme juge arbitre courses sur une compétition de sprint en salle et il fallait que je sois en pleine forme.

 

A+Fab******

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Mardi 06 Décembre 2011Poster un commentaire

CR des 24 heures d’Aulnat 2011.
Préparatifs 
Le fait que la course se déroule sur un week-end de trois jours et la programmation du départ pour 16h ont joué un rôle prépondérant dans ma décision de m’inscrire. De plus, Emmanuel, Berurier pour ceux qui fréquentent le forum, qui n’habite pas loin de chez moi, avait lui aussi envie de venir tenter son premier 24 heures, sur une course dont l’organisation avait déjà fait ses preuves. On a alors décidé de faire du covoiturage, de faire une halte le jeudi soir aux deux-tiers du parcours Nantes-Aulnat et de reprendre la route tranquillement le vendredi matin. Autre point crucial dans notre décision : la possibilité de dormir après la course et de repartir frais et dispos le dimanche vers Nantes. Le dernier argument pour nous donner envie de nous joindre à cette fête de l’ultra a été la présence de beaucoup d’amis coureurs , certains côtoyés sur la Transe Gaule, d’autres sur les 24h de Séné, de Rennes ou d’Aulnat (2008 et 2009), et d’autres encore, jamais rencontrés mais déjà connus par l’intermédiaire du forum.
Avec Berurier, quand nous sommes arrivés, Droopy et son équipe montaient les derniers barnums abritant les ravitaillements personnels et nous avons alors commencé à choisir nos futures places aux tables. Ensuite nous sommes allés chercher nos dossards et nous avons choisi aussi un emplacement pour installer nos couchages dans la salle qui ne nous serviraient pas avant le samedi soir espérions nous alors.
J’avais un barda « pas possible », comme d’habitude d’ailleurs, mais là, j’avais fait encore plus fort : une dizaine de sacs « style sac à courses d’hypermarchés » dans lesquels j’avais préparé plusieurs tenues de rechange au cas où j’aurais eu froid, ou chaud, ou pour palier tout impondérable.
Je suis allé préparer mes boissons énergétiques, en l’occurrence de la grenadine que je versais dans 36 petites bouteilles de 25 ou 33cl. Cela devait m’éviter de m’arrêter pour en remplir une à chaque tour, je n’aurais qu’à en prendre une au vol et déposer l’autre.
Les dernières heures avant le départ ne furent pas si longues que ça ; on avait le temps de prendre notre temps, de penser à tout et même de s’allonger un peu pour se détendre. On pouvait aussi taper la discute avec les copains, mais on sentait bien que l’heure H approchait et que chacun commençait à rentrer dans sa bulle.

La course 
Le départ fut donné à 16h et la première impression fut que ça démarrait fort, très fort… et cette impression dura longtemps, très longtemps. Je fus surpris de me faire dépasser aussi rapidement après si peu de tours effectués et en regardant ma position au classement au fil des tours, au-delà de la 100ème place sur 161, je me dis que soit le peloton avait un excellent niveau, soit beaucoup étaient encore une fois partis très vite, trop vite, et que j’allais entamer une remontée progressive au fil des heures, comme d’habitude. L’ambiance était superbe, on se faisait acclamer à chaque tour par les enfants de Tot, par les accompagnateurs de Thierry Douriez et par les autres personnes présentes au bord du circuit.
A la fin de la première heure, j’étais dans mon 8ème tour (passage sur la ligne en 52’20’’ pour 7 tours complets et 8,268km) et pointais à la 109ème place. Je courais à un rythme prudent, profitant du beau temps et du soleil qui déclinait progressivement vers l’horizon où le Puy de Dôme trônait tel un juge de paix sur notre progression.
Une heure plus tard et 8 tours de plus d’effectués (17,717km, 89ème place) le soleil avait disparu derrière les monts et on sentait que la fraîcheur relative allait arriver, mais je retardais un peu le changement de tenue. Je suais mais n’avais pas encore froid. Mon allure était régulière, le timing de mes ravitaillements bien rôdé maintenant, il restait à rester patient, à faire que le temps passe vite, que les premières douleurs apparaissent le plus tard possible. Un point positif : comme j’avais mis les guêtres, je n’avais pas connu un seul arrêt pour retirer quelque petit caillou malvenu. En revanche, comme mon hydratation avait été bonne et régulière, je comptabilisais les arrêts pour uriner : déjà 4 en deux heures !
Je n’avais pas prévu de marcher si tôt dans la course, gardant l’alternance pour plus tard, dans la nuit. La troisième heure se conclut sur un 23ème tour (soit 27,166km, 80ème place). Je commençais à m’alimenter avec autre chose que mes barres de céréales ou autres compotes et je pris une purée avec du jambon, avalée goulûment en marchant quelques mètres puis je repartis dans la nuit où le parcours était éclairé par les lampadaires des boulevards ainsi que par les projecteurs des terrains de football. Il y avait des séances d’entraînement de football et à chaque tour le jetais un coup d’œil pour me changer les idées. J’observais un jeu très intéressant lors de l’entraînement des féminines et me décidais de le mémoriser pour le proposer aux benjamins que j’entraîne en athlétisme, en l’adaptant toutefois.
Ce spectacle avait eu le don de me faire avancer et d’engranger les kilomètres : 4ème heure, 30 tours, 35,435km, 83ème place. J’avais passé une veste coupe-vent pour me protéger de la fraîcheur.
5ème heure, 37 tours, 43,7km, 78ème.
6ème heure, 44 tours, 51,970km, 74ème. Il était 22 heures on était déjà dans la nuit depuis plus de 3 heures et il en restait encore de longues à passer avant de voir le jour poindre à l’horizon. Patience, patience. J’avais mis le MP3 pour me couper du temps, pour éviter de cogiter et la musique me porta jusqu’à la 9ème heure. Mais toujours je conservais ma lucidité pour répondre aux encouragements des enfants de Tot et à Romain, fils de Titi Douriez. 
J’étais passé en 7h à mon 50ème tour (59km, 75ème), à la 8ème heure j’avais fait 57 tours (67,3km, 64ème) et une heure après, j’avais presque atteint les 75km : 63 tours, 74,4km, 63ème.
Pendant tout ce temps, Emmanuel, berurier, continuait à son rythme et j’admirais sa ténacité à respecter son tableau de marche : il avait fixé un tempo lent mais efficace et j’étais content de voir qu’il engrangeait les kilomètres sans peiner outre mesure, en tout cas il n’en donanit pas l’impression.
Je m’arrêtais pour changer entièrement de tenue : chaussettes, chaussures, cuissard, t-shirt, sweat shirt, et je remettais de la crème protectrice un peu partout. Cet arrêt dura plus de 20 minutes et je me retrouvais à la 10ème heure avec « seulement » 67 tours au compteur et 79,1km (67ème position).
Difficile de continuer de prétendre approcher les 200km, objectif haut fixé « si tout se passait au mieux » et pour les 192km (8 à l’heure et accessoirement mon record) ça commençait à sentir le pâté.
Alors sans aucune pression, je poursuivais ma route, ne recherchant que le plaisir d’être là et d’assister – c’est ça qui est chouette sur les 24 heures, on est acteur et spectateur – à une belle empoignade entre les potentiels internationaux. Bon, il est vrai aussi que même chez les champions la situation s’était déjà pas mal décantée, certains ayant « bâché » avant l’heure. 
Prochaine étape : les 12 heures de course… que j’atteignis après un passage aux 11h avec 74 tours et 87,5km (58ème) .
Mi-course, pas mi-parcours : 12h = 81 tours, 95,7km (53ème).
Ça devenait dur au niveau sommeil et on pouvait reprendre le refrain de Chagrin d’Amour :
« 5heures du mat' j'ai des frissons, Je claque des dents et je monte le son, 
Seul sur l’anneau Dans mes runnings, j’fais l’beau… » mais j’ai une grosse envie de roupiller qui me fait zigzaguer dangereusement. Alors je stoppe aux stands pour demander un petit remontant, en l’occurrence un thé, puis un coca puis encore un coca et ensuite un autre thé… à chaque tour je m’enfile un verre et peu à peu – ça mettra plus de deux heures avant de me réveiller vraiment – je reprends vie et ne semble plus enclin à aller faire une petite sieste. J’ai aussi pris tout mon temps pour manger quelques soupes, profitant de sièges accueillants au stand de Robert et Martine Bertin et de Fred Gallais.
Les dégâts sont là par contre : entre la 12ème et la 15ème heure, je n’ai fait que 15 tours soit à peine 18km, une allure de randonneur parti en pique-nique !
13ème heure : 85 tours, passage du 100ème km (100, 4km) 58ème.
14ème heure : 90 tours, 106km, 57ème.
15ème heure : 96 tours, 113km, 54ème.

Un rapide calcul me fit comprendre que si ça perdurait comme ça, je n’aurais pas beaucoup de km au bout des 24h, alors je me mis des coups de pieds aux fesses (et pas du talon-fesse !) pour repartir de plus belle.
J’avais jeté le GPS, réajusté ma tenue et je commençais ma folle remontée. Je fus accompagné quelques tour par la première féminine qu’au début je suivais, n’osant pas la dépasser puis quand j’estimais que son allure n’était pas assez rapide pour mon moment d’accélération, je la doublais et effectuais quelques tours en pleine euphorie. Le jour s’était levé, le soleil encore caché par les hauteurs environnantes rougeoyait les nuages et éclairait les sommets situés à l’ouest. Il finit par dépasser l’horizon et indiqua que la journée allait être encore une fois belle et tiède.
Mais il restait un tiers de la course à courir, 8 heures et pas deux ou trois comme lors des autres éditions. Et toujours les acclamations de la petite famille Tot.
16ème heure : 104 tours, 122,8km, 47ème. 
17ème heure : 110 tours, 130km, 46ème.
18ème heure : 117 tours, 138km, 43ème.

Allez, plus que 6 heures, et la forme qui tient toujours. Ça fait un moment que j’ai réduit l’allure, mais ça m’a rassuré quant à mon envie de courir. J’aurais pu être découragé, mais au contraire je me suis fixé d’autres challenges, le premier étant de faire mieux qu’à Séné cette année (179km) ce qui, en 6h, n’était pas inaccessible à condition de ne pas s’arrêter batifoler en cours de route.
Un second objectif se mit progressivement en place : atteindre les 185km, mais pour cela il faudrait aller un peu plus vite et tenir une moyenne de 8km/h jusqu’au bout. Pas gagné, mais jouable quand même. Un autre objectif encore fut d’essayer d’entrer dans le top 20 des hommes et dans le top 30 au scratch. J’étais encore 43ème.
19ème heure : 123 tours, 145km, 41ème.
Une petite surprise, quand même attendue depuis un moment, la visite de Nadine (Miaou sur le forum AE) et de son mari. Comme elle attend un heureux événement pour décembre, on ne voulait pas rater l’occasion avec Emmanuel-berurier de nous arrêter l’embrasser et de lui offrir une petite peluche de chat qu’on avait achetée exprès. Elle a semblé ravie et nous sommes repartis pour nos tours de piste ragaillardis par ses encouragements. Berurier commençait à sentir l’appel de Morphée de plus en plus insistant mais il luttait. Son objectif de réaliser 150km était proche, il devait néanmoins lutter.
20ème heure : 130 tours, 153,5km, 35ème.
Midi, déjà, ou seulement, selon qu’on soit optimiste ou pessimiste. Il va me manquer des minutes, je le sens. Et c’est devenu difficile de se rendre compte de son aisance d’autant plus que beaucoup de coureurs sont revenus et je me fais doubler. Cela contraste vraiment avec les premières heures du jour où la majorité des coureurs marchaient, et ceux qui couraient, je ne les voyais pas car on devait être dans le même tour… sauf Titi Douriez qui enfilait les siens comme des perles sur un collier. Son record était en vue, celui de l’épreuve aussi : à chaque fois que je le voyais, quand il me prenait un tour, j’essayais de l’encourager tout comme lui-même le faisait.
21ème heure : 136 tours, 160,5km, 33ème place.
22ème heure : 142 tours, 167,7km, 32ème.
Allez, encore un petit effort et le top 30 est atteint au scratch et le top 20 chez les hommes.
Je remettais ma tenue de club pour les deux dernières heures et accélérais légèrement la cadence pour tenter d’engranger le plus de bornes possible.
23ème heure : 149 tours, 176km, 29ème place.
La dernière heure fut longue et je comptais combien il me restait de tours à faire pour augmenter ma marque de plus en plus. 
Quand la fin de ces 24 heures fut sifflée, je savais que j’avais dépassé les 184km mais que je n’avais pas eu assez de ressources pour gagner les quelques 500m qui me manquent pour passer les 185km. 
Au final, j’étais content de mon résultat (184,486km, 20ème homme, 4ème VH2, 27ème au scratch) car je ne savais pas vraiment si j’allais bien négocier l’heure tardive du départ. J’ai connu quelques moments de fort appel du sommeil, mais j’ai réussi à lutter. Il y a néanmoins une grosse perte de temps lors de ces trois heures de somnolence, ce qu’il faudra que je travaille ça pour les prochains 24 heures.

J'étais content aussi pour berurier qui a dépassé les 161km pour son baptême du feu. Bravo pour sa gestion de course et son abnégation.

Pour le reste, en ce qui concerne mon organisation, la préparation de mes boissons, le gain de temps que cela a engendré… ce fut satisfaisant, tout comme le port de guêtres qui a fait que je n’ai jamais eu à m’arrêter pour retirer de cailloux. Autre point à améliorer la prochaine fois : le changement de tenue express, en moins de 5’ et non pas en 20 ou 25’. Mais la météo avait été si belle qu’elle m’a permis aussi de ne pas utiliser les trois-quarts des sacs que j’avais emportés. Une fois à la maison, le dimanche, je n’avais qu’à tout ranger dans les placards sauf les tenues utilisées pendant la course.

Encore mille mercis à Droopy de nous avoir vraiment offert cette édition collector.
A+Fab******

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Mercredi 23 Novembre 2011Poster un commentaire
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